‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1155 sur 1729 · PALMA-CHRISTI · texte numérisé non relu

PALMA-CHRISTI

PALMITIQUE

laino blanclie, large do trois doigts, entourant les épaules, avei' des pondants devant et derrière, et de petites lames de |)loml) arrondies aux extrémités, et garnies de plusieurs croix noires, l^a laine qui sert à le fabrinuer est prise sur deux agneaux olîerts tous les ans à l'office, le jour de la Sle-Agnès (21 janv.), par les religieuses de l'église de ce nom à Rome, pendant que l'on chante l'Afftius DeL — Dans i'origine, le pallium était le manteau impérial. Les empereurs en accordèrent l'usage aux patriarches et aux papes, qui, dans la suite, s'attribuèrent le droit d'en honorer d'autres prélats. Suivant quelques auteurs, l'origine du pnllium dans l'Eglise remonterait à St Lin (66) ; mais il n'en est iwint fait mention avant 526. Les papes ne le donnèrent n'alwrd qu'aux seuls primats et vicaires apostolique;, : vers le milieu du viii= siècle, le pape Zacharie l'aciorda à tous les archevêques.

PALMA-CHRISTI, nom latin ix>lanique du Ricin.

PALMAinE (du lat. palinaris, de palma, paume), se dit, Cil Analomic, de tout ce qui a rapport à la paume de la main : aponévrose palmaire, arcades palmaires, etc.

PALMARÈS (du lat. palmaris, de palma, palme), se dit du programme d'une distribution des prix dans un lycée ou un collège.

' PALME (du lat. palnnts, le même que palma, paume), mesure de longueur usitée chez les anciens et qui représentait à peu près le travers de la main ou 4 travers de doigl, d'où son nom. En Grèce, le palme (Tra^^âfiT)) était le quart du pied olympique, et valait 0 m. 077. Chez les Romains, le palme [palmits] était aussi le quart du pied et valait 0 m. 074. Cette mesure est encore usitée chez les Italiens modernes, mais est plus petite. Le palme de France, en usage dans les ports, surtout pour mesurer les diamètres d'un mât, vaut 13 lignes (0 m. 09).

PAi.ME, palma, nom vulgaire des feuilles des Palmiers, et surtout de celles du Dattier qui ont la forme d'une main ouverte. — La palme est le symbole du triomphe. On la met ordinairement aux mains des triomphateurs et des martyrs. Dans le raidi de l'Europe, les palmes jouent le même rôle que le buis chez nous au dimanche des Rameaux, qui prend de là le nom de dimanche des palmes : ce sont des |)almes qu'on fait bénir, et dont on décore l'intérieur des habitations. A Rome, le dimanche des Rameaux, le pape distribue des palmes à tous les dignitaires de l'Eglise.

CÂre de palme ou Céroxyle. Voy. cire.

Huile ou Beurre de palme, substance huileuse que l'on extrait des fruits de certains Palmiers, et surtout du Cocotier commun, qui abonde au Rrésil. Cette huile, qui a la consistance du beurre et une vague odeur d'iris, sert à l'apprêt des aliments, à l'entretien des lampes, à la fabrication de certains savons ; elle s'emploie aussi comme substance médicamenteuse.

Yin de palme. Voy. dattier.

PALMÉ (du lat. palmalus), se dit, en Zoologie, des doigts des animaux lorsqu'ils sont réunis par une membrane, tout eu restant distincts, et forment une espèce de main ouverte (palma). Cette disposition, très favorable à la natation, se remarque chez quelques Mammifères, chez le Castor, p. ex. ; mais elle est surtout comnuuie chez les Oiseaux, dont un ordre entier a pris de là le nom de Palmipèdes [Voy. ce mot). — Les doigts sont dits semipahnés lorsqu'ils ne sont unis entre eux que dans une moitié de leur longueur ou à peu près, et totipalmés, lorsque la membrane qui les unit embrasse toutes les phalanges.

PALMETTE (dimin. de palme). En Horticulture, c'est une forme que l'on donne aux arbres fruitiers en espalier, et qui consiste en une tige verticale, à droite et à gauche de laouellc partent des branches également distancées, soit obliques, soit en U. Voy. espalier.

Palmette se dit aussi d'un ornement d'Architecture qui se taille sur les moulures et qui ressemble à une feuille de palmier.

