‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1170 sur 1729 · PARAPET · texte numérisé non relu

PARAPET

coup d'effet ; mais l'abus de l'antithèse est son écueil. — On admire surtout : en prose, les parallèles de Turenne et Condé^OiT Bossuet, de Corneille et Racine par La Bruyère, de Sully et Colbert par Tlioirias, de César et Henri IV, de Bossuet et Fénelon par La Harpe, de Btiffon et Linné par Cuvier ; en vers, ceux de Philippe 11 et Sixte-Quint, de Richelieu et Mazarin par Voltaire, etc.

On a aussi donné le nom de Parallèles à des notices biographiques comparées : telles sont les Vies parallèles de Plutarque et celles de Cornélius Népos.

PARALLÉLÉPIPÈDE ou parai-lklipiiède (du gr. irapaX- ATiXE-irÎTitûov), prisme dont la base est un parallélogramme. [iC parallélépipède a six faces, égaies deux à deux, qui sont des parallélogrammes. On appelle base d'un parallélépipède une quelconque de ses six faces; sa hauteur est la Ïierpendiculaire abaissée sur cette base d'un point de la ace opposée. — Lorsque les arêtes latérales sont obliques à la base, le parallélépipède est dit oblique. Il est droit quand les arêtes latérales sont perpendiculaires sur les bases. Enfin le parallélépipède est rectangle auand il est droit et que sa base est un rectangle. Il est alors terminé par six rectangles égaux deux à deux, et les trois arêtes qui partent d'un même sommet s'appellent ses trois dimensions. Quand les trois dimensions d'un parallélépipède rectangle deviennent égales, il prend le nom de cube ou d'hexaèdre régulier. Tout parallélépipède a pour mesure le produit de sa base par sa hauteur.

Les minéraux cristallisent souvent en parallélépipèdes ou sous des formes qui en dérivent. Aussi cinq des six systèmes cristallins ont pour types des parallélépipèdes.

loy. CRISTAI..

Parallélépipède des forces. On démontre, en Mécani-

3ue, que quand trois forces dont les directions ne sont pas ans un même plan sont appliquées à un même point matériel, leur résultante est représentée par la diagonale (partant de ce point) du parallélépipède construit sur les grandeurs et les directions de ces forces. Voy. résultakte.

PARALLÉLISME, élatde deux droites parallèles, de deux plans parallèles, ou d'une droite et d'un plan parallèles. PARALLÉLOGRAMME (du gr. r^aLp(xXkr^'i6yp(x\>.\iO'j). On appelle ainsi, en Géométrie, tout quadrilatère dont les cotés opposés sont parallèles. Le parallélogi-amme prend les noms : de rectangle, quand ses angles sont droits ; de losange ou de rhonibe, quand ses côtés sont égaux; de carré, quand ses côtés sont égaux et ses angles droits. — On appelle base d'un parallélogramme un quelconque de ses côtés; sa hauteur est la distance de la base au côté opposé. La mesure de la surface est le produit de la base par la hauteur.

Parallélogramme des forces. On démontre, en Mécanique, que quand deux forces de directions ditlérentes agissent sur un m -me point matériel, leur résultante est égale à la diagonale aboutissant en ce point dans le parallélogramme construit sur les grandeurs et les directions de ces deux forces. Voy. résultante.

PARALOGISME (du gr. -irapaXoy tajiôç) , raisonnement faux, ou erreur commise dans la démonstration. Le j)aralogisme ne diffère pas du sophisme, sauf que dans ce dernier, l'erreur est commise à dessein et de mauvaise foi, tandis que, dans le paralogisme, l'erreur est involontaire. Il en ré.sulte que la théorie des paralogismes est la même que celle des sophismes. Voy. sophisme.

PARALYSIE (du gr. xapâî^uaiî, dissolution), affaiblissement ou diminution de la faculté de sentir ou de contracter les muscles, ou d'une seule de ces deux facultés, dans une partie quelconque du corps. — La paralysie qui nalîecte que le sentiment a reçu le nom à'anesthésie. Elle peut être générale ou partielle. Les ancsthésies partielles portent différents, noms, suivant les organes affectés [amaurose pour l'œil, surdité pour l'oreille, etc.). — La paralysie du mouvement a été aussi distinguée en générale élan partielle, suivant son siège. Elle est appelée : hétni- Plegie, lorsqu'elle est limitée à la partie droite ou gauche flu corps; paraplégie, quand elle affecte les deux memftres inférieurs; croisée, quand elle frappe le membre supérieur dun côté et le membre inférieur du côté oppose : cette dernière forme, assez rare d'ailleurs, est queli^uefois congénitale. Les paralysies ont été aussi divisées, au point de vue de leurs causes, en P. organiques, c.-a-(l. liées à une lésion matérielle du système nerveux (cerveau, moelle, nerfs périphériques) , et en P. fonctionnelles, qui relèvent d'un trouble de nutrition

ou d'une inhibition, telles sont les paralysies réflexes, chlorotiques, toxiques, etc. Le traitement varie avec chaque variété.

