de Samarie, de Sibérie. Voy. ptélée et planère
ORMIER, nom vulgaire de VHaliolide. Voy. ce mot.
ORMIÈRE, nom vulgaire de la Spiréc ulmairc.
CRM IN, Salvia horviinum, espèce de Sauge.
ORNE, nom vulgaire du Frêne à fleurs [Fraxinus omus). Voy. frêne.
ORNEMANISTE ou ornemextiste, artiste qui s'occupe de la sculpture décorative ou fait des ornements en cartonpierre ou carton-pâte, en carton-acier, etc. [Voy. ces mots). Voy. Ch. Normand, Guide de l'ornemaniste, et Schmidt,^ Manuel du décorateur-or nementiste.
ORNEMENT, ornementation. En Architecture, Vornementation est la sculpture décorative combinée souvent avec la peinture décorative, la polychromie, la mosaïque [Voy. ces mots). A toutes les épo(|ues, elle a imité les formes végétales ou animales : chez les Egyptiens, le lotus et le palmier; chez les Grecs, des palmettes [Ordre dorique], des oves, des perles, quelques feuilles d'eau [0. ionique], des feuilles d'acanthe (0. corinthien).
ORMSMYA
OROBE
Chez les Romains, elle représenta des emblèmes variés, dans le style byzantin, des feuillages légei-s et sans saillie, auxquels se joignirent, dans le style roman, des figures d'hommes et danimaux symboliques ou fantastiques. Le stvie ogival reproduisit les motlèles variés que lui fournissait la Horc indigène. La Renaissance, entrant franchement dans l'imitation des Grecs et des Romains, porta l'orncmentation à sa perfection par la comijosition élégante des chapiteaux et la lincsse des araljcsques. Au xvu" siècle, l'exécution devint lounle, et, dans le style Louis XV ou Pompatloiu". la corruption des formes amena une décadence complète, dont la sculpture décorative ne s'est relevée qu'au commencement du xix* siècle par des études sérieuses de l'antique. L'emploi du carlon-pàle ou cartoiijiieiTC et du carton-cuir [Voy. ces mots) pour le moulage (les ornements destinés à la décoration intérieure tfes appartements, en diminuant le prix de la main-d'œuvre, a beaucoup contribué de nos jours à vulgariser le goût jiour l'ornementation, mais sans le relever, l'emploi de ces procédés contrilniant à fain^ adopter des décorations banales et sans originalité. Voy. industrie artistique. — Consulter: Chenavard, Album de l'ornemaniste: Metzmacker, Portefeuille historique de l'ornement; Cli. Normand, Décorations d'après l'antique; G. Adams, Recueil de sculptures gothiques; i. Bérain, Décorations intérieures (époques de la Renaissance et de Louis XIV) ; Decloux, Les plus belles compositions de Lepaulre; Destailleur, liecueil d'estampes relatives à l'ornementation des appartetnents du xvr «m xviir siècle; Quevcrdo, Décorations intérieures de l'époque Louis A'K/, etc. Voy.
bÉCOBATIOX.
Dans le culte, les ornements sont les vêtements sacerdotaux dont doivent se revêtir sous peine de pcthé mortel les prêtres et évêques pour les offices de l'Eglise. Il doit y en avoir au moins un de chacune des 5 couleurs adoptées par l'Eglise. — Les églises très pauvres peuvent n'avoir que lieux ornements, l'un noir, l'autre blanc, avec ramages veiis, violets et rouges. Les ornements employés doivent avoir été préalablement bénits. — Sous le nom d'ornements d'églises, on désigne quelquefois les tabernacles, reliquau-es, bénitiers, encensoirs, enfin tout ce qui a rapport au décor des églises ou au mobilier liturgique. Voy.
CUASCBI.ERIE.
