ASILE
associés sous une enveloppe unique. [Les ascidies habitent loulos les mers; quelques-unes sont romeslibles.
ASCU)rES (feuilles à) (du gr. àjxîôiov), s'applique, ou Botanique, aux feuilles terminées par une sorte de vase, comme celles du SépenUie dislillatoire.
ASCIENS [du fp". aox'.o;, sans ombre], habitants du globe terrestre qui, en certains temps de l'année, n'ont point d'ombre : tels sont les habitants de la zone torride, pane que, certains jours, le soleil est à midi verticalement audessus de leurs tètes. Ce mot n'est plus guère usité.
ASCITE [An gr. à<TXÎTTj;, enfle), bydropisie abdominale, provenant d'un amas de sérosité dans la cavité du péritoine. Elle a les mêmes causes que les autres espèces d'Iiydropisie, c.-à-d. les affections organiques du cœur et les maladies du foie et des reins. Elle accompagne les tumeurs de l'abdomen et elle est soumise au même traitement. Les diurétiques et la ponction ne sont que des moyens palliatifs ; le traitement doit s'adresser à la cause productrice.
Voif. IIYimoiMSIE.
ÀSCLÉPIADE (vers), vers lyrique des anciens, ainsi nommé soit du poète Asclépiade, son inventeur, soit parce
3u'il fut employé d'abord dans les chants en l'honneur 'Esculape ('AjxXT)Triôî). On distingue : 1° V Asclépiade proprement dit, composé de 12 syllabes, que l'on peut scander de deux manières : un spondée, 2 choriambes et un ïambe; ou bien, un spondée, un dactyle et une césure, puis 2 dactyles. La première ode d'Horace est en vers asclcpiades :
Maîcë I nâ^ I âlâvi-i | ë.lïlé | rë | pïl>fls, ou Maîcé I nâ-; ( àtâ | vîs | êdïté | réglbùs;
2° le Grand Asclépiade, qui a 5 pieds : un spondée, 5 choriambes et un 'ïambe, ou un spondée, 2 choriambes et 2 dactyles :
Nûllâin, j Viré, sâcrâ 1 vïlë prIQs . sévérls Sr | bSrêm, ou Kûllâin, 1 Vâré, sàt-ià j \ilé prïûs j sëvcrîs | ârbôréin.
ASCLÉPIADE (nom mythologique), Asclepias, genre type de la famille des Asclépiadées, renferme des herbes vivaces, à feuilles opposées ou verticillées ; à fleurs en ombelles : calice et corolle quinquépartis, couronne staminale quin-
3uéfide. L'^. de Syrie, indigène de l'Asie, porte les noms e Plante à soie, Apocyn à oiiale soi/eiisc. Coton sauvage, parce que ses fruits, en forme de gousses, sont remplis de graines surmontées d'aigrettes nombreuses d'une grande finesse, tenant à la fois de la soie et du coton. On peut s'en servir pour garnir les coussins et les meubles. L'^. de Curaçao, à fleurs écarlates, a des racines qu'on emploie aux Antilles en guise d'ipécacuanba. L'A. tubéreux, originaire de l'Amérique du Nord, est cultivé dans les jardins pour la beauté de ses fleurs de couleur jaune-orange.
ASCLÉPIADÉES, famille de plantes Dicotylédones gamopétales isostémones à ovaire supère, détachée de celle des Apocynées, renferme des herbes et des arbrisseaux a suc laiteux et corrosif, à feuilles simples et entières; à fleurs en ombelles, à fruits composés de 2 follicules oblongs, contenant des semences garnies d'une aigrette soyeuse. II. Brown la divise en 6 tribus : Asclépiadées vraies, Céropégiées, Gonolobées, Oxypéialées, Périplocées et Sécamonées. Les Asclépiadées vraies renferment les genres Asclepias, Qtaria, Cynanchum, Vincetoxicum, etc.
ASCOMYCÉTES (d'àaxô;, outre, et [jljict);, champignon), ordre de Champignons dont l'organe reproducteur est une asque [Voy. ce mot). Parmi les champignons bien connus appartenant à ce groupe, on peut citer les Morilles, les Helvelles, les Truffes, l'Oïdium, le Blackrot, la Levure de bière. On divise les Ascomycètes en Discomycètes, Pyrénomycètes et Périsporiacées.
ASELLE (du lat. asellus), genre de Crustacés édriophtalmaircs, de l'ordre des Isopodes, renferme des animaux assez semblables aux cloportes : corps oblong, déprimé, queue d'un seul article gi*and, arrondi et portant 2 appendices fourchus. L'A. vulgaire est commun en France, dans les eaux douces et stagnantes. Sa couleur est cendrée; sa longueur de 0 m. 012 à 0 m. 015. Ce genre est le tvpe des Asellidcs ou Asellotes.
ASEPSIE. Voy. aseptiqce.
ASEPTIQUE, nom donné aux liquides, pansements, instruments, etc., qui ont été privés par un moyen quelconque (chaleur, lavages avec un antiseptique, etc.) de produits septiques. Les liquides aseptiques, tels que l'eau bouillie, n'ont aucun pouvoir microbicide, ce qui les distingue des antiseptiques.
