‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1164 sur 1729 · PARABASE · texte numérisé non relu

PARABASE

près do 500 espèces, h plupart d'im aspect agréable et paréos des plus l)ellcs cotileurs. Bois-Duval les a partagées eu 3'2 frroupcs : Papillon Anlrnor, P. Memnon, P. Coaii. P. Paris, P. Hélène, P. Axion, P. Cresplionle, P. lirutus, P. Dorée, P. Nirée, P. Empédocle, P. Egysthe, P. de Payen, P. Demolée, P. Léouidas, P. Podalire ou Flambé, P. Aniipinis, P. Noz, P. Evaudre, P. Triopas, P. Cort'llirc, P. Crassus, P. Lalande, P. Machaon ou Grand Portc-Quene. P. Dolicaon, P. Thoas, P. Palamède, P. Polycaon, P. Duponchel, P. à collier, P. Cynorta, P. Panope. Voy. lkpidoptkhes.

On nomme vulgairement : Papillon à ailes en plumes, le Ptérophore; P. des blés, l'Alucito ef la Teigne; P. bourdon, divers Crépusculaires; P. à tête de mort, le Sphinx atropos; Pavillons du chou, les Piérides; P. estropiés, les Lépidoptères diurnes du genre Hespérie, dont le port d'aile est irrégulier; P. à numéro, P. de l'orme, P. paon, diverses espèces de Vanesses, etc.

Le Papillon est le symbole de l'étourderie, de la légèreté et de l'inconstance. L'Amour et le Plaisir ont souvent des ailes de papillon. Chez les anciens, le papillon était aussi le symbole de l'âme qui s'envole à la mort et l'emblème de' l'immortalité. Cupidon est souvent représenté brûlant avec une torche ardente les ailes d'un papillon, image de l'âme.

Dans les Locomotives, le papillon est le registre, mobile autour d'un axe, qui sort à modérer et môme à arrêter au besoin le tirage de la cheminée. Il est percé d'un trou à son centre pour laisser passer la vapeur, qui s'échappe dans la cheminée même lorsque celle-ci est fermée.

Bec papillon. Voy. kclairage.

Dans la Marine, Papillon est le nom de la voile la plus élevée de la tête des mâts d'un bâtiment de haut bord.

Papillons noirs (en angl. bine devils, diables bleus). On dit d'un homme hypocondre, qui a toujours des visions noires, des idées lugubres, qu'il broie du noir, qu'// a des papillons noirs : cette dernière expression paraît empruntée à la Farce de maître Pierre Pathelin (act. II. se. m). Voy. hypocondrie.

PAPILLONACE. Voy. papilionacé.

PAPILLONIDES, l'une des deux tribus de l'ordre des Lépidoptères et de la famille des Diurnes, comprend tous les genres de Papillons qui ont les ailes perpendiculaires à l'état de repos et notamment les genres : Papillon, Parnassien. Piéride, Danaïde, Argynne, Nymphale, Vanesse, Pavonie, Satyre, etc.

PAPION, Papio, suigc d'Afrique du genre Cynocéphale, qu'on croit être le Sphinx des anciens. Voy. cynocéphale.

PAPISTES, nom injurieux que donnent aux catholiques les partisans de la religion réformée.

PAPPE (du lat. pappus], aigrette cotonneuse qui, dans un grand nombre de plantes, comme le Chardon, le Séneçon, la Scabieuse dite pappeuse, etc., protège les semences quand la floraison est passée. — On en a formé les mots pappifcre, pappi/'07'me.

PAPPOPHORUM (c.-à-d. porte-aigrette], genre de la famille des Graminées, type de la tribu des Pappophorées, renferme des gramens exotiques.

PAPULE (du lat. papula). En Médecine, on nomme ainsi une petite élevure de la peau, solide, ne contenant aucun liquide et se terminant presque toujours par une légère desquamation. Les principales alfections papuleuses sont le strophulus, le lichen et le prurigo. Les papules du lichen sont rouées et enflammées, et à peine oe la grosseur de la tête d'une très petite épingle ; celles du prurigo ont à peu près la même teinte que la peau et sont un peu plus volumineuses que celles du lichen.