ORSEMEXT, t. de Blason. On appelle ainsi tout ce qui est en dehors de l'écu et qui est acstiné à compléter les armoiries en faisant connaître le rang et les dignités de leurs possesseurs. Les principaux ornements sont les heaumes, les couronnes, les lamljrequins, les cimiers, les manteaux, les tenants, etc.
ORNEMENTS, CU MusiquC. Voy. FIORrrUBES.
ORNISIMYA. nom lat. scienlifiq. de V Oiseau-Mouche.
ORNITHODELPHES (du gr. èov:;, oiseau, et Seasûî, matrice . nom donné par Blainvillc aux Mammifères appelés auj. Monolrèmes. Voy. ce mot.
ORNITHOGALE (du gr. opv.OôyaAov, lait d'oiseau), Ornilliogatum, genre de la famille des Liliacées, tribu des llyacinthinées, renferme des plantes bull)euses, à feuilles radicales, à fleurs jaunes, blanches et verdàtres, et toujours disposées en corymlx- ou en épi, à filet des étamines élai^i à la base ; le fruit est une capsule membraneuse à trois It^cs. On connaît plus de 8t) espè'ces de ce genre, dont SIX environ croiss«^nt naturellement en France. Les plus connues sont : VO. ombelle (0. umbellatum), vulg. Dame ou Belle-d'ome-heures, parce que sa fleur s'ouvre à cette heure: VO. jaune (0. luteum), commun dans les jardins et les lieux cultivés; VO. pyramidal, vulg. Epi de lait. Larme de la Vierge, à fleurs nombreuses en épi coiii(|ue et d'un blanc de lait; VO. penché [0. nutans), VO. des Pyrénées, etc.
ORNITHOLOGIE (du gr. 3pv'.î, ôpvtSo;, oiseau, et Xd^Oî, discoui-s, traité), partie de la Zoologie qui traite des Oiseaux [Voy. ce mot). Parmi les savants qui ont le plus contribué aux progrès de l'Ornitliologie, on peut citer : chez les anciens, .\ristote [Hist. anim., VIII-X) et Pline [Ilist. nat., X) ; chez les modernes, au xvi« siècle, P. Belon [Histoire de la nature des oiseaux, 1555) et C. GesiwrjUistoire abrégée des oiseaux); au xvii", VVillougby (1678). qui donna le premier une classification méthodique des oiseaux fondée sur les caractères extérieurs ; au xviii», Brisson (1760), Linné, Mœhring, Schœirer, Latham : au XIX'. Lacépède, Cuvier, Duméril, Meyer, lUiger, TemmiiK-k, Vieillot, Blainville, Lhermiuier, Lcsson, Ch. Bona-
parte, etc. Les ouvrages les plus complets sur celte branche de la st'iencc sont, outre la jwrtie relative aux oiseaux dans V Histoire naturelle de Bulfon, dans le Systema naturse de Linné et dans le Règne animal de Cuvier, le Manuel d'ornithologie de Temmiîick ; the List of the gênera of birds de G. R. Gray; the Birds of America d'Audubon ; VOrnithologie dé Lcsson, VO. européenne de Degland. etc.
ORNITHOPE (c.-à-tl. en gr.^ierf d'oiseau], Omilhopug,
genre de la famille des Papilionacées, tribu des Hédysa-
I rées, renferme des plantes herbacées du centre et du midi
de l'Europe, à fleurs petites, blanches ou roses, peu nom-
! hreuses, dont la plus connue est VOrnithope naine,
' vulg. Pied d'oiseau, que l'on cultive en Portugal comme
' pâturage artificiel. C'est une plante haute de U m. 15 à
j 0 m. 20, à feuilles ailées, très f)elites. pubescentes, et à
fleurs variées de rouge et de blanc. Voy. lotier.