ASIA, 07* petite planète, trouvée le 17 avril 1861 par Pogson à Madras. Voy. planètes.
ASILE (du gr. àiauXoi;, inviolable), lieu de refuge et de sûreté pour les criminels, d'où il n'était pas permis de les arracher. Chez les anciens, les temples, les statues des dieux, les tombeaux, les autels, jouissaient de ce privilège.
— Le droit d'asile passa du paganisme au christianisme. Au moyen âge, les églises, puis certains territoires confinant à des églises, furent des asiles; ce droit, introduit sous Constantin, avait encore été étendu, par un décret de Théodose le Jeune, en 451, et, plus tard, par le concile de Tolède. Les plus célèbres asiles, au movcn âge, furent : en France, les églises de Notre-Dame de Paris et de Si-Martin de Tours; en Angleterre, Ceverley (comté d'York). Le droit d'asile ayant donné lieu à de graves abus par l'impunité qu'il assurait aux criminels, le pouvoir temporel travailla constamment à le restreindre : Louis XII supprima plusieurs asiles dès 1500, et François V', en 1559, abolit le droit d'asile en France. Cependant, jusqu'en 1789, ce droit se maintint à Paris pour la maison royale et pour l'hôtel du grand prieur de Malte (le Temple), où les débiteurs insolvables avaient le droit de se réfugier. Il n'existe plus auj. en Europe, si ce n'est en partie pour les hôtels des ambassadeurs. Voy. EXTERRITOniALITÉ.
Le nom A' Asile est consacré aujourd'hui à des établissements spéciaux de bienfaisance qui servent de retraite à des infirmes ou à des vieillards. Tels sont : VA. de la Providence, à Montmartre, fondé en 1804 pour les vieillards ou infirmes des deux sexes ; V Asile de convalescence, pour les hommes, fondé à Yincennes en 1855, et V Asile du Vésinet, pour les femmes, fondé en 1858. Tel était aussi, avant 1870, Y Asile du château de Saverne, fondé en 1852 en faveur des veuves et filles des fonctionnaires \mbliçs. Il y a aussi à Paris des A. de nuit qui olfreiU aux malheureux un refuge temporaire.
ASILE (salles d'), établissements destinés à recueillir les enfants en bas âge auxquels des parents pauvres et travaillant en journée ne sauraient donner les soins et la surveillance nécessaires. On y reçoit les enfants de 2 à 6 ans ; on leur donne les premiers principes de l'éducation, et on leur fait faire certains exercices proportionnés à leur âge. La direction de chaque asile est généralement confiée à des femmes, laïques ou religieuses, quelquefois à un ménage.
— La création de ces utiles établissements appartient à une Française, Mme Pastorct, qui, en 1801, fonda à ses frais la première salle d'asile à Paris (rue Miromesnil). Déjà, cependant, quelque chose d'analogue avait été tenté dans les Vosges, au Ban de la Roche, par le pasteur Fr. Oberlin. Peu encouragées en France, les salles d'asile furent mieux accueillies à Genève, d'où elles se répandirent par toute la Suisse, puis en Angleterre ; c'est de là qu'elles nous revinrent avec quelques perfectionnements. M. Cocliin établit en 1828 un asile modèle rue St-Hippolyte, à Paris; mais ce n'est qu'en 1857 que les salles a asile furent organisées, par ordonn. du ^2 déc, sur la proposition de M. de Salvandy. Elles ont pris place dans la loi d'enseignement du 15 mars 1850 et ressortissent au ministère de l'Instruction publique (direction de l'enseignement primaire). Auj. il existe des salles d'asile dans presque toutes les localités de quelque importance ; des comités locaux, des inspectrices bénévoles, sont chargés de les sun"eiller ; en outre on a créé une inspection générale, des examens pour l'admission des Directrices d'asile et une Ecole normale pour former ces directrices. — Consulter le Manuel des Salles d'Asile de Cocbin; les Guides des Salles d'A. de Jubé de La Pervc:\\e(iidicl^.\{enà\x;\' Essai sur l'inspection des Salles d' A. de Mme Chevreau-Lemercier ; Y Enseignement pratique Ac Mme Pape-Carpantier, etc. — Depuis quelques années, les salles d asile ont pris le nom A' Ecoles viaternelles.
ASILE (du lat. asilus), genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, type de la tribu des Asiliques. Ce sont des insectes carnassiers et voraces, nui saisissent au vol les mouches, les coléoptères, etc., les piquent avec ime des pièces de leur suçoir et les sucent ensuite : ils ont la lèvre supérieure tronquée obliquement ; l'abdomen allongé et pointu; leur vol rapide est accompagné d'un bourdonnement assez fort. Leurs larves vivent dans la terre. On rencontre dans tous les lieux secs et sablonneux de l'Europe, à la fin de l'été et en automne, Y A. frelon et Y A. cendré. — La tribu des Asiliques comprend, outre les Asiles, les genres Dasypogon, Dioctrie, Gonype, Laphrye, etc.
ASIMIMER