OISEAUX
OLEARU
l'œsopliage : le jabot, le ventricule succenturié et le gésier, tons les oiseaux sont ovipares et la plupart construisent un niil |K)nr servir We berceau à leurs petits. — La partie de riiisloire naturelle qui traite des oiseaux prend ■ le nom d'Ornithologie. Voy. ce mot.
Il existe plusieurs classidcations des Oiseaux. Les plus connues sont celles de Linné, de Cuvicr, de Blainville et de Vieillot. Linné divisait les Oiseaux en six ordres : 1" Accipilres, liapaces ou Oiseaux de proie ; 2* Pics ; 5" Palmipèdes: 4° Echassiers; 5" Gallinacés; 6" Passereaux. Cuvier conserva cette classification en donnant au second ordre le nom de Grimpeurs, et en distribuant les familles d'après la forme du bec et des pieds. Blainville, fondant sa classification sur la variation du sternum, divise les Oiseaux en 9 ordres: 1" Préhenseurs ou Perroquets; 2" Havisseurs ou Oiseaux de proie: ù" Grimpeurs: 4" Passereaux ; 5° Pigeons ; 6» Gallinacés ; 1" Curseurs ; 8° Echassiers; 9° Palmipèdes. Vieillot n'admet que cinq des six ordres de Linné, en confondant celui des Pics avec les Passereaux, sous le nom de Silvains. On doit aussi à Temminck, Lessoii et Ch. Bonaparte des travaux estimes sur la classification des Oiseaux. Nous avons conservé la classification de Linné modifiée par Cuvier.
On donne des épitliètes distinctives aux oiseaux par rap- |)ort à leurs mœurs. C'est ainsi qu'on dit Oiseaux aquatiques, 0. carnassiers, 0. chanteurs, 0. de passage, 0. de proie, 0. rameurs, 0. de rivage, 0. sédentaires, 0. terrestres, 0- de vol.
En Fauconnerie, on appelait spécialement Oiseaux les oiseaux de proie apprivoisés et dressés pour la chasse. On distin^ait les 0. nobles, ou de haut vol, le Faucon p. ex., et les 0. ignobles ou de leurre, oiseaux de bas vol, comme l'Autour. On appelait : 0. de poing, l'oiseau dresse pour être porté sur le poing ; 0. sor, l'oiseau qui n'avait pas encore mué; 0. allongé, l'oiseau dont les pennes sont bien entières et ont toute la longueur qu'elles doivent avoir; 0. attrempé, celui qui n'est ni gras ni maigre ; 0. d'échappé, un oiseau qu'on a pris tout élevé; 0. de monté, un oiseau qui s'élève très haut.
On nomme vulgairement : Oiseau arctique, le Labbe; 0. béni, la Svlvie; 0. bête, le Bruant; 0. bleu, la Poule sultane, un Merle et le Martin-pèclieur; 0. de bœuf, le Héron crabier ; 0. de Bohême, le Jaseur ; 0. à bonnet noir, la Mésange des Marais ; 0. de cadavre, la Chevêche ; 0. cane, un Bruant ; 0. des cerises, le Loriot ; 0. chameau. l'Aulruche; 0. de cimetière, le Grimpereau des murailles; 0. à collier, un Marlin-pècheur; 0. de combat, le Tringa pugnax; 0. couronné, un Tangara, un Touraco; 0. de Dieu, l'Oiseau de paradis ; 0- fl f/os rouge, m\ Tangara; 0. de feu, un Troupiale; 0. fou, la Sitlelle de la Jamaïque et le Noddi ; 0. des glaces, l'Ortolan de neige ; 0. goitreux, le Pélican blanc ; 0- de guerre, la Frégate ; 0. jaune, le Bruant et le Loriot ; 0. des joncs, un Ortolan; 0. de Libye, la Grue cendrée; 0. lyre, le Ménure: O.de mai, la Calandre; 0. delà mort, l'Effraie; 0- de Médée, le Paon; 0. à miroir, une Fauvette; 0. mon père, le Corbeau chauve; 0. de neiges, l'Ortolan des neiges, le Lagopède; 0. niais, le Canard siffleur: Q.noir, un Tangara; 0. yotre-Dame, le Marlin-pècheur; 0. deSumidie, la Pintade; 0. d'or, le Monaul ou Lophophore; 0. de Palamède, la Grue cendrée ; 0. pêcheur, 1 Aigle balbuzard ; 0. pluvial, le Pic-verl ; 0. prédicateur, plusieurs Faucons; 0. quaker, l'Albatros; 0. W«JMom-os, un Calao; 0. rieur, le Coucou; 0. de riz, un Gros-Bec; 0. roi. un Gobe-Moucbcs ; 0. royal, la Grue couronnée; 0. des savanes,unGros-hec; 0. Sl-Jean, un Faucon; 0. St-Martin, le Buzanl : 0. Sl-Pierre, 0. de tempête, le Pétrel ; 0. du soleil, le Caurale, le Grèbe foulaue ; 0. tout-bec, le Toucan, l'Aracari; 0. trompette, 1 Agami, le Calao: 0. des tropiques, le Paille-en-queue; 0. de Turquie, le Cassc- Noix.
oisEAc-MoucHE, Qrthorhynchus, Ornismya, genre d'Oiseaux, de l'onlre des Passereaux ténuirostres, tribu des Troclnlidés, et très voisins des Colibris, dont ils ne diffèrent que par leur l)ec qui est droit, tandis que celui de ces derniers est un peu arqué. Ces charmants petits oiseaux, ainsi nommés à cause de la petitesse de leurs proportions, ont les mœurs et les habitudes des Colibris : comme eux, ils brillent des couleurs les plus riches, les plus vives et les plus variées. On les trouve sous l'équateur, surtout en Améric|uo. Les plus jolies espèces sont le itubis-Topaze [Trochilus moschilus], de Cayennc, et le Huppe-Col Jî.
ornatus). Le plus petit est V Oiseau-Mouche à ventre gris {T. minimus], qui n'est pas plus gros qu'un bourdon; il est vert-doré, brun en dessus, gris-blancbâlre en dessous. V Oiseau-Mouche géant [T. gigas] ne dépasse pas Om. 20.
