OREILLARD
ORÉOGRAPllIE
En Jurisprudence, on appelle ordre l'état qui est dressé des créanciers d'une personne, lorsque le prix de ses inuneubles est distribué entre les créanciers suivant le ranjr de leurs liypothèques. Le Code civil (art. 21(50 et 2218) et le Code 'de procédure civile (art. 749-779) règlent tout ce qui est relatif aux fonnalilés qui doivent être observées dans un ordre, ainsi qu'aux conlestalions qui peuvent s'y élever. Dans un tribunal civil, le juge aux ordres est celui qui est chargé du règlement de ces ordres. — En termes de Commerce, on se sert de ce mot iwur exprimer la cession ou le transport qui est fait d une somme d'ai-gent, par billet ou par lettre de change, au prolit dun tiers, par celui à qui elle est due : l'écrit qui «xprime ce transport est appelé hillcl à ordre. Il est aussi utilisé pour définir le mandat donné à un agent de change d'acheter ou de vendre des litres. Egalement employé pour désigner le partage d'un prix de vente «ntre les divers créanciers hypothécaires ou non dans l'ordre de leurs droits respectils. Voy. billet.
OKDitES. classes diverses qui composent une nation. On distinguait ciiez les anciens Egyptiens et chez les llindbus 4 ordres, castes ou classes : les' prêtres, les guerriers, les commerçants et les artisans. Les Romains avaient 3 wrdres : ÏO. des sénateurs, l'O. équestre ou des chevaliers, VO. des jdébéiens. Chez les modernes, on a aussi pendant longtemps distingué en France 3 ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état ; en Suède, il y en a 4 : la noblesse, le clergé, les bourgeois et les paysans.
On appelle : ordre judiciaire, l'ensemLle des corps de magistrature chargés ilc l'administration de la justice; ■ordre des avocats, la réunion de ceux qui exeix;ent cette profession. Voy. avocat.
ORDKES DE CHEVALERIE. On nommc ainsi : X" des corporations religieuses militaires qui se formèrent du temps des ■Croisades, et dont quelques-unes se sont perpétuées jusqu'à nos jours ; 2" les diverses décorations ou distinctions honorifiques destinées à récompenser le mérite civil ou militaire. Voy. CHEVALIER, DKCORATIONS, etC.
ORDRES MONASTIQUES OU RELIGIEUX, associatious dc moiues qui, tout en pouvant vivre dispersés dans des monastères ou dans des lieux différents, sont tous soumis à une même règle. On appelle chef d'ordre le monastère principal, celui où réside le supérieur général de l'ordre [Voy. monastère). Les plus célèbres ordres monastiques sont ceux des Bénédictins, des Chartreux, des Cisterciens ou de Citeaux, des Trappistes, des Franciscains •ou Cordeliei'S, des Capucins, des Dominicains ou Jacobins, des Carmes, des Augustins, des Mathurins, des Théatins, des Jésuites, etc. — Pour les ordres mendiants, voy. mendiants.
Consulter : VHistoire des ordres monastiques, par llélyot (Paris, 1717-19) et par Dœring (Dresde, 1828), et VHistoire des costumes des ordres religieux, civils et militaires, par l'abbé Tiron.
OREILLARD, Plecotus, genre de Mammifères, de l'ordre des Chéiroptères ou Chauves-Souris, famille des Vespertilionidés, renferme une quinzaine d'espèces remarquables par l'extrême développement de leurs oreilles. L espèce type est l'O. d'Europe (P. vulgaris), long de 0 m. 08, À tète aplatie, au museau renflé des deux côtés. Son pelage •est gris-brun sur les parties supérieures, cendré aux inférieures. Cette espèce habite les vieux édifices : elle n'est pas rare aux environs de Paris.
Oreillard est aussi le nom vulgaire d'une espèce de Grèbe, le Podiceps auritus.
OREILLE (du lat. auricula, dimin. A'auris), organe de louïe. Chez l'Homme, les anatomistes distinguent : l'O. externe, l'O. moyenne et 1*0. interne. — L'O. externe est formée : 1» du pavillon ou auricule, qui offre : au centre, la conque auditive bordée par une saillie demicnculaire [anthélix], et dont le bord extérieur [hélix] est recourbe sur lui-même en rouleau; vers le bord de loreille, l'anthéUx est limité par un sillon dit gouttière ae ihelix; en avant, la conque est bordée par une petite sailhe triangulaire itragus), à laquelle est opposée, vers la partie inférieure de l'anthélix, une autre petite saillie [antitragus] ; (,n{m, à la partie inférieure du pavillon est suspendu un lobule graisseux : c'est la partie que l'on perte pour y suspendre des pendants d'oreilles; 2" du contlL TTi"""'^ ^^'?""^' *^»"«1 légèrement courbé et X,it o^lî '^"'r 'l«''«'-*'q"i est contenu dans un con- -duit osseux de l'os temporal. - L'O. moyenne, logée
tout entière dans l'os temporal, comprend la caisse du tympan et ses dépondaiiccs, les fenêtres [F. ovale et F. ronde), les cellules mastoïdiennes, la trompe d'Eustache, qui vient du pharynx et permet à l'air de la caisse de se renouveler, enfin quatre osselets mobiles (le marteau, ïenclume. Vos lenticulaire et Vé/rier). — L'O. interne, logée plus profondément dans la portion du temporal dite rocher, renferme le labyrinthe, appareil composé lui-même de trois parties : le vestibule au centre, les trois canaux semi-circulaires, en dehors, et le limaçon en dedans. Les ondes sonores parcourent successivement toutes ces cavités jusqu'à ce qu'elles viennent ébranler le tierf acoustique, situé dans la cavité la plus profonde. Voy. ouïe.
