‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1156 sur 1729 · PAN · texte numérisé non relu

PAN

M. Fremy dans l'huile de palme. On a fait des bougies d'acide palmitique cl de paraffine.

PALO DE VACA, arbre, l'oy. galactodendros.

PALOMBE ;du lat. paliitnbus) , nom donné dans quelques contrées au Ramier et au Pigeoii sauvage.

PALONNIER (de palon], pièce du train dun carrosse qui est jointe au train de devant ou à la volée par un anneau de fer ou par une chaînette de cuir, et sur laquelle les traits des chevaux sont attachés.

Un nomme encore ainsi la pièce de bois à laquelle on attache un cheval de manège.

PALOURDE, nom qu'on donne, sur les côtes de P>ance, à de grosses coquilles bivalves des genres Utiio et Peclen ; — nom vulgaire de la Citrouille de Touraine.

PALPATION (de palper), procédé d'exploration à l'aide duquel le chirurgien reconnaît la forme, le volume, la consistance d'une région malade.

PALPÉBRAL (du lat. palpebra, paupière), se dit, en Analomie, de tout ce qui tient aux paupières. 11 y a des artères palpébrales, des follicules, des ligaments, des muscles, des nerfs palpébraux.

PALPES (de palper, loucher], petits appendices articulés, mobiles, filiformes, en nomlire pair, placés à la partie latérale de la Iwuche de certains anunaux Crustacés, Arachnides ou Insectes) : ils sont propres aux mâchoires (palpes maxillaires] ou à la lèvre [palpes labiaux] et servent surtout à maintenir en place les substances soumises à l'action des mandibules. On les appelle aussi antennules, parce qu'ils ressemblent à de oetites antennes. Les palpes ne dilfèrent entre eux que par leur dernier article, qui. suivant sa forme, est dit filiforme, sétacé, tnoniliforme, acicidé, turbiné, en massue, etc.

PALPICORNES, Palpicorni, famille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pcntamères : palpes maxillaires plus longs que les antennes; corps généralement ovoïde ou liémispnérique, bombé ou voûté. Les uns sont aquatiques (genres : Hydrophile, Elophore. Globaire) ; les autres terrestres {Sphéridie, etc.).

PALPITATIONS (du lat. palpilalio], battements du cœur plus fréquents et moins réguliers qu'à l'état normal, auxquels se jomt un sentiment de malaise et de douleur. I^es palpitations se montrent dans la plupart des maladies du cœur; elles se manifestent aussi, sans qu'il y ait aucune lésion appréciable de cet organe [P. nerveuses] : elles accompagnent la chlorose, la pléthore, tout aussi bien que l'anémie, l'hystérie, l'hvpocondrie. la goutte, les rhumatismes, etc. — On traite les palpitations dues à une maladie organique du cœur par la digitale, le bromure de potassium, pris à l'intérieur ou administrés en frictions sur la région du cœur, et par un régime sévère. Une infusion de fleurs d'oranger, quelques gouttes d'éther sur un morceau de sucre, suffisent ordinairement pour calmer les palpitations nerveuses; la distraction, le contentement de l'esprit les font promptement disparaître. Quand les palpitations proviennent d'anémie, on doit améliorer la qualité du sang par un régime tonique et par les ferrugineux.

On donne aussi le nom de palpitations aux contractions qu'éprouvent les chairs encore chaudes des animaux qui viennent d'être égorgés : c'est en ce sens qu'on dit aes chairs encore palpitantes.

PALUDAMENTUfM, manteau militaire dont se couvraient les ofliciers supérieurs chez les Romains. Il était d'un tissu plus lin que le sagum, et était soit blanc, soit écarlate. soit pourpre.

PALUDÉEN 'du lat. palus, udis), se dit de tout ce qui a rapport aux marais. Voy. fièvre, rNFECTiox, miasmes.

PALUDICELLE. Paludicella, genre de Bryozoaires, très voisin des Alcyonelles, établi pour une espèce, la P. articulée, qu'on trouve dans les eaux stagnantes.

PALUDINE, Paludina, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Peclinibranches, et type de la famille des Paludinées : coquille spirale mince et oblongue, anguleuse en arrière, présentant une ouverture ovale, munie d'un opercule formé d'éléments concentriques. Les Paludines habitent les eaux douces de toutes les régions : la P. vivipare à bandes est commune eu France. On en trouve plusieurs espèces fossiles depuis l'étage wealdien.

PALUDISME. Voy. impaludisme.

PALUSTRE (fièvre). Voy. fièvre.

PAMBOTANO, nom donné à la fois à la racine d'une plante tropicale non déterminée et à l'extrait qu'on en

retire. C'est une substance éminemment fébrifuge, qu'on emploie, surtout dans les colonies françaises, contre les fièvres intermittentes.

