‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1138 sur 1729 · ORTHOPÉDIE · texte numérisé non relu

ORTHOPÉDIE

des Alpes, de l'Auvergne {Licfien parellus), des Cévennc*. clc, et croissent sur les rochers. — C'est en mettant putréfier ces lichens avec de l'eau, de l'urine et un peu de chaux que la matière colorante se développe. Elle est, suivant les conditions, jaune, rouge, pourpre, hleue ou violette. Voy. orcine, tournesol.

ORSELLIQUE acide), acide provenant du dédoublement de l'crytlirine contenue dans les lichens. L'crvthrine au contact de f'eau domie de l'érythrile et de lacide orsellique qui cristallise dan» l'eau eiï longues aiguilles. C'est un acide monobasique qui doiuie des sels : les orsellates alcalins sont seuls solubles.

ORTALIOA, nom lat. scientif. du genre Parraqua.

ORTALIDE, Ortalis, genre dinsectes, de l'ordre des Diplt'ros, lamille des Athéricères, tribu des Muscides. Les Orlalides se trouvent en France et en Allemagne, et vivent sur les herbes et les troncs d'arbres. Leur larves se nourrissent de la pulpe de la cerise, des ovaires des fleurs composées, etc.

ORTEILS fp. orteils, du lat. arlintlus, articulation), doigts des pieds. On appelle gros orteil le pouce du pieu, et petit orteil le petit doigt. La perte ues gros orteils exempte du service militaire, parce que, le pied ne portant que sur ces orteils, leur perte gêne la marche.

ORTHAGORISCUS, poisson. Voy. mole.

ORTHIS. genre de Brachiopo<les articulés de la famille des Slroplioménidés : coquille libre, à valves bomliées ou concaves, présentant chacune une aréa, et pourvue à la grande valve d'une ouverture triangulaire ; appareil brachial fonné de deux apophvses en forme de dents. Les Orihis se trouvent dans tous les terrains paléozoîques.

ORTHITE, minéral d'un brun noirâtre, à éclat résineux, rarement cristallisé dans le système clinoriiombique. C'est un silicate hydraté d'un protoxyde (fer et chauxj et d'un sesquioxydc (cérium, lanthane, didvmc, yttrium, erbium). On le trouve dans les syéniles de ^uèdc. h'Allanite et la Cériiie sont des var. d'orthite.

ORTHO..., préfixe qui s'emploie avec les préfixes para et meta pour distinguer, en Chimie minérale, les différents acides provenant d'un même anhydride, comme les acides phosphoriques. En Chimie organique, ces préfixes servent à représenter les différents isomères des composes bisubslilués de la benzine [Voy. benzine).

ORTHOCÈRE (c.-à-d. à cornes droites), Orthocenis, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes et voisins des Tenébrions.

ORTHOCLASE. Voy. feldspath.

ORTHOCONQUES (du gr. 6p6ô;, droit, et de conque), nom donné au l*^"^ et au 2' ordre des Mollusques acéphales. Ces mollusques sont pourvus d'une coqudle symétrique, équivalve, ayant une valve droite et une valve gauche foujours pourvues de deux à quatre impressions musculaires. Chez ceux du 1"^ ordre, l'empreinte palléalc ne présente pas de sinus, tandis qu'on rencontre un sinus profond chez ceux du 2" ordre : doù les noms d'O. inlégropalléales et d'O. sinupalléales. — Princiiiales familles du 1"' ordre : Asiartidées, Carditidées, Trigoiiidées, Lucinidées, Tridfutiidées. Cardidées, Uiiionide'es, Nuailidées, Arcacidées, Myfilidées, Limidées: — du 2* ordre : Clavagellidées, Plioladidées, Myacidces, Anatinidées, Saxicavidées, Solcciirtidées, Mactracidées, Tellinidées, Lédidées, Vénusidécs. Cyclasidées et CorbuUdées.

ORTHODIUM, sorte de Navet sauvage. Voy. buxias.

ORTHODOXIE (du gr. ôpOoôoV-a), croyance conforme à la règle de la foi, c.-à-d. à la doctnne et à l'enseignement de l'Eglise : on l'oppose à hétérodoxie, à Itérésie. L'Eglise prononce sur l'orthodoxie par l'organe des conciles, du souverain pontife et des évêques.

En dehors même de la religion catholique, plusieurs églises prétendent au titre d'orthodoxes : telles sont l'église gréco-russe et l'église anglicane.

ORTHOGNATHE, orthognathisme ^du gr. ôpOôî. droit, et y^iOo;. mâchoire]. Ces mots s'appliquent aux crânes humains qui se rapprochent d'une conformation idéale dans laquelle le profil (du front au menton) serait une ligne droite. Voy. prognathe.

