‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1147 sur 1729 · L\C1DES · texte numérisé non relu

L\C1DES

OXYDENDRUM

OVULE. Ovula, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pceliuibi-anclies, famille des Cypréadécs : cotiuillc globuleuse, ovale, à spire embrassante, à ouverture étroite et longitudinale; elles se distinguent des Cyprées par leur forme généralement plus cylindrique, plus allongée, et par leur bord columellaire non denté. Les Ovules vivent aujourd'bui dans toutes les mers ; on en trouve de fossiles depuis l'étage luronien.

OXACIDES, nom donné, en Cbimie, aux a';ides oxygénés : VA. atotiqiie, VA. sulftiriqne, VA. fhosp/iorique, etc. On les oppose aux hydrarides.

OXALATES, sels formés par l'acide oxalique. Ils sont nresfjue tous, sauf les oxalates alcalins, insolubles dans l'eau. Quand on les cbauffe, ils dégagent de l'acide carbonique et de l'oxyde de carlxjne. L'acide oxalique est bibasique, donne des sels neutres C*0*M* et des sels acides C*0*MI1. Les plus importants de ces sels sont : 1" Voxalate de calcium [C*0*Ca + H*0], oui se produit toutes les fois que l'acide oxalique rencontre la cbaux en dissfjlution. Il constitue souvent les calculs urinaircs cbez l'Iiomme. On le trouve dans une foule de racines et d'écorees. La formation de ce sel est caractéristique des sels de cbaux. On le produit en versant dans un sel de cbaux de l'oxalate neutre d'ammoniaque. — Le sel d'oseille est un mélange de bioxalale et do quadroxalatc de potassium, le quadroxalate de potassium étant une combinaison du bioxalate avec l'acide oxalique (CTIKO* + C*H*0* + 411*0) ; — 2° Voxalate de sodium, qui existe dans toutes les plantes croissant sur les bords de la mer ou des lacs salés, telle que la barille d'Espagne [Salsola soda), les chénopodées maritimes, les arrocbes, les amarantes, que l'on incinère pour en faire de la soude, etc.

OXALIDE. Oxalis, genre type de la famille des Oxalidées, comprend environ cent espèces, la plupart originaires du cap de Bonne-Espérance, mais dont quelques-unes sont communes en Europe. Ce sont des plantes herbacées, traçantes, à feuilles alternes composées dont les folioles s'ou\Tent et se ferment comme un |)arapluie. à fleurs solitaires ou disposées en ombelle simple ; le fruit est une capsule membraneuse iierbacée. L'espèce la plus connue est l'O. blanche, vulg. Alléluia, Petite Oseille on Surelle (0. acelosella). Voy. oseuxe. Viennent ensuite l'O. droite [0. stricla) et l'O. cornue (0. corniculata). On cultive plusieurs espèces en serre chaude comme plantes d'ornement. — La famille des Oxalidées, détachée de celle des Géraniacées. renferme, outre le genre-type, VAven-hoa ou Carambolier.

OXALIQUE (acide), acide bibasique ayant pour formule C*OMI* et se présentant en cristaux incolores, très acides, sans odeur, et très solublcs dans l'eau. On prépare cet acide dans les lalx)ratoires en oxvdant par l'acide nitrique le sucre ou l'amidon. Industriellement on chauffe à 200° de la sciure de bois et une lessive alcaline. L'oxalate do potassium formé est transformé en oxalate de calcium, et ce dernier, décomposé par l'acide sulfurique, donne l'acide oxalique. L'acide oxalique a la propriété d'être un réducteur très énergiqiie ; il décolore le permanganate de potassium, il réduit le chlorure d'or en se transformant en gaz carbonique; à 98' les cristaux d'acide oxalique fondent, puis se subliment en se décomposant partiellement. On emploie cet acide dans les fabriques d'indiennes comme rongeant : on s'en sert aussi pour ravivage de quelques couleurs. On l'emploie, dans les ménages, pour recurer les ustensiles, instruments, harnais, etc., pu cuivre poli, et pour faire disjiaraître sur le linge les taches d'encre et de rouille ; ces applications reposent sur la faculté que possède l'acide oxalique de former des sels très solubles avec les oxydes de cuivre et de fer. Veau de cuivre n'est qu'une solution d'aciile oxalique ou de sel d'oseille : cette eau est très vénéneuse. L acide oxalique pur est vénéneux à très faible dose et mortel à la dose de 8 à 10 gr. Les mouvements du cœur sont ralentis et les malades toml)ent dans la prostration et la paralysie. On combat cet empoisonnement au moyen de la magnésie délayée dans l'eau. — Les médecins considèrent, à tort peut-être", l'acide oxalique comme rafraîchissant, et l'administrent en petite quantité sous forme de limonade. Les pastilles contre la soif ont cet acide pour base.

