OROGRAPHIE
ORSEILLE
vage (0. si/vatictis), à fleurs purpurines; 10. blanc [0. aluns), à fleui-s hlaiiclies; \'0. noir [0. niger), à llcurs d'un violet hicuàtre, etc.
OROGRAPHIE. Voy. orkograpiue.
ORONGE [A'aiiraiitmm : de sa couleur o¥!)in^cc),Amatnla cspsarea, nom vulgaire d'un genre de Champignons basidios|)orés {Voy. aua.mtk). Parmi les principales espèces, on dislingue : l'Oronge vraie {A. csesarea), dite aussi Jascron, Dorade, Jaune d'œuf, Cadran, Amanite des Césars, d'un rouge orange fort éclatant, à leuillels jaunes, à volve très développée : c'est un cliampignon commun en France, surtout dans le Midi, et qui se mange avec plaisir; la Fausse Oronge [A. muscaria), «iile aussi Agaric aux mouches, A. mouchelé, qui ne dillèrc du précédent que par sa volve incomplète, son chapeau tacheté de plaques jaunâtres irrégulières, appelées verrues, et ses feuillets blancs : celte espèce est très vénéneuse. On connaît encore l'O. ciguë blanche [A. vcrna), VO. ciguë jaunâtre (A. citrina), l'O. ciguë verte [A. j)halloides), toutes également vénéneuses. Voy. agabu:.
OROZO, Mammifère rongeur. Voy. hamster.
ORPAILLEUR (des mois or cl paille), ouvrier qui recherche les paillettes d'or dans le lit des fleuves qui en roulent ( Voy. lavage et or) ; l'or ainsi obtenu n'est soumis à aucun traitement métallurgique. En France, on trouve de l'or dans le sable de plusieurs rivières, mais il n'y a plus d'orpailleurs; ceux des bords de l'Ariège ont dû renoncer à leur travail, qui ne leur fournissait plus de quoi gagner leur vie.
ORPHELIN (en lat. orphanus, du gr. ôpçavôi;), enfant
3ui a perdu son père et sa mère, ou seulement l'un des eux. Chez tous les peuples civilisés, on est venu en aide aux orphelins. A Athènes, les enfants d'un père mort pour la pairie étaient élevés dans le Prytanée aux frais de rÈlat. Sous l'influence du Christianisme, de nombreux établissements furent fondés en faveur des orphelins, surtout à partir du xvi° siècle : Rome, Turin, Mdan, en Italie ; Gotha Berlin, Hambourg, Wurtzbourg, Francfort, Halle, etc., en Allemagne, rivalisèrent dans ce genre de charité : la maison de Halle, surtout, est célèbre. En France, la plupart des hospices reçoivent des orphelins ; il est pourvu à leur éducation dans des orphelinats. H a été formé à diverses époques des établissements destinés à recevoir certaines classes d'orphelins ou d'orphelines dignes d'un intérêt particulier : tels étaient la maison de Saint-Cyr, fondée jMur les jeunes fdles nobles par Louis XIV ; le Prytanée, fondé sous la République pour les fds de militaires, et qui subsiste encore avec quelques modifications dans le Prytanée militaire de la Flèche; tels sont la Maison de la Légion d'honneur de St-Denis, avec ses succursales d'Ecoucn et des Loges, Y Etablissement de St-Nicolas et la Maison de St-Vincent-de-Paul, à Paris, VOrphelinat de la ville de Paris, rue du Faubourg-St-Antoine ; la Société de l'Orphelinat de la Seine, VOrphelinat des Arts, pour les fdles orphelines d'artistes, de gens de lettres, etc., et quantité à'Œuvres, de Sociétés de patronage, A'Ouvroirs d'apprentissage et A' Asiles agricoles, soit à Paris, soit dans les départemenis, dus pour la plupart à la philanthropie privée, individuelle ou collective. — Pour la position civde des orphelins, voy. tutelle.
ORPHÉON, ORPiiÉo.\isTEs(d'0?-/;/j^e). On appelle orphéon une réunion de masses chorales, composées de voix qui chanlent sans accompagnement. Les premiers orphéonistes furent les enfants des écoles primaires de Paris, auxquels le musicien B. Wilhem enseignaiji le chant d'après sa méthode. Le nom d'orphéon ne date que de 1853, lorsqu'à ses cours d'enfants Wilhem ajouta des cours d'adultes. Ces derniei-s ne tardèrent pas à prendre une grande extension : une foule d'ouvriers et d'amateurs s'y firent admettre, et aujourd'hui la méthode Wilhem est répandue par toute la lisïl^ 3insi qu'à l'étranger. Depuis la mort de Wilhem (1842), MH. J. Hubert et Gounod, ses élèves, ont beaucoup contribue à |)opulariser sa méthode.
ORPHÉON, instrument. Voy. orchestrino.
ORPHIE (du gr. ôpç'.ov), Belone, genre de Poissons ma- W erygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, wniiie lies Esocidés : l'espèce type, VOrphie propr. dite ÙZZ '^^f''"/):. 9^ Aiguille des pécheurs, ^ le corps très long et res del.c, les yeux gros. Ce poisson est d'un beau veii meie d azur en dessus, argenté ou gris sur les côtés ; ilaltemt Om. /O. Il est commun sur nos côtes; sa chair est excellente.