PAMELLE ou paumelle, espèce d'orge. Voy. orge.

PAMIER. Pamea, genre d'arbres exotiques, auj. confondu avec le genre Badamier. Voy. ce mot.

PÂMOISON (de pâmer, du lat. spasma], évanouissement causé par quelque impression vive. Voy. st>"cope, lipothymie.

I PAMPAS, vastes plaines de r.\mcrique méridionale, et

3ui sont couvertes de forêts ou de broussailles, au milieu esquelles paissent d'innombrables troupeaux de bœufs et I de chevaux sauvages. Dans les pampas, on appelle ; meda- I nos, de petites dunes formées d'une terre légère, sablonneuse et fertile: cagnada, un terrain inondé pendant l'hiver et desséché durant l'été; bagnado, un pays baigné par une rivière et inondé par ses crues; esteras, des marais profonds. Les pampas sont à peu près désertes : on y trouve de loin en loin quelques haoitations où l'on élève les bestiaux [estancias], où l'on cultive les fruits [auintas], où l'on fait venir les céréales Ichacras). L'habitant des pampas, homme demi-sauvage, s appelle gaucho.

PAMPE (du lat. pampinus], nom qu'on donne vulgairement aux feuilles des Graminées.

PAMPHILE. jeu de cartes qui a beaucoup de rapport avec le jeu de la Mouche [Voy. ce mot), est ainsi appelé parce que le valet de trèfle [Pamphile] y est le principal atout.

PAMPHLET (mot emprunté aux Anglais, et qui, d'après eux, serait une corruption de palme-feuillet, feuillet nui lient dans la main), brochure satirique plus ou moins violente, et d'un petit volume, ce qui la rend plus facile à répandre. Le xvi* siècle vil éclore en France une multitude de pamphlets politiques : le plus connu de tous est la Satire Ménippée. Au xvii' et au xviii^ siècle, la Fronde, les querelles dii Jansénisme, les affaires des parlements, les Encyclopédistes, enfin la Révolution, suscitèrent une immense quantité de pamphlets religieux, littéraires, politiques, etc. Les Provinciales, les Nouvelles ecclésiastiques, etc., sont de ce nombre. Au xix" siècle, la Restauralion et la révolution de Juillet y donnèrent également lieu. Parmi les plus célèbres {lamplilétaires modernes, on cite : en Amérique, Franklin; en Angleterre, Cobbett; en France, P.-L. Courier, Cormenin (Timon) et 11. Ro-jhefort; en Allemagne, 11. Heine, etc. — Dulaure, Méon, Secousse, l'ablMÎ Sépher ont recueilli les pamphlets publiés en France à diverses époques. M. Deschiens a dressé la bibliographie des pamphlétaires. M. Leber a écrit un livre sur les Pamphlets de François I" à Louis XIV (1854).

Les articles '287, 288 et 289 du Code pénal punissent d'une amende de 16 fr. à 500 fr., d'un emprisonnement d'un mois à un an, et de la confiscation des exemplaires imprimés, la distribution d'un pamphlet diffamatoire ou immoral. Voy. libelle, factlm, diatribe.

PAMPLEMOUSSE ou PAMPELMOussii (du famoul bambolmas), Citrus pampelmos decumanus, variété d'Oranger répandue surtout dans les îles Mascareignes. C'est un arbre épineux, haut de 7 à 8 m., à rameaux gros, cassants, peu divisés; à feuilles très grandes, d'un vert gai en dessus, blanchâtres en dessous; à fleurs en grappes, blanches et parsemées de points verdàtres, remarquables par l'épaisseur de leurs pétales, l'éclat de leurs nombreuses étamincs et l'odeur suave quelles répandent au loin. Le fruit est légèrement piriforme ; son écorce est jaune et sillonnée de cotes peu saillantes; la pulpe est verdâlre et légèrement acide. Ce bel arbre est surtout connu par la description qu'en a donnée Bernardin de Sl-Pierrc dans Paul et Virginie.

PAMPRE (du lat. pampinus], nom vulg. des rameaux de Vigne chargés de feuilles et de fruits. Le pampre est devenu, dans la poésie et dans la peinture, la parure obligée de Bacchus, de Silène et des Bacchantes. — Eu Architecture, le pampre est un ornement dont on décore quelquefois le creux des circonvolutions des colonnes torses.

PAN (du lat. pannus), partie d'une tapisserie, d'un manteau, d'un habit, dune robe, etc.

En Architecture, on appelle ainsi : 1° une partie plus ou moins étendue d'un mur ; 2° luie des faces d'un ouvrage de maçonnerie, d'un corps de bâtiment ; amsi on dit : mie tour à 6 ou à S pans. — Pan coupé, surface qui remplace l'angle à la rencontre de deux pans de mur : on fait un pan coupé à l'encoignure d'une maison pour faciliter lo

PANABASE

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