‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1162 sur 1729 · PANTOUFLE · texte numérisé non relu

PANTOUFLE

PAPIER

PANTOUFLE (origr. inconn.), cliaiissurc de chambre, sans quartier ni «rarniturc, avec ou sans cmpcif^c. La forme comme la matière des pantoulles a varié suivant les lieux et les temps : on en fait eu cuir, en l)ois , en liège, en feuille flo palmier ou de papyrus (Egypte et Judée), en écorce de tilleul (Russie), en paille d'Italie (Florence), en paille de riz (Inde et Ja|K)n), en lige de genêt et en cordes de chanvre (Éspagnej, etc. Voy. sandale.

En Turcjuie, la pantoufle joue un grand rôle dans les usages nationaux : c'est en lui envoyant sa pantoufle qu'une femme mande son mari ; une femme en visite laisse ses pantoufles à la porte pour avertir de sa présence et ne point cire surprise sans voile.

PAN US. Vou. PAXM's.

PAOLO (de Pital. Paolo, Paul, nom d'un pape), monnaie d'argent des anciens Etats de l'Eglise, dont la valeur a fréquemment varié. C'était la moitié de la lire (livre), c.-à-d. 10 baioques.

PAON, Pavo, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Pliasianidés, et originaire de l'Asie centrale : îjec en cône courbé, à base nue : aigi-elte sur la tète ; 18 tectrices caudales supérieures, très longues, peintes des

Elus riches coulcui-s et oH'ranl à leur extrémité des taches rillantes en forme à'yeux ; plumes de la queue pouvant se relever pour faire fa roue. BulFon a fait du paon et de la beauté de son plumage une description célèbre qui est comme résumée dans ce vers où La Fontaine (II, 17) compare la queue du paon à « la lx)utique d'un lapidaire ». Il est à ri'gi-elter que tant de beauté soit déparée par des pattes diflormes et par un cri fort désagréable. A l'état sauvage, le plumage d;i paon est plus éclatant encore que dans l'état de domesticité : le bleu dont son cou est orné se prolonge sur le dos et sur les ailes au milieu de mailles d'un vert dore. — La femelle du paon n'a pas la parure brillante du mâle. Elle fait chaque année une p<jnte unique de 8 à 12 œufs, dont l'incubation dure de '27 à 50 jours. Les petits s'appellent paoïineaux. — La queue du paon perd tout ou partie de ses plumes vers la fin de juillet : celte mue est, pour le paon, une époque de retraite ; il se tait, ne se pavane plus, et prend un air de tristesse. Les mœurs du paon sont, en général, celles de tous les Gallinacés ; il se nourrit de graines de toutes sortes.

Le l'aon dômes fif/ite {Pavo crislalus] olfre, sous le rapport de la couleur, des variétés remarquables : on en voit de gris, de blancs, de noirs, de verts, de bleus, de jaunes, etc.; mais ces couleurs sont presque toujours accidentelles. Il existe pourtant deux variétés qui paraissent constantes, et qui forment comme deux races dislincles : c'est le P. blanc et le P. panaché ; ce dernier étant le résultat de l'accouplement du paon ordinaire avec le paon blanc. On dislingue aussi le P. spicifère, originaire du Japon, qui porte sur la tète une aigrette en forme d'épi.

Le Paon fut introduit d'Asie en Europe au temps d'Alexandre. Il était recherché chez les Romains et jjendant le moyen âge jjour la bonté de sa chair, ou plutôt à cause de son prix : on le servait comme plat de parade dans les festins d'a|>pai'at. On fait des éventails et des parures avec les plumes de sa queue.

Les jioètes grecs ont fait du Paon l'oiseau favori de Junon : les yeux qui ornent sa queue sont, dans leurs ' fables, ceux du surveillant Argus, qui avait été cliai^c par la déesse de surveiller la vache lo.

Paott de mer, Macheles tringa. Voy. cojcbattakt

En Entomologie, on nomme : Paon de jour, ou Œil de Paon, un papillon du genre Vanesse; Paons de nuit [Pavonia major et P. niinor], deux espèces du genre Saturnie) ; — en Ichtyologie, Paon bleu, un Labre ; Paon de mer, im Spare et un I^bre, un Coryphène et un Chétodon.

En Astronomie, Paon est le nom d'une constellation de l'hémisphère austral, invisible dans nos climats, située entre le Sagittaire et le \m>\c Sud, comptant 1 étoile de 2" grandeur. '2 de 3', 5 de 4', 19 de 5«, avant pour ascension droite moyenne 19 h. 20 m., pour déclinaison 68° sud.

PAPAÏNE. dia?lase existant dans le suc laiteux du Carica papaya et du figuier ordinaire. Elle dissout la fibrine en milieu neutre, et la transforme en peptone.

