PARC
tismc qu'en vue de leur progéniture, comme le Coucou, l'Abeille parasite, i'Œslre, et un grand nombre d'autres insectes.
En Botanique , on distingue également les Parasites vrais, plantes qui vivent aux dépens <les sucs élaborés par d'autres végétaux vivants, soit qu'elles croissent à l'extérieur de ces derniers, soit qu'elles se développent dans leur intérieur (Gui, Cuscute, Orobanclie, etc.), et les P. faux.
3ui ne tirent rien des plantes à l'extérieur ou à l'intérieur esquelles elles se développent, mais que la faiblesse de leurs tissus force à chercher un appui sur les plantes voisines (Vigne, Lierre, Liane, etc.). Pour un nombre encore assez grand de Cryptogames, le parasitisme est nécessaire (Urédinées, Péronosporées), c.-à-d. que l'on n'a pas encore trouve les conditions dans lesquelles ces plantes peuvent se développer en dehors de l'hôte. Quand on a réussi, au contraire, à faire germer des parasites sur un milieu artificiel, on dit que leur parasitisme est facultatif. Dans les Mucorinées, le parasitisme est quelquefois double ou triple : un Chxtoclaae peut être parasite des Mucor; le premier peut être attaque par les Synceplialis. ' — Les Agriculteurs ont aussi donné ce nom aux plantes qui croissent dans les terres cultivées, et qui nuisent aux cultures, couMne le Chiendent, la Nielle, le Coquelicot. Voy. ce mot.
PARASITICIDES (de parasite et du lat. cœdere, tuer), se dit, en Médecine, de; toutes les préparations qui tuent les animaux parasites et détruisent ainsi la cause des maladies auxquelles ils donnent naissance. Voy. gale, teigne, etc.
PARASITISME, nom donné, en Physiologie et en Médecine, à la condition d'un être organisé (animal ou végétal) qui vit sur un autre corps organisé, qu'il en tire ou non sa nourriture. — En Médecine, le parasitisme est dit morbide lors(|ue sa présence fait naître des maladies : c^est ainsi que la gale, la teigne, le muguet sont causés par la présence de certains parasites animaux ; la pellagre, par celle d'un parasite végétal ; la muscardine des vers à soie, par celle d'un Iwtrylis ; le charbon des bêtes bovines, par celle d'une bactérie, etc. — Les théories microbiennes modernes rentrent dans le parasitisme.
PARAMYLON, hydrate de carbone qui ne se colore pas par l'iode et se comporte comme la cellulose. On le trouve en petits granules dans l'appareil s|)orifère de divers Champignons, comme les Saprolégniées. On le rencontre aussi dans les Euglèncs.
PARASOL [Ac parer à soleil). Chez les anciens Grecs et, de tout temps, en Orient, le parasol a été une marque de dignité : les rois sont souvent représentés entourés de serviteurs dont l'un tient un parasol. Cet usage existe encore aujourd'hui en Chine, dans l'Inde, au Maroc, etc. En Grèce, dans les fêtes de Bacchus, de Cérès et de Minerve, on portait des parasols comme insignes de la majesté de ces divinités ; au printemps, on célébrait en l'honneur de Mercure ou de Minerve une fête des parasols [scirophorion). En Europe, le parasol, qu'on nomme plutôt ombrelle, est devenu un instrument d'utilité commune, comme \e parapluie. Voy. ce mot.
En Botanique, on donne vulg. le nom de Parasol à beaucoup de Champignons du genre Agaric, parmi lesquels on distingue le P. blanc, le P. frisé, le Grand Parasol, le P. à queue, le /*. rayé, qu'on trouve aux environs de Paris. — En Conchyliologie, on nomme P. chinois une espèce de Patelle.
^ PARATITLES (du b.-lat. paratitla, du gr. r.tipi, à côté, et du lat. litulus), abrégés ou sommaires résumant ce que contient un livre de jurisprudence, avec une indication précise de tous les titres et les principales décisions accomi)agnécs de notes.
PARATONNERRE (de parer à tonnerre), appareil destiné à préserver les bâtiments des etfets du tonnerre, en neutralisant l'électricité des nuages comme fait une pointe présentée au conducteur d'une macliine ou en conduisant sans danger dans le sol l'électricité provenant d'un coup de loudre. 11 se compose essentiellement d'une tige métallique P**"\*"p 4,V' s'élève dans l'air, et d'un conducteur qui descend de l'extrémité inférieure de la lige jusqu'au sol. — Lorsqu un nuage éleclrisé passe au-dessus d'un paratonnerre, la tige, le conducteur et les parties voisines du sol sont electrises contrairement par inlluence. Leur électricité s écoule dans l'air par l'extrémité de la iwinte. et va neutraliser peu à peu celle qui est accumulée dans le □uage orageux. ]>our que ces actions s'exercent sans danger,
il faut que nul obstacle ne s'oppose au mouvement de l'élecliicité, dans toute l'étendue du conducteur, et pour cela il faut satisfaire à certaines conditions qui ont été formulées par l'Académie des Sciences à diverses époques. L'instruction indique la dimension qu'il convient de donner au paratonnerre, la disposition du conducteur, qui doit faire le circuit de tous les faîtes et communiquer avec toutes les parties métalliques de l'édifice, puis descendre aussi directement que possible jusqu'à une masse d'eau intarissable ou un trou profond rempli de coke ; la position et le nombre des diverses tiges qui doivent surmonter les points culminants, etc.
