ORYCTÉROPE
opri'-s, Vend, le premier, en Suisse, employa la position liorizontule. En 1822, les clocteui"s anglais Shaw, Bonciiehl et Cil. Bell firent faire à l'art d'immenses progrès, qui ont été continués jusqu'à nos jours par Delpcch, l'ravas, J. Guérin, Bouvier, etc. — Enfin les interventions sanglantes (réseiîtions orthopédiques, ostéotomie orthopédique), grâce à l'antisepsie [Voy. ce mol), sont entrées davantage dans la pratique et rendent d'immenses services, que les appareils seuls ne pouvaient donner.
ORTHOPHYRE, roche éruptivc présentant la même composition et la même structure aue le trachytc, dont elle constitue un représentant dans la série des éruptions de ré|)oque primaire; mais on réserve généralement le nom de Irachvte à des roches tertiaires. Voy. trachyte.
ORTHOPTÈRES (du gr. opôôç, droit, et TîTcpov, aile), Orthoptera, 2" ordre de la classe des Insectes, caractéiisé par ses quatre ailes, demi-membraneuses et droites : yeux fisses dans le plus grand nombre; antennes aj^ant ordmairement plus de H articles; bouche composée d'organes propres à la mastication. Le corps de ces insectes est généralement allongé, de consistance molle et charnue. Leurs métamorphoses sont incomplètes. — L'ordre des Orthoptères a été divisé en 2 sections, les Coureurs et les Sauteurs. La première renferme 4 familles : Forficuliens, Manliens ou Mantides, Blallides et Phasmiens ou Spectres; la deuxième en renferme 3 : Locustiens, Acridiens et Grylliens, Grillones ou Grillides.
ORTHOSE (du gr. ôp66î, droit, à cause de deux clivages rectangulaires), feldspath à base de potasse [K^O. A W.GSiO*], qui contient parfois un peu de soude. Il cristallise dans le système clinorhombique. Les cristaux, quelquefois simples, sont le plus souvent groupés par hémifropie. On le rencontre aussi en masses lammaires. L'orthose, naturellement blanc, peut prendre les couleurs les plus variées par le mélange accidentel de substances diverses. Les variétés translucides ont reçu le nom d'O. adulaire [Voy. adclahœ). L'O. pegmatolile, en cristaux blancs ou roses, vient des pegmatites, l'O. sanidine ou 0. vitreux, des trachytes. Les variétés vertes sont connues sous le nom de pierres des amazones {Voy. amazonite); celles d'un blanc laiteux avec chatoiement sont appelées pierres de lune; d'autres très brillantes, et aventurinées de paillettes jaune d'or, sont dites pierres de soleil, etc. — Le pélunzé qui sert à faire la couverte de la jwrcelaine n'est que de l'orthose pur; le kaolin lui-même, ou pierre à porcelaine, n'est que du feldspath déeomjwsé et privé d une grande partie de sa jK)tasse. — L'orthose se rencontre dans tous les granités, dont il forme un des éléments essentiels. Quelquefois il y est en gros cristaux très nets : les plus Ijcaux viennent du Saint-Golhard [adulaire), de l'île d'Elbe et de Baveno sur le lac Majeur (pegmatolile), de l'Eifel [sanidine), de la Scandinavie (0. laminaire), etc.
ORTHOSIE, Orlhosia, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des iNoctumes et type de la tribu des Orthosides, renferme une trentaine d'espèces, dont la plus commune en France est l'O. instable, à un gris cendré ou rongeât re et de 0 m. 03 à 0 m. 05 d'envergure.
ORTHOTOME (du gr. ôpôdç, droit, et tojxVi, section), Orthotomus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux denliroslres : bec grêle, allongé, presque droit; ailes courtes et arrondies; tarses allongés, grêles; queue méliiocre. Toutes les espèces appartiennent à l'Asie orientale ; ce sont : l'O. cliiglet, de Java, vert en dessus, blanchâtre en dessous, tète d'un roux vif; l'O. à ventre jaune, l'O. bennct et l'O. prima.
ORTHOTRIC (du gr. ôpôdç, droit, et SfptÇ, poil; des poils droits et raides qui hérissent la coiffe), Orthotricimm, genre de la famille des Mousses, section des Bryacées : tige droite, rameuse, garnie de feuilles nombreuses, courtes et obtuses, imbriquées ou étalées; fleurs axillaires ou terminales. On en compte une soixantaine d'espèces qui se trouvent partout.
ORTHOTROPE (embryon). Voy. graine.