PAPAS (mot grec qui signifie f ère), sert à désigner, dans l'Eglise grecque, non seulement les prêtres, mais encore les évêques et même le ])alriarche. Le premier d'entre eux prend le titre de protopapas.

PAPAUTÉ, dignité de pape, pouvoir du pape. Voy. pape au Die t. d'Hist. et de Géogr.

PAPAVER. nom latin Iwtaniquo du genre Pavot.

PAPAVÉRACÉES. Papaveracex, famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire libre, renferme dos plantes herbacées, et quelquefois des sous-arbrisseaux, à feuilles alternes, simples ou découpées, remplies, en général, d'un suc laiteux, blanc ou jaunâtre: à fleurs tantôt solitaires, tantôt disposées en cyines ou en grappes rameuses ; calice formé le plus souvent de 2 folioles caduques ; pétales en nombre double, triple, quadruple ou multiple, aisposés en croix; étamines au nombre oe 8, 12, 16, etc.; ovaire à une seule loge, fruit ordinairement sec et déhiscent, graines nombreuses. Toutes les plantes de la famille des Papavéracées jouissent plus ou moins de propriétés narcotiques; les graines de quelques espèces fournissent une huile grasse excellente [huile d'œillelte]. — On divise cette famille en deux tribus : les Argémonées et les Eschscholt liées. Principaux genres : le Pavot, le Coquelicot, la Chélidoiiie, le Glaucittm, VArgémone, etc.

PAPAVÉRINE. Voy. opim.

PAPAYER, Carica, genre type de la sous-famille des Papayacécs, renferme des arbres lactescents de l'Amérique tropicale, à tige simple et sans ramifications, portant un lx)uquet de grandes feuilles longuement pétiolées : ces feuilles sont palmées et dépourvues de stipules. Les fleurs sont monoïques ou dioïques et forment des espèces de grappes. Le fruit, appelé lui-même papayer, est long de 0 m. 15, et a la forme d'un melon ou d'un concombre. Le P. cultivé (C. papaya), vulg. Arbre à melon, ressemble à un palmier. Le tronc et les feuilles renferment un suc laiteux, amer, qui est un poison irritant, il contient une sorte de pepsine végétale, la papaïne ; la racine exhale une odeur de chou pourri. Le fruit mûr est jaune, sucré et d'une saveur agr/'able : on le mange comme nos melons ; vert, on le confit dans le vinaigre ou on le fait bouillir. Les autres espèces sont le P. épineux, le P. à fleurs latérales, le P. à petits fruits et le P. monoïque du Pérou. — La sous-famille des Papayacécs est rattachée aux Bixacées.

PAPE (du lat. papa, père), le chef de l'Eglise catholique. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. el de Géogr.

PAPEGAI ou PAPEGAUT (du porlug. papagaio; de l'arabe babbaga], ancien nom du Perroquet, a été restreint dc-

[luis aux espèces qui ont le plumage vert, sans rouge dans es ailes, comme le P. amazone.

PAPEGAI ou PAPEGAUT (jEc Dc) , jcu daus Icqucl OU place au l)out d'une perche un oiseau de carton ou de liois peint, dit lui-même papegai, pour servir de but à ceux qui s'exercent au tir.

PAPELINE. Voy. popeline.

PAPETIER, PAPETERIE. Voy. PAPIER.

PAPETTO (c.-à-d. petit pape], monnaie d'argent des anciens Etats romains, valait 20 baïwjues (1 fr. 08).

PAPIER (du lat. papyrus, espèce dc roseau des bords du >'il dont les liges, découpées dans leur longueur en lames minces, servaient autrefois à faire le papier'. La fabrication de ce genre de papier, apportée de bonne heure en Grèce et à Rome, a été décrite par Pline l'Ancien. Il était fort cher el avait l'inconvénient de ne pouvoir recevoir l'écriture que d'un seul côté. Il resta en usage dans certains pays, concurremment avec le parchemin, fait avec des peaux d'animaux préparées. L'usage du parchemin devint général à partir de la fin de l'Empire romain ; les manuscrits anciens qui sont arrivés jusqu'à nous sont presque tous sur parchemin.

D'invention chinoise, le papier de chiffon fut introduit en Europe par les Arabes, qui le connurent par les caravanes de 1 Asie centrale. Il était composé de chifl'on de toile, car, à cette époque, les Chinois ne connaissaient pas le coton. Les chilfons blancs étaient triturés sous des pilons ou sous des meules pour être réduits en pâte, puis cette pâle, très liquide, était, en couches minces, égouttée sur des châssis, pressée et enfin séchée à l'air. Les Maures d'abord, les Italiens et les Français ensuite, fondèrent les premiers moulins à papier en Europe. On assure que ce fut en 1540 à Troyes et à Essonnes que fut établie en premier lieu la fabrication du papier, qui précédait ainsi de cent ans à peine l'invention de Gutenberg. Jusqu'à nos jours, le mode de fabrication du papier à la forme ne se modifia guère. C'est dans la préparation seule des pâtes qu'il a été fait des améliorations importantes. Autrefois les

