PARFUM
nervures dans les feuilles, la parlie charnue ries fruits, lëcorce el la moelle de beaucoup de lifçes.
PARÉNÉTIQUE (du pr. xapaivsTtxôî, de rapaiveaiî, exhortation], partie de l'éloquence de la chaire qui touche à la morale! Elle comprend tous les genres de prédication : sermons, homélies, prônes, etc. Voy. ces mois.
PARENT (du lat. pareils). On entend par parents : 1° le
gère el la mère collcclivemenl : 2° ceux de qui on descend ; " ceux qui sont de la même famille (en ce sens on dit proches parents, parents éloignés) et même les alliés. — Grands parents se dit du grand-père et de la grand'mêrc ; Parents spirituels, du parrain et de la marraine.
PARENTÉ (du lat. fictif parentas, de parens), lien qui unil les personnes qui desceudcul l'une de l'autre, ou d'un auteur commun. 11 y eu a deux espèces : la parenté en ligne directe et la parenté en ligne collatérale : la P. en ligne directe uuil les personnes qui descendent l'une de l'autre (ainsi le père el le fils, le grand-père et le petit-fils sont parents en ligne directe) : elle se divise en P. en ligne ascendante el en P. en ligne directe descendante, selon que l'on remonte des descendants à leur auteur ou qu'on descend, au contraire, de l'auteur à ses descendants ; la /'. en ligne collatérale unit les personnes qui descendent d'un auteur commun (ainsi deux frères, deux cousins germains, l'oncle el le neveu). — La dislance qui sépare deux parents s'appelle degré dépareillé, el on détermine de la manière suivante le nombre de degrés qu'il y a entre les deux parents dont on veut connaître la proximité de parenté : 1° en ligne directe, on compte autant de degrés que de générations : le père est parent au 1" degré par rapport à son fils; le gnmd-pèrc est parent au 2° degré par rapport à son pelil-fils, au 5" degré par rapport à son arrière-pelit-fils. el ainsi de suite pour chaque génération : 2° en ligne collatérale, on compte autant de degrés qu'il y a de générations entre l'un des parents de l'auteur commun cl de générations entre l'auteur commun cl l'autre parent : ainsi deux frères sont au 2° degré (l'aulcur commun est le père, et il y a une génération entre lui el chacun de ses lils, donc deux générations); deux cousins germains sont au ¥ degré (l'auteur commun est le grand-père, et il y a deux générations entre lui et chacun de ses petits-fils, doue quatre générations) ; deux cousins issus de germain sont parents au 6" degré, el ainsi de suite en augmentant de deux degrés par génération ; l'oncle et le neveu sont parents au 3' de^ré (l'auteur commun est le grand-père, el il y a une génération entre lui el son fils, deux générations entre lui el son pelil-fils, donc trois générations) ; le grand-oncle est parent aie i" degré, l'arrière-granil-oncle au 5"; de même les cousins germains sont parents au b' degré avec les enfants de leur collatéral; ils le seraient au 1" degré s'ils étaient cousins issus de germain, etc. (C. civ., art. 731-738). — En Droit canonique, la compulation se fait autrement en ligne collatérale : 1° en ligne collatérale égale, c.-à-d. quand les deux parents sont à égale distance de l'auteur commun, on compte seulement autant de degrés qu'il y a de générations entre l'un des parents et l'auteur commun (ainsi deux frères sont au \" degré, étant chacun à une génération de leur père qui est l'auteur commun) ; 2" en ligne collatérale inégale, c.-à-d. quand les deux parents ne sont pas à égale dislance de l'auteur commun, on compte seulement autant de degrés qu'il y a de générations entre l'auteur commun el celui des deux parents qui en est le plus éloigné (ainsi l'oncle et le neveu sont au 2° degré, parce qu'il y a deux générations entre l'auteur conunun qui est le grand-père et son petit-fils). La proximité de parenté est donc plus grande en Droit canonique qu'en Droit civil, et cela explique pourquoi les empêchements de mariage y sont plus multipliés (Voy. EMPÊCHEMENT et mariage). Lc coucilc de Latran (1215) a restreint au 4" degré la défense de mariage qui auparavant setendait jusqu'au 7° degré. — Eu Droit civil, les effets de la parenté consistent dans : 1° l'obligation alimentaire ; j aI ,^^ *^*^ succession, qui ne s'étendent pas au delà du li' degré (C. civ., art. 755), etc. — On distingue quel- (in(ilois\aj)aren lé naturelle, cpii résulte des liens du sang, et la parenté civile ou adoptive, qui résulte de l'adoption. 11 y a aussi, suivant VEgVisc, une parenté spirituelle, résultant du parrainage {Voy. pakraix). — pour la parente résultant du mariage, voy. alliance.
