PARASITE
résister au canon, dont les projectiles viennent s'amortir dans ce milieu : toutefois l'accroissement de puissance de l'artillerie, dû à l'emploi des explosifs brisants, oblige maintenant à intercaler parfois une maçonnerie en béton au milieu de la terre du parapet, alin d'en accroître la résistance. Le parapet doit loujoure être précédé d'un fossé.
On nomme aussi parapet une muraille à hauteur d'appui élevée le long d'une tentasse, d'un pont, d'un ijuai, etc., pour servir de garde-fou.
PARAPÉTALE (du gr. Tapi, auprès de, et à& pétale . En Botanique, ce mot désigne : 1" tout appendice d'un
eHale ou d'une corolle, comme les filets de la corolle du ényantlie ; 2" des pétales situés sur une rangée inférieure, comme dans les Uenonculacées ; 3° les divisions de la corolle situées tout à fait intérieurement, ce cjui arrive dans un grand nombre de Heurs, où les étamines sont sujettes à se transformer en pétales : ce sont ces fleurs que les jardiniers appellent pleines ou doubles.
PARAPHE. Voy. 1'.\rafe.
PARAPHERNAUX (du gr. -rapi. à côté de, et oépvr,, dot), se dit, en Jurisprudence, de tous les biens de la femme mariée sous le régime dotal qu'elle ne s'est jws constitués en dot, et dont elle s'est réservé la jouissance et l'administration; elle ne peut toutefois ni les aliéner, ni paraître en justice à raison de ces biens, sans avoir préalablement obtenu l'autorisation de son mari, ou, à son refus, celle de la justice (C. civ., art. 1574-80). — Dans la coutume de Normandie, on appelait biens paraphernaux les meubles, le linge et autres bardes à l'usage de la femme, qu'on lui adjugeait au préjudice des créanciers, lorsqu'elle renonçait à la succession de son mari.
PARAPHRASE (du gr. rapiïpaTi;, interprétation), explication étendue d'un texte qui a besoin d être éclairci : on oppose quelquefois la paraphrase à la niélajjhrase ou traduction. Le poète grec Lycopbron et le satirique latin Perse sont des auteurs qui ont besoin d'être paraphrasés pour être entendus. La plupart des poètes anciens ont été paraphrasés : on estime la paraphrase d'Horace et celle de Virgde par le 1'. La Rue. — On donne spécialement le nom de paraphrases aux interprétations des livres saints. Telles sont : la paraphrase chaUlatque ou larginn, ancienne version de la Bible en langue cnaldéennc, la paraphrase d'Erasme sur le youveati Testament, celles de Massillon sur les Psaumes, etc.
PARAPHYSE ;du gr. T.3.pi, à l'entour, et tsCzii, production), nom donné, en Botanique, à des tubes filamenteux, souvent articulés, qui, dans les Mousses, sont entremêlés soit avec les organes mâles, soit avec les oi^ancs femelles, et qui. dans les Champignons, sont mêlés aux asques renfermant les spores.
PARAPLÉGIE du gr. zapxzXTjVÎa), paralysie de la moitié inférieure du corps. Voy. paralysie.
PARAPLUIE 'de parer à pluie). Cet instrument, dont tout le monde connaît la structure, et qui nous paraît auj. si indispensable, n'a été connu en Europe que fort tard, quoique son usage soit très ancien dans la Chine et dans l'Inde, ainsi que celui du parasol : il ne fut introduit en France qu'au xvu" siècle (Voy. Œuvres de Tabarin, 1622); son nom même ne date que de 4728. Longtemps l'usage n'en fut permis qu'aux femmes: auj. encore, les militaires dédaignent de s'en servir.
La fabrication et la vente des parapluies appartenaient autrefois à la corporation des boursiers. Cette mdustrie a été considérablement perfectionnée de nos jours : la substitution des manches en fer creux à ceux de Ix)is l'a rendu plus léger, mais peut être moins solide. Auj. la France fabrique annuellement pour une valeur de 35 à 40 millions en parapluies ou ombrelles ; la plus grande partie s'exporte à l'étranger, surtout aux Etats-Unis. Voy. parasol.
PARASANGE (du gr. irapaodt-yTTiç), ancienne mesure itinéraire employée chez les Perses, chez les Egyptiens et dans la plus grande partie de l'Asie : elle variait chez les différents peuples et même chez les Perses; elle valait, suivant Hérodote et Xénophon, 30 stades (env. 5 250 m.). Strabon la porte à 40 et plus.
PARASÉLÈNE (ilu gr. -rapi, à côté, et iszkf^vT\. lune), sorte de météore lunaire. Voy. halo.
PARASITAIRES (de parasite^, nom donné, en Anatomic tératologiquc, à un ordre de Monstres doubles comprenant tous ceux qui sont comjwsés de deux individus inégaux,
l'un complet, l'autre plus petit et très imparfait, et ne pouvant vivre qu'aux dépens du premier.
