OVULE
d'ouvriers d'admînratroHtm chargées du service des subsistances (bouliinifcrs, Ixjuehers, ïioUelcurs de paille) ; elles sont commaïKÏées par des oflieiers d'atbninistralioii et dépondent du service de l'intendance.
OU V HOIR [A' ouvrer, travailler), lieu où Ion travaille. Ce mot, fort ancien, se disait parliculièrernent, dans les couvents de fdles, du lieu où les religieuses s'assemblaient à des heures réglées pour travailler à ditrércnts ouvrages. Il a été adopté de nos jours par la bienfaisance publi(|ue pour désigner des établissements où l'on procure de l'ouvrage aux femmes pauvres : ce sont des espèces d'asiles où elles trouvent le plus souvent, avec un travail assuré, un abri, du feu, de la lumière, quelquefois même des secours. Un des premiers établissements de ce genre, à Paris, et des mieux teims, est dû à M. de Gérando, dont il a conservé le nom. — On doit à Mme Mévil un écrit estimé sur les Ouvroirs de jeunes filles (1852).
OUWAROVITE, grenat de chrome et de chaux [5GaO.Cr**0">.5SiO*J, en dodécaèdres rhomboïdaux d'une [«Ile couleur vcrt-émeraude, rare ; se trouve dans les fentes d'un fer chromé en Sibérie, près IJissersk, et dans l'Oural.
OVAinp (du lat. ovum, œuf). En Anatomie, on doime ce nom à 1 organe des animaux qui contient les ovules { Voy. ce mot) ; c'est une grappe ou corps glanduleux placé près des reins des femelles de la plupart des animaux et qui communique avec l'utérus.
En Botanique, Mmaire occupe la partie inférieure du pistil. C'est dans l'intérieur de l'ovaire que les ovules fécondés acquièrent tout leur développement et se changent en graines. — L'ovaire est le plus souvent libre au fond de la fleur (Jacinthe, Lis, Tulipe) ; quelquefois il se soude par sa surface externe, en tout ou en partie, avec la base du calice : dans ce cas, l'ovaire est appelé adhérent ou infère, pour le distinguer de celui qui est libre ou siipère (Iris, Narcisse, Myrtes). L'ovaire est : sessile, quancf il n'est élevé sur aucun support (Lis, Jacinthe) ; slipilé, quand il porte sur un podogyne plus ou moins allongé (Câprier). Selon qu'il a 1, 2, 0, 4, 5 oy un plus grand nombre de loges, il est dit uniloculairc, binoculaire (Lilas, Digitale), triloculaire (Lis, Iris), quadrilocidaire (Pomme épineuse), quinquéïoculaire (Pomme, Poire, Lierre), mullilocidaire (Nénuphar). — Chaque loge de l'ovaire peut contenir un nombre d'ovules variable : la loge est : uniovulée quand elle ne renferme qu'un seul ovule (Graminées, Synanthérées) ; biovulée, mulliovulée, lorsqu'elle en contient deux, ou im nombre supérieur, plus ou moins grand.
OVALE (du lai. ovalis, d'ovunt, <Buf), nom que l'on donne quelquefois, mais improprement, à l'ellipse (Voy. ce mot). D'une façon vague, on appelle ovale toute courbe arrondie plus large dans un sens que dans l'autre. — L'ovale de Cassini est une courbe (ou un ensemble de deux courbes) telle, que le produit des distances de tous ses points à deux points fixes soit égal à un carré donné. 11 v a aussi des ovules de Descartes : ce sont des courbes telles, que, en désignant par r, r' les distances d'un de leurs points à deux points fixes on ait ar -f- br'^cia, b, c étant des nombres fixes) : l'ellipse en est un cas particulier.
Fenêtre ovale. Trou ovale, etc., termes d'Anatomic.
Voy. FENÈTRK, TBOU, etC.
En Conchyliologie, on a nommé Ovales une famille de Crustacés hcmodipodes.
OVARIOTOMIE [A'ovaire et du gr. "zoixi^, section), opération chirurgicale qui consiste à enlever, après ouverture de la cavité abdominale, un kyste de l'ovaire. L'ovariotomie normale ou opération de Battey consiste dans l'extirpation des ovaires normaux dans le but d'amener une ménopause artificielle dans le traitement des fibromes utérins. — Les Vétérinaires opèrent souvent Vovariotomie sur les femelles des bestiaux destinées à l'engraissement, et sur les juments méchantes.
OVARISME {d'ovaire], hypothèse physiologique dans laquelle on attribue l'origine de tous les animaux, et même de tous les corps organisés, au développement d'un
œut. loy. GÉNÉRATION, ÉVOLUTION.
. OVARITE [d'ovaire et de la désinence ite), inflammation de \ ovaire. Cette maladie est assez fréquente à la suite de 1 accouchement. Elle est caractérisée par une douleur plus ou monis vive dans la cavité du bassin, s'irradiant vers les lombes, l'aine et la cuisse du même côté. Le traitement consiste dans l'emploi de moyens antiphlogisliques locaux. •' r o
OVATION (du lat. ovalio), sorte de triomphe chez les Romains, l oy. tbiomphe dans ce Dict. et ovation au Dict. d'Jlist. et de Géogr.
