ARTILLERIE
AS
son matériel de mobilisation ; le personnel de celle école appartient à l'Elat-uiajor particulier de l'arme; — de 16 batteries d'^. de montagne (batteries montées); les pitces et leurs all'ùls peuvent être portés par des animaux de biît; — de 2 régiments d'artilleurs poutoiuiiers à 12 compaj<ni's à pied, clmrgés de l'établissement des ponts de bateaux; — enfin de 10 compagnies iVoiivriets d'artillerie et 3 compagnies d'artificiers, qui sont destinées à fournir des détachements aux parcs d'artillerie. Le service de l'Algérie est assuré par 16 batteries.
Les premières troupes attribuées à l'artillerie onl été organisées par Louis XIV en 1671.
L'Etat-major particulier de VA. se compose d'officiers et d'employés militaires appelés {fardes d'artillerie, contrôleurs d armes, ouvriers d'étal, chefs armuriers et (gardiens de batterie, ayant rang d'officiers et de sous-officiers. Il a pour mission |)rincipale d'assurer l'approvisionnement de l'armée en armes, munitions, équipages et matériel. — Pour l'exécution de ce service, les territoires de la France, de la Corse, de l'Algérie et de la Tunisie sont répartis en 22 commandements, comprenant 32 directions, subdivisées en arrondissements, et en 5 sous-inspections des forges (chargées des relations avec l'industrie civile).
Les directions, placées sous les ordres de colonels ou lieutenants-colonels, comprennent : les arsenaux des places, les magasins de l'Artillerie et divers ateliers pour la réparation et la confection des armes portatives et ou harnaciiement. En outre, l'Artillerie dispose : 1° d'établissements essentiellement producteurs : 3 manufactures d'armes, i fonderie, 7 ateliers de construction du matériel ; 2° d'établissements d'expériences ou d'instruction générale, savoir : la Poudrerie militaire du Bouchet, l'Ecole de Pyrotechnie de Bourges, 3 commissions d'expériences, etc. Tous ces établissements, y compris les directions, relèvent directement du Ministre de la Guerre. Un comité consultatif d'Artillerie, auquel est annexée une section technique, est installé auprès du Ministre.
Le corps des officiers d'Artillerie est recruté à l'aide : 1° d'élèves de l'Ecole Polytechnique dont l'instruction militaire et technique est complétée à Fontainebleau ; 2° de sous-officiers de choix ayant passé par l'Ecole de l'Artillerie et du Génie, à Versailles.
L'Artillerie de campagne a la composition suivante dans les principales puissances étrangères continentales : Allema' gnc : 587 batteries montées et 47 batteries à cheval, réparties irrégulièrement entre 20 brigades (1 par corps d'armée) à 2 régiments. Italie : 24 régiments à 8 batteries montées. Autriche-Hongrie : 14 brigades, composées chacune d'un régiment de corps et de 2 divisions indépendantes de batteries; chaque régiment fournit 9 batteries, chaque division indépendante 3 batteries; ces batteries sont à 8 pièces. Il existe en outre 16 batteries à cheval à 6 pièces. Russie : 48 brigades à 6 batteries de 8 pièces d'Artillerie montée, 50 batteries à 6 pièces d'Artillerie à cheval.
On doit au général Favé une Histoire du progrès de l'Artillerie (1863), et au lieutenant-colonel Plessix un Manuel complet d'Artillerie (1891).
L',4 . de marine a une organisation analogue à celle de terre. Ses troupes se composent de 23 batteries, attachées normalement aux 5 ports de guerre. Son Etat-major particulier a jMur mission principale d'assurer l'approvisionnement de toute l'armée de mer, y compris la Hotte, en armes et munitions.
Dès le xiii* siècle on trouve en France une charge de Maître de l'Artillerie. Le nom et la chose subsistèrent avec l'introduction des bouches à feu. J. et G.- Bureau en exercèrent les fonctions sous le règne de Charles Vil. En 1479, Louis XI créa un Maître général de l'Artillerie, que François I", en 1515, éleva au titre de Grand Maître et cajntaine aénéral de l'Artillerie, en réunissant à cette charge celle de Grand Maître des arbalétriers. Galiot de Genouillac (1512), Maxim, de Béthune, duc de Sully (15991, les maréchaux de France Schomberg, La Meilleraie, d'Effiat, furent honorés de cette charge. Elle fut supprimée en 1755, et ses attributions réunies au ministère de la Guerre : c'est peu après, en 1758, que fut constitué le corps royal de l'Artillerie et du Génie, commandé par des inspecteurs généraux. Les deux Lavallière et l'illustre Gribeauval (1765) remplirent successivement ces fonctions et mai-quèrent leur passage par de grandes améliorations dans toutes les parties du service (Voy. l'ordonnance du 3 nov. 1776;. j
Sous le Consulat et l'Empire, les généraux d'Aboville, Marmunt, Lariboisière et Eblé se firent remarquer dans telle position importante. Depuis eux, le général Paixlians (il faire de nouveaux progi'ès à celte branche de l'art militaire, qui n'a pas encore dit son dernier mot. L'iincnuDii des canons rayés et celle plus récente encore des mitrailleuses et des projectiles à la mélinite et autres onl révolutioinié de nos jours l'art de la guerre.
