PAGAIE
treuse*. llouzeau a proposé l'emploi de papier coloré en rouso voiiicus et dont une moitié est imprégnée diodure de potassium.
Le papier amidonné suffit pur indiquer la urésence de l'ozone dans l'air; mais il n'en peut doser la quantité. P. Tlienard a indiqué un moyen de doser lozone, fondé sur la propriété que possède l'acide arsénieux de passer à l'état d'acide arsenique sous Taclion oxydante de l'ozone et sous celle du perman^nate de potassium. En versant de ce permanganate, qui est d'un rouge intense, dans
une solution incolore d'acide arsénieux, ceiui-ci prend de l'oxygène au premier en le décolorant ; l'action oxydante ne cesse qu'avec la décoloration, et quand la teinte rouge apparaît, c'est que tout l'acide arsénieux a été transformé en acide arsenique. Il est clair que, si une quantité donnée d'acide arsénieux a été en contact avec de l'ozone, il y aura eu formation d'acide arsenique et il faudra ajouter moins de permanganate titré pour faire apparaître la coloration que si ce sel avait agi seul comme oxvdant.
P. 16" lettre de notre alphabet et la 12" des consonnes, appartient à l'ordre des labiales. Pli se prononce comme y et représente le o grec. — Employé comme signe numérique. P, qui s'écrivait en grec II, lettre initiale de pente, cinq, signifia d'abord b, et tout nombre inséré dans le II se trouvait multiplié par 5 : ainsi lïl [pour pente et déka, c.-à-tl. 5x10] valait M). Dans l'écriture numérale adoptée plus tard, -' valut 80 et - 80 000. Chez les Romains, on trouve quelquefois P employé avec la valeur de 400; P avec celle de 400 000. — Dans les abréviations anciennes, P signiflait Ptiblius, Paulus. proconsul, pra'tor. pontifex iopidus, plebs; P. C, patres conscripti; P. k., pridie ialendas ; P. II. (ou X ou C] S. L.,pondo dtiarum (ou decein ou cenlitm semis libraruni, poids de "1 (ou 10 ou 100; demi-livres. — Auj. P. devant les noms signifie Pierre ou Paul: Ph., Philippe; devant le nom d'un religieux, P. se met pour Père le P. Bridaine]. — Au bas des lettres, P. S. signifie postscriptum. — En Musique, P. s'écrit pour piano. PP. pour pianissimo. — En Métrologie, P. signifie pied, et p. pouce. — Sur les monnaies, P. indiquait jadis la monnaie frappée à Dijon. — Dans les formules chimiques et miiieralc^iques, P ou Ph signifie phosphore ; Pb, plomb ; Pd, palladium ; Pe. pélopium ; Pt, platine
PACA, Cœlogenus, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, famille des Caviens. renferme des animaux nocturnes, hauts de 0 m. 55 sur 0 m. 50 de long, fouisseurs comme les lapins et pourvus d'aliajoues d'où leur nom scientifique) : corps gras et trapu, poil rude et court ; pieds à 5 doigts, queue nulle. Les Pacas vivent dans les forêts humides de l'Amérique du Sud; ils se nourrissent de fruits et de racines: leur cri ressemble au grognement d'un petit cochon. Us s'apprivoisent aisément; leur chair est comestible. On distingue le P. noir ou brun [C. subniger] et le P. fauve iC. fulvus].
PACAGE (du b.-\al. pascuaticus, du lat. pascMa), action de faire paître des troupeaux. Le droit de pacage est le droit |X)ur une |)ersonne d'envover paître ses bestiaux sur le fonds d'aulrui; on l'appelle droit de parcours ou de vaine pâture [Voy. ces mots), quand il est exercé par les habitants d'une même commune qui font paître leurs troupeaux dans certains pâturages en jachère ou eu friche, conune dans les landes p. ex. — Le droit de pacage est classé par le Code civil (art. 688, 691) au nombre des senitudes discontinues.
PACARET ou PAXARÈTE, vin doux de Xérès [Voy. xérès) préparé avec des raisins que l'on a fait sécher avant de les envoyer au pressoir.
PACE'(isî, prison. Voy. rs page et oubliettes.
PACHA, haut dignitaire en Turquie. Voy. cet article au Dict. d'Hist. et de Géogr.
Pacha à deux queues ou Symphale jasitts, papillon.
Voy. SVMPHALE.
PACHALIK. Voy. p.\cha au Dict. d'Hist. et de Géogr.
