ARTILLERIE
les .4. nei'vevses, dues à des lésions du système nerveux central ^ataxie). L'.4. se rci-onnait à la douleur, au gonflement, à une attitude lise du membre par contracture musculaire. L'immobilisation dans une bonne attitude est la base du traitement.
ARTHRITISME. état constitutionnel dû au ralentissement de la nutrition. La goutte , la gravelle, le diabète, l'obésité, les coliques hépatiques, le rhumatisme, certaines affections de la peau dépendent de YArthritisme.
ARTHROPODES (du grec âpQpov. articulation, et ttoO;, pied", l'un des sept embranchements en lesquels on divise aujourd'hui le règne animal : correspond à une partie des Articulés de Cuvier. Corps recouvert d'une carapace calcaire ou cornée, divisé en articles, tantôt tous distincts, tantôt soudés par régions; chaque article porte une paire d'appendices articulés susceptibles déjouer des rôles divers (antennes . mandibules, mâchoires , pattes locomotrices, pattes respiratoires, etc." ; chez les tvpes supérieurs, le nombre des appendices se réduit, et ils sont localisés à la partie antérieure du corps. La partie postérieure, qui en est dépourvue, est l'abdomen i Insectes, Arachnides). — Les Arthropodes se sulxlivisent en 4 classes : Insectes, Arachnides, Myriapodes, Crustacés.
ARTHROSPORES du gr. âp6pov et UTOpi, semence). En Botanique cryptogamique. on désigne sous ce nom les spores qui soudent leurs parois avec celles de la cellule mère ; on en trouve chez les Cyanopbycées et surtout chez les Bactériacées.
ARTHROTOIMIE. opération qui consiste a ou>Tir une jointure dans un Init thérapeutique variable, soit pour traiter une arthrite aiguë suppurée, une arthrite fongueuse, soit pour extraire un corps étranger [Voy. ce mot): ou bien encore dans le cas de coup de feu dans une articulation, pour l'explorer, se rendre compte des désordres, etc.
ARTHUR crcLE d") ou des Chevaliers de la Table ronde, renferme l'ensemble des poèmes inspirés au m* et au xin" siècle par les légendes bretonnes ou galloises, (I la matière de Bretaigne », comme dit le trouvère Jean Bodel. Voy. Hist. litt. de la France, t. XXX; Paulin Paris. 1rs Romans de la Table ronde.
ARTIBÉE. Artibeus. genre de Chauves-Souris pnyllostomes de l'Amérique méridionale, qui sucent le sang des animaux comme les Vampires.
ARTICHAUT de l'arabe ardhichoki, épine de terre), Cinara. geiue de la faniilie des Composées, tribu des Cinarées. renferme des piaules vivaces, à racine grosse, fibreuse ; à feuilles lancéolées ; à tige droite et rameuse, surmontée d'un calice grand, évasé, formé de bractées superposées et charnues, qui constituent une espèce de pomme: l'intérieur, fond on porte- feuilles est garni de poils appelés foin ; c'est cette pomme, nommée elle-même artichaut, que l'on mange dans l'espèce cultivée, le Cinara scolyrnus. Les variétés les plus estimées de celte espèce sont : 1° r.4. vert ou commun, auquel se rapportent les sousvariétés dites .4. de Laon et ,4. camus ou de Bretagne; 2" r.4. violet, plus allongé; 5° r.4. rouge, plus petit que les précédents; 4° r.4. blanc, dont la culture est la plus délicate. L'artichaut craint les gelées des pays septentrionaux ; comme il a de grosses et longues racines, il lui faut une terre profonde et meuble. — On le multiplie de graines et d'oeilletons. — L'artichaut est originaire de l'Ethiopie ; il se servait sur les tables des Grecs et des Romains. — On nomme \-uIgairement : ,4. d'hiver, le Topinambour: .4. des Indes, la Patate' .4. sauvage, la Joubarbe ; A. d'Espagne, le Pâtisson.
ARTICLE du lat. articulus). On appelle ainsi, en Anatomie, la jointure de deux os [Voy. abticclatios et ampc- TATioxl. — En Zoologie, on donne ce nom aux différentes parties des animaux dits Articulés [Voy. ce mot), ainsi qu'aux pièces mobiles des antennes, des palpes et des tarses. — En Botanique, on nomme articles les portions d'une tige comprises entre deux nœuds, dans les Graminées, les Prèles, etc. On a désigné aussi sous ce nom les cellules à plusieurs noyaux.
En Grammaire, Y Article a été défini celle des parties du discours qui précède ordinairement le substantif. On distingue : 1.4. indéfini [un, une, des , qui désigne un être eu le présentant comme inconnu ou comme indéterminé, et r.4. défini [le, la. les), qui désigne un être comme déjà connu, et qui, selon les circonstances, annonce mi'il doit être pris dans toute son étendue ou seulement dans une partie déterminée de son étendue.