Maladies parasitaires, allections de la peau, de l'appareil digestif, du système musculaire, etc., ou même de l'axe cérébro-spinal, dues à la présence d'organismes inférieurs, animaux ou végétaux. Voy. gales, teignes, trichinose, TOURNIS, îiicROCES, ctc. Comme les Animaux, les Végétaux sont sujets à des maladies parasitaires, dues le plus souvent à des Champignons inférieurs ou à des bactéries.
PARASITE (du gr. Tapâ-ji-Oî). Les Grecs nommaient originairement ainsi : 1° un officier subalterne attaché aux temples et chargé de prendre soin du blé recueilli sur les terres du temple d'un dieu, ou bien offert par les particuliei-s à la divinité ; 2" ceux qui à Athènes et ailleurs étaient admis par honneur â partager les victimes avec les prêtres et à s'asseoir à la table des magistrats : cette dernière faveur, d'abord très considérée, dégénéra dans la suite quand elle devint par trop multipliée, et le nom de parasite ne fut dès lors qu'un terme de dérision donné à ceux qui recherchaient IfS repas gratuits offerts par l'Etat à l'occasion de quelque cérémonie, et enfin à tous ceux qui faisaient métier de manger à la table de quelque riche en l'amusant par des flatteries et par des bons mots. Lucien, dans ses Dialogues, et tous les comiques grecs et latins, nous ont laissé des détails curieux sur les parasites. Les convives que les liomains appelaient umbrx [ Voy. ombres' étaient des espèces de parasites. — Chez les modernes, les parasites étaient encore nombreux, surtout parmi les gens de lettres, au xvii° et au xviii» siècle. Les mœurs ont gagné sous ce rapport.
PARASITE. En Histoire naturelle, on appelle parasites les animaux nui se nourrissent aux dépens d'autres animaux. Van Beneaen distingue les parasites d'avec les commensaux qui cherchent sur d'autres animaux non leur nourriture, mais leur habitation : tels sont les Fierasfers, i)etits poissons malacoptérygiens, qui vivent sur les Holothuries ; les Piunotères, petits crabes que l'on trouve dans les moules ; les Pagures, crustacés qui se logent dans les co-
Îuilles abandonnées ; certains Cirripèdes [ Tubicinella, ^iadema ou Coronula), qui se fixent sur la peau des baleines. — Quant aux vrais parasites, on nomme P. épizoaires les parasites qui se tiennent sur la surface extérieure des autres animaux, et P. entozoaircs, ceux qui vivent plus profondément dans leurs organes creux ou dans leui-s tissus. Ce dernier terme a été employé autrefois pour désigner le groupe actuel des Helminthes [l'oy. ce mot). Les P. épizoaires sont plutôt des Annelés (Poux, Sarcoptes, larves de Diptères, Arachnides et Crustacés).
Le parasitisme constitue pour les êtres dont il est la condition un régime d'autant plus étroit qu'ils vivent plus profondément aux dépens de leur hôte ; les parasites externes sont déjà spécialisés et ne vivent que dans des conditions très déterminées et limitées : le Pou de l'honune, p. ex., ne vit pas sur d'autres animaux, ni même sur différentes parties du corps de l'homme ; transporté d'un jwint sur un autre, il y meurt. Souvent même un être est astreint. p<^;ur accomplir son évolution, à rencontrer successivement plusieurs hôtes très particuliers, tels sont les Helminthes parasites qui passent par des états successifs, et chacun de ces états nécessite une station particulière : ainsi le Ver solitaire de l'homme ne peut atteindre l'état adulte que dans le tube digestif de l'homme ; il ne peut vivre sa première existence que dans les tissus du porc, chez lequel il produit la ladrerie : c'est ce qu'on appelle les lois d'habitation, ou encore les lois de l'évolution parasitaire. — On a trouvé des Vers parasites dans pres«|ue tous les organes de l'homme, jusque dans l'œil et le cristallin : on en connaît 28 espèces, les unes de l'ord. des Nématoîdes (genres. .\nchylostome. Strongle, Ascaride, Oxyure. Trichocéphale , Filairc, Spiroptère , Trichine, Ophioslomc] : d'autres de celui aes Trématocfes (Dislome, Monostomc. Hexathyridium, Tétrastome) ; d'autres enfin de celui des Cestoïdes. le Bolhriocéphale plat, et divers Ténias. On trouve dans divers tissus le cysticerque ou larve du T. solitaire, celui du T. échinocoque, et Yéchinocoque du Txnia serrata du Chien.
En Tératologie, on donne le nom de Parasites à des Monstres unitaires imparfaits qui restent attaches au corps de leur mère et vivent à ses dépens.
Parasites, section du 8' ordre de la classe des Insectes d'après Latreille. Voy. aptères.
Parasites indirects, animaux qui n'exeacnt le paras»-
PARASITICIDES