PACHIRIER, Pachiria, genre de la famille des Sterculiacées, tribu des Bombacées, renferme de grands et beaux arbres propres à l'Amérique : feuilles digitées à 7 foUoles oblongues. luisantes en dessus, glauques en dessous ; bouton de la fleur, très long, s'ouvrant en 7 grandes lanières et laissant échapper une immense aigrette d'élamiucs d'mi blanc jaunâtre. L'espèce type, le P. aquatique (P. aquatica], ou Cacaoyer sauvage, est un arbre de 6 à 7 m., au tronc revêtu d'une écorce cendrée, recouvrant un bois spongieux et mou; ses fleurs ont jusqu'à 0 m. 45 de long. Le P. à grandes fleurs [P. insignis] a été introduit en Europe en 1 796.
PACHNOLITE. minéral qui accompagne la Cryolite au Grœnland et qui est un fluorure d'aluminium, de sodium et de calcium, Na FI . Ca FI* + Al* Fl^.
PACHYDERMES du gr. Tayû;, épais, et Sépiia, cuir, peau), se dit, en Zoologie, des animaux qui ont la peau épaisse, comme l'Eléphant et le Rhinocéros. Cuvier en avait fait mi ordre de la classe des Mammifères, qu'il avait divisé en trois familles : les Pachydermes propr. dits (Rhinocéros, Hippopotame, Cochon, etc.), les Proboscidiens (Eléphant) et les Solipèdes (Cheval). Depuis, les Pachvdermes ont été dispersés dans les ordres des Proboscidiens, des Jumentés et des Bisutques.
PACHYPLEURÉES, tribu de la famille des Ombellifères. Voy. ce mol.
PACIFICATION ÊDiTs de), nom donné en France, pendant les guerres de religion du xvr siècle, à des edits dans lesquels les rois révoquaient ou adoucissaient les lois sévères publiées contre les protestants. Voy. êdits et religion GCERRES de) au Dict. a Hist. et de Géogr.
PACOS. Voy. coLOR.\Dos.
Auchenia pacos. Voy. alpaga.
PACOTILLE de paquet). On nomme ainsi une certaine quantité de marchandises assorties, propres aux pays lointains vers lesquels se dirige un navire, et dont se charee le capitaine ou quelqu'un de l'équipage, à la condition de partager le bénéfice de la vente avec celui qui a fourni la pacotille. Souvent aussi c'est un commerçant qui fait luimême l'acquisition d'une pacotille, qu'il charge à l)ord du bâtiment où il s'emliarque lui-même. Les marchandises dites de pacotille sont en général des marchandises <le qualité inférieure, dont on ne pourrait se défaire avantageusement en Europe.
PACQUAGE. art de trier et de disposer le poisson salé dans des barils pour le transporter. C'est du pacquage que dépendent la conservation et la lionne qualité des poissons salés. Les Hollandais lui sont redevables du grand débit que leurs harengs salés ont dans tonte l'Europe.
PACTE (du lat. pactiim, convenu). En Droit civil, ce terme est synonvme de contrat ou de convention.
Pacte comviissoire, P. compromissoire, P. de rachat. Voy. coMMissoiRE, coMPROsiis ct RACHAT. En Droit romain, ce mot désignait les simples ententes dépour\-ues d'action, par opposition aux contrats civils, munis d'action.
Dans l'Histoire, on a donné le nom de pacte à plusieurs conventions politiques conclues soit entre un prince et ses sujets [Pacta contenta de Pologne), soit entre plusieurs souverains unis par les liens du sang [Pacte de famille de 1761). — On a flétri du nom de Pacte de famine le monopole de la vente de grains accordé pendant le xviii» siècle à certains financiers. Voy. ces mots au Dict. d'Hist: et de Géogr.
PADICHAH (du persan pad, protecteur, et chah, souverain), litre d'honneur que porte le sultan des Ottomans, et qu'il donne, en leur écrivant, aux souverains des grandes puissances.
PAOOU ou PADocE, espèce de ruban ordinairement composé de soie et de (iloselle ou de filoselle ou de fil, et ainsi nommé parce que les premiers rubans de ce genre ont été fabriqués à Padoue en Italie. Ces rubans sont très forts, mais ils n'ont pas le lustre et le poli des rubans de soie ; ils s'emploient surtout en ameublement. On en fabrique beaucoup aux en\-irons de Lyon. — C'est aussi le nom donné à une race de poules très estimée.
PADUS. nom latin du Putiet, sorte de Prunier.
pyEONIA, nom latin botanique de la Pivoine.
PAGAIE [de l'indien ^ajfat), petit aviron court et à large
PAGA?{ISME
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PAILLE
F elle avec lequel les insulaires de la mer des Indes cl de Océanie font marcher leurs pirogues. La pagaie ne porte pas sur rembarcation et agit seulement par la force des nras. l! y eu a dont les deux bouts sont terminés chacun par une pelle et que la rameur lait plonger alteniativement dans l'eau de côte et d'autre de la pirogue.
