ORGE
srionrp, tnndis que lame en csl le sujitot la cause [Voy. ÂME, ceuveau). — Au point do vue de la Pliysiologie, on a rcproclic à l'organicisnie exclusif de ne pas expliquer révolution coinplèle dun être vivant : « C'est la connaissance seule dos propriétés de la matière organisée et de la texture des organes qui peut nous faire comprendre les mécanismes spéciaux aux fonctions des êtres vivants. Mais ranalomismc ou l'organicismc pris dans ce sens restreint serait tout à fait iusuflisant à nous donner l'idée des phénomènes d'organisation qui sont propres aux êtres vivants, à nous expliquer la fdiation et la succession évolutive des pliénomènes vitaux. » (Cl. Bernard, Rapport sin' la physiologie.] — Au point de vue de la Plnlosopliic, on a le droit de demander à l'organicismc de reconnaître à la pensée consciente ou subconsciente une intluence considérable sur l'organisation du corps. — Consulter : Bertrand de St-Gcrmain, Descaries physiologiste et médecin; Roslan, de iOrganicisine; H. Martin, les Sciences et la Philosophie; Ravaisson, la Philosophie au xix» siècle, § xxiri-xxvi. Voy. animismk, mécanisme, vitalisme.
On dorme aussi le nom d'Organicisme à une doctrine médicale qui cherche à expliquer toutes les maladies par des lésions d'organes.
ORGANINO, petit orgue portatif à cylindre. Voy. orgue. ORGANIQUE (du lat. organicus), se dit de ce qui est pourvu d'organes ou de ce qui se rapporte aux organes. Ainsi, en Histoire naturelle, on appelle i-ègne organique l'ensemble de tous les corps vivants, végétaux et animaux, par opposition au règne inorganique, qui comprend les minéraux; en Physiologie, on appelle vie organique l'ensemble des fonctions accomplies chez les êtres vivants par les organes internes (nutrition, circulation, respiration, sécrétion, etc.); on l'oppose à la vie animale.
En Chimie, on appelle substance organique toute substance qui contient du carbone ; cet élément est uni à de l'hydrogène, à de l'azote, à de l'oxygène. Les composés ainsi formés font l'objet de la chimie organique. Les substances organiques sont tantôt naturelles et tirent leur origine du règne végétal ou animal, tantôt artificielles, c.-à-d. qu'elles ont été faites de toutes pièces par le chimiste. Le plus souvent, quelle que soit la substance, pourvu qu'elle soit bien définie, il n'existe aucune différence entre celle qui s'est produite sous l'influence de la vie, et celle que le chimiste a obtenue artificiellement. Le nombre des sul)stances organiques qui existent ou qui sont prévues est illimité. — Il ne faut pas confondre les substances organiques avec les substances organisées. Une substance organisée est non seulement orgatii(|ue par sa composition, mais encore elle a une forme déterminée et spécifique que lui a imprimée la série des actions vitales auxquelles la matière brute organique a été soumise : un muscle, un nerf sont des substances organisées ; l'albumine, la fibrine sont des substances organiques. Ainsi, substance organique, substance organisée, substance vivante sont les trois échelons successifs par lesquels passe la matière avant de pouvoir servir à accomplir les fonctions dont l'ensemble constitue la vie animale ou végétale. — Voy. CHIMIE.
En Médecine, on appelle lésions organiques celles qui se manifestent par des altérations dans la texture des organes.
En Politique, ou appelle lois organiques celles qui ont pour but d'organiser un Etat, en réglant le mode et l'action des institutions dont le principe est déjà déposé dans la constitution : loi électorale, loi municipale, etc.
ORGANISATION, organisme. L'organisation est la manière dont les parties qui composent un être vivant sont disposées pour remplir certaines fonctions; Vorganisme est l'ensemble des organes, ainsi que l'ensemble des fonctions que l'être vivant remplit à l'aide de ces organes, pans tout être organisé il y a unité par suite de la corrélation des parties au tout; comme le dit Kant, tout est réciproquement cause et effet, but et moven : p. ex., 1 arbre produit la feuille, laquelle à son tour protège l'arbre et contribue à sa nourriture. « Tout est organisé, dit Luvier, forme un ensemble, un système clos, dont toutes es parties se correspondent mutuellement et concourent à la même action définitive par une réaction réciproque.... N les intestins d'im animal sont organisés de manière à digérer de la chair, il faut aussi que ses mâchoires soient consiruilcs pour dévorer une proie, ses grilles pour la saisir et la dévorer, ses dents pour la couper et la diviser;
le système entier de ses organes de mouvement, pour le ix)ursuivre et pour l'atteindre; ses organes des sens, pour l'apercevoir de loin; il faut même que la iialure ait placé dans son cerveau l'instinct nécessaire pour savoir se cacher et tendre des pièges à ses victimes. Telles sont les conditions générales du régime Carnivore ; tout animal destiné pour ce régime les réunira infailliblement : car sa race n'aurait pu subsister sans elles. » Cette loi, appelée loi des corrélations organiques, est propre aux êtres organisés.