Il est fait mention de l'acide oxalique par Savary dès 1773: il fut obtenu pour la première fois par Bergmann, eu 1776. au moyen du sucre et de l'acide azotique bouillant; Scbeele parvint en 1784 à l'extraire du sel d'oseille.

OXAMIDE (de la première syllabe des mots oxalique cl

ammoniaque et de la termin. ide], substance blancbo, insoluble dans leau, a été découverte en 1850 par Dumas. L'oxamide est la diamide de l'acide oxalique, c.-à-d. de l'oxalate d'ammoniaque moins de l'eau, et a pour formule (COAzH*)*. On le prcpre en effet en chaulfant de l'oxalate d'ammoniaque, ou encore en mélangeant un élher neutre, comme l'étber oxalique, à de l'ammoniaque. L'oxamide peut se tx)mbiner à l'eau et reproduire l'oxalate d'ammoniaque.

OXÉTHYLE, nom donné au groupe monoatomique C*H^ qu'on retrouve dans les étbers éthyliques. On peut considérer ces éthers comme formés par l'union de l'oxétbyle et des radicaux acides : ainsi l'étber acétique peut s'écrire : CII'CO.OC^IF.

OXrORDIEN {A'Oxford, en Angleterre), nom donné, en Géoloçie, à celui des étages jurassiques qui succède à l'étage callovien et qui précède immédiatement l'étage rauracien. Il est généralement formé d'argiles exploitées jwur les tuileries, de marnes ou de calcaires marneux bleuâtres ou grisâtres. Dans certaines contrées on y trouve intercalés des dépôts de minerais de fer; quelquefois aussi, surtout à la partie supérieure, il passe à l'état de calcaire lithographique. Il est bien développé sur les côtes de îiormandie, dans les Ardennes, la Ilte-Manie, dans la chaîne du Jura, en Provence, ainsi qu'en Angleterre [Oxford clay), en Allemagne, en Russie, etc. On y distingue une zone inférieure, à Ammonites cordaius, A.peramiatus, Gryphsea dilatata, et une zone supérieure, à Ammonites transversarius, A. canaliculatus, A. Martelli.

OXHYDRILE. Voy. hydroxixe.

OXHYDRIQUE (chalitmeac, lumière, gaz). Voy. oxï-

IITDRIQUE.

OXY..., préfixe qui indique la présence de l'oxygène dans un composé. Ainsi oxychlorure de phosphore signifie ime combinaison contenant à la fois du chlore et de l'oxygène unis au phosphore [Voy. le mot qui suit ce préfixe).

OXYCEDRUS, le Genévrier cade. Voy. genévrier.

OXYCÉPHALE, l'embryon du Congre, qu'on a pris longtemps pour un poisson particulier.

OXYCHÉILE (c.-à-d. à lèvre aiguë), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères ])entamères, famille des Cicindélètes, ne se trouve qu'en Amérique.

OXYCHLORURE, combinaison chlorée renfermant aussi de l'oxygène, ex. : oxychlorure de phosphore [POCl^], oxychlorure d'antimoine [SbOCl].

OXYCOCCUS, nom latin spécifique de V Airelle coussinette. Voy. airelle.