Les Rallineurs de sucre nomment ainsi une grande spatule de bois avec laquelle on remue le sucre quand il ral'raichit, afin d'en former le grain.
PAGANISME (du l&l. paganus, paysan), nom donné vers le v siècle au polythéisme des Grecs, des Romains, des Celtes et des Germains, parce qu'il se maintint encore longtemps chez les paysans, après qu'il eut été abandonné par les liabitants des villes. A. Beugnot a donné l'Histoire de la chute du paganisme en Occident. Voy. polythéisme
et MYTHOLOGIE.
PAGE (du lat. pagina), se dit, en Typographie, d'un des côtés d'un feuillet, ainsi que de l'impression qui y est contenue. Mettre eu pages, c est transformer les colonnes des placards en pages pour le volume. Le metteur en pa^es est 1 ouvrier charge de ce travail. La pagination est la série des numéros des pages d'un livre, mdiquant leur ordre relatif.
l'AfiE (du h.-ht. pagius, de pageusis, vilain). Las pages étaient déjà connus des anciens. Chez les Perses et plus tard chez les Romains, les grands entretenaient, pour leur service domestique, de jeunes garçons d'une beauté remar-
?|uable et richement vêtus. Au moyen âge, les seigneurs éodaux s'entourèrent de jeunes gentilshommes qui faisaient auprès d'eux l'apprentissage des armes et de la chevalerie. On les désignait à cette eiJoque par les noms de varlets ou de damoiseaux, selon qu'ils étaient affectés au service du seigneur ou de la dame châtelaine, et le nom de page, du moins jusqu'au temps des rois Charles VI et Charles Vil, ne paraît avoir été appliqué qu'à des garçons de pied de condition inférieure. Les pages portaient la livrée de leurs maîtres, les accompagnaient partout, exécutaient leurs messages, et même les servaient à table. A l'âge de 14 ans, ces jeunes gens étaient mis hors de page ai reçus écuyers. Les pages survécurent à la chevalerie : les rois de France et les princes du sang entretinrent auprès d'eux, juscju'à la Révolution, un certain nombre de pages, dits aussi enfants d'honneur. L'empereur Napoléon I"^ rétablit les pages. La Restauration les avait conservés; mais ils furent supprimés en 1830.
PAGEL, Pagellus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sparoïdes et très voisin des Pagres, renferme 11 espèces, dont 6 appartiennent à nos mers : la plus connue est le Pagel commun (P. erythrinus], de la Méditerranée, long de 0 m. 35, d'un beau rouge carmin, passant au rose sur les côtes, avec des reflets argentés sous le ventre ; sa chair est blanclie et agréable au goût. Parmi les autres espèces, on remarque le P. à dents aiguës ou liousscau, le P. bogue-ravel ou Pilonneau, le P. à museau court, le P. momie ou Mormyre, etc.
PAGNE (du lat. pannus), morceau d'étoffe dont les nègres et les Indiens, qui vont nus, s'enveloppent le corps, depuis la ceinture jusqu'aux genoux ou jusqu'au milieu des cuisses. C'est ordinairement une toile de coton teinte en bleu ou en rouge, ou bien encore rayée. Dans les Indes orientales, on emploie, pour cet usage, des cotonnades fines.
PAGNON (du nom de l'inventeur), drap noir très fin, ratine à l'envers, et qu'on fabrique à Sedan.
PAGODE (du persan bout, idole, et koudè, maison), nom donné par les Européens aux temples brahmaniques et bouddluques en Asie et en Malaisie. Ces temples se composent généralement d'une enceinte flanquée de tours caiTées qui se terminent en dômes allongés et massifs, et de sanctuaires surmontés de calottes oblongues; les murs A^'pi ^^^^^ ^^ sculptures qui représentent des animaux. A Elora, dans l'Inde, on voit les plus anciens monuments de ce genre : des cavernes sculptées où se trouvent des salles soutenues par des colonnes, et des temples taillés dans le roc; on admire surtout le temple de Siva, fait dun seul rocher fouillé et sculpte en tous sens; au milieu d une cour creusée elle-même dans les flancs de la col me s élèvent des portiques, deux obélisques de Y me res, un sanctuaire haut de 30 mètres, et plusieurs chapelles dont les murailles sont décorées de statues et de bas-reliefs innombrables. La plus fameuse pagode est
aujourd'hui celle de Djaggernath, célèbre par le nombre des pèlerins qui s'y rendent tous les ans pour la fête de Vichnou; on y trouve la confusion et la richesse d'Elora : 50 chapelles sont renfermées dans une enceinte carrée de 200 mètres de côté ; le temple est une tour carrée, qui se termine en pyramide arrondie par le haut, avec onze étages en retraite formant autant de terrasses. D'autres
Eagodes dans l'Indo-Chine, le Thil)et et la Chine sont en riques ou en pierres, souvent incrustées de marbre, <le jaspe, de porcelaine; les moins riches sont en bois peint. Les j)agodes, anj. ruinées, de Boro-Boudor à .lava, et d'Angkor en Indo-Chine, dans l'ancien pays khmcr, sonl des monuments de premier ordre et justement célèbres. — Au xviii^ siècle, les pagodes furent fort à la mode en Eurojie : des princes et de riches particuliers firent alors d'énormes dépenses pour en construire dans leurs parcs; celle de Chanteloup, près d'Amboise, la plus belle, lut bâtie par le duc de Choiseul.
