PARENCHYME
si^e et renferme les engins et matériaux nécessaires au service du Génie. Kans un corps d'armée en campagne, il porte la réserve d'outils et un équijwge de pont ; il marche également en arrière des troupes.
PARCAGE (de parc), séjour des troupeaux parqués en plein air. au milieu de terres labourables. En même temps qu'il fournit aux animaux une nourriture plus fraîche, c'est un moyen économique de fumer les terres. Il faut avoir soin de changer fréquemment l'emplacement des parcs, de manière à renouveler l'herbe pour les bestiaux et à fertiliser successivement toutes les parties du champ.
Parcage au piquet : il consiste à attacher l'animal à une cortie retenue par un piquet liché en terre, de manière qu'il ne puisse parcourir qu'un espace étroit, et à le changer de place lorsqu'il a consommé toute l'herbe qui était à sa portée. Celte méthode, préférable à celle du parcage libre, empêche les animaux de gaspiller sans profit une grande quantité d'herbe, et permet de nourrir sur un même espace trois fois plus d'animaux que dans les herbages où ils sont abandonnés en liberté.
PARCHEIMIN idu lat. pergamena (s.-ent. charta]. pa-
Ficr de Pergame , peau de bète préparée pour recevoir écriture et pour divers autres usages. Le parchemin qui sert à l'écriture et à l'imprimerie se fait ordinairement avec les peaux de chèvre et de mouton ; le plus beau, dit vélin ou parchemin vierge, se fait avec les peaux de veau, d'agneau ou de chevreau : le parchemin plus grossier, pour cribles, tambours, etc., s'apprèle avec les peaux plus communes de bouc, de chèvre, d'âne et de loup.
Le parcheminier reçoit ces difl'érentes peaux préalablement tondues, lavées et dégraissées : il les tend fortement sur des châssis pour les écharner, c.-à-d. pour enlever les dernières parcelles de chair qui y sont restées ; puis, après les avoir saupoudrées de craie ou de chaux pour en absorber l'humidité, il procède au ponçage. Après quoi, il laisse sécher la peau sur la herse ; quand la dessiccation est complète, il enlève le blanc de craie avec Veffleuroir, peau d'agneau fort douce, coupe la peau le plus près possible des brochettes sur lesquelles elle était tendue, et le livre au commerce en grandes feuilles.
Le parchemin fut. dit-on, inventé ou du moins perfcctiomié sous Eumène II. roi de Pergame, en Asie Mineure, au II' siècle avant J. -G., pour suppléer au papyrus, devenu rare. Les Uomains parvinrent à le blanchir et même à le teindre de différentes couleurs. Au moyen âge, le parchemin fut longtemps la seule matière sur laquelle on écrivait : il devint assez rare pour qu'on se vît obligé d'etîacer les anciennes écritures que portaient de précieux manuscrits pour y écrire de nouveau [Voy. palimpsestes). Un ne s'en sert plus aujourd'hui que pour les écritures qui doivent être conservées longtemps : diplômes, actes et conventions diplomatiques, titres de propriétés, titres de noblesse (ces derniers titres sont appelés spécialement parcAcmins), etc. Dans l'industrie, on s en sert pour la reliure des livres, pour la fabrication des cribles, des tambours, etc. Pendant longtemps, le vélin le plus estimé fut celui d'Augsbourg; aujourd'hui celui de Paris a la supériorité. La corporation des parcbeminiers était soumise à la surveillance de l'Université : elle avait pjur patron St Jean l'évangéliste. — Consulter Peignot, Histoire du parchemin.
On appelle quelquefois parchemin l'arille ou enveloppe coriace de la graine du café, qui n'est autre chose que le support de cette graine, qui se prolonge sur elle de manière à la recouvrir en totalité.
Parchemin artificiel ou Papier-parchemin. Voy. cellulose Ot DIALTSE.
PARCOURS (DROIT DE;, droit de mener paître ses troupeaux sur le terrain d'autrui ou sur un terrain commun. Il s'entend surtout d'une servitude en vertu de laquelle les habitants de deux ou plusieurs communes voisines peuvent envoyer réciproquement leurs bestiaux en vaine pâture d'un terrain sur l'autre. Ce droit est réglé par la loi des 28 sepl.-t) oct. 1791.
Sous le régime féodal, on nommait droit de parcours et entrecours un droit résultant de traités que faisaient des seigneurs voisins, et en vertu desquels leurs vassaux libres pouvaient passer d'une seigneurie à une autre sans craindre d'être asservis. Le prcours et entrecours accordait aux serfs dune des seigneuries la faculté de contracter avec les serfs de l'autre des mariages valables.
PARD du lat. »arrfM«). nom vulgaire de diverses grandes espèces mouchetées du genre Chat, telles que la Panthère
et le Jaguar. Celle que les fourreurs appellent particulièrement de ce nom parait être le Serval ou le Lynx.
