ASCIDIE
de aes, « cuivre »i, chez les Romains, désign^ait : 1» toute espèce d'unité. 2^ l'unité de poids, 5' l'unité de monnaie.
1° As ])ouvait se dire d'une unité quelconque considérée comme divisible, telle que la livre, le selier. le jugerum, etc. ; dans les successions, hères ex asse signifiait l'héritier de tout le bien. L'as, quelle que fût la nature de l'unité qu'il représentait, se divisait en l'2 parties ou onces [uncise]. Les fractions de l'as étaient : le deunx. valant 11 onces ; le dextaiis. 10 ; le dodrans. 9 : le bes, 8 ; le sepliiiix, 7: le semis ou semissis, 6; le quincunx. 5; le tiiens, 4; le quadrans ou lenincius, 5; le sextaiis, "2; le sescttncia ou sescunx. 1 once 1/2; et enfin l'once.
2' L'as ou livre romaine, libra, unité de poids, valait 527 gr. 187.
5° L'as, monnaie, ses. assipotidiiim ou libella, fut d'abord une niasse de cuivre du poids d'une livre, sans efligie. Servius Tullius, le premier, en fit une monnaie dans le sens ordinaire du mot. Les multiples de l'a* étaient : le dupondius 2 as], le qttatrtissis (4 as); les sous-multiples : le setnissis (demi-as), le triens (tiers d'as). L'as, réduit à 2 onces l'an 264 av. J.-C., le fut à une once en 217, et enfin à une demi-once en 191. Jusqu'en 264 av. J.-C. las équivalait à 0 fr. 08 c. Depuis cette époque il ne valut plus guère que 0 fr. 05. L'as fut remplacé par le sesterce [ Voy. ce mol/ lorsque les monnaies devinrent communes à Rome.
C'est de l'as, nom romain de l'unité, qu'est venu le nom doimé. dans nos jours, au point unique marqué sur une carte ou sur l'un des côtés d'un dé. — Au jeu de la bouillotte, on appelle as percé l'as qui se trouve seul de sa couleur.
AS QUI cocRT, jeu de cartes dans lequel las. étant la plus basse carte, est passé par celui qui l'a reçu à son voisin, qui tâche de s'en débarrasser de même en le donnant à un autre. Celui entre les mains de qui il reste perd et paye.
ASA FŒTIDA. Voy. ASSA FŒTIDA.
ASAPHE (du gr. à5a-yr,î, incertain), Asaphiis, genre de Trilobites, caractérisé i)ar im céphalothorax et un pvgidium très développés et sensiblement de même dimension. Se rencontre dans le Silurien moyen (Ordovicien).
ASARET (du gi". dtffapov), Asariim. genre de la famille des Aristolochiées, renferme des herbes vivaces, souvent acaules, à rhizome rampant et à feuilles réniformes. Toutes possèdent un principe acre et purgatif, l'asarine. L'A. europa'uni, vulg. Rondelle, Oreillette. Cabaret. Nard sauvage, paraît être un succédané de l'ipécacuanha ; sa racine, desséchée et réduite en poudre, est un violent sternutatoire. L'.A. virginicum et VA. arifolium se cultivent comme plantes d'agrément. L'.4. rotundifolium est le Baccar, que les anciens recherchaient pour tresser les couronnes.
ASBESTE (du gr. iz&tz-zo^. incombustible), substance minérale composée en grande partie de silicate de chaux et de magnésie, avec un peu d'alumine et d'oxvde de fer, dans des proportions qui en font une variété d'amphibole. On la trouve dans les cavités des roches magnésiennes, talqueuses ou serpenlineuses, aux Alpes, en Espagne, en Hauphiné, etc. 'Tantôt elle est en masses fibreuses fonnant des espèces de tissus, des feutres, d'où le nom qu'on lui donne quelquefois de papier ou de liège fossile. D'autres fois ses fibres sont raides et assez dures pour rayer le verre. Quand elle est blanche, flexible et soyeuse, on lui donne le nom d'amiante. Voy. ce mot.
ASBOLANE, oxyde de manganèse et de cobalt hydraté, en niasses noires terreuses, abondant à la Nouvelle-Calédonie.
ASCAGNE ou elaxc-xez, Simia petaurista, espèce de singe. Voy. giexox.
ASCALÀBOTES (du gr. dtTxdXaêo;). Voy. gecko.
ASCARIDES (du gr. àsxaoîî), genre de Vers, de la classe des Helminthes et de l'ordre des Nématoïdes, se compose de vers intestinaux à corps rond, aminci aux deux extrémités; à bouche garnie de 3 papilles charnues, entre lesquelles sort de temps en temps un tube très court. L'espèce appelée A. lombrical [A. lombricoîdes] se montre dans Hiomme, le cheval, l'âne, le zèbre, le bœuf, le cochon. C'est un ver blanchâtre, qui séjourne habituellement à la surface du canal intestinal; il atteint près de Om. 50 et se multiplie quelquefois étrangement. L'.4. vermiculaire (Oxyurus vermicularis], que l'on trouve souvent chez les enfants dans certaines maladies, n'a que 0 m. 01 de longueur au plus. Voy. vers i.mesti.nacx.
