‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1185 sur 1729 · PASSEREAUX · texte numérisé non relu

PASSEREAUX

somme qui ramène à leur valeur primitive les pièces que le gouvernement a réduites à leur valeur intrinsèque. Il y a soixante ans, avec un écn «le 0 fr. on donnait 20 c. pour la passe, avec un petit écu 25 c., et avec un louis 45 c. — La passe de sae est le prélèvement que le débiteur obligé de payer une somme en espèces sonnantes peut faire de la valeur du sac qui contient cette somme. Vn décret du 17 nov. 1852 a lixé ce prélèvement à 0 l'r. 10 par sac.

Dans certains Jeux, on appelle passe la mise que chacun doit l'aire à chaque nouveau coup.

Dans l'Imprimerie, on appelle viain de passe ou simplement la passe le papier qu'on tire gratuitement en sus de chaqiic rame et (]u\ représente 10 pour 100 en plus du tirage. Elle n'entre pas non plus dans le compte des droits d'auteurs.

En Histoire naturelle, on appelle : Passe-bleu, un Friquet; Passe de Canarie, le Serin; Passe-folle, une Mouette; Passe-musc, le Clievrotain moschifère; Passesolitaire, le Merle bleu; Passe-vert, le Tangara vert, etc. ; — Passe-colmar, une excellente variété de Poire; Passefleur, l'Agrostemme coronaire et l'Anémone pulsatille; Passerage, le Lépidier; Passe-rose, la Rose trémièrc; Passe-velours, la Célosie à crête et le Sumac, etc. — On donne le nom de passe-peintre à plusieurs fleurs panachées, comme la rose à cent feuilles et une espèce de Saxifrage à larges rosettes, qui sont fort dilïiciles à peindre.

PASSÉ, terme de Grammaire, se dit de tout temps d'un verbe qui marque un fait déjà écoulé. On distingue en français : le j)assé défini [je reçus), qui ne se dit que d'un temps complètement écoulé, dont l'époque est définie ou déterminée, et nui est éloigné au moins d'un jour de l'instant où l'on parle : on dit aussi passé historique; — le passé indéfini [j'ai reçu), qui désigne soit un temps entièrement écoulé, mais (font on laisse l'époque indéterminée, soit un acte accompli dans un temps tlont il reste encore quelque portion à s'écouler, comme dans le mois, la semaine, le jovu: — le passé antérieur [j'eus reçu), qui exprime un fait qui a été terminé immédiatement avant qu'un autre fait également passé ait eu lieu. — On doit joindre aux temps passés l'imparfait ou passé simul~ tané [je parlais quand...), qui indique qu'une action, actuellement passée, était présente par rapport à une autre également passée, et le plus-que-parfait, qui indique qu'un fait était terminé quand un autre a commencé [f avais fini quand...). Voy. parfait et temps. PASSE-AVANT. Voy. passavant.

PASSE-DEBOUT, se dit, en termes de Douanes, d'un acquit délivré aux marchands et voituriers pour les objets (|ui. ne faisant que traverser un territoire, ne doivent payer aucun droit. La loi du 28 avril 1816, Mui régit cette matière, ne parle que des boissons; mais le passe- (icbout se délivre également poHr tout objet de consommation.

PASSE- DIX, sorte de jeu de dés qui se joue avec trois dés, et dans lequel un des joueurs parie amener plus de dix. Il faut, pour que le coup soit compté, que deux dés marquent le même point, c.-à-d. qu'il y ait un doublé. Si les trois dés marquent également, c'est ce qu'on appelle rafle. Les coups où les trois dés marquent des points différents sont nuls.

PASSEMENT. On donnait autrefois ce nom à une sorte de dentelle qui n'était autre chose qu'une toile plus ou moins Une que l'on découpait et dont les vides étaient remplis par des dessins à fortes nervures. Au moyen âge, le passement s'employait de préférence pour les meubles et les ornements sacerdotaux.

PASSEMENTERIE, art de fabriquer des passements : on nomme ainsi des tissus plats, plus ou moins larges, que l'on forme en passant (c.-à-d. en entrelaçant) des fils d'or, de soie, de laine, etc., et qu'on met pour ornement sur les habits, les rideaux ou les meubles. L'industrie et le commerce du passementier embrassent une multitude d articles, tels que galons, lacets, cordonnets, franges, houppes, glands, et en général tous les tissus épais et étroits, confectionnés en fil, colon, bourre, laine ou crin, en or ou en argent, et servant à garnir les meubles, les rioeaux, les voitures, ou à orner les livrées, les uniformes et les habits de cour. Tous ces articles se fabriquent principalement à Paris et à Lyon. — Avant 1789, les passementiers formaient à Paris un des corps de métiers

ayant syndics et jurés. A cette épocjue, ils fabriquaient beaucoup d'objets qui appartiennent auj. à «les industries dilférentes, comme à celles du boutonnier, «lu fabricant de dentelles, du fleuriste artificiel, du plumassier, de l'éventaillistc, du nibanier, etc.