ORTHOGONAL (du gr. 6o8d;, droit, et yûvoî, angle). En Géoinotric, une projection est dite ort/iogonale quand chaque ligne prfijetant un point de la figure est perpendiculaire au plan de projection. Deux courbes, deux surfaces sont dites orthogonales quand elles se coupent à angle droit. ORTHOGRAPHE (p. orthographie, du gr. dpôo-cpaçu),

art d'écrire correctement les mots d'une langue. On distingue : VO. grammaticale, qui est fondée sur l'application des règles de la grammaire, et VO. usuelle, qui ne dé|>end que de l'usage, et qui ne peut s'apprendre que par la pratique. Toutefois celle seconde espèce d'orthograplie n'est pas entièrement arbitraire : elle est le plus souvent fondée sur l'étymologie.

Dans quelques langues, p. ex. l'italien, l'écriture étant, presque toujours, la représentation fidèle de la prononciation, l'étude de l'orthographe offre peu de difficultés. Dans d'autres, au contraire, comme le français et l'anglais, où la langue écrite est souvent en désaccortl avec la langue parlée, rien n'est plus difficile. Aussi a-t-on fréquemment tenté de réformer l'orthographe. En France, les premières tentatives de ce genre datent de Ramus et de Meygret, au xvi* siècle. Après eux, Dangeau et Buffier, au xviV siècle; Dumarsais, Duclos, Beauzé, Voltaire, au xviii' ; Domeipie, Marie, F. Didot et quelques autres, au xix', ont proposé des réformes plus ou moins radicales: mais toutes ont échoué contre la routine, contre le ridicule ou contre le respect de l'étymologie. Ces efforts se jwursuivent auj. avec prudence et méthode par un groupe de savants qui différent entre eux sur certains points de doctrine et de détails importants (MM. Gréard, Bréal, Havet, Clédat. etc.). Une communication, faite en 1895 par M. Gréant, n'a pas eu de sanction, mais a cependant fort ému l'opinion et a préparé les voies à une réforme partielle à venir. — Voy. dans toutes les Grammaires les règles de l'orthographe. MM. F. Trémery, Boniface, F. Danne, etc., ont donné des Manuels d'orthographe ; M. Paulex, un Recueil des mots français, avec des Hègles d'orthographe. — Voy. aussi : Bréal (M.), Causeries sur P orthographe (2' édil., 1895); lli\et. Simplification de l'orthographe 1890); Gréara, Note présentée à la commission du Dictionnaire de l'Académie française.

ORTHOGRAPHIE (du gr. ôpOoypaoti). se dit : 1» en Géométrie des«-riptive, de la représentation d'un objet sur un plan en projetant tous ses points perpendiculairement sur ce plan ; 2° en Architecture, de V élévation géométrale d'un bâtiment, sans avoir égard aux diminutions de la perspective.

ORTHOGRAPHIQUE (projection). Voy. projection.

Signes orthographiques. Voy. ponctuation.

ORTHOPÉDIE (du gr. ôp6ô;, dmit, et xaiSeîa, éducation, direction). C'est la partie de la Médecine qui s'occupe des difformités des organes du mouvement (muscles, os, articulations) et des moyens d'y remédier. L'orthopédie est tantôt instrumentale, c.-à-d. agit au moyen de machines, tantôt chirui^cale, c.-à-d. qu'elle a recours à des opérations (résections, ténotomie orthopédiques). Le plus souvent elles se combinent. Les déviations de la colonne vertébrale, le torticolis, les luxations congénitales de la hanche, les genoux cagneux ou bancals, les pieds bots, les déviations rachitiques constituent la plus grande partie du domaine de l'orthopédie. — C'est surtout à propos des déviations de la colonne vertébrale que Vorthopédie peut être prophylactique ou préventive. L'hygiène de l'enfance, un mobilier scolaire rationnel préviennent et empêchent le développement des dilformités de la taille. — Les moyens à appliquer aux difformités varient suivant leur nature et leur siège. Pour certaines d'entre elles on associe parfois des opérations avec des appareils redresseurs : ténotomie (c.-à-(l. section des tendons) et minerves pour le torticolis: ténotomie, résections d'une part, et bottines, sabots, appareils à plaquettes d'autre part, pour les pieds bots. La gymnastique, l'électricité, les appareils (lits, corsets, ceintures), la position constiluent le traitement des déviations de la colonne vertébrale, dans le détail desquels nous ne pouvons entrer. — Outre les moyens susdits, on emploie comme agents auxiliaires le massage, les frictions, les manipulations, les bains de rivière ou de mer, les bains et douches de vapeur, les médications intérieures toniques, etc., dans le but de diminuer la résistance des muscles, ou de fortifier la constitution des sujets.

L'Orthopédie, comme branche de la médecine, est de date toute récente. Le premier apiiareil exlensif mécanique pour les déviations du rachis. inventé par Levacher de la Feutrie, ne parut qu'au xviii' siècle. Duverney et la plupart des autres orthopédistes construisirent leurs machines sur le même princijK; : ils faisaient consister le traitement à tirer en sens opposés les deux extrémités du tronc, le corps étant place dans la position verticale. Peu de temps

ORTIIOPIIYRE

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