PAPIER

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chiffons blancs, assortis suivant leur finesse ou leur degré d'usure, subissaient, dans de grandes cuves, un commencement de désagrégation [■poiirrissaçfe}, qui avait pour but d'en amollir les libres; puis ils étaient soumis, dans des caisses dites piles, à l'action de lourds pilons ou maillets

2ui les divisaient et les réduisaient en pâte (effilochaoe). ette pâte, bien lavée, était travaillée à nouveau dans d'autres piles. Aujourd'hui le procédé de préparation des

Eàtes pour la fabrication du papier à la forme est sensilement le même (|ue pour les pâtes destinées à la fabrication du papier mécanique.

Les opérations du pourrissage et du broyage au moyen de pilons ou de maillets sont abandonnées et remplacées par la réduction rapide des clnlfons en pâte au moyen de piles à cylindres armés de lames d'acier et de bronze. Quand la pâte est fine et homogène, on la déverse dans une grande cuve où, mélangée avec une grande quantité d'eau, elle forme une Iwuillie très claire. Un ouvrier, dit ouvreur, plonge dans cette masse un châssis recouvert d'une toile métallique (forme) offrant des fils entre-croisés qui marqueront dans la pâte et qu'on appelle vergeures. La pâte s'applique en couche uniforme, et, en s'égouttant, prend une certaine consistance : elle présente l'aspect d'une feuille de papier, qu'on presse entre des draps de laine pour la dessécher complètement. Quand on a amsi produit un certain nombre de feuilles, un second ouvrier, ait coucheur, les étend avec soin, et en forme des paquets, qu'on firesse de nouveau et qu'on fait ensuite sécher à l'air. Pour e collage, on plonge les feuilles dans une solution de gélatine additionnée d'alun et de colle d'amidon. A la fin du xviii" siècle, on inventa les cylindres à effilocher ou à défiler et à raffiner la pâte, qui peu à peu furent substitués aux pilons ou maillets ; mais les bacs dans lesquels ils tournent, ont conservé le nom de piles. On réussit aussi à supprimer les vergeures et on fit des papiers vélins, c.-à-d. sans marques de toile. Enfin les chimistes apprirent à se servir, eu les faisant bouillir avec de la chaux et en les blanchissant à l'aide du chlore, des chiffons de couleur. Lorsque la chimie vint au secours des papetiers, elle fit remplacer presque partout le collage ani?nal à la gélatine par l'encollage végétal au savon de résine. Mais l'invention qui transforma la papeterie est due à un ouvrier mécanicien, Louis Robert, qui était venu à Essonncs pour la fabrication du papier des assignats. Le brevet Uobert est de 1799; il le céda à son directeur, Didot Saint-Léger, qui. par suite d'embarras financiers, dut faire construire en Angleterre la première machine à fabriquer le papier sans fin. En France, ce fut à Sorel, dans l'Eure, que fonctionna la première machine. A première vue, on distingue le papier îuécanique de celui qui a été fait à la forme, en ce qu'il n'offre pas de franges sur ses bords ; généralement aussi il n'est pas vergé, tandis que la mode auj. consiste à faire avec des vergeures presque tous les papiers à la forme, notamment le papier destiné au Timbre. La consommation du papier allant sans cesse en augmentant et la quantité «le chiffons ne pouvant s'accroître sensiblement, on a cherché depuis longtemps à les remplacer par d'autres matières filamenteuses. Ce n'est que dans la seconde moitié du xix" siècle qu'on commença les premières fabrications sérieuses de papier composé d'autres matières que de chiffons ou de cordages. L'emploi, dans de vastes chaudières ou lessiveui's tournants ou fixes, de la soude caustique et des bisulfites alcalins, suivi d'un blanchiment au chlorure de chaux dans des piles blanchisseuses, a permis de faire les papiers les plus fins avec l'alfa, la paille et les bois blancs résineux; en même temps, d'autres fabricants employaient, pour faire des papiers plus communs, les bois tendres de plusieurs essences, sans le secours d'aucun produit chimique, en le désagrégeant par le moyen de meules de pierre dure; cette méthode nécessite une force considérable. De môme que le chiffon doit être délissé, c.-à-d. coupé en petits morceaux, avant de subir aucun traitement, la préparation des pâtes chimiques, dites celluloses, exige que 1 alfa et la paille soient hachés assez menu, et que les bûches de bois soient réduites en copeaux ou en rondelles grossières. Auj. les chiffons blancs les plus propres servent toujours, comme autrefois, à obtenir les papiers les plus fins sans qu'il soit besoin d'employer aucun produit chimique ; mais SI le prix de ces papiers est resté élevé, la