On donne aussi le nom tle pagodes à de petites figures grotesques qui viennent de Chine.
PAGODE, monnaie d'or des Indes : la P. au croissant vaut en movennc 0 fr. 46 ; la P. à l'étoile, 9 fr. 35 ; la P. de Pondïchéry, 8 fr. 32.
PAGODITE, minéral avec lequel sont fabriqués un grand nombre d'objets venant de Chine. La Pagodite est très analogue à \' Agalmatolite [Voy. ce mot), et s'en distingue par ses teintes rouges et gi'ises. On a aussi appelé Pagodite une variété de Stéatite.
PAGRE, Pagrus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sparoïdes, voisins des Pagels et des Daurades : ils diffèrent des premiers par leur museau qui est très court, et des secondes par leurs mâchoires, qui sont garnies, sur les côtés, de dents rondes, placées seulement sur deux rangs, les unes à côté des autres, comme des pavés, ce qui leur a fait donner le nom de Gueules pavées. Le Pagre ordinaire [P. vulgaris), de la Méditerranée, se nourrit d'algues, de seiclies, de squilleset de coquilles : il pèse jusqu'à 5 kilogr. Sa partie su|)érieure est argentée, teinte de rougeâtre sur l'épaule. Sa chair est j>eu estimée. Le P. acarne est une espèce de Pagel, très voisine du Rousseau.
PAGURE (du gr. -nàyoupoî), Pagurus, genre de Crustacés, de l'ordre Des décapodes macroures, type de la tribu des Paguriens, caractérisés surtout par leur queue molle et contournée en hélice, qu'ils ont, jwur la plupart, l'habitude d'introduire dans les coquilles abandonnées : cette habitude singulière leur a valu les noms vulgaires de Bernard-V Ermite [Voy. ce mot), de Diogcnc, etc. Comme leur corps prend sans cesse de l'accroissement, ils sont obligés de clianger tous les ans d'habitation. — La tribu des Paguriens comprend 4 genres : Pagurus (g.-type), Canccllus, Cœnobila et Dirgus.
PAIE, PAIEME>T. Voy. PAVE, PAYEMENT.
PAILLASSE (de paille), nom donné, dans les spectacles forains, au personnage ordinairement vêtu d'une toile à paillasse ou à matelas, dont le rôle est de débiter des niaiseries ou de contrefaire gauchement les tours de force qu'il voit faire : on dit aussi pitre. Voy. parade.
Dans la Construction, on nomme ainsi une construction à hauteur d'appui sur laquelle on pose les fourneaux et le carrelage, ou sur laquelle on monte les appareils. Se dit aussi de construction hourdée légèrement sur carcasse en petits fers — de soutien — appelés côtes de vache.
PAILLASSON. En Horticulture, c'est une espèce de claie en paille longue, étendue et attachée sur des perches, dont on couvre les couches et les espaliers, afin de les garantir de la gelée. On distingue les P. pleins, qui couvrent directement les plantes, et les P. à claire-voie, que l'on place sur les vitraux des serres pour les garantir d'une chaleur trop forte en brisant ou adoucissant les rayons du soleil.
PAILLE (du lat. palea). On appelle ainsi les chaumes desséchés des Graminées et surtout des Céréales (froment, seigle, avoine, orge, riz, etc.), après qu'on a retiré les graines de l'épi. La bonne paille, surtout celle de froment, est d'un jaune doré, d'une odeur douce et d'une saveur sucrée ; renfermée avant sa complète dessiccation, elle perd de ses qualités. Ce qu'on appelle paille de mais n'est point la tige, mais bien les feuilles et les spathes de celle graminée.
La paille a des usages très variés : elle entre dans l.i nourriture des bestiaux et des chevaux; elle leur sert de