‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1157 sur 1729 · PANCRÉAS · texte numérisé non relu

PANCRÉAS

tournant des voitures. — Pans de bois, assemblage de cliarponle qui peut rester apparent, dont on rcnijjlit aussi les vi<les avec de la maçonnerie, et fju'on recouvre d'un enduit sur lattes; autrefois la plupart des maisons île Paris étaient construites en pans de bois. — Pan de comble, un des côtés de la couverture d'un comble.

PAN, diminutif du mot empan, mesure de longueur usitée dans le midi de la France. Voy. empan.

PANABASE (du gr. Ttav, tout, et ]âàffiî, base), minéral faisant partie du groupe des cuivres gris. [8(Cu.Ag)*S -)- 3(Zn,Fe]S-|;-3Sb*S*]; l'arsenic pouvant remplacer une partie de 1 antimoine. La Panabase, appelée aussi Tétraédrile, se trouve en cristaux tétraédriqucs du système cubique, souvent recouverts de cbaikopjrite, ou en masses compactes. Sa coidcur est d'un gris de plomb; la première est noire. On la rencontre dans le llarz, en Tyrol, en Hongrie, etc. Elle est parfois mercurifère, comme à Scbwalz en Tyrol (var. Schwatziie) : la teneur en argent peut s'élever jusqu'au tiers du poids.

PANACÉE (du gr. Tcavâxsta), remède à tous les maux. L'idée absurde de Irouver un remède qui convînt à toutes les maladies est née à l'époque où l'on cbercbait la pierre pbilosopliale. Il existe encore îles ciiarlatans qui se vantent d'avoir trouvé la panacée, et des dupes qui y croient. Les saignées, les pui^atifs, l'eau cliaude, l'eau froide, l'électricité, le magnétisme minéral ou animal, divers élixirs et certains spécifiques, tels que le mercure, l'antimoine, le quinquina, la magnésie, la moutarde l)lanclie, ont été préconisés successivement comme des panacées.

Quelques médicaments ont aussi porté le nom de panacée : le mercure doux s'est appelé Panacée mercurielle ; le sulfate de soude, P. de Glaiiber; la magnésie, P. anglaise, etc.

On nomme vulg. : Panacée de montagne, la Berce branche-ursine ; P. de Dauhin, le Panais opopanax; P. des fièvres quartes, l'Asaret.

PANACHE (en ital. pennachio, du lat. penna, ]flumc), assemblage de plumes flottantes que l'on porte sur la tête et qui sert d'ornement. — En Arcbitecture, c'est: 1° la surface triangulaire du pendentif d'une voûte; 2" un ornement de plumes d'autruche dans les cbapiteaux de l'ordre composite; 3° la partie supérieure d'une lampe d'église. En Histoire naturelle, on a appelé : Panaches de mer, les Anriélides des genres Ampbitnte et Sabelle, à cause de la forme de leurs branchies; P. de Perse, la Fritillaire de Perse, parce que ses fleurs sont panachées de diverses couleurs ; P. rouge, les fleurs des Erythrines, etc. ; P. du vent, les panicules de quelques espèces du genre Saccharum.

Panaché se dit, en Horticulture, des parties de végétaux qui oll'rent des veines ou diaprures de diverses couleurs. Il y a des tulipes, des anémones, des roses, des amarantes, etc., à fleurs panachées. Les feuilles du houx, du buis, de la laitue, etc., sont quelquefois panachées. Ces panaclmres sont souvent un état maladif de la plante.

PANAGE (du b.-lat. pasnaticum, de pastio, paisson), espèce de pâturage, consiste dans le parcours des forêts par les porcs pour s'y nourrir de glands et de faînes. Le droit de panage est le droit de nourrir ainsi les porcs dans les forêts.

PANAIS, Pastinaca, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Pencédanées, renferme une dizaine d'espèces herbacées, potagères, dont la plus intéressante est le Panais cultivé ou Pastenade [Pastinaca saliva), plante indigène, bisannuelle, dont les racines longues, en forme de toupie, sont sucrées et fortement odorantes. On cultive le panais dans les jardins, absolument comme les carottes; on le cultive aussi dans les champs pour la nourriture des bestiaux. Quand on en fait manger aux vaches, son usage rehausse la bonté du lait, qu'elle rend crémeux et abondant. Mis dans le pot-au-feu, ce légume lui donne du relief. On retire de sa racme du sucre non cristallisable. — Voy. OPOPANAX.

PANAMA, chapeau d'été fait avec l'écorce flexible d'une plante exotique de l'isthme de Panama, dans l'Amérique centrale. Voy. qcu.i.aja.