Toutefois on a récemment reconnu que les sociétés humaines (ou même animales) présentent une organisation comparable à celle d'un corps vivant, et sont, par suite, de véritables organismes. Voy. H. Spencer, Principes de sociologie.
Organisation du travail. Voy. travail et socialisme.
ORGANISÉE (substance). Voy. organique.
ORGANISME. Voy. organisation.
ORGANISTE, artiste dont la profession est de loucher de l'orgue. Voy. orgue.
ORGANOGÉNIE, organographie. L'organogénic étudie le développement des organes d'un corps vivant ; ïorganographie en donne la description.
ORGANOLEPTIQUES (qualités), propriétés physiques ou chimiques dont le caractère spécial est de produire certaines actions physiologiques sur les organes, actions bienfaisantes ou malfaisantes, médicales ou toniques, de telle sorte que les sensations éprouvées par l'âme diirèrenl selon les corps et servent à les distinguer.
ORGANOMÉTALLIQUES (composés), nom donné, en Chimie, à la série des combinaisons dans lesquelles un radical alcoolique, tel que l'élhyle, le méthyle, etc., est uni à un métal. Les métaux qui donnent les composés organométalliques étudiés sont le potassium, le sodium, le zinc, l'aluminium, le plomb, le mercure et l'étain. Selon son atomicité, le métal pourra s'unir à 1 ou plusieurs groupes alcooliques. Ainsi le zinc élhyle a pour formule Zn(C^ll*)*, le tétrastannéthyle Sn(C^H5)*. Si le métal n'est pas saturé complètement par les radicaux alcooliques, on pourra obtenir avec l'iode, le brome, des composés saturés, comme l'iodure de tristannéthyle Sn(^C*ll^)*L
Les composés organométalliques, découverts en 1840 par Frankland, sont des liquides volatils, très oxydables, se décomposant par l'eau en donnant l'hydrure du radical alcoolique et l'oxyde de métal. On les prépare en faisant agir les iodures alcooliques sur un métal ou sur son amalgame. Le zinc étliyle, qui est le plus important de ces composés, est un liquide incolore bouillant à 118" et qui sert dans les synthèses en Chimie organique, quand, dans ua composé, on veut introduire un radical alcoolique.
ORGANON ou organum, traité de Logique. Voy. organe.
ORGANSIN, soie ouvrée et préparée pofur faire la chaîne' des étoffes. L'organsin est composé de plusieurs brins desoie grège, qui ont été d'alwrd iilés et moulinés séparément, et qui, étant une seconde fois remis au moulinage tous ensemble, ne composent qu'un seul fil. Voy. soie et moulinage.
ORGASME (du gr. àçyàtù, être plein de suc), se dit, eni Médecine, de l'augmentation de l'action vitale dans une partie du corps avec excitation et turgescence : on dit aussi^ éréthisme.
ORGE, Hordeum, genre de la famille des Graminées» type de la tribu des Hordéacécs, renferme un grand nombre d'espèces répandues dans l'Europe, l'Asie et r.\friquc méditerranéennes, ainsi que dans l'Amérique du Nord : ce sont des plantes herbacées, annuelles, dont la tige est garnie de feuilles alternes, linéaires, enveloppant celte tige à leur base. Les fleurs de l'orge sont disposées en épis et trois par trois; celle du milieu est hermaphrodite, directement attachée à l'axe de l'épi, tandis que les deux autres sont mâles et pédiculées. Parmi les espèces alimentaires on cultive surtout : l'Orge commune (Hordeiun vulgare), vnlg. Grosse Orge : tige droite, haute de 0 m. 40 à 0 m. 60; fleurs placées sur six rangs peu réguliers : on la croit originaire de Perse; on la distingue en 0. de printemps, 0~ d'été', 0. d'hiver; — 10. à six ra/ngs (H. hexaslychon)., vulg. Escourgeon, qui n'est qu'une variété de la précédente, distinguée par son épi plus court, plus épais, à six; rangées égales; — VO. à deux rangs (H. distychon], vulg. Petite Orge, Pamdle, 0. à longs épis, etc., dont l'épi est allongé et comprimé, les épillets disposés sur deux rangs : cette espèce est originaire de la Tartarie; — l'O. à larges épis [H. zeocriton), vulg. 0. de Russie ou 0.