‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1160 sur 1729 · PANTHÉISME · texte numérisé non relu

PANTHÉISME

droit de porter pennon ou bannière. On donna ensuite le nom de panonceaux aux girouettes armoriées dont les seigneurs avaient le droit d'orner le laite de leurs tours. Il désigne auj. les écussons des officiers ministériels, notaires, avoués, huissiers, etc.

PANOPE, 70* petite planète, trouvée le 5 mai 1861 par Goldsclimidt, à Paris. Voy. planètes.

PAKOPÉE, Panopœa, Plewomya, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales, famille des Mvacidées : coquille ovale ou obloiigue, bâillante aux deux extrémités, présentant un sinus palléal profond et triangulaire, deux impressions musculaires oi)liques, une charnière formée d'une dent cardinale de chaque côté, et une forte callosité nymphéale pour le ligament extérieur. Les Panopées se trouvent abondamment à l'état fossile, depuis l'étage perniien; elles vivent aujourd'hui enfoncées dans le sable vaseux de toutes les mers.

PANOPLIE [du gr. tîv, tout, et ôtXov, arme), nom qu'on donnait, dans le moyen âge, à l'armure complète d'un chevalier, c.-à-d. à la réunion du casque, de la cuirasse, des brassards, des jambards, etc., qui composaient son équipement. — On appelle aujourd'hui panoplie un trophée d'armes qu'on suspend aux murs d'un arsenal ou d'un musée.

Panoplie dogmatique, ouvrage composé par l'ordre de l'empereur Alexis, contient l'exposition de toutes les hérésies et leur réfutation tirée des Pères.

PANORAMA (du gr. —îv, tout, et opaiia, vue), grand tableau circulaire et continu, disposé de manière que le S|xctatour, ((ui est au centre, voie les objets représentés, comme si, placé sur une hauteur, il découvrait tout l'horizon. Ce tableau doit être suspendu aux murs d'un bâtiment construit en forme de rotonde, et être éclairé j)ar une lumière qui tomlic d'en haut sans être aperçue du spectateur. Dieu exécuté, il produit une illusion complète. — La première idée de ce genre de spectacle est due à l'Allemand Breyzig, à la fin du xvni" siècle. L'Ecossais Rob. Darker l'introduisit en .\ngleterre en MQZ, et l'Américain Rob. Fulfon en France en 1804. Le privilège de ce dernier a été exploité successivement à Paris par Thayer, Prévost, Bouton et Daguerre, et par Ch. Langlois. On établit d'abord ce spectacle sur le boulevard, près du passage qui en a pris le nom de Passage des Panoramas : il a été, depuis, transféré dans la Rotonde des Champs-Elysées. On a construit un assez grand nombre de panoramas à Paris dans ces dernières années.

PANOROGRAPHE 'du gr. -rriv, tout, 6oiw, voir, et vpi^w, décrire), instrument imaginé en \S^i par l'ingénieur Puissant, et qui permet d'obtenir immédiatement sur une surface plane le développement de la vue perspective des objets qui entourent l'horizon du spectateur.

PANORPE. Panorpa, yvtlg. Motiche-Scorpion , genre d'Insectes, do Tordre des Névroptcres, type de la famille des Panorpidcs, détachée de celle des Planipennes : antennes setacées : palpes filiformes : tarses armés de crochets pectines : d'où le nom scientifique du gr. ôott,, crochet). Ces insectes se trouvent par toute l'Europe, sur les plantes, les haies et les buissons : ils sont très agiles.

PANOTRACE, espèce de pantographe. Voy. ce mot.

PANSAGE, terme sous lequel on désigne l'ensemble des manœuvres auxquelles on soumet les animaux pour les maintenir en parfait état de propreté.

PANSE (du lat. pantex), le premier et le plus volumineux des quatre réservoirs de l'estomac des Ruminants. Voy. ESTOMAC et ruminants.

PANSE, nom donné à divers cépages de Provence, fournissant surtout des raisins de table [panse jaune, panse précoce musquée, etc.).

PANSEIMENT de panser), application méthodique d'un topique ou d'un appareil sur une partie malade. Tous les préceptes du pansement sont renfermés en ces quatre mots : doucement, mollement, promptement, antiseptiquement.

PANSLAVISIME. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

PANSOPHIE (du gr. -riv, tout, et so^îa, science). Ce mot est synonyme de science universelle.

PANSPERMIE du gr. TÎv, tout, et a-Épiia, germe). Ce mot exprime que les germes de tous les êtres microscopiques sont répandus partout dans les poussières de l'esfiace (air ou eau), attendant, pour prendre naissance, que es circonstances nécessaires à leur développement se pro-

I duisent. L'apparition des infusoires, microbes, etc., n'est donc I que le développement de ces germes. Les panspermistes I ne croient pas aux générations spontanées : il sont les adversaires des hétérogénistes. Voy. génération spontanée.

