ORIENT
faux 7-iz, dite aussi 0. en éventail, dont l'épi est plat comme dans l'cspin-e précédente, mais plus court.
I'res<|uc tous les terrains conviennent à l'orge : les meilleurs sont ceux où le calcaire domine, et qui sont en même temps légers et chauds. On sème généralement l'orge au commencement du printemps. Celle d'automne est destinée à servir de fourrage vert. Dans le Nord, l'orge est surtout employée à la fabrication de la bière; dans le Midi, elle sert pour la nourriture des dievaux ; ils n'en ont point d'autre en Barijarie. On l'emploie aussi pour engraisser les IxBufs, les cochons, les moutons, la volaille, etc.; enlin, on peut en faire un pain grossier. Concassée et réduite en gmati, l'orge entre dans i:i préparation des potages; X'eau d'orge s'emploie comme tis^inc rafi-aîchissanle.
OHGE MONDE : c'est VOrgc commune bien nettoyée et dépouillée de sa première pellicule.
ORGE PEBLÉ, orgc qui a rcçu une forme sphérique au movcn d'un moulin renfermant des râpes contre lesquelles toute l'écorce s'use et le grain prend une forme ronde.
ORGEAT [A'orge, parce qu'autrefois il y entrait une décoction d'orge), nom donné : 1° au sirop d'amandes; 2' à la l»oisson agi-éable et rafraîchissante qu'on prépare avec ce sirop étendu d'eau. — On fait le sn-op d orgeat avec des amandes douces auxquelles on mêle le quart d'amandes amèrcs et du sucre en poudre ; on pile le tout ensemble et ensuite on l'étend d'eau, on passe, on fait dissoudre la quantité voulue de sucre et on aromatise avec <le l'eau de fleur d'oranger.
ORGELET ou orgeolet, vulg. Grain d'orge. Compère loriot, esj)ècc de fwoncle [Voy. ce mot] qui affecte les paupières. Le traitement en est simple : re|)Os de l'œil alVeité, lotions rafraîchissantes, applications émollicntcs ou légèrement astringentes.
ORGUE (lu lat. organum], orgce à irvAUX, vaste instrument de musique à vent et à touches, composé d'une partie résonnante, les tuyaux, et d'une partie mécanique destinée à les faire jwrlcr, comprenant d'une façon générale la soufflerie et les claviere. l^es tuyaux, construits soit en lK»is, soit en un alliage de plomb et d'étain, se divisent en tuyaux à bouche et en tuyaux à anche [libre ou battante), le son étant produit chez les premiers j)ar la colonne d'air résonnant dans le tuyau, et cliez les autres, comme l'indique leur nom, jMir les vibrations d'une lame sonore ou anche. Ils sont placés delxiut, du côté de leur embouchure, dans les trous pratiqués à la partie supérieure de caisses de Ijois appelées sommiers; à chaque rangée de tuyaux correspond une réglette de bois, percée aussi de trous à lies distances égales aux trous au sommier, et apjielce registre : en jioussant ce registre, on ferme l'entrée au vent fourni par les soufflets. Quand l'organiste pose le doigt sur une touche, celle-ci tire une liaguette qui ouvre une soupajK? correspondant au trou du registre ; le vent pénètre aloi"s dans le tuyau, et celui-ci rend le son qui lui est propre. L'oi-gue est généralement enfermé dans un meuble de meimiserie appelé buffet, garni sur sa façade de tuyaux apparents dits tuyaux de montre.
Les tuyaux de l'orgue constituent diverses séries, appelées jeux, donnant chacune une suite chromatique homogène plus ou moins longue et dont le nombre varie suivant les projwrtious de l'oi^ie. Ils se consli-uisent de plusieurs dimensions sur le même orgue, leur permettant de parler à mie ou plusieiu-s octaves au-dessus ou au-dessous de la note écrite : ils sont dits de 8, de 4 ou de "2 pieds, suivant qu'ils résonnent à l'unisson, à l'octave ou à la double octave aiguë, et de 16 et 52 pieds, suivant qu'ils résonnent à l'octave ou la double octave inférieure. Ce sont les jeux à bouche qui forment l'élément prépondérant de l'orgue; leur réunion (moins la doublette) porte le nom de jeux de fond. A cette catégorie appartiennent : 1" les flûtes ouvertes ou flûtes douces (sous-lwisses et contrebasses, flùle harmonique, flûte octaviante, octavin, piccoli) ; 2" les flûtes bouchées ou bourdons (quintanon, flûte major, flûte minor); ")" le principal de 32 pieds, montre de 16 et de 8, diapason, picolo, doublette, auxquels viennent se joindre les jeux d'anches (trompette, bombarde, clairon, musettel.etc. Kniin de nouveaux jeux, variété des jeux de Iwuches appelés jeux de mutation, ont pour fonction de faire entendre les harmoniques de la note écrite. Suivant qu'ils n'émettent qu'un ou plusieurs sons, ils sont dits simples nasard, tierce) ou composés (cornet, carillon). D'autres, la fourniture ou plein jeu et la cymliale, donnent dans la région suraiguc des accords de 5 à 7 notes formés d'un échelon-
nement de quintes et d'octaves. Ces diverses catégories de jeux se répartissent entre plusieurs claviers, disposés les uns au-dessus des autres; les plus employés sont le grand oi^ue, le positif et le clavier tle récit, auxquels vient s'adjoindre un clavier de pédales, appelé pédalin, par opposition au clavier de mains, dit nianual. Les crescendo et diminuendo sont facilités par les pédales dites de combinaison.