! ASCENDANT (du lat. ascendere, monter). En Astronoj mie, on appelle nœud ascendant d'une planète ou de la lune le point où l'astre traverse l'écliptique en allaut de l'hémisphère austral dans l'hémiphère boréal. Voy. sœcd. j En Anatomie, les vaisseaux ascendants sont ceux qui portent le sang des parties inférieures aux parties supérieures du coi-ps. L'artère ascendante est le tronc supérieur de l'aorte ; la veine cave ascendante, celle qui porte le I sang des parties inférieures au cœur. I En termes de Généalogie, ce sont non seulement le père I et la mère, mais tous les parents qui sont au-dessus de I nous, en ligne directe ou indirecte. En parlant des personnes de qui l'on descend, on dit en général aïeux mtxxT j désigner ceux qui ont vécu dans le temps passé ; mais on appelle ateid, aïeule (au pluriel aïeuls) le grand-père et la grandmère paternels ou maternels. — La plupart des droits et obligations entre ascendants et descendants sont réciproques : telle est l'obligation de se fournir des aliments, tel est le droit de succession ; mais il en est qui n'appartiennent qu'aux ascendants : tel est le droit de ceux-ci de former opposition au mariage de leurs enfants ou descendants. Voy. partage.
ASCENSEUR, nom donné à divers appareils mécaniques qui servent à élever soit les matériaux de construction, soit, dans les grandes maisons ou les édifices élevés, les différents visiteurs. Les ascenseurs sont le plus souvent aujourd'hui mis en mouvement par la pression hydraulique (ascenseurs du Trocadéro, «le la tour Eiffel, etc.).
ASCENSION. On appelle ascension droite d'un astre l'angle dièdre foraié par le plan horaire de cet astre et celui du jioint vernal. Cet angle se compte de 0 à ô60^, ou de 0 à 24'' (Voy. axgle hor.\ire) du point vernal vers l'est. L'ascension droite est ordinairement associée à la déclinaison pour déterminer la position d'un astre sur la sphère céleste. Ces coordonnées varient avec le temps d'une part, si l'astre a un mouvement propre, d'autre part à cause du déplacement du point vernal (Voy. précessiox des ÉQuisoxEs). L'ascension droite d'un astre est égale à l'heure sidérale au moment du passage de cet astre au méridien, et ce théorème sert à détenniner les différences des ascensions droites des diverses étoiles. Pour avoir l'ascension droite même d'un astre, il faut en combiner les observations avec celles du soleil qui donnent la position du point vernal. Dans la pratique, la théorie du soleil ne laissant rien à désirer, on connaît à chaque instant la position du point vernal par rapport à un certain nombre d'étoiles dites fondamentales et par suite l'ascension droite et la déclinaison de chacune de ces étoiles. On se borne donc à mesurer les ditîércnces d'ascension droite de l'une de ces étoiles et de l'astre que l'on veut observer. Une simple addition donne l'ascension droite de ce dernier.
ASCEXSIO.N. Voy. AÉROSTAT.
ASCÈTE (du gr. àaxT.Tf,;), nom donné, dans les premiers temps de 1 Eglise, aux solitaires qui se consacraient aux exercices de la piété, surtout à l'oraison et à la mortification, dans le but d'alfranchir l'âme des liens du corps. Les Ascètes s'imposaient des jeûnes extraordinaires, s'exerçaient à porter cilice, à marcher nu-pieds, à se priver de sommeil; ils avaient de fréquentes extases. L'exemple de la vie ascétique avait déjà été donné chez les anciens iiar les Pvthagoriciens, les Stoïciens, par plusieurs philosoplies de rècole d'Alexandrie, et dans l'Inde par les fakirs. Liiez les chrétiens, elle fut surtout commune en Orient : de saints évêques. de savants docteurs, entre autres Origène, St Basile, l'avaient menée. St Basile a composé des exercices spirituels pour la vie religieuse, sous le nom d'Ascétiques. — On appelle encore : Ascétique tout ce qui a rapport à une vie retirée et contemplative ; Ascétisme, la disposition à se livrer exclusivement et avec exaltation à la vie ascétique : en ce sens, Ste Thérèse offre le type de l'ascétisme.
ASCHERA. 214° petite planète, trouvée le 29 février 1880 par Palisa à Pola. Voy. planètes.
ASCIDIE (du gr. à^xtoiov, utricule), vulg. Outre de mer, genre ou famille de Tuniciers, qui ont une enveloppe très épaisse, en forme de sac fermé de toutes parts, et munie de 2 orifices qui simulent les 2 tubes de qiielques Mollusques bivalves. Ces animaux se fixent aux rocliers et sont privés de toute locomotion, sauf pendant le premier âge. 11 y a des ascidies dont les individus restent isolés (.-i. microcosme) ; mais la plupart sont des agrégations d'individus réunis au moyen d'une tige commune ou intimement
ASCIENS