PAPYRUS (en lat. papyi-us, du gr. Ttàirupoi;) , matière ligneuse gui, chez les anciens, tenait lieu de papier et

Îu on tirait d'une espèce de Souchet, le Cyperus papyrus. e Papyrus croît dans les marécages, au-dessus desquels il élève ses hampes simples, très droites, fouillées seulement à leur base et fonnées de plusieurs pellicules concentriques : ce sont ces pellicules que l'on enlevait pour en faire le papyrus. On les étendait sur une table dans toute leur longueur et on collait dessus en travers d'autres pellicules (le la même espèce : ces membranes ainsi disposées étaient propres à recevoir l'encre. — Il y avait plusieurs sorlos de papyrus : l'hiératique ou sacré, fait avec le centre de la moelle, et ainsi appelé parce qu'on le réservait pour les livres qui traitaient du culte ; le livien, qm avait 12 pouces romains de largeur et auquel Livie,

femme d'Auguste, avait donné son nom; Vemporétiqiig, ou celui du commerce, qui n'avait que 6 pouces; le fanniaque, qui était de 10 pouces; l'amphithéâlrique, le saitiquc, cnlin le lénéotique, qui était le plus grossier et (|u'ou lirait de l'écorce extérieure. L'usage du papyrus ne commença à devenir universel qu'à l'époque d'Alexandre le Grand : il diminua avec le V siècle de notre ère et finit par disparaître complètement au xi°. La plupart des grandes bibliothèques de I Europe possèdent oes manuscrits sur papyrus : les fouilles d'ilerculanum, de Pompéi, et l'expédition française en Egypte en ont fait découvrir un grand nombre.

Le Papyrus des anciens (P. antiquorum) ne croissait originairement qu'en Egypte : il y est devenu fort rare et ne se rencontre plus guère qu'en Abyssinie, dans quelques localités marécageuses de la Syrie et aux environs de Syracuse en Sicile. Dans nos climats, on ne peut l'élever qu'en serre chaude. Les anciens ne s'en servaient pas seulement pour la fabrication du papier : ils employaient ses racines comme combustible; ses tiges, entrelacées, puis recouvertes d'un enduit de goudron, formaient des barques très légères; la partie inférieure et succulente de la tige fournissait une substance alimentaire légèrement sucrée, tandis que la portion intérieure de celte même tige, moelleuse cl spongieuse, servait à faire des mèches pour les flambeaux. — Outre le P. antiquorum, on connaît le P. laxiflorus, le P. odoratus ou stellatus, le P. latifolius et le P. comosus.

PÂQUE (de l'hébreu pascha, passage), fête solennelle des .luifs et dos Chrétiens. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr. — Pour la date, voy. fête.

PÂQUES FLEUBiES. Voy. cc mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

PAQUEBOT (de l'angl. pack ou packet, paquet, et boat, bateau), bâtiment destine soit à faire entre deux ports le service des lettres et dos dépêches et à remplir sur mer l'emploi des malles-poste sur terre, soit à transijortcr des passagers et à établir une communication régulière entre deux pays séparés par la mer. Autrefois on se servait à cet usage de petits navires solidement construits et bons voiliers.-Auj. tous les paquebots sont des bâtiments à vapeur. Les plus importants sont les paqziehots transatlantiques,^ qui font le trajet d'Europe en Amérique en 6 ou 7 jours.

PÂQUERETTE ou petite marguerite, Bellis peronnis, genre de la famille dos Composées, tribu des Astéroïdées, renferme de jolies plantes bien connues, à racines vivaces, fibreuses; à feuilles radicales, spatulées, entières ou â peine dentées, du centre desquelles s'élève une hainj)e nue, terminée par une seule fleur, qui est radiée : calice |)ul)escent, un seul rang de folioles blanches ou rosées, réceptacle nu, conique, de couleur jaune; les semences sont ovales et sans aigrette. La Pâquerette croît partout, mais surtout aux lieux un peu humides et incultes. Elle fleurit dès les premiers jours du printemps, vers Pâques, d'où son nom; elle continue à fleurir pendant presque toute l'année. Ses fleurs s'ouvrent avec les premiers rayons du soleil et se ferment lorsqu'il se couche ou qu'il est obscurci par des nuages. Parmi ses variétés, on distingue la rose, la rouge, la panachée simple ou double, la blanche double, etc. La plus remarquable est la Pâquerette jwolifère ou Mhe de famille, dont les fleurs portent à leur circonférence d'autres fleurs plus petites, disposées en ombelle. — Voy. marguerite.

PÂQUEROLLE, Bellium, espèce très voisine de la Pâquerette; elle fleurit en outre plus tardivement et ses semences portent une aigrette, tandis que celles de la Pâquerette sont nues.

PÂQUETTE, synonvme de Pâquerette, se dit aussi de la Grande Marguerite et du Chrysanthème.

PARA (du persan parah, pièce, morceau), petite monnaie de Turquie, qui contient 3 aspres et vaut env. 0 fr. 04 de notre monnaie.

PARA..., préfixe qui sert principalement, avec les préfixes ortho... et meta..., à distinguer les dérivés bisubstitués de la benzine. On l'emploie également pour distinguer un corps de son polymère, ainsi paraldéhyde. Voy. le mot qui suit ce préfixe.

PARABASE (du gr. TapiêaaK;, digression), partie de l'ancienne comédie dans laquelle, les acteurs n'étant plussur la scène, le chœur, ou le poète lui-même, s'adressait directement à l'auditoire pour lui parler du sujet de la pièce ou pour l'entretenir des allaires publiques. La para-

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