Voy. COLIBRI.
OISEAU DE PARADIS OU PARADISIER, Paradisco, genrc d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Corvidés, renferme des oiseaux remarquables par la magnificence de leur plumage : chez la plupart, les plumes des lianes, effilées et soyeuses, s'allongent en panaches plus longs que le corps et qui brillent des plus riches reflets ; les dames en ornent leur coiffure. L'Oiseau de paradis est originaire de la Papouasie et des îles voisines : il vit au fond des forêts, et se nourrit d'insectes et de fruits. Sa voix est aigre et criarde. Parmi les espèces les plus remarquables, on cite : l'Oiseau de paradis émeraude (P. apoda), ou Hirondelle de Ternate, grand comme une grive, à tête jaune, corps marron, gorge émeraude, panache jaune d'or; le Manucode [P. regia), grand comme un moineau, marron et blanc, avec l'extrémité du panache verte; le Magnifiaue [P. magiiifica), marron et vert, avec les ailes j^aunes; le Si filet {P. sexselacea), gorge vert-doré, avec ô plumes en filet à chaque oreille; VOrangé [P. aurea), le Superbe (P. superba], etc.
On a aussi nommé Oiseau de paradis une constellation voisine du p<'ilc austral, située entre l'Octant, l'Abeille et le Triangle austral, comptant 1 étoile de 4' grandeur et 6 de 5' ; avant pour ascension droite moyenne 15 h. 20 m. et pour déclinaison 76".
OISELEUR, OISELIER [A'oiseau). L'Oiseleur csl celui qui fait métier de prendre des oiseaux à l'aide de toutes sortes de pièges, filets ou engins quelconques : gluaux, miroirs, Irébuchets, etc. L'oiselier est celui qui fait commerce d'oiseaux, qu'il achète, élève et revend. On confond à tort les deux dénominations. L'oiseleur est quelquefois un simple particulier : l'oiselier est un commerçant. — Blazc a publie en 1859 le Chasseur aux filets.
Les Oiseliers formaient autrefois à Paris une corporation nombreuse, dépendant de l'administration des Eaux et Forêts : ses statuts dataient de 1647.
OISON, jeune oie qui n'a pas encore ses plumes et qui porte encore le duvet, f'oy. oie.
OKE. poids turc. Voy. ocqce.
OLACE, Olax, genre type de la famille des Olacinées, voisine des Ilicinées : ce sont des plantes ligneuses, quelquefois grimpantes, à feuilles simples, alternes, coriaces, persistantes et sans stipules ; à fleurs très petites, axillaires ou terminales. L'espèce principale est l'O. grimpant [0. scandens], des Indes orientales. — La famille des Olacinées se range parmi les végétaux Dicotylédones dialypétales à ovaire supère. Presque tous ses genres appartiennent aux régions interlropicales ; les principaux sont les suivants : Olax, Fissilia, Icacina, Opilia, etc.
OLDENLANDIE {A' Oldenland, naturaliste suédois), 01denlandia, genre de la famille des Ilubiacées, tribu des llédvotidées, renferme plusieurs espèces, notamment \'0ldenlandie à ombelles ou Hedyotis, plante à racine fibreuse, longue, rougeàtre, d'où l'on extrait une excellente couleur rouge, analogue à la garance : elle sert à teindre les mouchoirs de Madras, de Masuli|)atnam, etc., les toiles peintes de Bangalore, de Calcutta, les foulards de Palna,etc.
OLEA. nom latin scientifique du genre Olivier.
OLÉACÉES (du g.-type O/ea, olivier), famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire libre, renferme des arbres et «les arbrisseaux à feuilles opposées, ordinairement entières et simples. sans stipules: à fleurs verdàtres, jaunes, blanches ou violacées, en grappes ou en panicules, d'une odeur souvent agréable. Les Oléacées sont répandues dans les régions tempérées de l'hémisphère boréal. Quelques espèces sont recherchées pour la dureté de leur bois ; d'autres, comme le Frêne, fournissent la manne ; mais la plus utile est sans contredit l'Olivier. — La famille des Oléacées forme 3 tribus : les Oléinées, à fruit charnu (genres, Olea, Chionanthus, Ligusirum [Troène]), les Fraxinées, à fruit sec, ailé, indéhiscent \^. Fraxinus), et les Syrin-
?]ées, à fruit sec, capsulaire, s'ouvrant en deux valves g. Syringa (Lilas], Fontanesia, etc.).
OLEAGINEUX (au lat. oleago, marc d'huile), svnonyme de huileux, se dit de tout ce qui contient de l'fiuile", de tout liquide qui ressemble à l'huile.
OLEANOER (xERiosi). Voy. i,^crier-rose.
OLEARIA [An lat. olea, olivier). Les anciens appelaient
OLEASTER