PANGOLIN
PANCRÉATINE, ferment soluble préparé avec le pancréas de porc. Il se présente sous forme d'une poudre amorphe, légèrement grisâtre, soluble dans l'eau et l'alcool faible. La pancréatine semble être un ferment digestif complet qui dissout les albuminoïdes comme le fait la pepsnie. saccharilie l'amidon à la manière de la diastasc et émulsionne les corps gras. Elle est employée dans certaines formes de dyspepsie.
PANCRÉATIQUE (sec), TQc digestif qui est sécrété par le pancréas.
PANDA, Ailurus, genre de Mammifères, de l'ordre des (Carnassiers, famille des Ursidés, établi pour un animal de l'Hindoustan, le Panda éclatant [A. refiilgens], animal fort rare qui se rapproche des Ours par sa marche plantigrade, des Civettes par ses ongles rétractiles, et des Ratons par son système dentaire. Il est long de 1 m. env., y compris la queue : il a les fondes ramassées et massives ; son pelage, composé de poils longs et peu serrés, est d'un beau roux varié de blanchâtre et de fauve: sa queue est aniielée. Le Panda fréquente le l)ord des rivières et des torrents : il se nourrit de petits mammifères et d'oiseauï, qu'il va ciiercher jusque sur les arbres.
PANOALE, Pandalus, genre de Crustacés décapodes macroures, de la tribu des Palémoniens.
PANDANÈES (du g.Hype Pandanvs], petite famille des plantes Monocolvlédones à albumen, qui tient le milieu entre les Aroïdees et les Palmiers, renferme des plantes Aivaces des régions intertropicalcs, à tige arborescente, à feuilles imbriquées ou pennées, à fleurs monoï(|ues ou <lioïques, quelquefois polygames ; à fruits drupacés. — Cette famille se divise en deux tribus : les Eupandauées (genres Pandamts et Freycinetia] et les Cyclanlhées fg. Cyclauthus, Carludovica et Wellinia).
PAN DAN US, vulg. Baquois ou Vaquais, genre type de la famille des Pandanoes, renferme une vingtaine d'espèces répandues dans l'Arabie, l'Inde, les îles Mascarcignes et Madagascar. Le P odoratissimus ou Baquois odorant a 3 ou 4 m. de haut ; ses Heurs mâles répantient une wleur agréable qui persiste longtemps. Le P. titilis, ou Baquois comestible, donne, comme le dit son nom, des fruits comestibles; ses feuilles, longues et fibreuses, servent à faire des nattes, des cordages, etc. Dans sa jeunesse, cet arbre a le port d'un yucca ou d'un ananas. Quelques espèces sont cultivées en serre.
PANDECTES (en lat. pandeclcP; du gr. T.TJÔéA-zT^^, qui reçoit tout), recueil de décisions des jurisconsultes romains fait sur l'ordre de l'empereur Justinien et ayant reçu force de loi ; on le nomme aussi Digeste. Voy. ce mot.
PANDÉMONIUM (du gr. 7:5;. tout, et 2a';jLwv, démon), nom créé par Milton [X)ur désigner la capitale des enfers, où Satan est censé convoquer le conseil des démons. Le poète en fait la description dans son Paradis perdu (ch. I, y. 756 et suiv.). — Ce mot a été, depuis, employé pour indiquer un lieu où régnent tous les genres de corruption et de désordre.
PANDICULATION (du lat. pandicidari, s'étendre, s'allonger par lassitude), mouvement, pour ainsi dire involontaire, par lequel on étend les bras en haut, en renvei-sant la tête en arrière et en allongeant les jambes, et qui est ordinairement accompagné de bâillements. Dans l'état de santé, les pandiculations sont causées par la lassitude ou par l'envie de dormir; dans l'état de maladie, elles précèdent souvent les attaques d'épilepsie, d'hystérie, dhvpocondrie et de manie; elles sont presque toujours un des symptômes du début des fièvres, surtout des accès de fièvres intermillenles.
PAN DION, oiseau. Voy. balbuzard.
PANDIT (du sanscr. pandita), docteur indien, du corps des Drabmes, et voué à l'enseignement.
PANDORE ou PASBCBE (du lat. pandura, du gr. -ra'/-
coOpa), ancien instrument de Musique de la famille du
Lutti, mais dont les cordes étaient de laiton, et les touches
en cuivre. Le dos en était plat et le chevalet oblique.
PANDOBK (nom mvtholog.). Pandora. genre de Mollus-
Jjues acéphales, de l'ordre des Orlhoconqucs sinupalléales. àmille des Corbulidées : elles se distinguent des Corhules en ce que leur coquille est nacrée, que l'une de ses valves est tout à fait plane, et enfin que la charnière Irigone est formée de deux dents à chaque valve et est située du côté buccal par rapport au ligament. — Les Pandores vivent en grand nombre daiis les mers actuelles; elles ont des représentants fossiles depuis l'étage parisien.
