‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1159 sur 1729 · PANONCEAU · texte numérisé non relu

PANONCEAU

le P. propr. dit {M, macroura ou pcntadactyla) el le P. à quelle courte, des Grandes Indes ; le P. de Java, et le Phatagin, d'Afrique.

PANHARMONICON (du gr. Ttâv, tout, et de harmonie), espèce d'Orgue à cylindre qui fait entendre tous les sons des divers instruments à vent, la llùte, la clarinette, le basson, le cor, le trombone, le serpent, la trompette, la grosse caisse, etc. On est parvenu à lui faire imiter même la voix humaine.

PANIC ou PANis, Panicum, genre de la famille des Graminées, type delà tribu des Pa?2îcees, renferme un assez grand nombre d'espèces, à fleurs disposées en panaciieou en épis à l'extrémité des tiges : épillets uniflores, la fleur fertile est accompagnée d'une lleur inférieure stérile, à glumclles très inégales. Les deux espèces principales sont : le Pallie Millet {P. miliaceum), originaire des Indes orientales (Foj/. mu-i-ht et moha) , et le P. cultivé ou d'Italie [P. italicum], également originaire de l'Inde : toutes deux se cultivent en grand pour la nourriture de la jeune volaille el des oiseaux de volière ; avec leurs graines réduites enfariné on prépare d'assez bonnes bouillies; les tiges servent à chauffer les fleurs. Le P. millet offre plusieurs variétés désignées par la couleur blanche, jaune ou noire de la graine. On connaît deux variétés de P. cultivé, l'une à épis barbus, allongés, l'autre à épis courts, presque ovoïdes, nus. — Le P. vert, le P. glauque el le P. verticillé sont communs dans les champs cultivés, et nuisent aux récoltes : il en est de même du P. pied-de-coq, commun dans les rizières ; du P. sanguin, qui croit dans les champs, les jardins et les vignes ; et du P. dactyle [Cynodon dactylon) ou P. pied-de-poule; ce dernier est remarquable par son chaume couche, prenant racine à chaque nœud, on le confond souvent avec le Chiendent.

PANICAUT, Eryngium, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Saniculées, renferme des plantes annuelles ou vivaces qui onl l'apparence des chardons : feuilles opposées ; fleurs nombreuses, rassemblées en tête, entremêlées de paillettes épineuses ; le fruit est ovoïdeoblong, ccailleux et couronné par 5 dents épineuses. L'espèce la plus connue est le Panicaut des champs [E. campestre), dit aussi Chardon roland ou joulant et C. à cent têtes : racine pivotante, brune, grosse, très longue ; tige droite, très rameuse, haute de 0 m. 50 ; feuilles coriaces d'un vert pâle ; fleurs blanches. Viennent ensuite le P. maritime, le P. des Alpes et le P. améthyste. — Les racines et les tiges de ces plantes étaient admises sur les tables des Grecs ; il en était de même autrefois en France et en Allemagne. On mange encore, dans quelques contrées, ses jeunes pousses préparées comme les asperges. On les emploie en médecine pour faire des tisanes diurétiques.

PANICOI\IOGRAPHIE (du gr. itâtv, tout, eîxwv, image, et Ypâ'jw, graver), procédé de gravure chimique, appelé aussi procédé Gillot et qui a pour objet de transformer tout dessin à l'encre ou au crayon en un cliché en relief et pouvant s'imprimer comme la gravure sur l3ois. Les premiers essais de ce procédé remontent à 1850: on s'en sert pour reproduire des morceaux de musique, des cartes géographiques, des dessins de toute sorte; le procédé s'est transformé el amélioré par la photogravure.

PANICULE (du lat. panicula), se dit, en Botanique, d'un mode d'inflorescence indéfinie, ne différant de celui de la grappe ^ue par la ramification des axes secondaires; sa forme est généralement pyramidale (Marronnier, Vigne, Yucca, etc.) ; elle est tantôt lâche, tantôt serrée, etc. —

Voy. PANNICULE.

PANICUM, plante. Voy. panic.

PANIER. Le panier fut d'abord, au xvni" siècle, un dessus de jupe monté sur des cercles en jonc, en nattes, en baleines. Il fut ensuite une véritable jupe, ayant d'abord la forme d'un entonnoir, puis d'une coupole ovale. Les plus grands atteignirent à un moment par le bas une circonlerence de 3 m. 60. L'origine du panier est obscure, mais il semble cire venu d'Angleterre en France en 1718; U avait eu pour aïeux le vertugale, le vertugade et le vertiwadin. la^ Clairon supprima la première \e panier clans la tragédie; niais la mode se maintint encore quelques années a la ville; elle a reparu .le nos jours sous le nom de crinoline.