Paralysie agitante ou tremblante, maladie de l'âge avancé, est caractérisée par un tremblement général et souvent aussi par un mouvement de propulsion irrésistible dans la marche, qui oblige le malade à courir en avant.

Paralysie générale ou méningo-cncéphalite interstitielle chronique diffuse, caractérisée jiar des troubles moteurs et psychiques. La maladie débute par un affaiblissement de la mémoire, de l'embarras de la parole. 11 y a quelquefois des migraines ophtalmiques, de la perte de l odorat, puis du délire des grandeurs ou bien du délire de persécution. On voit aussi de la manie aiguë. En même temps les mouvements deviennent paresseux et débiles. A la période ultime, le malade ne peut plus retenir ses urines ou ses matières. Il succombe dans une déchéance progressive.

PARAMAGNÉTISME (de para pour parallèle, et de magnétisme), se dit quelquefois du magnétisme propr. dit, |)ar opposition au diamagnétisme. Voy. mag.nétisme et diamagnétisme.

PARAMÉCIE, genre d'Infusoires ciliés, très commun dans les infusions végétales, et remarquable par ses cils rangés sur 40 ou 50 lignes longitudinales. Il a pour type la Paramécie aiirélie.

PARAMÈTRE (du gr. Tapi, à côté, et fiéxpov, mesure). En Géométrie, on appelle paramètre d'une courbe toute ligne qui détermine les dimensions de la courbe. Dans un cercle, le paramètre est le rayon ; dans une parabole, c'est la distance du foyer à la directrice; l'ellipse et l'hyperbole ont deux paramètres, savoir leurs deux axes. — Le mot paramètre est pris souvent, en Analyse mathématique, pour désigner quelque constante particulièrement importante. Une fonction peut dépendre d'un paramètre.

PARAMORPHISME (du gi". irapi, à côté, et \i-oo-^i\, forme), dénomination proposée pour désigner le rapport existant entre diverses substances chiminuemcnt analogues et dont les formes cristallines, bien qu appartenant à des systèmes différents, sont assez voisines les unes des autres.

PARANGON (de lespagn. para con, en comparaison de). Ce mol, qui, dans son acception primitive, était synonyme de modèle ou patron, ne s'emploie ^uère auj. que pour désigner un diamant ou une perle qui n'offre aucun défaut.

En Typographie, parangonner, c'est faire aligner deux caractères de corps différents en y ajoutant des interlignes et des blancs au-dessus et au-dessous.

PARANTHÉLIE (du gr. T^api, à côté, et à'anthélie'^, images du soleil situées de iwrt et d'autre de Vanthélie et symétriquement sur le cercle parhélique. Voy. anthélie et 1IA1.0.

PARANTHINE. Voy. wernérite.

PARANYMPHE (du gr. Trapâvufxçoç). Chez les Grecs, c'était une espèce dofficier qui, dans les mariages, présidait aux cérémonies des noces : il était chargé spécialement de la garde du lit nuptial. Chez les Romains, ce nom était donné à trois jeunes garçons qui conduisaient la nouvelle mariée à la maison de son mari, et dont l'un marchait devant elle, une torche de pin à la main, tandis que les deux autres la soutenaient. — Chez les modernes, ce mot désignait : 1° le seigneur qui conduisait une princesse de la cour de son père à celle de son époux ; 2° dans l'anc. Université de Paris, celui qui conduisait à la chancellerie les candidats désignés pour la licence, et qui après les épreuves complimentait les élus : le discours de felicilation qu'il leur adressait portait aussi le nom de paranymphe.

PARAPEGME (du gr. irapàTTTiyjjia). Chez les anciens, ce mot désignait : i" des tables de métal sur lesquelles on inscrivait les lois, les ordonnances et tout ce qui intéressait le public ; 2° des tables astronomiques sur lesquelles on avait gravé la figure du ciel, le lever et le coucher des astres, et marqué les saisons de l'année pour servir de calendrier. — Par extension, les Astrologues nommaient ainsi les tables astronomiques sur lesquelles ils traçaient les figures nécessaires à la solution de leurs problèmes.

PARAPET (de l'ital. parapetto, garde-poitrine). C'est, en termes de Fortification, la partie supérieure d'un rempart, destinée à couvrir ceux qui sont charges de le défendre. Autrefois les parapets étaient en pierres et percés de créneaux; auj. on les fait en terre, afin de mieux

PAHAPÉTALE

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