Chez les animaux, on retrouve plus ou moins l'organisation de l'oreille humaine dans la plupart des Mammifères. Le j>avillon manque généralement chez les Oiseaux. Chez les Reptiles, la membrane du tympan apparaît à fleur de tète. Les Poissons n'ont qu'un rudiment d'oreille interne. Chez les Invertébrés (Crustacés, Insectes, Mollusques, Annélides, etc.), lorgane de l'ouïe est réduit à une cavité résistante renfermant quelques concrétions calcaires. Elle porte le nom A'otocyste et représente l'oreille interne en ce qu'elle a de plus essentiel.
L'Oreille peut devenir le siège de diverses maladies, qui ont été l'objet d'études spéciales. On estime le Traité aies maladies de l'oreille d'Ilard (1821), les Recherches pratiques sur les maladies de V oreille de Deleau (1838), le Traité des maladies de l'oreille du D"' Kraraer (trad. par le D' Ménière, Paris, 1848), etc. Voy. otite, surdité, etc.
En Histoire naturelle, le nom d'oreille a été donné vulgairement à des animaux et à des plantes dont l'aspect offrait quelque ressemblance avec cet organe. Ainsi on nomme : en Ichtyologie, Grande Oreille, le Thon; — en Conchyliologie, Oreille d'âne, 0. de géant, 0. de mer, 0. de I énus, diverses Ilaliotides ; 0. de bœuf, 0. de Silène, plusieurs Bulimes; 0. de capucin ou de cochon, une Moule et un Strombe; 0. de Midas, les Auricules; 0. de St Pierre, l'animal des Fissurelles, etc. ; — en Botanique, Oreille d'abbé ou de Diane, le spathe des Gouets; 0. d'âne, le Nostoc et la Grande Consoudc; 0. d'homme, 0. de Malchus, quelques champignons; 0. de Judas, une Pezize; 0. de lièvre, quelques Ruplèvres, le Githago, le Trèfle des champs ; 0. d'ours, une Primevère ; 0. de rat et de souris, le Myosotis, la Piloselle, le Céraistc tomenteux, etc.
OREILLÈRE, nom vulg. des Forficules ou Perce- Oreille. Voy. FORFICULE.
OREILLETTE (dimin. d'oreille], nom donné à deux cavités situées à la partie supérieure du cœur : l'O. droite, qui reçoit des deux veines caves le sang qui a circulé dans tous les organes, et VO. gauche, qui reçoit dos veines pulmonaires le sang revivifié dans les poumons. Voy. circulation.
OREILLETTE, cspcce de Champignon de la famille des Agaricinées : le Pleurotus eryngii. — C'est aussi le nom vulg. de VAsaret d'Europe.
OREILLONS [d'oreille], maladie infectieuse caractérisée par un gonflement inflammatoire du tissu cellulaire qui entoure la glande salivaire située au-dessous de l'oreille (parotide). Les oreillons affectent spontanément les enfants, surtout dans les saisons froides et humides ; ils peuvent régner épidémiquement dans un quartier ou dans une maison et sont essentiellement contagieux. Celte affection ne dure guère plus de 7 ou 8 jours : elle se termine ord. par résolution, rarement par suppuration, quelquefois par un déplacement subit de l'irritation. — Il suffit de préserver la partie malade du contact du froid et de l'humidité. L'oreillon est fréquemment suivi d'orchite, qui dans certains cas peut malheureusement se terminer par atrophie. On peut voir aussi une endocardite compliquer les oreillons. — En cas d'oreillons, on devra immédiatement isoler les malades.
Oreillon blanc, Oreillon mélanolis, oiseaux. Voy. em-
BÉRIZOÏDE.
OREMUS, mot latin qui signifie pr/ons, et que prononce le prêtre toutes les fois qu'il va réciter une oraison. En le disant, il étend et puis joint les mains, pour inviter le peuple à prier avec lui.
ORÉOGRAPHIE ou orographie, le dernier mot est plus usité (du gr. ôpoî, ôpeo;, montagne, et ypâtpw, écrire), partie de la Géographie qui décrit les montagnes. Voy.