PALMIERS. Palmse, famille de plantes Monocotylédones à albumen, renferme des arbres de toute taille, dont la tige [slipe), simple, nue, est marquée souvent à sa surlace de cicatrices résultant de la chute des feuilles et couronnée a son sommet par un faisceau de feuilles dites palmes [Voy. ce mot), très grandes, pétiolées, persistantes, digitees, pennées, ou décomposées en un nombre plus ou moins considérable de folioles de formes variées : les fleurs, quelquefois hermaphrodites, miais plus souvent uni-

sexuées, dio'iques ou polygames, forment des chatons ou une vaste grappe nommée régime, enveloppée, avant son épanouissement, dans une spathe coriace et quelquefois ligneuse : périanthe à 6 divisions, 5 internes et 3 externes, disposées de manière à simuler un calice et une corolle; 6, 12 ou i5 étamines; pistil comjwsé de 5 carpelles distincts ou soudés, chaque carpelle offrant une loge qui contient un seul ovule ; fruit sec ou charnu : le plus souvent c'est un drupe charnu ou fibreux contenant uq noyau osseux et très dur, à 1 ou 5 loges monospermes ; plus rarement les trois carpelles restant distincts, on observe trois fruits séparés dans un même calice, qui presque toujours est persistant. — Le nombre des espèces actuellement connues s'élève à plus de 1000, et toutes, à l'exception de quelques espèces, p. ex. le Palmier nain (Chamaerops) , qui croit dans le midi de l'Europe, sont exotiques. Le Dattier, le Cocotier, V Aréquier, le Sagoutier, le Cirier. le Rotang (Voy. ces noms), sont les palmiers les plus répandus. Ces arbres forment de vastes et belles forêts dans les régions intertropicales : la plupart paraissent doues d'une grai d8 longévité; quelques-uns cependant, qui ne fleurissent (^u'à l'âge de Z6 à 40 ans, meurent après avoir mûri leurs fruits. Les uns fournissent des fruits comestibles, dattes, cocos, arecs, etc. ; presque tous, et surtout le Palmiste franc [Areca oleracea), portent un bourgeon terminal, dit chou-palmiste, composé de jeunes feuilles encore tendres, et qu'on mange en salade ou en friture. On extrait des palmiers une liqueur vineuse dite vin de palme, de l'huile [huile ou beurre de palme, voy. pins haut), de la cire [céroxyle), des fécules [sagou), des substances tinctoriales [sang-de-dragon), etc. Avec les fibres des pétioles on fabrique des tissus grossiers, des câbles, des cordes, etc. ; dans beaucoup d'espèces, le pétiole est assez fort pour fournir des lances, des javelots, des perches et même des pieux. Le limbe des feuilles sert à tresser des nattes et des paniers, ainsi qu'à recouvrir les habitations. Le bois de certaines espèces peut être travaillé au tour; mais le plus souvent il est mou et spongieux. Les entre-nœuds des tiges des rotangs servent à faire des cannes flexibles; ils peuvent remplacer nos osiers.

La famille des Palmiers a été partagée en 5 tribus : les Arécinées (g. princip., Areca, Arenga, Caryota, Chamœdorea), les Calamées (g. Calamus, Sagus, Mauritia), les Borassinées (g. Borassus, Lodoicea, Latania, Hyphœne), les Coryphinées (g. Corypha, Chatnœrops, Phœnix), les Cocoïnées (g Cocos, Elxis).

Palmier des Andes. Voy. cire.

Palmier bûche. Voy. mauricie.

Palmier nain ou à éventail. Voy. ciiahjcrops.

Palmier odorant. Voy. paxda.\cs.

Palmier de Thébaïde ou Doum. Voy. cucifère.

PALMIPÈDES (du lat. palmipes), 6° ordre de la classe des Oiseaux, renferme des oiseaux aquatiques qui ont les doigts des pieds palmés et les tarses rejetés à l'arrière du corps, ce qiii leur permet de nager avec facilité. Leur plumage est ferme, lustré et imbibé d'un suc huileux qui le rend imperméable à l'eau. — Cet ordre se subdivise en 4 sous-ordres :les Cryptorhines, caractérisés par la petitesse de leurs narines cachées dans un sillon de la partie latérale du bec (genres. Pélican, Frégate, Fou, Anhinga, Cormoran, etc.); les Longipennes ou Grands Voiliers, dont les ailes sont appropriées à un vol long et soutenu [Albatros, Pétrel, Thalassidrotne, Mouette ou Goéland, Sterne, Bhyncops, Phaéton, etc.); \es Lamellirostres, au bec pourvu sur ses bords de lamelles cornées [Cygne, Oie, Canard, Harle, etc.) ; les Plongeurs, à ailes courtes, en forme de nageoires, et à tarses très courts [Plongeon, Guillemot, Pingouin, Macareux, Sphénisgue, Gorfou, Manchot, etc.).

PALMISTE [Ae palme). En Botanique, on nomme ainsi : 1» une espèce A'Aréquier [Areca oleracea), remarquable par la déhcatesse de son bourgeon terminal, dit choupalmiste [ Voy. palmiers) ; — 2" le Palmier nain ou Chamœrops. Voy. ce mot.

En Zoologie, on nomme Palmiste [Sciurus palmarum) un Ecureuil d'Asie et d'Afrique, ainsi appelé parce qu'il se tient ordinairement sur l'arbre de même nom. Il est gris, avec des bandes brunes sur le dos; son cri est aigu, sonore et prolongé.

PALMITINE, principale substance contenue dans Vhuile de palme : c'est du tripalmitate de glycérine.

PALMITIQUE (acide), acide gras découvert en 1840 par

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