‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1135 sur 1729 · ORNEMENT · texte numérisé non relu

ORNEMENT

telle sorte qu elle produise, sous l'impulsion du vent, ICirel le plu» avaiilafïcux. .

Grand Orient, nom donné par les Franc.s-Mi(,H)ns à la logo mère de l'ordre, dans chaque pays où il y a un grand maître.

ORIENTALISTE. On donne ce fitre à ceux qui se livrent à l'élude des langues orientales, tellesque l'aralK!, le turc, le persan, l'arménien, le sanscrit, le chinois, etc. Ci-n'cstguère qu'au xvi« siècle que les Européens commencèrent à faire (II! ces langues une étude scientifique. Poslel, Erpénius, au xvi* siècle; Golius, Wallon, Castel, Mcninski, d'ilerbclot, Bernard, llyde, Selden, Prideaux, Pocot;ke, Kirchcr, Maracci, Lejay, au xvu°; Galland, Anquetil du PeiTon, de Guignes, Casiri, W. Jones, Wilkins, au xvni"; enfin, au xix" siècle. Si Ivestrc de Sacy, Saint-Martin, Jaubert, Ciiézv, Stan. Julien, Quatrenière, f^aussiu de Perceval, Garcin de Tassy, Burnoul', Langlois, Sédillot, Darmestetcr, en France ; Davis, Colcbrooke, en Angleterre; Rosen, Ideler, llammcr, llund)oldt, en Allemagne, sont ceux qui ont le plus contribué aux progrès de l'orientalisme. Voy. linguistique.

ORIFICE (du lat. orificiiim), ouverture qui sertd'entrée ou d'issue à un objet quelconque, tel qu'un tuyau, un organe, un canal. — Pour les Anatomistes, l'extrémité intérieure de l'estomac est l'orifice pylorique, et l'extrémité supérieure l'orifice cardiaque. — En Hydraulique, on appelle orifice d'un ajutage, tl'un tube, d'une jauge, la sortie de son ouverture circulaire ou sa su}x;rricic entière qui est comme le carré de son diamètre. Voy. pooce d'eau.

ORIFLAMME (du b.-lat. auri flamma), bannière de l'abbaye de St-Denis, que nos anciens rois faisaient porter devant eux à la guerre. Voy. drapeau et le mot ouiflamme au Dict. d'Hist. et de Géogr.

ORIGAN (du gr. opscyavov), Origanum, genre de la famille des Labiées, trii)u des Saturéinécs, renferme des plantes herbacées ou ariiusculaires, à feuilles entières ou légèrement dentées; à Heurs en tète ou en épis serrés quadrangidaires, accompagnées de bractées colorées. L'O. commun [0. vulgare) croît dans les lx)is montueux et secs, le long lies haies et des fossés, dans les terrains arides, où il fleurit à la lin' de l'été; tiges rameuses, étalées et pubescentes; feuilles opposées; fleurs paniculées, entourées chacune d'une grande bractée, d'un rouge vineux ; corolle blanciie d'aiwrd, rouge ensuite. Cette plante est aromatique, d'une saveur amère et un peu acre ; on l'emploie en infusion tiiéiforme. comme antispasmodique, tonique, snd()rili(|ue et emménagoguc. — Plusieurs Iwtanistes comprennent dans ce genre la Marjolaine (0. majorana).

Voy. MARJOLAINE.

On a voulu reconnaître le Dictame des anciens dans VO. dictamtius, geure caractérisé par sa tige courte, ses feuilles pétioléos, blanches et cotonneuses, ses fleurs purpurines et inclinées. Voy. dictame.

ORIGINAL (du lat. originalis). En Droit, on oppose V original d'un acte à sa copie (Voy. ce mot). La représentation peut toujoui*s en être demandée (C. civ., art. 1534). — Voir aussi doubles, duplicata et ampliation.

ORIGINE (du lat. origo). Le certificat d'origine est exigé : 1" pour constater l'origine de la propriété d'une inscription de rente sur l'Etat ; 2" pour constater que certaines marchandises ne sont pas prohibées. Voy. certificat.

ORIGINEL (péché). Voy. péché.

ORIGNAL (au basane orenac, cerf), nom donné par les Canadiens à Y Elan de ces contrées.

ORILLON [d'oreille), saillie de forme arrondie placée au point de rencontre de la face et du flanc d'un liastion pour garantir les défei>seurs du flanc et protéger ce dernier contre les coups de l'artillerie. Vauban les employait dans son premier système et les a abandonnés.

OR IN (orig. inconn.), gros cordage amarré par un lx)nt sur la crosse d'une ancre mouillée, et aiguilleté par l'autre a une bouée. L'orin maintient la bouée au-dessus du lieu ou l'ancre est fixée, et indique par là sa position.