PANARIS (du lat. panaricium, pour paronychium, du gr. Ttaptovux.taJ, vulg. Mal d'aventure, c'est le phlegmon des doigts et des ortcds. Le panaris peut avoir son sièçe entre 1 épiderme et la peau, dans le tissu cellulaire, dans la game des tendons ou bien encore entre le périoste et 1 os ; mais ces quatre variétés peuvent se ramener à deux.

le P. superficiel ou lourniole et le P. profond. Le premier, qui se manifeste surtout sur les côtes et à la base de l'ongle, a pour caractères : d'abord la tuméfaction et la rougeur de la peau accompagnées d'une douleur pulsative ; bientôt une sérosité purulente s'amasse entre le derme et l'épiderme et forme un Iwurrelet vésiculenx ([ui fend toujours à s'agrandir. Traitement : d'abord, bains locaux antiseptiques, puis ouverture de la vésicule et ])ansement après avoir enlevé l'épiderme partout où il est détaché; s'abstenir surtout de toute application irritante, sous prétexte de hâter la maturité. Le second prend naissance ou se propage à la gaine des fléchisseurs,ou résulte d'une ostéomyélite de la phalange et se développe toujours à la région palmaire des doigts; il a pour caractères : douleurs aiguës, élancements, gonflement considérable; l'inflammation, lorsqu'il s'agit du pouce et du petit doigt, peut, par l'intermédiaire des gaines palmaires, gagner la main et le bras tout entier; lièvre, insomnie. Il se termine presque toujours par une suppuration accompagnée d'accidents plus ou moins graves, cane ou nécrose (les phalanges, ou phlegmon dilfus de l'avant-bras. La mort est rapide, etc. Aussi, dès que l'existence du pus est constatée, faut-il se hâter de lui donner issue au moyen d'une incision, non seulement au niveau du doigt, mais dans tous les points où l'examen révèle du pus.

PANATELA, anc. sorte de cigare de la Havane, qui est passée de mode.

PANATHÉNÉES, fête athénienne. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.

PANAX, genre de la famille des Araliacées, renferme plusieurs espèces exotiques, dont la plus intéressante est le Ginseng (Panax quinquef'olium). Voy. gixsexg.

PANCLASTITES, composés ex|)losifs, résultent de l'action du peroxyde d'azote pur et anhydre, à l'état liquide, sur divers corps carbures, comme le sulfure de carbone, les huiles de toutes sortes, les graisses et les dérivés des corps gras, le nitrate d'aniline ou de nitrobenzine, etc. Les composés à base de nitrate d'aniline ou de nitrobenzine sont les plus stables et, par conséquent, les moins dangereux à transporter. On peut d'ailleurs ne faire le mélange que sur place. Mélangée avec une terre poreuse, la panclastite devient une sorte de dynamite. A l'inverse de celle-ci qui se congèle à 5 ou 6 degrés au-dessus de zéro, la panclastite résiste à un froid de 20 degrés.

PANCRACE (du gr. irayxpàTiov). Dans l'ancienne Grèce, on nommait ainsi un exercice gymnastique, composé de la lutte et du pugilat réunis, dans lequel les athlètes, dits pancratiastes, déployaient toutes leurs forces et pouvaient employer toutes les armes naturelles, même les dents et les ongles. Le pancrace était un des exercices les plus dangereux.

PANCRATIER ou pancrais, Pancralium, genre de la famille des Amaryllidées, tribu des Narcissées, renferme des plantes herbacées, à racines bulbeuses; à feuilles simples, larges, radicales, engainantes à leur base; à fleurs blanches, grandes, le plus souvent réunies ensemble en une sorte d'ombelle sur une spatlie commune haute de 0 m. 40 environ. Les Pancratiers veulent une terre légère, sablonneuse et chaude : il faut les arroser souvent. Le P. maritime ou Scillc blanche et le P. d'Iltyrie croissent en France sur les bords de la Méditerranée. Le P. élégant se cultive en serre.

PANCRÉAS (du gr. -riyxpea;), glande en forme de feuillet allongé, située transversalement et profondément dans la partie gauche de l'abdomen, entre l'estomac et la colonne vertébrale. Un étranglement divise sa longueur en deux parties : la portion duodénale, fixée à l'intestin, et la portion splénique, liée à la rate et flottante dans l'abdomen. La structure du pancréas est celle des glandes salivaires : le produit de sa sécrétion, le suc pancréatique (Voy. ci-après), arrive à l'intestin par le canal de Wirsung, qui déljouche tout à côté du canal de la bile. Ce suc agit : sur les matières grasses, comme la bile; sur les matières féculentes, comme la salive; sur les matières azotées, comme le suc gastrique. Il contribue donc à la digestion de tous les aliments. — Les maladies du |)ancréas entraînent ordinairement un amaigrissement extrême et des défécations graisseuses.

Le pancréas existe chez tous les Mammifères; chez les Oiseaux, il a 2 ou 3 conduits excréteurs ; certains Poissons en sont dépourvus. On a cru en trouver l'analogue chez les Insecies.

PANCRKATINE

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