‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1191 sur 1729 · PALME · texte numérisé non relu

PALME

dessus), accorde à un homme plus faible ou d'un état inférieur, a été, dans ces derniers temps, appliqué spécialement à plusieurs institutions créées dans le but de concourir à l'amélioration morale d'une classe intéressante de condamnés. Dès 1817, une société avait été formée dans ce but; mais ce n'est qu'en 1853 qu'a été constituée la Société de patronage pour tes jeunes libérés, qui existe auj. à Paris : elle recueille au moment de leur libération les jeunes détenus qui, ayant moins de seize ans, ont été considérés par la justice comme ayant agi sans discernement et déjwsés dans une maison de correction, et elle dirige leurs premiers pas pour les empêcher de récidiver. C'est à cette société que l'on doit la fondation de la colonie agricole de Mettray. Elle a été déclarée établissement d'utilité publique par ordonnaïKcdu 5 juin 1843. On appelle aussi patronages des sociétés et des étabhssement fondés en vue de procurer aux jeunes gens de la classe ou>Tière l'appui moral et matériel, et les distractions honnêtes qui peuvent leur être utiles.

PATRONYMIQUE (nom). Voy. xoM phopre.

PATROUILLE (de patrouiller, pour patouiller, agiter l'eau, mardior dans la boue), détachement de 4 à 6 hommes, sous la conduite d'un caporal ou d'un sous-oflicier, parcourant un itinéraire arrêté d'avance et ayant pour mission d'oljserver ce qui se passe, de prévenir ou de réprimer les désordres, et de laire avertir immédiatement, s'il y a lieu, l'autorité compétente. Elles reconnaissent en outre les divers postes et sentinelles et échangent avec eux le mot d'ordre. Les patrouilles sont ordonnées par le commandant d'armes et peuvent avoir lieu de jour ou de nuit. Elles ne peuvent pénétrer dans les habitations particulières qu'en cas de flagrant délit, de cris d'alarme ou de détresse, ou quand elles en sont requises par le maître d'une habitation.

A la guerre, les patrouilles ont pour objet de franchir la ligne des sentinelles pour aller observer l'emiemi; les rondes sont chargées de la surveillance des sentinelles.

PATTE (du radical pat ou pad, qui existe dans pes, pedis, Toû;, — ooô;. et dans l'allem. Patsche). On donne en général ce nom aux organes de locomotion de la plupart des animaux, aux pieds des Mammifères, qui sont munis de doigts, d'ongles ou de griffes (singe, lion, ours, chien, chat, etc.) : on dit pied en parlant de ceux qui ont ces parties entourées de corne ; à ceux des Oiseaux, à l'exception des Oiseaux de proie qui ont des serres ; des Reptiles, des Crustacés, des Insectes, etc.

PATTE. Les Jardiniers appellent patte ou griffe les racines de certaines plantes qui ont quelque ressemblance avec la patte d'un animal, comme celles de l'Anémone et de la Renoncule. — En Botanique, on nomme vulg. : Patte d'araignée, la Nigelle des jardins: P. du diable, une Marcgravie; P. de lapin, l'Orpin velu et le Trèfle rouge; P. de lièvre, le Trèfle des champs; P. de lion, l'Alchémille ; P. de loup, le Lvcope ; P. d'oie, les Chénopodes ; P. d'ours, l'Acanthe et l'Ellébore fétide, etc.; — en Conchyliologie, Patte de crapaud, un Roclier ; P. de lion brûlée, une Pourpre ; P. d'oie, le Stromije pied de pélican et une Rostellaire; — en Entomologie, Pa^/c étendue, une espèce de Bombyx ; P. pelue, la Calandre, etc.

En Architecture, on nomme patte ou griffe un ornement employé, durant le moven âge et surfout au xiv siècle en Europe, pour racheter fa ditierence- existant entre le

[dan carré d'une plinthe de base et le tore à plan circuaire placé immédiatement au-dessus.

