PAPILLON
Consulter : Pielte, De la /fabrication du papier ; Séb. j î.»>!ormand. Manuel du fabricant de papier: G. Planche. ; l'Industrie de la papeterie; Poisson, Manuel du pape- \ tier; Roulhac, Payen. nounierc, Rapports sur la pape- | terie, les matières premières et la fabrication du j papier [Jurvs des expositions universelles).
Papier timbré ou marqué, papier maryié d'im timbre, j dont on est obligé de se servir pour les écritures judiciaires . et pour les actes publics ou privés, dans les cas déterminés par la loi. Voy. timbre.
Papier de verre, papier enduit de poudre de verre, dont on se sert pour polir les pièces de oois ou de métal <|ui doivent être finies et ajustées avec soin.
Papier-parchemin. Voy. dialyse et cellulose.
Papier peint ou P. de tenture, papier fabriqué par grandes bandes, portant différents dessins, et servant à tapisser les murs des appartements. Les dessins sont faits avec des couleurs d'application qu'on imprime sur le papier, après l'avoir enduit de colle de Flamlre. Les papiers qui imitent le velours papier tontisse) sont faits par l'application de tonturcs de drap, que l'on teint de diverses couleurs, et dont on saupoudre légèrement la surface du papier, préalablement humecté avec de la colle. — Les papiers peints ont été substitués, dès la fin du xvn° siècle, aux étoffes de laine et de soie pour la décoration des appartements. L'art de les fabriquer nous est venu de la Chine, où, de temps immémorial, on peint sur le papier des dessins imitant les indiennes. C'est en Angleterre que les premiers échantillons de ce genre furent importés, mais la France ne tarda pas à s'emparer de cette branche d'industrie. On attribue à J. Papillon (1688), de Paris, la fabrication des premiers papiers de tenture français. Réveillon, à la fin du xviii* siècle, porta cette industrie à un haut degré de perfection. Depuis, en France, les fabriques les plus considérables de papier peint ont été celles de Paris et de Hixlieim (Ht-Rhin).
Papier réactif, nom donné, en Chimie, à des papiers imprégnés de réactifs chimiques teintures de tournesol bleue ou rouge, acétate de plomb, iodure de potassium amidonné, etc.), qui, par les changements de couleurs qu'ils éprouvent, accusent la présence de telle ou telle substance dans une dissolution ou dans l'atmosphère.
Papier de sûreté. On appelle ainsi un papier qui protège la confiance publique contre les faux, en accusant les moindres traces d'altération dans l'écriture. Toutefois, comme ces papiers n'empêchent pas la destruction du texte, leur emploi présente moins d'avantage que celui des eiH ores indélébiles.
Papier tellière, papier fabriqué par ordre de Le Telher. lorsqu'il était ministre sous Louis XIV : il portait ses armes. On le nomme aussi papier d'état, parce qu'il sert à copier les états.
Papier libre : c'est le papier non timbré.
Papier-monnaie, papier créé par les gouvernements pour faire office de monnaie : c'est une monnaie fictive, qui n'a point, comme le métal, une valeur intrinsèque et qui ne représente pas des valeurs équivalentes qu'on puisse réaliser dès qu'on le veut. Le papier-monnaie n'a jamais été employé que comme expédient dans les circonstances les plus "critiques ; partout il a subi des dépréciations progressives qui ont amené la ruine des particuliers : les assignats, en France, en offrent l'exemple le plus déplorable (Toi/, assignats). — Connu en Chine dès le xiii' siècle, le papier-monnaie n'a guère été usité en Europe qu'au xviii' siècle; presque tous les Etats, l'.Xngleterre, l'Autriche, la Russie, la France, etc., ont été forcés d'avoir recours à ce dangereux expédient. — Il ne faut pas confondre avec le papier-monnaie certaines valeurs qui ont un cours pres<{ue aussi universel que la monnaie, comme les billets de banque en France, les bank-notes en Angleterre : bien qu'autorisés par les gouvernements et acceptés par tous, ces etiets ne sont reçus que librement et sont toujours remboursables à ^Tie dans les banques qui les ont émis. Quelquefois, cependant, dans des moments de crise, on leur a momentanément donné cours forcé : c'est ce qui a eu lieu en I8i8 et en 1870 pour les billets de la Banque de France.
Papiers d'affaires ou de commerce. L'administration des Postes se cliarge du transport de ces papiers moyennant : 5" par fraction de oÔ« pour la France, la Corse, l'Algi-rie et la Tunisie; et 25" jusqu'à 250», puis 5' par 50», pour les pays de l'L'nion postale.