OVE (du lat. ovum, œuf). En Architecture, on nomme ainsi : 1" des ornements qui ont la forme d'un œuf renfermé dans une coque et qui se taillent dans une moulure; 2" toute mouluie ronde dont le profil est ordinairement un quart de cercle ou quart-de-rond : on appelle oves fleuronnés ceux qui sont entoures de feuilles.
OVIBOS (du lat. ovis, mouton, et bos, bœuf), dit aussi Bœuf musqué [Dos moschatus), sous-genre de la famille des Bovidés, se compose d'animaux qui tiennent du bœuf et du mouton : cornes très élargies et se touchant à leur base ; deux mamelles ; nez couvert d'un poil fin, chanfrein busqué comme celui du mouton, pas de barlje ; membres robustes; queue courte. L'Ovibos vit en troupes dans les montagnes de l'Amérique du Nord; son aspect rappelle plutôt celui du mouton que celui du bœuf; son pelage se compose de deux sortes de poils d'une bourre longue et épaisse, et d'une soie très fine de couleur brune. 11 répand une forte odeur de musc.
OVIDUCTE (du lat. ovum, œuf, et ductus, conduit), conduit qui donne passage aux ovules et qui communique avec l'utérus.
OVIPARITÉ (du lat. ovum, œuf, et pario, enfanter), mode de génération des animaux qui pondent des œufs. Sont ovipares tous les Oiseaux, les Reptiles, les Poissons, à de très rares exceptions, ainsi que la plus grande partie des Mollusques et des Insectes. Voy. génération.
OVIS, nom lat. scientifique du genre Mouton.
OVOLOGIE fdu lat. ovufn, œuf, et du gr. Xôyoî, discours), partie tle l'Histoire naturelle qui traite de la formation et delà production des œufs [Voy. œuf). Le principe fondamental de l'ovologie est que tous les animaux naissent d'un œuf. Ce principe exclut l'hypothèse des générations spontanées. Aristote et Galien, chez les anciens, ont fait des observations importantes sur plusieurs points de cette science. Chez les modernes, les savants qui se sont spécialement occupés d'ovologie sont : d'alxird Fabrice d'Acquapendente, Harvey, Boerhaave, Haller, Malpighi et, de nos jours, G. CuVter, Dutrochet, Ehrenberg, Sieliold, \elpeau, Coste, R. Wagner et Bischoff. Voy. œuf, ovule, EMBRYON, Génération.
OVOVIVIPARES (du lat. ovum, œuf, et de vivipare], se dit des animaux chez lesquels l'œuf édùt dans le sein même de la mère et qui pondent des petits vivants. Tels sont, chez les Mammifères, les Ornithorynques, et parmi les Serpents, la Vipère.
OVULE (diminutif du lat. ovum, œuf), partie fondamentale de l'œuf [Voy. ce mot). Cette partie est une cellule spéciale qui se différencie des autres dans le tissu de l'ovaire : les parties accessoires de l'œuf, albumine et membranes, viennent s'adjoindre à celles-ci dans le canal de Voviducle. Voy. ces mots. '
En Botanique, on appelle ovules des corpuscules contenus dans la cavité ovarienne, où ils sont attachés à un renflement de la paroi (placenta], A&n?, la profondeur desquels doit s'opérer la fécondation et qui à la suite de cet acte deviendront chacun une graine. La portion inférieure du l'ovule qui s'attache au placenta s'appelle funicule ou podosperme : sa masse, de forme ovo'ide [nvcclle], est enveloppée de deux membranes, qui laissent une petite ouverture (m/cropy/e) au sommet du nucelle; le point où le funicule s'attache à l'ovule est le hile — L'ovule est orthotrope ou droit, lorsque le micropvle est diamétralement opposé au hile (Renouée, Ortie, Noyer), mais ordinairement l'ovule est anatrope ou réfléchi : le micropyle est alors appliqué sur le hile, mais, le nucelle étant resté droit, le funicule s'est allongé et a formé ce qu'on appelle le raphé. Dans l'ovule campylotrope, le micropyle est encore appliqué sur le hile, mais, le nucelle s'étant courbé, il n'y a pas d'allongement du funicule ni de raphé (Crucifères, Solanées). — Le nucelle contient dans sa région centrale le sac embryonnaire, qui produit dans les Angiospermes huit noyaux; ceux-ci se divisent en deux grouiics, trois vont en haut, trois en bas, et deux noyaux se réunissent au centre. Les trois noyaux supérieurs forment l'oosphère et les synergides ; les noyaux inférieurs donnent naissance aux cellules antipodes; le noyau central en se divisant donnera ultérieurement l'albumen. Dans les Gymnospermes, le sac embryonnaire produit l'endosijerme et les corpuscules qu'il renferme. Voy. fécondation et okaine.