Le mot Panspermie avait été d'alwrd employé par le naturaliste Bonnet et par Bulfon, mais dans un sens tout différent. Voy. régénération et génération.

PANTALON (de St Pantaléon, patron de Venise). Ce mot désignait originairement un pci"sonnage de la comédie italienne qui représentait les vieillards, et qui portait des culottes longues dites d'après lui pantalons, avec une espèce de roljc de juge et un masque à barbe. Pantalon est quelquefois amoureux et dupé, quelquefois aussi Iwn, simple et nullement ridicule. C'est toujours un Vénitien, comme Arlequin est un Bei-gamasque, et le Docteur un Bolonais. — On donne le nom de pantalonnades aux farces dans lesquelles praît cet acteur.

Le pantalon est un vêlement d'origine asiatique. Les Gaulois le portaient et lui donnaient le nom de braies. L'usage ne s'en perdit jamais complètement, mais pendant longtemps le pantalon eut à lutter contre la culotte, plus élégante et qui fait mieux valoir les formes. Depuis le début du XIX' siècle, le pantalon est vainqueur et s'impose à toutes les classes de la société. Sa forme ne varie plus guère auj.

On appelait aussi pantalon la première figure d'un quadrille, comprenant : la chaîne anglaise, le balancé, la chaîne des clames et le jwis de galop qui a remplacé luimême la queue du chat ; on confond aujourd'hui ces quatre pas sous le nom de chaîne anglaise. Voy. contredanse.

PANTCHATANTRA. recueil d'apologues et de contes indiens. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

PANTÉLÉ6RAPHE (du gr. xâv, tout, et de télégraphe), sorte de télégraphe qui reproduuit un dessin ou un autographe. Le premier a été le pantélégraphe de Caselli.

loy. TÉLÉGRAPHIE.

PANTÈNE (de l'anc. franc, panle, filet, tamis), espèce de filet qui ressemble au ver^'eux, et dont on se sert dans j la pêche de l'anguille. Voy. pantière.

PANTENNE (comme le précéd.). En terme de Marine, I être en pantenne, se dit d'un bâtiment dont toutes les

Carties au gréement sont en désordre, mal orientées, risées pr le vent ou par un combat, etc. A la mort d'un I capitaine, on met. en signe de deuil, les vergues de son vaisseau en pantenne, les unes sur un bord, les autres sur I l'autre Iwrd. Voy. berne.

PANTHÉISIME (du çr. irav, tout, et 3rE(5ç, Dieu), doctrine ! philosophique et religieuse qui identifie Dieu et la totalité ! des êtres. D'après celte doctrine, l'Etre absolu et infini j produit nécessairement, par écoulement ou par transforj mation ou par développement, une variété infinie d'êtres I relatifs et finis qui sortent sans cesse de son sein et y I rentrent sans cesse : la réalité consiste dans la coexistence 1 de la substance infinie et de ses modes finis, de la cause éternelle et des phénomènes transitoires par lesquels elle se manifeste. — Il y a d'ailleurs deux manières de concevoir cette doctrine 'le panthéisme idéaliste, qui absorbe la nature en Dieu; et le naturalisme, qui absorbe Dieu dans la nature. Le premier tend au mysticisme ; le second ] aboutit au matérialisme.

Le Panthéisme, sous les deux formes qui viennent d'être indiquées, a été professé d'une manière plus ou moins explicite : dans l'Inde, par la religion des Aryas [Voy. polythéisme), par le Brahmanisme et le Bouddhisme ; dans la Grèce, par les Eléates, les Stoïciens, les >'éoplatoniciens ; au moyen âge, par Averroès; à l'époque de la Renaissance, par J. Bruno: dans les temps modernes, par plusieurs philosophes, surtout par Spinosa et par Hegel.

D'après Spinosa [Réforme de l'entendement. Ethique), pour fonder la philosophie sur des idées claires et distinctes, l'esprit ne doit faire usage que de l'intuition intellectuelle et du raisonnement appuyé sur elle : par suite, le premier objet de l'intuition intellectuelle étant l'Etre parfait, la méthode parfaite est celle qui enseigne à diriger l'esprit sotts ta loi de l'être absolument parfait. Conformément à ce principe, Spinosa donne pour bases à son Ethique quatre définitions : j'entends par stibslance ce qui est en soi et est conçu par soi ; par attribut, ce que la raison conçoit dans la substance comme constituant son essence; par mode, les affcelions de la substance, ou ce qui est daas autre chose et est conçu

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