Papiers domestiques. On appelle ainsi les écrits par les-
quels on constate quelquefois les événements survenus dans une famille, comme la naissance d'un aifant. Ils peuvent, dans certains cas, faire preuve de la filiation à défaut d'actes de l'état civil régulièrement dressés (C. civ., art. 46 et 524).
Papiers médicamentés, préparations topiques qui résultent de l'application de matières adliésives sur du papier, et qui sont destinées à être placées sur des parties malades. On en fait avec des substances épispastiques de nature diverse, telles que des cantharides ou du garou associés à la cire ou à des matières grasses. Ces papiers prennent les noms de P. épispastique, de P. vësicant, de P. à cautère, selon l'enduit qui les revêt, ou selon leur destination.
PAPILIONACÉou PAPiLLOXACÉ (du lat.;j)a;;{/io, papillon), se dit, en Botanique, des corolles irrégulières, composées de cinq pétales inégaux et dissemblables qui. pv leur disposition, offrent quelque ressemblance avec un papillon dont les ailes seraient étendues. Les lleui*s du Haricot, du Pois, du Dolique, de la Gesse, du Lotier sont papilionacées.
PAPiLioxACÉes. Dans sa classification, Toumefort avait réuni sous ce nom toutes les plantes de la famille des Légumineuses dont la lleur présente la disposition qui vient d'être décrite [Voy. légctiixecses). — Aujourd'hui on donne ce nom, (Taprcs Candolle, à un sous-ordre de la famille des Légumineuses, que beaucoup de botanistes considèrent comme une famille. Les Papilionacécs forment 7 tribus, savoir : les Podalyriées (genres Podalyrie, Anagyre] ; les Lotées [g. iMlier, Ajonc, Amorphe, Anthyllide, Astragale, Daguenaudier, Bugrane, Cytise, Galéga, Genêt, Indigotier, Lupin, Liczerne, Mélilot. Réglisse, Robinier, Trigonelle, etc.) ; les Viciées 'g. Vesce, Gesse, Lentille, Orobe, Pois chiche), les Hédysarées (g. Sainfoin, Arachide, Coronille, Ebénier, etc.), les Phaséolées (g. Haricot, Abrus, Glycine, etc.) ; les Dalbcrgiées g. Dalbergia, Coumarou) et les Sopkorées (g. Sophora, Myrosperme).
PAPILLAIRE, se dit, en Anatomic, de ce qui a des papilles, de ce qui a rapport aux papilles : le corps papiltaire est l'ensemble des papilles que forment à la surface du derme et sous l'épiderme les filets nerveux qui traversent la peau. — En Botanique, papillaire se dit de tout organe qui porte à sa surlace de petits tubercules pointus, en forme de mamelons, ou de petits grains saillants, durs et arrondis; telles sont les feuilles de la Phylique réfléchie, d'uu grand nombre de Labiées, de l'Aloes verruqueux.
PAPILLE du lat. papilla). En Anatomie, on appelle ainsi de petites éminences plus ou moins saillantes qui s'élèvent de la surface de la peau et des membranes muqueuses, p. ex. de la langue, de la conjonctive, de l'œsophage, etc. Les papilles de la peau sont un développement du derme, aaiis lequel s'épanouissent des filets nerveux et vasculaires multipliant les surfaces sensibles. C'est dans leur tissu que se passent la plupart des phénomènes de vitalité dont la peau est le siège ; c'est là que sont sécrétés la matière colorante, les poils, les ongles, les plumes, les cornes, les écailles. On appelle papille du nerf optique la partie saillante de ce nerf à la lace antérieure de la rétine.
En Botanique, on nomme papilles de petites protubérances qui cou^Tent la surface de certains organes, comme les stigmates, le pollen, etc., et qui ont quelque ressemblance avec les papilles de la langue. Elles sont ordinairement d'une nature molle, allongées, coniques, compactes.
PAPILLON, Papilio. Dans le langage ordinaire, ce mot est synonyme de Lépidoptère, et désigne tout insecte volant qui a 4 ailes couvertes d'écaillés fines comme la poussière. Scientifiquement ce mot. dont la signification et l'étendue ont souvent varié, désigne : tantôt la 1" famille de l'ordre des Lépidoptères, qui renferme des jnsectes auxquels on donne aussi le nom de Diurnes [Voy. ce mot), et qui se prtage en deux tribus : les Papillonides et lés Hespérides; tantôt le genre type de la tribu des Papillonides.
Ce genre, qui est le Papillon proprement dit, a pour caractères : palpes inférieurs très courts, atteignant à peine le chaperon par leur extrémité supérieure, avec le dernier article presque nul ou très peu distinct: ailes larges et souvent munies d'une queue. Malgré les réductions qu'il a subies, ce genre est encore fort considérable, et compte
PAPILLONACE