Consulter sur ce sujet : le Traité d' Artillerie de Pioberl, 1828; le Dictionnaire d' Artillerie de Colle, 1822- 32; l'Histoire de l'Artillerie de Brunet, 1842; les Etudes sur le passé et l'avenir de l'Artillerie (1846 et 51), du prince L. Bonaparte; Y Histoire des progrès de l'Artillerie de Favé (1863) ; l'Histoire de l Artillerie française de Susanne (187o), etc.
Musée et Dépôt central de V Artillerie. Voy. musées.
ARTIMON (du gr. àpTéjj.wv). Le mût d'artimon est le plus petit des mâts d'un vaisseau et celui qui est le plus près de la poupe : il se compose d'un bas-mât, d'un mot de hune, du mât de perruche et d'une flèche en l'air; il donna son nom à une voile en trapèze qui se borde sur le gui et à la vergue qui porte cette voile.
ARTIODACTYLES, mammifères ongulés à doigts pairs: souvent les deux doigts externes sont rudimentaires et les deux moyens reposent sur le sol. Ce groupe renferme les Suidés (Porc, Sanglier etc.), les Anoplothéridés (fossiles) et les Humiuaiits
ARTISONS, ARTusoNS (orig. iiic), insectes qui se nourrissent de matières végétales ou animales, principalement de pelleteries et de toutes sortes d'étoffes. Ces insectes appartiennent à des genres et souvent à des ordres très différents : tels sont : l'Anthrène, la Teigne, le Dermeste, les Psoques, etc.
ARTOCARPE (du gr. âpxoî, pain, et xap-rôî, fruit), Artocarpus, genre de la famille des Artocarpées détachée de celle des Lrticées, se compose d'arbres à suc laiteux, à fleurs mono'iques en chatons, tous originaires de l'Asie équaloriale, mais dont quelques-uns se trouvent en Polynésie. L'espèce appelée Arbre à pain {A. incisa) ou Jaf/uier est un arbre de 15 à 16 mètres, à cime large et touffue, qui croît naturellement aux îles de la Sonde et aux Moluques; ses fruits en forme de boule ne sont que l'agglomération d'un grand nombre d'akènes et dépassent 0 m. 20 de diamètre : les indigènes s'en nourrissent, et de plus ils en préparent une pâte fermentée qu'ils mangent dans la saison où l'arbre est dépourvu de fruits. L',4. integrifolia ou Jack a les feuilles plus petites que celles de l'arbre à i)ain, et très entières; ses fruits, qui atteignent des proportions considérables, sont également comesr'ibles.
ARTS, ARTISTE. Voy. ART et DEAUX-ARTS.
ARUM, nom latin du genre Gouet. Voy. ce mot.
ARUNOINACÉES (du g.-type Arundo), tribu de la famille des Graminées, renferme les genres .4 rwHc/o (Boseau), Calamagrostis, Gynerium, Phragmites, etc.
ARUNDINAIRE [d'arundo], Arundinaria, genre de la famille des Graminées, tribu des Feslucacées, a pour type l'A. macrosperme, espèce arborescente et presque gigantesque de l'Amérique du Nord, dont les chaumes ligneux atteignent jusqu'à 15 m. et plus.
AR UN DINE, Arundina, genre de la famille des Orchidées, originaire des Indes orientales, est une plante terrestre, non parasite, à fleurs de couleur purpurine, grandes et disposées en grappe.
ARUNDO, nom latin du Roseau. Voy. ce mot.
ARVICOLA, nom latin du Campagnol. Voy. ce mot.
ARYENNES (langues). Les langues dites aryennes sont les langues parlées par les Aryens : sanscrit, zend (ancien persan), grec, latin, langues des peuples latins, langues germaniques. Voy. Bopp, Grammaire comparée des langues indo-européennes.
ARYTÉNOÏDE (du gr. àpu^a'.vo£tSy^l;, en forme d'aiguière), nom de deux petits cartilages situés à la partie postérieure et supérieure du larynx, au-dessus du cricoïde, et dont la forme est celle d'une pyramide triangulaire qui se contourne un peu en arrière : postérieurement ils sont réunis par un muscle quadrilatère dit aryténoïdien. Les glandes aryténo'idiennes ont la forme d'un L, et sont logées dans un repli de la membrane muqueuse : c'est une agglomération de petits grains fermes et de couleur gris rougeàtre ; elles sécrètent un mucus qui enduit le larynx.
AS (de es, signifiant « unité », suivant Mommsen, ou