‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 114 sur 1729 · ARTHRITE · texte numérisé non relu

ARTHRITE

celle des anciens, puisqu'ils levaient le premier temps et frap|>aicnt le dernier.

ART [du lat. ars). Pris dans sa plus grande extension, ce mol, nm s'opnoso à science, exprime tout uti ensemble de procctu's à i aide desquels l'homme produit une œuvre, soit adii d'assuriT sa conservation et son hicu-ètre physique, soit pour faire naîlre quelque jouissance inlollcctuclle ou morale; d'où la grande division des arts en A. utiles ou A. mécainqites, cl ^4. libéraux. — Les A. mécaniques, qui réclament le travail de la main ou le secours des machines, ont. |)our but ou d'exploiter la nature, comme l'agriculture, ou de la transformer, ce qui donne naissance aux arts industriels et aux arts manufacturiers, t|ui se divisent à l'inlini selon les procédés qu'ils emploient ou les besoins qu'ils tendent à satisfaire. Voy. ciniessous AiiTs r>«nisriuKLS et auts et mktikks. — Les A- libéraux, fruits de l'imaginalion, s'adressent ou à l'esprit seul, d'où les Belles-Lettres (loy. belles-lettres), ou aux sens en même temps qu'à l'esprit, d'où les Beaux-Arts {Voy. beaux-arts). — Au moyen âge, on distinguait 7 arts libéraux : Grammaire, lihétorique. Philosophie, Arithmétique, Géométrie, Astronomie et Musique : les trois premiers formaient le cercle d'études appelé Trivium ; les quatre aniires, le Quadrivium.

ARTS, se disait autrefois, dans les universités, des humanités et de la philosophie. La Faculté des arts comprenait, outre les régents, professeurs chargés d'enseigner les Arts, tous ceux qui avaient obtenu le diplôme de Maître es arts.

ART SACRÉ. Voy. ALCHIMIE.

ARTS d'agrémext, locutiou vicicusc par laquelle on désire dans les maisons d'éducation la peinture et la musique.

ARTS ET MÉTIERS. Ccs profcssious étaient, sous l'ancien régime, partagées en 2 grandes classes : celles qui étaient libres et celles qui étaient en jurandes : ces dernières formaient 44 communautés d'Arts et métiers. Il y avait en outre 6 corps de marchands et fabricants, qui étaient : 1" les drapiers merciers; 2° les épiciers; 3* les bonnetiers, pelletiers, chapeliers; 4" les orfèvres, batteurs et tireurs d'or; 5° les fabricants d'étoffes, luthiers, rubaniei"s; 6° les marchands de vin. — Depuis que la Révolution a supprimé les jurandes et les maîtrises, les anciens règlements ont disparu; les patentes ont remplacé le droit de maîtrise, en sorte que l'entrée des professions commerciales et industrielles est entièrement libre. Cependant, ces professions sont assujetties à des règlements de police extérieure et de garantie générale. La loi du 22 germinal an xi a posé sur cette matière des règles qui sont encore actuellement en vigueur. — La connaissance des procédés propres aux divers arts mécaniques constitue la science appelée Technologie [Voy. ce mot). — Les Ecoles d'Arts et Métiers, fondées en 1803 par Chaptal, sont destinées à propager les connaissances relatives à l'exercice des arts mécaniques. L'enseignement y est à la fois théorique et pratique. L'âge fixé pour l'admission des candidats est de 15 à 17 ans. Il y en a 4 en France : à Angers, à Châlons-sur-Marnc, à Aix et à Cluses. — V Ecole centrale des Arts et Manufactures, fondée à Paris en 1829 par des particuliers, acquise par l'Etat en 1857, forme des ingénieurs civils, des chefs d'exploitation et d'industrie. — Le Conservatoire des Arts et Métiers, fondé en l'an m (1795) et situé à Paris, est destiné à recevoir le modèle réduit des machines et instruments propres aux arts mécanicrues, et à répandre les connaissances utiles à l'industrie. Voy. conservatoire,

ENSEIGNEMENT MODERNE, EXPOSITION, etC.

ARTS INDUSTRIELS. Sous cctte dénomination, de création encore récente, on embrasse auj. tous les procédés mécaniques, physiques ou chimiqiies à l'aide desquels l'industrie parvient à reproduire les œuvres de l'art, soit graphiques, soit plastiques. La photographie, l'héliogravure, la chromolithographie, la galvanoplastie, les reproductions j»ar le carton-pierre, le bois durci, la terre cuite, la cire; les augmentations ou les réductions par le pantographe, les découpages mécaniques, etc., etc., sont des arts industriels. Il s'est formé une Union centrale des Beaux-Arts appliqués à l'Industrie qui se propose par des expositions annuelles, par les Musées décoratifs, par des subventions aux écoles de dessin, etc., de développer en France le goût des artisans, d'élever enfin le niveau artistique de l'éducation de la masse des citoyens. Elle projette d'installer au quai d'Orsay, sur l'emplacement des ruines de la Cour des Comptes, le Musée des Arts décoratifs.