OXYCRAT (du gr. 6;'jxpaT0v), Oxycratum, boisson rafraîchissante composée d'eau et de vinaigre et édulcorée avec un peu de sucre, de sirop ou de miel.

OXYDATION, oxYGÉSATiox. Ces deux mots se confondent souvent dans l'usage. Ils diffèrent toutefois en ce que Voxygénation comprend tous les cas dans lesquels l'oxvgène se combine avec un corps quelconque, quel que soit d'ailleurs le produit qui en résulte, et que Voxydation est proprement l'acte chimique par lequel les corps simples se combinent avec l'oxygène en proportions déterminées, de manière à produire des oxydes. L'oxvdation a lieu sous l'influence de la clialeur, de l'air humide, de l'électricité, par l'immersion des métaux dans les solutions alcalines ou acides, etc. Voy. OXYDE et rocille.

OXYDE. On appelle oxyde, en Chimie, une combinaison d'un corps simple avec l'oxygène. On distingue : 1° les oxydes acides ou anhydrides, qui en se combinant à l'eau donnent des acides, p. ex. l'anhydride azotique, l'anbvdride pbosphorique ; 2" les oxydes basiques, qui en se combinant à l'eau donnent des bases, comme l'oxyde de potassuim, de sodium ; 3' les oxydes neutres, qui n'ont aucune de ces deux propriétés, p. ex. l'oxyde de carbone, le peroxvde d'azote. On avait réservé penclant longtemps le nom d'oxyde aux combinaisons de l'oxygène et des métaux et on distinguait les oxydes acides, les oxydes basiques, les oxydes salins, qui ne sont autre chose que des anhydrides des oxydes basiques et des sels. — Pour désigner un oxyde, on fait suivre le mot oxyde du nom du corps combiné à l'oxvgène terminé par ique ou par eux et ique quand il v a i oxydes. Ex. : oxyde azoteux, oxyde azotique; oxyde ferreux, oxyde ferrique. Quand le nombre des oxydes est plus grand, on met les préfixes hyper, hypo, etc.

Pour la description des oxydes, voy. l'article du corps combiné à loxygène.

OXYDENDRÙM arborecm. Voy. Andromède.

OXYGÉNATION

OZONOMÉTRIE

. OXYGÉNATION, f'oj^. oxydation.

OXYGÈNE (du gr. O^ûî, acide, et yevvaw, jcngcndre ; itarce qu'on crut (l'alwrd qu'il entrait dans la lorniation de tous les acides), dit autrel'ois Air vital, Air déphlogisll- {jué, Air de feu, gaz simple, incolore, sans odeur ni saveur, formant la partie respirable de l'air, dans lequel il entre pour un 5°. C'est le corps le plus important de la nature : il est l'agent de la respiration animale et de la combustion [Voy. bespiration et comuustion), et fait partie du plus grand nomi)rc de composés, tels que l'eau, un grand nombre d'acides, les terres et les pierres de toute espèce, les parties végétales et animales, etc. Sa densité, comparée à celle de l'air, est de 1,105. Les animaux ])euvcnt vivre quelque temps au sein du gaz oxygène ; mais leur respiration y devient plus laborieuse que dans un volume égal d'air atmospliénque, i)ar suite de la grande irritation que l'oxygène pur produit dans les poumons. Ce gaz manifeste une très grande affinité pour tous les autres éléments, et lorsqu'il se combine avec eux, il se développe de la chaleur et souvent de la lumière : la flamme produite par la combustion du bois, du charbon et d'autres corps inflammables est due à leur combinaison avec l'oxygène de l'air. Dans l'oxygène pur, cette combustion est bien plus vive : ainsi une bougie éteinte, mais présentant encore quelques points en ignition, s'enflamme de nouveau dans ce gaz ; un ressort de montre auquel on a attaché un morceau d'amadou allumé, y prend leu instantanément : il brûle alors en projetant des globules lumineux du plus grand éclat.