PA.NDORE, 55» petite planète, trouvée le 10 sept. 1858 par Searle. à l'oleervatoire Dudiey, à Albany. Voy. planètes.
PANDOURS (de la ville de Pandiir), milice hongroise. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
PAN DU RI FOR ME ou paxduré (qui a la forme d'une pandore , se dit, en Botanique, d'une feuille oblongue qui. de chaque côté, offre vers son milieu un sinus aiTondi à I sa base et à son sommet. Cette disposition se remarque sur les feuilles d'un Liseron, de l'Oseille élégante, d'une Immortelle, etc.
PAN DYNAMOMÈTRE |du gr. itîv, tout, et de dynamonièlre], appareil imagine par M. G.-A. Him pour mesurer la puissance d'une machine motrice, et remplaçant avantageusement le frein de Prony [Voy. frein), surtout pour les grandes machines. Il est fondé sur la torsion que subit une tige métallique, quand elle transmet le travail du volant de la machine à l'arbre qui communique le mouvement aux outils. Deux roues d'engrenage sont calées aux deux extrémités de l'arbre et commandent deux autres roues pareilles ; une roue intermédiaire détermine le mouvement de ces dernières en sens contraire. Chacun des axes des dernières roues porte une roue d'angle engrenant avec une roue d'angle dilférentielle, laquelle est folle sur un levier qui commande un enregistreur. On conçoit que tout mouvement de torsion de l'arbre, quel qu'il soit, sera accusé par un déplacement de position du levier.
PANÉGYRIQUE (du gr. -nawiy'jp'.xôî). discours public fait à la louange de quelqu'un. Dans l'ancienne Grèce, on donna d'abord ce nom à des discours qui étaient prononcés devant le peuple entier, dans les fêtes solennelles, par un des plus grands orateurs de l'époque, et qui avaient i pour but d'exalter la gloire nationale : le Panégyrique d'Athènes par Isocrate est un discours de ce genre. Chez I les Romains, le panégjTique fut d'abord l'éloge public des morts illustres ; mais sous l'empire on ne craignit point de faire l'éloge des vivants, souvent même en leur présence : le Panégyrique de Trajan par Pline le Jeune en est un exemple. On a réuni sous le nom de Panegyrici veteres romani une collection d'adresses de félicitations que les grandes villes de l'empire faisaient ) orter à Rome pour se rendre les empereurs favorables. Ces panégyriques ont tous été composés du ni* au v siècle : les auteurs de ceux qui nous sont connus sont les deuv Claudius Mamertinus, Eumenus. >'azarius, Drepanius, Corippus, Ennodius, .\usone, indépendamment de quatreanonymes. L'utilité qu'on peut en tirer pour l'histoire est le seul motif qui rende supportable la lecture de ces morceaux déclamatoires.
Chez les modernes, le nom de panégyrique a été surfout appliqué à des morceaux d'élo<juence sacrée qui ont pour objet l'éloge d'un saint. On a, en ce genre, de l)eaux panégyriques, composés par presque tous nos grands orateurs (le la chaire ; Bossuet est le premier de nos panégyristes, Flécliier est brillant, ingénieux ; Bourdaloue, moins orné, mais plus grave et plus majestueux ; Massillon offre un mélange des qualités que l'on admire dans les deux précédents. On estime encore les panégyriques de l'abbé Maury. — Quant au panégyrique antique, c.-à-d. l'éloge d'un personnage et en particulier d'un prince vivant, il a été cultive au xvi* et au xvii" siècle avec |)lus de profit |>our leurs auteurs que de gloire pour les lettres. Voy.
éloge et 0R.AIS0N FOÈBBE.
PANETIER 'du b.-lat. panestarius, de panis, pain), celui qui est chargé de garder et de distribuer le pain dans les communautés, les hospices, les collèges, etc. — On appelait autrefois Grand Panetier celui des grands officiers de la couronne qui faisait distribuer le pain dans toute la maison du roi : il avait autorité sur tous les boulangers du domaine royal.
PANETIERE, nom vulgaire de la Blatte des cuisines, insecte qui infeste les Ijoulangeries. Voy. blatte.
PANGOLIN, Manis, genre de Mammifères, de l'ordre des Edentés. voisin de celui des Tatous, renferme des animaux qui ont tout le corps recouvert de plaques cornées, comparables à de gros ongles et disposées comme des écailles. Leurs membres sont courts et armés d'ongles robustes, leur tète petite et terminée par un museau effilé, leur bouche étroite et entièrement déf)ourvue de dents : ils se nourrissent de fourmis et d'insectes dont ils s'emparent à l'aide de leur langue grêle et très extensible. Ils vivent dans des terriers ou dans les fentes des rochers, et s'ils sont attaqués, ils se roulent en l»oule, à la façon des hérissons. I^ui-s habitudes sont nocturnes. On distingue:
PANHARMONICON