PAROALIS. nom latin de la Panthère.
PARDALOTE (du gr. rapoa/.wTÔ;, tacheté), Pardalotus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux denlirostres, famille des Lanidés, renferme des espèces exotiques de petite taille, qui paraissent être insectivores. On remarque : le P. huppé, du Brésil, qui porte une huppe rouge; le P. pointillé, de l'Australie, au plumage noir pointiflé de blanc; le P. africain, etc.
PARDON (de pardonner, du lat. perdonare), rémission d'une faute ou d'une offense. Au point de vue religieux, le pardon prend le nom d'absolution.
Les Juifs ont une fête appelée le grand pardon ou jour du pardon, qui se célèbre le 10 du mois de tisri septembre); ils font profession ce jour-là de pardonner toutes les injures qu'ils ont reçues : c'est dans cette fêle qu'avait lieu chez les Hébreux la cérémonie du bouc émissaire [Voy. bocc). — Dans l'Eglise catholique, on donne le nom de pardons aux jubilés, aux indulgences et à certains pèlerinages : les pardons de Bretagne (Guingamp, Locronan, St-Jean-du- Doigt, Ste-Anne-d'Aurav. etc.) ont une antique célébrité.
Lettres de pardon, lettres de petite chancellerie que le roi accordait pour remettre la peine de certains délits moins graves que ceux pour lesquels les lettres de grâce étaient nécessaires.
PARÉAGE. Voy. PARIAGE.
PAREATIS (en lat. obéissez), se dit, en Procédure, de l'acte par lequel un jugement rendu à l'étranger devient exécutoire en France [C. civ., art. 2123).
PAREAUX (de parer), gros cailloux ronds et percés par le milieu, que les pêcheurs attachent de distance en distance le long d'un filet pour l'arrêter au fond, tandis que le haut flotte au moyen de lièges.
PARÉGORIQUE (élixir). Voy. élixir.
PAREIRA BRAVA, racine exotique employée en Médecine. y'oy. crssAMPÉLos.
PAREUdENT (de parer, ce qui pare ou orne). Il y a eu beaucoup d'espèces de parements ou ornements appliqués sur les habits : les parements d'aube, qui étaient cousus au bas de l'aube sur le devant : c'était une pièce d'étoffe de couleur brodée ou brochée qui disparut à la fin du XV* siècle; les parements de manche, sous Louis XV. retroussés jusqu'aux plis du bras: les parements de manche, chez les militaires, désignaient aussi quelquefois par leur couleur le corps auquel ils appartenaient. Les parements varient auj. suivant la mode.
En Architecture, le parement est le côté d'une pierre ou d'un mur qui paraît au dehors. On nomme : P. d'appui, les pierres à deux parements qui forment l'appui aune croisée, particulièrement quand elle est vide dans l'embrasure ; P. brut, celui qui est formé de pierres qui ne sont ni polies ni même taillées; P. de menuiserie, ce qui paraît extérieurement d'un ouvrage de menuiserie. — Pour les paveurs, il est synonyme de bordure.
PARÉIMIAQUE (du gr. Trapo'ijxtaxôî), sorte de vers grec et latin, composé des trois derniers pieds de l'hexamètre précédés de deux brèves ou d'une longue : c'est un anapestique dimètre cataleclique. Son nom vient sans doute de ce que, chez les Grecs, beaucoup de proverbes étaient énoncés sous cette forme. Plante, Ausone, Boëce en offrent des exemples.
PARÉIMIOGRAPHIE, parémiologik (du gr. irotpoiiiCa, proverbe, et ypàsto. écrire, ou Myoi, discours), étude ou explication dés proverbes. Gratet Duplessis a publié une curieuse Bibliographie parémiologigue, contenant les ouvTages consacrés aux proverbes dans toutes les langues (Paris. 1847). Voy. proverbes.
PARENCÉPHALE. synonyme de Cervelet.
PARENCHYME (du gr. T:%oi-^/;j\t.7L. de irapi, à côté, et yjua, effusion). Ce nom, donné d'abord à la substance qui constitue les organes glanduleux et qu'on regardait comme formée par l'épanchement du sang dans les interstices d'un tissu fondamental, puis étendu à tort à toute espèce de tissu, doit s'appliquer seulement aux tissus formés d'éléments divers dont aucun n'est prédominant ou caractéristique. On distingue des Parenchymes glandulaires I Voy. glande) et des Parenchymes non glandulaires, ovaire, poumons, reins, placenta. Voy. ces mots.
En Botanique, on appelle parenchymes les portions d'un végétal formées uniquement de cellules vivantes, en général à parois minces. Tels sont les intervalles des
PARÉNÉTIQUE