On obtient l'oxygène en décomposant par la chaleur certains oxydes, tels que le peroxyde de manganèse. Le procédé le plus commode pour obtenir rapidement du gaz oxygène pur consiste à chaulfer du chlorate de potassium [CiO^K] dans un petit ballon de verre, sur une lampe à alcool ; ce sel dégage alors tout l'oxygène qu'il renferme, et se convertit en chlorure de iiotassium [ClKl. Boussingault avait projjosc en 1850 un procédé fort sim|)le pour obtenir de l'oxygène en quantité indéfinie : il suffit pour cela de faire passer un courant d'air dans im tube de porcelaine renfermant de la baryte, qu'on chauffe fortement et qu'on refroidit alternativement : la baryte, portée au rouge blanc, s'empare de l'oxygène et donne du bioxyde de baryum ; elle l'abandonne ensuite par le refroidissement sans avoir subi aucune altération. La production de l'oxygène se réduirait ainsi à une dépense de combustible. Malheureusement l'action de la baryte n'est pas indéfinie. Plus récemment, Tessié du Motay a remplace ce procédé par la calcination du permanganate de potasse ; celui-ci cède son oxygène et se transforme en manganate, que l'on peut ensuite faire repasser à l'état de permanganate par l'action de l'air. Actuellement on prépare en grand l'oxygène par le procédé de Boussingault et on livre ce gaz au commerce dans de grandes bouteilles en fer où il est comprimé.

L'oxygène s'unit à presque tous les corps jwur donner des oxydes ; il donne de Veau avec l'hydrogène. Pour les composés qui contiennent de l'oxygène, voy. oxydes.

C'est le chimiste anglais Priestley qui est parvenu le premier, en 1774, à isoler le gaz oxvgène; après avoir découvert, concurremment avec Scheeïe, que 1 air atmosphérique est un mélange de deux gaz, Lavoisier reconnut, la même année, que la combustion des corps à l'air consiste dans une combinaison de ces corps avec l'agent fiu'il nomma oxygène. De l'époque de ces importantes découvertes date le développement scientifique de la chimie.

Oxygène électrisé ou odorant. Voy. ozone.

OXYGÉNÉE (eau). Voy. eau.

OXYHÉMOGLOBINE. Voy. hémoglobine.

OXYHYDRIQUE (gaz). Voy. gaz.

Chalumeau oxyhydrique. Voy- ciialuîieau.

Lumière oxyhydrique. Cette lumière, recherchée surtout pour son intensité et utilisée en particulier pour les projections lumineuses, est produite par la flamme du ^z declairage dans laquelle un tube amène la quantité a oxvgenc suffisante pour brûler entièrement le carbone ; le plus souvent on dirige le jet sur un bloc de chaux, qui donne a la flamme une intensité considérable [Lumière Drummond).

OXYMEL (du gr. ôçûixsXi), espèce de sirop formé par une solution concentrée de miel dans un vinaigre simple ou compose. On emploie, en Médecine, Yoxmnel simple, lait avec du vmaigre blanc, c'est un rafraîchissant, et Voxy-

niel itcillilif/ue, fait avec du vinaigre scillitiquc, c'est un diurélifpie.

OXYRYNQUE (du gr. ôÇû?, aigu, et pûyyo;, bec), Oxyrhynchus, nom donné par les zoologistes à plusieurs espèces d'animaux qui sont également caractérisés par l'acuité du bec, notamment : à un oiseau de l'Amérique du Sud, l'Oxyrhynchus flammiceps, qui doit être classé suivant les uns parmi les Sittelles, suivant les autres parmi les Cassiques ou parmi les Tangaras; — à plusieurs poissons, appartenant aux genres Mormyre, Squale, etc. ; — à une famille de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures ; — à un genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionites, etc.

OXYSTOME (du gr. ô^û;, aigu, et aTOfia, bouche), famille de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, dans la classification de Milne Edwards.