Suivant la tradition la plus répandue, l'invention de l'orgue daterait seulement du viii" siècle : le premier instrument de ce genre aurait été envoyé en 75/ à Pépin le Bref par l'empereur grec Constantin Copronvme, et place dans l'église de St-Corneille à Compiègne. iïais il est certain aujourd'hui que cet instrument remonte à une éiioque beaucoup plus reculée. Dans le principe, l'air était chassé dans les tuyaux par la force de l'eau orgue hydraulique) ; quant à l'orgue pneumatique, c.-à-d. avec soufflets, qui est l'orgue propr. dit, il ne parait pas -nuil ait été en usage avant le v* siècle. Son emploi danli les églises fut solennellement consacré en l'aimée 660 p*' un décret du pape Vitalien.
Cet instrument a reçu de grands perfectionnements dans les temps modernes. Parmi les facteurs les plus célèbres, citons les noms de Paries, Elliot, Barker, créateur d'un livre pneumatique {Voy. ce mot), John Alley et enlin Aristide Cavaillé'-Coll.
L'orgue, instrument polyphonique par excellence, a donné naissance à un style sévère qui lui est propre, dérivé de l'ancien contrepoint vocal du xv» siècle, et qui s'est épanoui dans les œuvres de J.-S. Bach, et à un art qui a eu ses maîtres, l'Improvisation. Au ivii« et au xviii' siècle il a servi souvent à réaliser la base chiffrée dans les concerti di chiesa, les cantates et les oratorios. Bien que sa place soit surtout à l'église, on l'a introduit quelquefois au théâtre et au concert.
Orgue à cylindre, orgue qui va par le moyen d'un cylindre sur lequel on a noté un certain nombre de morceaux de musique avec des pointes. Quand le cylindre tourne, ces pointes font mouvoir les touches d'un clavier qui leur est approprié. Le cylindre se meut au moven d'une manivelle. Telles sont les orgues d'Allemagne el de Barbarie, orgues portatives employées surtout par les joueurs d'orgue des rués, et tous les* instruments plus ou moins semblables, auxquels leurs inventeurs ont donné les noms d'apollonicon, de panharmonicon. A'organino, etc.
Orgue expressif. Harmonium ou Hélodium, espèce d'orgue à anche libre, comrK>sé de 4, 5 ou 6 jeux complets, représentés par 8, 10 ou la registres et dont les souffleta sont mis en mouvement par les pieds de l'exécutant luimême. Cet instrument trouve son emploi : dans les petits orchestres où il peut remplacer les instruments à vent; dans les églises qui ne sont pas assez riches pour faire la dépense d'un orgue ; dans les sociétés chorales, dans les familles protestantes pour l'accompagnement des psaumes et cantiques, etc. Son défaut, c'est la monotonie du caractère de sa sonorité. — L'orgue expressif n'est guère connu que depuis le commencement du xix" siècle. H doit ses principaux perfectionnements à MM. Delwiii, Alexandre, etc.
En Musique, le point d'orgue est une suspension dans la mesure dont le signe rri placé au-dessus d'une note signifie que la durée de cette note doit être prolongée aussi longtemps que l'exige le goût de l'exécutant. Lorsque le point d'orgue est placé au-dessus d'un silence, il prend le nom de point dai~rêl. Par extension, on donne aussi ce nom à un trait introduit par l'exécutant pendant le repos indiqué par le point d'orgue.
ORGYIE ou OBGTE (du gr. ôp-pia), mesure de longueur usitée chez les Grecs, valait 6 pieds grecs, et, de nos mesures, 1 m. 85. — Insecte Lépidoptère, voisin des Li paris. Voy. boxbtx.
ORICHALQUE (du lat. orchicalctim, du gr. ôpefyaÀxov, airain de montagne). Ce mot, chez les anciens Grecs, désignait tantôt le cuivre pur, tantôt le laiton ou le bronze (airain); chez les Romains, il désignait ordinairement le laiton.
ORICO. Mammifère rongeur. Voy. sphiggcre.
ORIENT du lat. oriens), synonyme d'As/et de Levant. celui des quatre points cardinaux qui est situé du côté où le soleil se lève. — L'orientation est l'opération par laquelle on détermine la position des quatre (loints cardinaux.
Orienter une voile, c'est, eu termes de .Marine, la placer, après l'avoir déplovée, dans une position déterminée, v.#