En Architecture, on appelle arcade ou voûle à anse de panier une arcade, une voûte qui n'est point en plein

cintre, mais surbaissée, c.-à-d. plus largo que haute : c'est une des voûtes à plusieurs centres.

PANIFICATION, conversion des matières farineuses en pain. ]'oy. pain.

PANIQUE (tkhreiir), frayeur subite et sans fondement. Les Grecs l'avaient ainsi nommée, dit-on, parce qu'ils la croyaient inspirée par le dieu Pan.

PANIS. Panicum, plante. Voy. panic.

PANNE (du lat. pannus, étoile). On appelle ainsi :

1» Une étoffe veloutée, de soie, de fil, de laine, de coton ou de poil de chèvre, qui, par la longueur des poils, tient le milieu entre le veloui-s et la peluche ;

2° La graisse qui garnit intérieurement la peau chez le porc et quelques autres animaux:

3° En Charpenterie, une pièce de bois posée horizontalement sur la charpente d'un comble pour porter les chevrons et qui va d'une ferme à l'autre ferme : on nomme faillie de brisis celle qui soutient le pied des chevrons à endroit où le comble est brisé;

4° La partie du marteau opposée au gros bout.

En fermes de Marine, être en panne exprime la situation d'un vaisseau dont les voiles sont placées de façon qu'il se maintienne sans marcher. Mettre en panne, c'est virer le vaisseau vent devant, et mettre le vent sur toutes les voiles ou sur une partie, afin de ne pas tenir ou prendre le vent : on met en panne quand un homme est tombé à la mer, pour attendre l'ennemi, etc. — Par suite, rester en panne s'est dit familièrement pour suspendre toute action en attendant le moment favorable.

PANNEAU (dimin. de pan). Dans les Arts, on nomme en général panneau toute partie d'un ouvrage d'architecture, de menuiserie, d'orfèvrerie, etc., qui offre un champ, une surface enfermée dans une bordure ou ornée de moulures.

N En Archilecture, on nomme : Panneau, chacune des faces dune pierre taillée; P. de douelle, celui qui fait la curvité d'un voussoir; P. de tête, celui qui est au devant ; P. de lit, celui qui est caché dans les joints ; P. de maçonnerie, la maçonnerie entre les pièces d'un pan de lx)is ou d'une cloison ; P. de menuiserie ou de remplage, des tables d'ais minces, collées ensemble, qui remplissent le bâtis d'un lambris ou d'une pièce d'assemblage ; P. recouvert, celui qui excède le bâti; P. de glace, celui pour lequel on emploie une glace au lieu de bois ; P. de vitre, un compartiment formé de pièces de verre; P. de fer, les ornements en fer fixés dans le cadre d'un balcon, d'une rampe, d'une porte de fer; P. de sculpture, un morceau d'ornement sculpté en bas-relief pour enrichir les lambris; etc.

On appelle encore panneaux de grands filets que l'on tend dans les bois \wuv prendre vivant le gros gibier : cerf, chevreuil, lièvre. On les fait en toile ou en filet à grandes et fortes mailles losangées. On tend les panneaux sur une longueur proportionnée à l'enceinte. (

PANNETON (orig. me), la partie d'une clef qui entre dans la serrure. La forme des pannetons varie beaucoup : il y en a en S, en croix, fendus en roue, etc. — On appelle aussi panneton la partie saillante sur le corps d'une espagnolette, qui entre dans l'agrafe posée sur l'autre volet de la fenêtre.

PANNICULE (du lat. panniculus, dimin. de pannus), se dit, en Anatomie, de diverses couches des tissus des animaux, surtout du corps humain. Les anciens anatomistes donnaient par comparaison le nom de P. adipeux ou graisseu.v à la couche sous-cutanée du tissu cellulaire, et celui de P. charnu à la vaste expansion de tissu musculaire qui adhère à la peau par un tissu fin cl serré et qui, chez les animaux, enveloppe presque toute la périphérie du corps; tandis que, chez l'homme, ce pannicule n'est représenté que par le muscle peaucier. Voy. peaucier.

PAN NON. Voy. penxon.

PANNUS ou PANus, mot latin qui, en Médecine, désigne un réseau vasculaire qui se forme sur la cornée par le ])rolongement des vaisseaux de la conjonctive après l'inflammation de cette membrane : d'où résulte un nuage ou une tache qui gêne la vision.

PANOLIE, Mammifère ruminant de la famille des Cervidés. Voy. cerf.

PANONCEAU, t. de Blason, diminutif de pannon ou petinon, qui était un grand écu contenant les quartiers d'une famille. Le panonceau est donc un petit ecu, enseigne des seigneurs de rang inférieur qui n'avaient j)as le

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