Les recherches des ethnographes modernes ont établi d une manière certaine qu'à l'origine, la parenté dépen-
dait moins des rapports de filiation que de l'organisation de la tribu, (|ue plus tard elle s'établit par les femmes, plus tard encore par les hommes, el que ce ne lut qu'à un degré très élevé de civilisation que ri<lée de famille revêtit la forme qu'elle présente auj. chez les nations européennes. Cf. l^achofen, Das Multerrecht. Eine Unlersuchung ûber die Gynailcoliratie der allen Welt, etc. 1861); L. 11. Morgan, Systems of consanguinity and a/'finity of the human fainily (1870); du même, Ancient Society, or liesearches in the Unes of human Progress, etc. (1877); G. Lubbock, On Uie origiii of civilisation and primitive conditions of meii (18'70), etc. Voy. aussi famille.
PARENTHÈSE (du gr. itapévOecnî, interposition). Ce mot désigne à la fois une jiroposilion formant une phrase secondaire insérée dans la phrase principale, et les signes ( ) qui indiquent celle intercalalion.
En Arithmétique, comme en Algèbre, on enferme entre des parenthèses les quantités sur les(|uelles on indique des opérations, toutes les fois qu'il y a confusion possible. Les opérations indiquées à l'intérieur de la parentiièse doivent être regardées comme effectuées, el les deux parenthèses, avec ce qu'elles renferment, représentent le nombre résultat de ces opérations. Ainsi 3x (2 -f- 5) =5x7.
PARÈRE (de l'italien ^a?'ere, avis, opinion), certificat donné par un commerçant notable el instruit, qui établit l'usage du commerce ou indique l'opinion du signataire sur une question débattue el non tranchée par la loi.
PARÉSIE, paralysie incomplète cédant rapidement au traitement.
PARESSEUX, famille de Mammifères, de l'ordre des Edentés, comprend les P. à trois doigts ou Aïs et les P. à deux doigts ou L'naus (Voy. dbadvpe). Quant au Paresseux du Bengale, c'est un Quadrumane de la famille des Lémuriens. Voy. nvcticède.
PARFAIT (du lat. perfeclus, acitcvé), ce qui réunit toutes les qualités. 11 n'y a qu'un être parfait, Dieu. Voy.
dieu cl IDÉAL.
En Grammaire, on appelle parfait celui des temps du passé qui désigne une action accomplie dans un temps absolument passé ; on le nomme aussi prétérit ou passé (Voy. PASSÉJ. — En français, on dislingue le P. défini (jl'aiinaij, le P. indéfini (j'ai aimé), le P. antérieur (j'e«s aimé) et le plus-que-parfait (] avais aimé), qui représente l'action comme terminée antérieurement à un temps déjà passé.
En Arithmétique, on appelle nombre parfait celui qui est égal à la somme de ses parties aliquotes, parmi lesquelles on ne compte pas le nombre lui-même. Le nombre 6 est un nombre parfait, parce qu'il est égal à la somme de ses parties aliquotes, 1, 2, 3. Les nombres parfaits pairs sont de la forme 2° (2°+' — 1), el un nombre de celte forme est parfait si 2°+' — 1 est un nombre premier. On ne connaît pas de nombre parfait impair.
En Zoologie, Vanimal est dit jiarfait quand il est arrivé à son entier développement. Ce mot se dit surtout en parlant des Insectes, lorsqu'ils ont accompli leur dernière métamorphose.
PARFAIT, en Musique. Voy. accord et consonance.
On appelle parfait une glace au café très estimée.
Devoirs parfaits, en Morale. Voy. devoir.
PARFUM (de parfumer, de par, et fumer, produire et répandre une fumée, une vapeur), odeur aromatique, agréable, plus ou moins forte, plus ou moins subtile et suave, qui s'exhale dune substance quelconque, et particulièrement des fleurs. Les résines, les baumes, les huiles essentielles extraites des plantes, certains produits animaux, tels que le musc, l'ambre gris, etc., sont les principes de presque tous les parfums. On dislingue les parfums en : P. simples, qu'on emploie tels que la nature nous les donne (ambre, musc, encens, benjoin, naunics, etc.); P. composés, mélange de plusieurs parfums simples (bouguet) ; P. secs, parfums friables cl qui peuvent être réduits en poudre, comme toutes les résines ; P. liquides, esprits el essences extraites de plantes.
L'usage des parfums était connu des anciens. L'Orient, particulièrement l'Arabie, a été de tout temps le pays des aromates el des parfums: au temps de Moïse, l'usage des parfums, tels que l'encens, la myrrhe, le nard, était commun chez les Hébreux. Les Egyptiens s'en servaient, surtout pour embaumer les morts. I^e goîit des parfums ne pénétra dans Rome qu'à l'époque où s'y introduisit la mol-