ARTS MÉCANIQUES. Voy. ARTS ET MÉTIERS.

ARTABÉ, mesure de capacité pour les choses sèches, en usage chez les anciens Perses, équivalait à peu près au médimne des Grecs, et valait 51 lit. 78. Vartabé des Egyptiens valait env. 29 lit.

ARTAMUS, oiseau. Voy. langrayen.

ARTANTHE, plante de la famille des Pipéracées, appelée encore matico. Voy. ce mot et poivrier.

ARTÉMIA, genre de petits Crustacés branchiopodes, voisins des Branchipes, qui pullulent dans les marais salants.

ARTÉIMIDE, Artemis et non Arthemis, genre de Mollusques. Voy. VÉNUS

ARTÉMIS, 105° petite planète, trouvée le 16 sept. 186& par Watson à Ann-Arbor (Etats-Unis). Voy. planètes.

ARTÉMISIÉES (du g. type Artemisia, armoise), tribu de la famille des Composées : capitules discoïdes, fleurs hermapiirodites, à style bifide; fruits cylindriques, sans aigrettes. Genres : Armoise, Tanaisie, etc

ARTÈRES (du gr. àpTT^pta), vaisseaux destinés à porter le sang soit du cœur aux poumons, comme VA. pulmonaire, soit du cœur à toutes les parties du corps, comme r.4. aorte. La 1" sort du ventricule droit du cœur et porte aux poumons du sang noir [sang veineux] ; la 2* part du ventricule gauche, et porte à tous les organes le sang devenu rouge en traversant les poumons [sang artériel). Chaque artère est formée de trois membranes superposées : l'une externe, fibro-celluleuse ; l'autre moyenne, conlraclile. dite tunique artérielle, ou membrane propre des artères; la 3° interne, prolongement de celle qui tapisse les ventricules du cœur. De la crosse de l'aorte [Voy. aorte) partent les A. carotides internes et externes, qui se rendent à la tête, et les A. sous-clavicres, qui se rendent aux membres supérieurs. De la portion descendante de l'aorte partent les artères destinées à nourrir les organes contenus dans le tiiorax et l'abdomen; enfin, VA. abdominale se divise en deux branches, appelées iliaques pinmilives, qui se rendent à chacun des deux membres inférieurs. — Ce qui fait immédiatement reconnaître une artère, c'est le batlement, ou |Hjlsation, appelé pouls [Voy. ce mot) : il naît de l'impulsion vive et brusque que le cœur imprime au sang en le lançant dans l'intérieur des artères, et de l'élasticité des parois artérielles. La plus petite ouverture pratiquée à une artère donne lieu à un jet de sang qui sort par saccades à chaque contraction du cœur; la compression de ce vaisseau, faite entre le cœur et la plaie, arrête immédiatement la sortie du sang. Voy. torsion, garrot, tourniquet, etc. artère (trachée-). Voy. trachée-artère.

ARTÉRIALISATION, phénomène par lequel le sang veineux se transforme en sang artériel, en traversant le poumon ou les branchies ou tout autre organe respiratoire. Voy. hématose et respiration.

ARTÉRIOTOMIE (du gr. àpTT)p{a, et TOp.T^, section), opération chirurgicale qui consiste à ouvrir une artère pour en tirer du sang. Cette opération se pratique seulement sur les artères temporales superficielles et auriculaires postérieures, parce qu'il est facile d'arrêter ensuite le sang, les os du crâne servant de points d'appui pour la compression.

ARTÉRITE, inflammation des artères, résultant d'une blessure, d'une ligature ou du voisinage d'un foyer purulent, h' A. est alors aiguë et débute tantôt par la tunique externe, tantôt par l'interne. — L'arlhritisme, l'alcoolisme produisent les artérites chroniques ( Voy. anévrismes) avec des foyers de bouillie jaunâtre occupant la tunique moyenne et connus sous le nom d'athérome.

ARTÉSIEN (puits). Voy. puits.

ARTHRALGIE (du gr. iof^po'J, articulation, et àXyo;, douleur), douleur articulaire sans lésion anatomique appréciable ; elle s'observe surtout chez les goutteux et les rhumatisants, dans certains cas d'empoisonnement (arthralgie saturnine) et dans diverses maladies nerveuses [coxalgie hystérique).

ARTHRITE (du gr. dfpGpov), inflammation des éléments constitutifs d'une jointure. Les A. se divisent en : ^. trauynatiques, dues à une violence; .4. inflammatoires, par propagation d'une phlegmasie de voisinage; A. de cause générale, goutte, rhumatisme; A. infectieuses, d'origine microbienne et relevant de la pyohémie, des fièvres cruptives, de la syphilis, de la blennorragie, de la tuberculose, de la morve, de la fièvre typho'ide, de la diphtérie ; enfin

ARTHRITISilE

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