ORTIE, Urdca, genre type de la famille des Urticées, renferme des plantes herliacées ou arbusculaires, disséminées jjar tout le glolx; et toutes hérissées de (loils causant une cuisson brûlante ; celle cuisson est l'elfet d'un liquide caustique qui suinte d'un renllement glanduleux situe a leur Iwse et qui s'insinue dans la peau : feuilles opposées ou alternes; fleurs disjwsées en grappes et altadiees a 1 aisselle des feuilles, monoïques ou quelquefois dioiques. Ces plantes, ordinairement vivaccs, ci-oissent dans
les lieux incultes, au pied des murs, parmi les décombres, et parfois aussi dans les jardins les mieux cultivés. — Les principales espèces sont : l'Ortie brûlante [U. urens), dont la racine est fibreuse et annuelle : tige baute de 0 m. 50 à 0 m. 60, très rameuse et garnie de feuilles lancéolées, ovales, dentées en scie; fleurs peu apparentes; l'O. dioïque [U. dioica), à racines rampantes et vivaces, à lige quadrangulaire, ordinairement simple, atteignant souvent près de 2 ni. : feuilles en cœur, dentées; Heurs en grappes assez longues : cette seconde espèce est la plus commune de toutes; avec les jeunes jx)usses préparées à la manière des épinards, on fait une pâtée jxnir les volailles; les tiges, mises au rouissage comme celles du chanvre, produisent une filasse dont on peut faire de lx)ns tissus. L'O. à (feuilles de chanvre, de Sibérie, avec laquelle les Baskirs et les Kamtcbadales font leui-s filets de pêche, et l'O. utile [U. utilis ou nivea), de la Chine et des Indes orientales, sont particulièrement remarquables pour leurs propriétés textiles : cette dernière cs|)èce est aussi connue sous le nom de China grass, ou Gazon de Chine. En Europe, la douleur cuisante qui suit la piqûre des orties est bientôt passée et n'exige aucun remède; mais dans l'Inde, si l'on se pique à la main, la douleur gagne le bras, la gorge et la tête, et ce n'est guère qu'au bout de neuf jours que l'accident ne laisse plus de trace. — En Médecine, on fait quelquefois usage des orties dans les rhumatismes chroniques, dans les fièvres graves.
On nonune vulgairement Orties plusieui-s plantes qui ont avec l'ortie véritable quelque ressemblaïKe de forme ou de propriétés : l'O. blanche est le Lamier blanc ; l'O. bleue, une Campanule; l'O. épineuse, le Galéopsis piquant; l'O. des nègres, la Daléchampic grimpante ; l'O. rouge, le Galéopsis ladanum, etc.
En Zoologie, on nomme : Ortie corallinc, le Madrépore muriqué ; 0. de mer, les Acalèplies et surtout les Actinies, dont le contact produit parfois sur la \)ca\i im effet analogue à la piqûre de l'ortie.
ORTIÉE (fièvre). Voy. urticaire.
ORTIVE (amplitude). Voy. amplitude.
ORTOLAN (du lat. hortulanus, jardinier), Emberiza hortulana, petit oiseau de pssage, du genre des Bruants, un peu plus gros que le Moineau et de couleur mélangée de brun roux et de noirâtre ; il est commun dans le midi de la France ; il y arrive d'Italie avec les hirondelles et habile les janlins fruitiers, les vignes, les blés cl les champs. Les Ortolans sont très recherchés jwur la délicatesse de leur chair. On les chasse surtout pendant les mois d'août et de septembre, parce qu'ils sont alore extrêmement gras. On engraisse ceux que 1 on prend au piège en les enfermant dans un endroit oljscur et en les nourrissant de millet et d'avoine. Voy. druants.
ORTYX, nom latin scientifique du genre colin. ORVALE, nom vulgaire de la sauge sci.arée. ORVET, Anguis, genre de Reptiles intermédiaires entre les Ophidiens et les Sauriens, a pour lypc VOrvet commun [Anguis fragilis), «lit aussi Serpent de verre et Envoyé : c'est un animal à corps cylindrique, long de 0 m. 25 à 0 m. 30, à écailles luisantes jaunes et noires : il est tout à fait inoffensif, malgré le préjugé vulgaire. Voy. ASGUIS.
ORVIÉTAN, électuaire ainsi appelé parce qu'il a été inventé et mis en vogue jiar un empirique d'Orriefo, ville d'Italie (Ombrie). Ce médicament, qu'on prenait à l'intérieur, était composé de vieille thériaque, de romarin, de genièvre, de cannelle et d'une foule de sul)stances stimulantes et aromatiques. Ce remède bizarre est depuis longtemps abandonné, et l'on n'ap|>elle plus marchands d'orviétaii que les charlatans, ou les gens qui débitent Ijcaucoup de paroles |X)mjx;uses, qui font beaucoup de promesses magnifiques [Hiur tromper le monde.
ORYCTÈRES (du gr. ôpuxTTip, qui fouit), petite famille de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, caractérisés par les ongles puissants de leurs membres antérieui*s, leui-s yeux petits, leur queue courte ou nulle. On distingue : les Oryctères propres, qui ont pour type la Taupe du Cap (Georychus capensis), animal de la taille du cochon d'Inde et qui a le bout du museau blanc ; les Dathyergues (Bathyergus) et les Spalax ou liats-Taupes [Voy. spalax et lemming).
Insectes. Voy. fouisseurs.
ORYCTÉROPE (du gr. ôp-jxT-np, fouisseur, et zoûî, TToSôî, pied), genre de Mammifères, de l'ordre des Eden-
ORYCTOGNOSIE