PASSE-MÉTEIL, blé où il y a deux tiers de froment sur un tiers de seigle.

PASSE- PARTOUT. On donne ce nom, en Serrurerie, à une clef — crochet ou rossignol — qui peut ouvrir toutes les serrures. C'est aussi le nom de cadres avec glace munis de fonds mobiles pour recevoir un dessin, un portrait ou une photogi'apliie.

PASSE- PIED, ancien air de danse à trois temps d'un mouvement fort vif, qui était jadis employé dans les ballets et les opéras. Il n'est plus en usage.

PASSEPOIL, liséré de soie, de laine, de drap, etc., qui Iwrde certaines parties d'un habit, d'un gilet, ou qui règne le long d'une couture : il est formé d'une bande étroite d'étoile qu'on met entre les deux parties d'une couture, ou entre le dessus et la doublure, de manière qu'elle dépasse un peu l'un et l'autre. Dans l'Armée, les passepoils de différentes couleurs servent à distinguer les différents corps.

PASSEPORT, ordre écrit délivré par l'autorité publique, qui invite les autorités civiles ou militaires à laisser circuler librement d'un lieu à un autre la personne qui en est munie. Aux termes de la loi française, nul ne peut quitter le canton de sa résidence sans être porteur d'un passeport ; mais cette prescription est tombée en désuétude. A Paris, les passeports sont délivrés par le préfet de police. Dans les départements, les passc|X)rts jx)ur l'intérieur sont délivrés par le maire, et les passeports jxjur l'étranger par le préfet ou, dans certains cas, par le sous-préfet. Tout passeport n'est valable que poiw un an; il doit contenir les noms des personnes auxquelles il est remis, leur âge, leur profession, leur signalement, le lieu de leur domicile et leur qualité de Français ou d'étranger. Il est assujetti à une rétribution fixe de 2 fr. pour l'intérieur, et de 10 fr. jjour l'étranger (Lois des 10 vendém. et 17 vent, an iv, Décr. du 17 sept. 1807). La fabrication ou l'usage d'un faux passeport est punie d'un emprisonnement de 1 à 5 ans (C. pén., art. 153). — Tout étranger arrivant en France dans un port de mer ou dans une ville frontière doit déjwser son passeport à la préfecture, sous-

fréfecture ou mairie, d'où il est transmis au ministre de intérieur; il reçoit en échange une passe ou carte de sûreté provisoire. — La rapidité et la multiplicité des communications ont fait apporter à ces prescriptions des adoucissements considérables (Loi du 5 mai 1855, Instr. du 2oct. 1858, Décr. du 13 avril 1861, etc.). L'Angleterre et les Etats-Unis ont depuis longtemps donné l'exemple du système le plus libéral à l'égard des passeports. La France et le reste de l'Europe, à l'exception de la Russie, n'auront bientôt plus rien à désirer sous ce rapjKirt.

PASSER, nom latin du Moineau franc. — Passer rhombus, nom latin de la Barbue.

PASSERAGE, Lepidium, espèce du genre Lépidier et de la famille des Crucifères, renferme des plantes herbacées ou à peine ligneuses, à liges cylindriques, rameuses; à feuilles simples ; à fleurs blanchâtres. La Passerage cultivée [L. sativum) est appelée vulgairement Cresson alénois. Voy. ce mot.

PASSEREAUX (de passer, moineau), Passeres, ordre de la classe des Oiseaux, n'est guère caractérisé que par des traits négatifs : il embrasse tous les oiseaux qui ne sont ni nageurs, ni échassicrs, ni grimpeurs, ni rapaces, ni gallinacés. Les Passereaux sont, en général, de petite et de moyenne taille; ils ont trois de leurs doigts dirigés en avant et un en arrière. Leur bec est fort variable : les modifications de cet organe ont donné lieu aux cinq subdivisions que Cuvier a établies dans cet ordre : Dentirostres (Pie-grièche, Gobe-Mouches, Merle, Loriot, Bec-Figue, etc.), Fissii'ostres (Hirondelle , Engoulevent) , Conirostres (Alouette, Mésange, Bruant, Moineau, Bec-croisé, Durbcc. Corbeau, Oiseau de paradis, etc.), Ténuirostres (Sitlelle, Grimpereau, Colibri. Huppe) et Syndactyles (Guêpier, Martin-Pêcheur, etc.). D'autres réunissent les Passereaux aux Grimpeurs et distinguent : les Zygodactyles, Perroquets et Grimpeurs propr. dits (Pic, Coucou, Torcol, Barbu, Toucan, Couroucou, etc.), les Dysodes (lloazin), les Syndactyles (Calao, Momot, Martin-pêcheur, Manakin) et les Déodactyles (comprenant les Fissirostres, les Conirostres,

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