ORPHIQUES (poésies), attribuées à Orphée, dont le nom légendaire représente le développement mystique et lyrique antérieur à Homère [Voy. le mot aèdes). Mais les' fragments et les poèmes qui nous sont parvenus sous ce titre sont de beaucoup postérieurs aux époques primitives; les plus anciens peuvent remonter au vi" siècle av. J.-C, la plupart doivent appartenir à la période alexandrine; les plus im|)ortaiits sont des hymnes, un poème sur les Argonautes, un autre sur les Pierres précieuses. — Gmsulter : Grole, Histoire de la Grèce; Bocle, Quœsliones de antiquissinia carminum Orjihicorum setale (Gùttingcn, 1858).
ORPIMENT, ORPiN (du lat. auri pigmentum, couleur d'or), minéral composé d'arsenic et de soufre (As-S^), d'un jaune orangé, sans odeur ni saveur, fusible, volatil, insoluble dans l'eau, soluble dans les alcalis. Il est très vénéneux. Il brûle sur les charbons ardents avec une faible flamme d'un bleu pâle, en répandant une fumée blanche et une odeur mixte d'ail et d'acide sulfureux. On le rencontre en masses lamelleuses, rarement en cristaux orthorhombiques, en Hongrie, en Transylvanie, etc. On l'obtient artificiellement en chauffant un mélange d'acide arsénieux et de soufre. — L'orpiment est employé comme couleur dans la peinture [orpin jaune] ; on s'en sert aussi en teinture, mais les tissus teints à 1 orpiment ne résistent ni au savon ni aux alcalis. Les fabricants de toiles peintes emploient l'orpiment artificiel pour dissoudre l'indigo jwir l'intermédiaire de la potasse. L'orpiment a été conseillé à petites doses contre les fièvres intermittentes [poudre fébrifuge de Hccher) ; les pharmaciens en préparent aussi des poudres et des pâtes épilatoires : le inisma des Turcs est un mélange de chaux et d'orpiment. Les anciens connaissaient l'orpiment naturel et le confondaient souvent avec le réalgar sous le nom de sandarakè. Théophrastc en fait mention.
ORPIN (comme Icprécéd.), Sedum, genre de la famille des Crassu lacées, renferme des plantes herbacées ou sousfrutescentes, à feuilles alternes, charnues, cylindriques ou planes, le plus souvent entières; à fleurs ordinairement jaunes, souvent aussi blanches, purpurines ou bleu clair, disposées en cyme; le fruit est une capsule épaisse, folliculaire, polysperme. Plus de trente espèces se trouvent en France. L'Orpin acre, 0. brûlant (S. acre], dit aussi Verniiculaire bridante. Poivre des murailles. Pain des oiseaux. Gazon d'or, croît sur les vieux murs, les chaumières, les terrains arides et pierreux : tige grêle, rampante, produisant des rameaux nombreux, ramassés en gazons, garnis de feuilles courtes, éparses, ovales; fleurs d'un jaune vif, scssilcs le long des rameaux supérieurs : dans plusieurs endroits, on fait avec ces fleurs des couronnes dont on orne les autels. Sa saveur est acre, brùlanljB et caustique : on l'a employé quelquefois comme émétique et comme purgatif. — L'O. reprise [S. telephium), vulg. Grassette, Herbe à la coupure. Herbe aux charpentiers, Joubarbe des vignes, croît dans les taillis, sur le bord des vignes : on l'applique sur les plaies récentes; il entre dans l'onguent populéinn. — On remarque encore 10. blanc [S. album), ou Petite Joubarbe, à fleurs blanches, qui croît sur les rochers, les toits, etc. ; l'O. à odeur de rose [S. rhodiola), etc.
ORPIN jaune. Voy. ORPIMENT.
ORQUE, Orca, genre de Mammifères, de l'ordre des Cétacés cétodontes, famille des Delphinidés et type de la section des Orcins, a pour type le Marsouin épaulard {Phocsena orca), dont la tailfe atteint jusqu'à 10 m. Voy.
marsouin et DELPIIIXIDÉS.
ORRERY, nom donné quelquefois à ime machine astronomique destinée à montrer le mouvement des astres, et nui est plus connue sous le nom de Planétaire. Ce nom lui vient de Ch. Boyle, comte d'Ori-ery, seigneur anglais du xviii* siècle, pour lequel le premier instrument de ce genre fut construit.
ORSEILLE (en ital. oricello, de l'Ital. Kucellai ou Oriccllari qui, vers 1500, enseigna l'emploi de cette substance), matière colorante que l'on retire d'un grand nombre de Lichens. On distingue parmi ces Lichens ceux de mer et ceux de terre. Les premiers appartiennent surtout au genre Roccella : telle est l'O. des anciens [H. tinctoria, R. purpurea] , qui nous vient des Canaries, ilu Cap-Vert, de Corse, etc. ; les seconds appartiennent surtout aux genres Variolaria et Lecanora : ih viennent de Scandinavie ( Fan'o^arifl corallina. Lecanora larlarea) ,
ORSELLIQUE