OXYTON (du gr. ô^ûtovoç), terme de Grammaire grecque, se ait des mots qui ont l'aigu sur la dernière svllabe (xaAÔî); on a'^^cWc paroxytons ceux qui l'ont sur

la pénultième (T,[i£pa), et proparoxytons ceux qui l'ont sur l'antépénultième (âv6p(i)'::oî).

OXYTRIQUES (du çr. ô^ûç, aigu, et Srpt^, z^v/à^, poil), genre d'Infusoircs ciliés, du groupe des ïrichodiéns. Voy.

TRICnODES.

OXYURE (du gr. ôÇûî, aigu, et oopà, queue), Oxyuris, espèce du genre Ascaride, se compose de vers intestinaux à corps cylindrique ou prescjuc fusiforme, terminé en pointe aiguë. \j Oxyure vermiculaire se trouve fréquemment dans le rectum de l'homme et surtout des enfants soumis à un régime débilitant. On l'expulse avec des lavements composés d'absinthe, de valériane, d'aloès ou d'huile animale de Dippel. Voy. ascaiudes et nématodks.

OYANT (part, du verbe ouïr) : c'est, en termes de Palais, celui à qui ou rend un compte de justice.

OZÈNE (du gr. ôî^aiva, puanteur), affection caractérisée par la fétidité des fosses nasales : on donne le nom de punais aux individus qui sont atteints de cette affection. L'ozène peut provenir de lésions affectant la membrane muqueuse, d'une maladie des os du nez, de vices de conformation de ces mêmes os. Dans le premier cas, on conseille les injections et les fumigations astringentes ou excitantes; mais CCS moyens sont la plupart du temjjs sans succès quand la maladie est invétérée. S'il y a lésion des os du nez, comme cet état provient le plus souvent d'une maladie générale, scrofuleuse, syphilitique ou cancéreuse, c'est contre cette dernière qu'il faut diriger le traitement. La perte de l'odorat est une conséquence ordinaire de l'ozène.

OZOCÉRITE ou ozoKÉRiTE (du gr. ôÇw, avoir de l'odeur, et xfipoî, cire), dite aussi Cire minérale ou C. fossile, carbure d'hydrogène naturel, présentant la consistance de la cire et que l'on trouve notamment en Moldavie, en Moravie, en Suisse, etc. : c'est la parafline presque pure.

Voy. PARAFFINE.

OZONE (du gr. 6^(j}, avoir de l'odeur), nom que l'on a donné à un état particulier de l'oxygène caractérisé par une odeur vive et une activité chimique puissante. L'ozone se forme soit quand on électrisé l'oxygène (ce qui arrive à l'oxygène de l'air pendant les orages), soit quand certaines substances, telles que le phosphore ou le zinc, s'oxydent lentement, soit cnlin quand l'oxygène est produit par une réaction qui le dégage à faible température. La chaleur transforme en effet l'ozone en oxygène. L'ozone est doué d'une odeur sulfureuse ou pliosphorée ; il oxyde éiiergiquement l'argent humide, il déplace l'iode des iodurcs alcalins; en présence des bases, il oxyde l'azote lui-même et donne du nitre. C'est probablement à cette action qu'est duc la production du salpêtre naturel, qui se forme en abondance dans les climats chauds et humides. — Un volume d'ozone contient 1,5 fois autant de molécules qu'un même volume d'oxygène.

L'ozone a été signalé par Schœnbein en 1840. Fremy c. Becquerel (1854) ont établi que l'ozone est une modification allotropique de l'oxygène.

OZONOMÉTRIE (d'ozone et du gr. jjLÉTpov, mesure), méthode pour mesurer l'ozone de l'air. Jusqu'ici on s'est servi de papiers dits ozonotné triques. Ce sont des bandes de papier à filtrer, trempées dans de l'amidon contenant un peu d'iodure de potassium. L'ozone met en liberté l'iode, qui bleuit l'amidon, et une échelle de 10 teintes permet de comparer ces couleurs entre elles. Ce papier a l'inconvénient de bleuir sous l'inlluence des vapeurs ni-

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