ORIOLUS, nom latin scientifique du genre Loriot. Voy. ce mot et carouge.

ORION (nom mythologiq.), une des plus brillantes consicuations du firmament, est située un i)eu plus bas qu'Aldebaran le Cocher et les Gémeaux, moitié dans l'hémispliere boréal, moitié dans l'autre. Elle forme un grand parallélogramme et comprend 2 étoiles de première grandeur (1 Epaule droite et le Pied gauche ou Riqel); au milieu or. voit 3 belles étoiles secondaires sur une même

ligne oblique :1 c'est le Baudrier ou Bouclier, dit aussi les 3 hois, et un peu plus bas une traînée d'étoiles : c'est VEpée. On y voit une magnifique nébuleuse au centre dfr laquelle est "une étoile sextuple. Cette constellation compte avec les 2 étoiles de 1™ grandeur, 4 de 2«, 2 de 3", 7 de 4", 22 de 5''; son ascension droite moyenne est 5 h. 50 m.,. sa déclinaison 0". Sur les sphères, on représente cette constellation sous la figure d'un homme armé d'un glaive. ORIPEAiJ (du b.-lat. auripellum, A'aurum, or. et

fellis, peau), lame de cuivre mince (!t jwlie, qui de loin a éclat de l'or : c'est ce qu'on nomme aussi clinquant [Voy. ce mot). Les joailliei-s s'en servaient autrefois dans la monture des jiierres précieuses ou factices pour en relever l'éclat ; on ne l'emploie plus guère. Il y avait aussi de l'oripeau coloré en bleu, vert, rouge, etc., dont on se servait pour orner les cartonnages et autres ouvrages délicats. — Par extension, on a donné le nom (Voripeaux aux broderies de faux or ou dont l'or est passé, et métaphoriquement aux ouvrages d'esprit qui n'ont (ju'un faux brillant.

OR LE (de l'ital. orlo, ourlet), terme d'Architecture, reljord ou filet sous l'ove d'un chapiteau. Lorsqu'il est dans, le haut ou dans le bas du fût, on le nomme ceinture.

OKLE, t. de Blason, pièce héraldique; c'est une Iwrdure réduite de largeur et (jui ne touche pas les Ijords de l'écu.

ORLÉANS, sorte d'étofTe lisse et unie, dont la trame est de laine anglaise peignée ou d'alpaca, et la chaîne de colon, double et quelquefois de soie. On l'api^elle auj. alpaca ( Voy. ce mol) . On en fait des vêtements d'été pour hommes et pour femmes.

ORME, Ulmus, genre type de la famille des lllmacéesou Celtidées, renferme <les arbres et des arbrisseaux, à feuilles alternes, simples, dentées en scie, un peu rudes ; à fleurs hermaphrotlites, fort petites, disposées le long des. rameaux en paquets, prcst|ue sessiles et rougeàtres : ces fleure se monlrcul dès les premiers jours du printemps,, avant l'apparition des feuilles; le fruit, dit vulg. pain de hanneton, est une capsule monosperme lenticulaire, comprimée, indéhiscente. L'espèce tyjic est VOrîne chamjiétre ou pyramidal [U. campestris), indigène des parties moyennes et méridionales de l'Europe, de l'ouest de l'Asie cl du nord de l'Afrique. 11 porte daijord le nom d'ormeau : parvenu à son entier développement, il atteint de 20 à 50 m. ; son tronc est droit, élevé, terminé par une cime touffue; il est recouvert d'une écorce brunâtre, ralx>teuse et crevassée ; ses racines s'étendent au loin sous le sol. L'orme vit plusieurs siècles cl jKîut atteindre une grosseur extraordinaire. On plante ordinairement cet arbre le long des grandes routes ou dans les promenades publiques. Son lx)is est dur, pesant, compact : quand il est bien sec, c'est un des meilleurs j)our le charronnagc et la charpente; c'est aussi un excellent lK)is de chauflage. — Parmi les variétés de l'orme champêtre, on remarque r l'Orme à feuilles larges ou 0. tilleul [U. latifolia)^ que l'on préfère jK)ur les avenues ; VO. à feuilles étroites^ [U. stricta), que l'on choisit pour les lisières et les palissades; \'0. tortillard ou à moyeux [U. torluosa), dont lebois a beaucoup de ténacité; l'O. liège [U. suberosa'), dont l'écorcc épaisse a tous les caractères du liège; Vu. pédoncule [U. pedunculata). l'O. rouge ou gras [U. fulva), etc. — Les ormes offrent fréquemment, le long de leur tronc, des espèces d'exosloses qu'on connaît sous le nom de loupes ou roussins. On les emploie pour fairc de petits meubles et des ouvrages de tour.

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