ORNITHORYNQUE (du gr. ôpv.;. ôûv^eo;. oiseau, et I jS^jvyo;, bec), Omithorhynchus platypùs. Mammifère par- I liculîer à 1 Australie et formant, avec les Echidnés, le I groupe des Monotrèmes, est ainsi appelé parce qu'il a une I sorte de bec ajialogue à celui du Canard ; pour le reste de l'oi^nisation il est intermédiaire entre les Oiseaux et Repj tiles d'une part, et les Mammifères d'autre part. L'Ornitliorynque est long de 0 m. 30 à 0 m. 40 : il a le corps couvert i de poils d'un brun roussàtre, des yeux très jK?tits. et 4 pieds courts, écartés, palmés, terminés par 5 doigts et pourvus ' chez le mâle d'un ergot. La femelle dépose ses petits dans j une espèce de nid qu'elle pratique au fond d'un terrier I ordinairement creusé sur le bord d'une rivière ou d'un [ lac. Cet animal se nourrit surtout de poissons et il en I exhale fortement l'odeur. Il marche ou plutôt rampe avec assez de vitesse ic long des rivages, nage facilement et ' plonge volontiers. — L'Ornithorynque, décrit pour la 1" lois au iviii* siècle par Shaw et Blumenbach. est auj. assez commun dans les collections.
OR NUS (fraxixcs), arbre. Voy. frêne.
î OROBANCHE (du gr. ooo6if/T,), Orobanche, ^nre type i de la famille des Oroljanchées, renferme des plantes herbacées, à feuilles rudimentaires, en forme d'écaillés : à grandes fleurs réunies en épi terminal : le fruit est une capsule bivalve. Ces plantes s'attachent en parasites aux racines des plantes, aux dépens desquelles elles se nourrissent au moyen de suçoirs radicellaires en forme de petits tubercules. Elles se plaisent surtout dans les lieux où végètent le trèfle, le lin, le chanvre, les carottes, le taliac, le chou de Milan, le genêt à balais, et surtout l'orobe : d'où ! leur nom. On trouve en France : VOrobanche epithymum, qui s'attache au serpolet et à quelques autres Labiées : VO. rupum, qui vit sur le genêt à balais : VO. galii, qui croît sur les gaillets, etc.
OROBANC H ÉES (du g.-typc Orobanche), famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire libre, renferme des végétaux tantôt vivant en parasites sur la racine d'autres plantes, tantôt terrestres et indépendants : à tige herbacée, quelquefois dépourvue de feuilles, qui sont remplacées jiar des écailles : à fleurs terminales accompagnées de bractées, tantôt solitaires, tantôt disposées en épis. Le fruit est luie capsule uniloculaire, s'ouvrant en deux valves. — Genres principaux : Orobanche, .Hginetia, Lalhrœa. Clandestina, etc.
OROBE, Orobtts, genre de la famille des Papilionacées. tribu des Viciées, renferme des plantes herbacées vivaces, très voisines des Gesses et des Pois : à lige dressée, glabre: à feuilles ailées et terminées par mi filet droit ou roulé en tire-bourre; à fleurs d'im joli aspect, de couleur cendrée, disposées en grappes. Le fruit est un légume comprimé, à valvules. Les esiK-ces principales sont : VOrobe jaune (0. hiteus), à tige haute de 0 m. 60. anguleuse, rameuse, garnie de feuilles com|)osées de 8 ou ÏO folioles, lancéolées, vertes en dessus, glauques en dessous, accompagnées de grandes stipules ; à fleurs grandes et formant de belles grappes safranées : on le trouve dans les prés élevés des Alpes et des Pyrénées; VO. tubéreux [0. tuberostis), à feuilles vertes en dessus et glauques en dessous, à fleurs purpurines, à racines fibreuses, portant de petits tubercules : en Ecosse, on fait stM-'her ces racines pour les manger comme légumes, ou pour en préparer une boisson douce et rafraîchissante; VO. printanier 0. rernus , à feuilles composées de 4 à 6 folioles, à fleurs bleues, (lis|)osées en grappes lâches qui passent à la nuance purpurine ; il croît dans les bois; les bestiaux en sont très friands; VO. sau-