Les anciens grammairiens, Régnier-Desmarais, Restant, Lhomond, se bornaient à dire que [article est une particule ajoutée à un nom pour en marquer le genre et le ' nombre. Dumarsais et Conditlac ont reconnu les premiers que l'article sert à modifier les substantifs et à indi- I quer quelle est l'étendue de leur signification. On peut j ajouter, avec Thurot, que l'article sert à substantifier le ' mot qu'il précède, c.-à-d. à faire savoir que ce mot est pris conime exprimant une substance et non une simple abstraction. — L'article n'est point une partie essentielle du discours ; ce n'est qu'une espèce d'adjectif déterminatif. Il contribue à la clarté du langage; mais plusieurs langues savent s'en passer. Le latin n'a point l'article délini.
ARTICULATION ;du lat. articulus), jonction des os. On distingue :
4° Les A. mobiles, ou ^1. propr. dites [Diarthroses), qui sont de deux sortes, selon qu'elles ont des mouvements en tous sens ;Z). orbiculaire ou vague) ou qu'elles n'ont de mouvement que dans deux sens opposés [D- alternative ou Ginglyme). Dans le 4" cas, on distingue encore : YEnarthrose, articulation d'une tête saillante reçue dans une cavité profonde, ex. : l'A. coxo-fémorale ; YÀrthrodie, où la tête est moins saillante et la cavité moins profonde, ex. : l'A. temporo-maxillaire; et 1'^. serrée ou D. planifomie, où les surfaces articulaires sont planes ou presque planes, ex. : X. du carpe et du tarse. Dans le 2« cas, on distingue r.4. en charnières ou Ginglyme angulaire, ex. : Yk. du coude et du genou, et le Ginglyme latéral iD. rotatoire ou .4. trochotdé), qui ne permet qu'un mouvement de rotation, ex. : l'A. de l'arc antérieur de l'atlas avec l'apophvse odontoïde de l'axis;
2° Les .4. semi-mobiles [Aniphiarthrose^),q}ii ont lieu par l'intermédiaire d'une substance attachée aux surfaces osseuses (cartilage), laquelle, jouissant d'une certaine élasticité, leur permet d'opérer de légers mouvements, ex. : A. des vertèbres ;
3" Les .4. immobiles [Synarthroses), qui comprennent
la Suture, ou articulation par engrenage ou dentelure, ex. :
les os du crâne; la Gomuhose, ou implantation d'un os
dans une cavité, ex. : celle des dents dans leurs alvéoles.
A la Sutiu-e se rattache YHarmonie, lorsque la dentelure
est imperceptible, ex. : os maxillaires supérieurs; à la
I Gomphose, la Schindylèse, implantation d'une lame osseuse
I dans une rainure, ex. : le vomer dans la rainure sphénoï-
i dale.
On appelle Fausse Articulation ou Pseudartkrose celle
I qui s'établit accidentellement entre les fragments d'une
fracture. — Les articulations sont sujettes à une foule de
I maladies, telles que plaies, entorses, diastases, luxations,
ankyloses, carie, rhumatisme articulaire, goutte, hydar-
throse. tumeur blanche, etc. Voy. ces mots.
ARTICULÉS. Voy. anselés.
ARTIFICE (du lat. ar/i/îciMwi^ toute composition de matières aisées à enflammer, emplovée soit à la guerre, soit à des réjouissances. Voy. feux d artifice.
ARTIFICIER, celui qui fabrique ou manipule les artifices [Voy. ce mot ; — soldat d'artillerie chargé, aux armées, de la préparation, de la conservation et de la distribution des munitions et des artifices.
ARTILLERIE, arme chargée spécialement de la construction et du service des bouches à feu ; ensemble constitué par une troupe de cette arme, les bouches à feu qui lui sont attribuées et le matériel correspondant. On doimc aussi ce nom à un ensemble de bouclies à feu constitué dans un but déterminé, et l'on dislingue YA.de campagne, Y A. de place, VA. de côte, VA. de siège et VA.de montagne.
VA. est divisée en .4. de terre et A. de marine. L'A. de terre, organisée en France par les lois spéciales du 24 juillet 4885, 28 décembre 1888 et 15 juillet 1889, comprend des troupes et un Etat-major particulier.
Les troupes se composent : de 16 bataillons à 6 battenes, à pied (les officiers sont seuls montés) ; — d'artilleurs de forteresse chargés du service des pièces de siège, de place et de côtes; — de 19 brigades d'.4. de campagne, dans chacune desquelles l'un des régiments est à 12 batteries montées (les cadres sont montés et les servants à pied peuvent trouver place sur les caissons), l'autre à 9 batteries montées et 3 batteries à cheval (tout le personnel est monté : à chaque brigade est afi'ectée une école chargée de lui fournir ce qui est nécessaire pour son instruction et de conserver