et le sapin (épicéa) peuvent entrer dans la composition des papiers des belles éditions, alors que le bois traité mécani(iucment permet de fabriquer des papiers courants à un prix dix fois moindre qu'au xviii" siècle. La machine continue ou à papier sans fin a surtout réalisé ce progrès industriel. La pâte à papier y arrive très diluée des cuves, oîi elle est sans cesse maintenue en mouvement. Elle passe à travers des p'aq^ues de métal percées de fentes très fines [épurateurs) et s écoule sur une toile métallique sans fin animée d'un double mouvement et supportée par de petits rouleaux en cuivre : cette toile entraîne à sa surface une mince couche de pâte qui s'égoutte à travers son réseau de fils d'autant plus facilement qu'elle s'ap)îlique hermétiquement sur des caisses où des pompes font le vide pour mieux débarrasser la pâte à papier de l'énorme masse d'eau qui l'accompagne. A son extrémité finale, la toile tourne pour revenir sous la table et permet à la couche de pâte de passer sur des feutres qui 1 entraînent sous une série de lourds rouleaux en fonte dure disposés deux à deux et serrés fortement l'un sur l'autre. Ces rouleaux s'appellent les presses de la machine à papier. Après avoir subi cette compression, la feuille de pâte est devenue consistante et ne contient pas alors plus d'eau que de matière filamenteuse. Mais les moyens mécaniques, c.-à-d. l'égouttage et la compression, sont maintenant épuisés pour enlever à la pâte toute l'eau qui lui a servi de véhicule. La dessiccation par la chaleur est alors employée en faisant passer autour de cylindres de foute creux [sécheurs), chauffés par la vapeur et enveloppés de feutres, la nappe de pâte qui est ainsi pressée sur le métal maintenu au-dessus de 100 degrés. A ce moment, le papier est terminé : des couteaux circulaires le rognent de chaque côté, ou même on le refend en deux ou plusieurs bandes, et il s'enroule autour d'un envidoir. Il ne reste plus, à l'aide de coupeuses mécaniques, qu'à le couper en feuilles de dimensions usuelles (Voy. format), ou bien à le glacer ou satiner pour lui donner un lustre favorable à l'écriture et à l'impression. Pour les journaux, qui emploient le papier enroulé en bobines, de 4 000 m. de longueur environ, on trempe généralement le papier, c.-à-d. qu'on projette à sa surface une certaine quantité d'eau, pour que l'encre d'imprimerie prenne mieux. La longueur d'une machine à papier est en moyenne de 25 mètres et le développement de la feuille de papier sur la machine et autour des cylindres de 60 mètres environ ; il faut de 2 à 3 minutes, suivant la vitesse de la machine, pour la transformation de la pâle en papier.

Nous avons dit plus haut ce qu'on appelait papier vergé et papier vélin, et ce qu'on entend par papier glacé ou satiné. Le papier de soie ou papier Joseph a été inventé par Joseph de Montgolfier et est fait de déchets de soie. Les papiers de Chine et du Japon sont fabriqués avec la deuxième pellicule de l'écorce du bambou ou du mûrier réduite en iiàte et aussi avec la paille de riz, ou bien encore avec la pellicule intérieure des cocons. hc papier à calquer, dit aussi papier végétal, est fabrique avec de la filasse de chanvre ou de lin défilée en vert, c.-à-d. effilochée sans avoir subi aucun traitement chimique préalable. ÏjC papier brouillard ou buvard, destiné à iiltrer les liquides ou à boire l'encre, est dépourvu de tout encollage. Les papiers de couleur sont colorés dans la pâte même, dans les piles raffineuses, à l'aide de presque toutes les couleurs en usage «(ans l'impression des tissus, couleurs minérales ou végétales et couleurs d'aniline. On appelle papier chargé du papier dans la pâte duquel on a incorporé une certaine proportion de kaolin, de sulfate de chaux ou de talc pour la rendre plus opaque. Le papier parcheminé est obtenu par un traitement par l'acide sulfurique, suivi immédiatement d'un lavage à grande eau, de sorte que la cellulose y reste presque pure.

En France, les plus importantes papeteries sont celles d'Essonnes (Seine-et-Oise), de Clairefontaine (Vosges), de Deluz, de la Haye-Descartes et du Mesnil (Eure). Les papeteries les plus renommées pour leurs papiers fins sont celles «le Rives (Isère), du Slarais et de Sainte-Marie (Seine-et-Marne) et d'Arches (Vosges). Il y a en France environ 500 machines à papier, produisant par an près de 400 000 tonnes de papier de toutes sortes. La France exporte un peu plus de papier qu'elle n'en importe.

Les papetiers formaient jadis une corporation et avaient comme patron St Jean Porte Latine. Leurs statuts datent de 1599; ils furent revisés en 1059 et en 1723.

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