On doit à Franklin l'invention du paratonnerre (1752) : il a clé perfectionné par Cliappe et Bcrlholon. Le 1" qui ait paru en France fut construit sur la machine de Marly en 1752. L'Académie des Sciences a publié plusieurs instructions sur le paratonnerre. La plus récente est de 1868. M. Melsens a entouré lliôlel de ville de Bruxelles d'un réseau de fils de fer en guise de paratonnerre. Ce réseau est relié de place en place à des faisceaux de pointes divergentes. Ce système paraît préférable au précédent.
Paratonnerre télégraphique. Cet appareil est destiné à préserver les employés, de la foudre qui peut, en cours de service, tomber sur les fils télégraphiques. La ligne est réunie au manipulateur par un fil très lin qui fond sous l'influence de 1 électricité atmosphérique. Celle-ci s'écoule alors dans le sol, par l'inlcrraediaire de plaques dentées très rapprochées.
PARAVENT [Ad parer à vent), meuble destiné à garantir du vent, et composé de plusieurs châssis mobiles, en Ijois léger, assemblés les uns aux autres, au moyen de charnières, et pouvant se plier et se déplier à volonté. Ces châssis sont garnis de toile recouverte de papier, de tapisserie ou d'étoffe. Les paravents paraissent être originaires de la Chine : il y a peu de temps encore on en importait de ce pays en Europe pour des valeurs considérables. Les paravents chinois étaient ordinairement en laque, et recouverts de dessins bizarres. Les appartements modernes étant moins grands, mieux clos et mieux cliaulTés, l'usage des paravents est devenu plus rare.
PARC, vaste espace environné de murs ou de paUssades, et ordinairement planté de bois. Les parcs ont pour destination soit de conserver et d'entretenir toute espèce de gibier pour servir au plaisir de la chasse, soit de contribuer au seul agrément du séjour à la campagne : ils sont ordinairement annexés aux grandes habitations, aux châteaux, aux demeures royales. — Les parcs étaient connus des Perses et dos Romains : ceux de Pompée et d'Horlensius étaient célèbres. Aujourd'hui on cite : en France, parmi les plus beaux, le parc de Versailles, ceux de Fontainebleau, de StCloud, de Chantilly, d'Eu, de Compiègne, d'Ermenonville, de Vaux-le-Vicomte, etc. ; en Angleterre, les promenades de Hyde-park et de St-James-park à Londres, les parcs de Greenvvicb, <le Windsor, et beaucoup de parcs privés. En Allemagne, on cite les parcs de Wœrlitz et de Scliwetzingen. — Consulter Duvillers, Parcs et Jardins (in-fol). Voy. jardis.
Parc à bestiaux, terrain clos, dans lequel on enferme les troupeaux pour leur faire passer la nuit dehors et les engraisser. Les parcs à bœufs sont des pâtis entourés de fossés ou fermés par une palissade; \es pai'cs à moutons sont mobiles et se forment avec des dates placées et soutenues debout, au moyen de piquets que l'on nomme crosses. Voy. parcage.
Los jmrcs aux huîtres sont des espèces d'étangs voisins de la mer où l'on dépose des huîtres qui viennent d'être pêchées pour qu'elles s'engraissent et deviennent meilleures [Voy. huître). — On appelle parcs de mer, ou simplement parcs, des pêcheries environnées de filets que l'on établit sur le boi-d de la mer au moyen de pieux plantés dans le sable : la dimension et la forme de ces filets sont soumises à des règlements particuliers.
Pai-c d'artillerie, endroit où l'on rassemble les bouches à feu, les fourgons ou caissons chargés de projectiles, les voilures, les équipages de ponts et toutes les munitions présumées nécessaires pour un siège. — Se dit aussi de l'ensemble du personnel et du matériel chargé de ce service ; dans un corps d'armée en campagne, le parc A'artilleric est la réserve des munitions de celle unité; il monte à quelque distance en arrière des troupes, de manière à ne pas gêner leurs mouvements.
Parc du génie, est analogue au parc d'artillerie dans ua