Patte-d'oie, espèce de carrefour formé par diverses allées ou routes, qui, partant d'un même point, vont en s'écartant les unes des autres comme les doigts de la patte d'une oie. — Il se dit aussi de ces rides diverçentes qu'on observe à l'angle extérieur de chaque œil chez ceux qui commencent à vieillir.

Les Marins appellent : pattes d'une ancre les pièces triangulaires qui terminent à ses deux Iwuts la partie courbe d'une ancre, et qui la font mordre sur le ïonA; pattes de bouline et de ris, les bouts de filin épissés sur les ralingues (bords) de côté des voiles carrées, pour recevoir les branches de lx)uline et les palanquins ; patte d'anspect, une garniture de fer que l'anspeot porte à son gros bout. Mouiller en patte d'oie, c'est mouiller sur trois ancres disposées eu triangle à l'avant d'un vaisseau.

PATTINSONAGE (de l'Anglais Pa/<t/»so/j), opération métallurgique qui permet d'utiliser les minerais de plomb argentifère trop pauvres pour être soumis à la coupellation

ou à la liquation. Ce procédé est fondé sur ce fait, qu'un Iwiin de plomb argentifère fondu, agité avec une cudler, se sépare en deux parties : l'une mousseuse, cristalline, qui retient une grande partie de l'argent et tombe au fond de la chaudière; l'autre, pauvre en argent et qui reste liquide.

PÂTURAGE, PÂTURE (du lai. pastu7n]. Pâturage se dit en général de tout endroit où l'on fait paître les animaux : en Normandie, on dit plutôt herbage {Voy. ce mot) ; dans le Nivernais et le Charollais, on appelle yrés d'embouches les pâturages où l'on engraisse les bœufs' oestTnés à la boucherie. Les pâturages sont de trois sortes : 1" les prairies naturelles et artificielles; 2" les chaumes, espaces de

feu d'étendue situés au sommet des hautes montagnes, où on conduit pendant l'été les grosses bêtes à cornes; 5" les pacages, situés dans les bois où l'herbe est abondante et propre. — On appelle vaine pâture les terres dont la pâture est libre, où tous les habitants d'une commune peuvent conduire leurs bestiaux. Voy. pacage et PABCocns.

PATURIN, Poa, genre de la famille des Graminées, tribu des Festucacées. renferme des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, à feuilles longues, linéaires, engainantes à la base, et à fleurs vertes en panicules plus ou moins rameuses. On en compte près de 180 espèces, et parmi celles qui croissent en Europe, on cite : le P. annuel (P. annua), partout au bord acs chemins; P. commun (P. trivialis), qui abonde dans nos prés, et fournit un foin excellent; le P. des prés [P. pratensis),k racine traçante, et fournissant aussi un bon foin : ces deux espèces sont très précoces : elles sèchent souvent avant que les autres puissent être fauchées; le P. des bois [P. nemoralis), le P. maritime (P. inaritima], le P. aquatique (P. aquatica), le P. airagroste, plus connu sous le nom de Petite Amourette; le P. abyssinien (P. abyssinicd), ou TefT, dont la graine est employée en Abyssmic à faire du pam et une espèce de bière.

PATURON (de pâture, corde qu'on attache au pied des Ijêtes qui paissent), partie des membres d'un cheval et des autres Mammifères ongulés située entre le boulot et la couronne. Le paturon correspond aux premières phalanges de l'homme. Il est fréquemment exposé aux luxations et à diverses atteintes.

PAULETTE. Voy. vénalité et au Dict. d'Hist. et de Géogr. le mot paclette (édit de).

PAULIENNE (achon). On appelait ainsi, en Droit romain, l'action intentée par un créancier pour faire révoaucr les actes faits par le débiteur en fraude de ses droits. In peut encore auj. demander la rév(x;ation de ces actes 'C. civ., art. 1167;, et l'exercice de ce droit est quelquefois appelé action jyaulienne.

PAULINE, 278" petite planète, trouvée le 16 mai 1888 par Palisa. à Vienne. Voy. planètes.

PAULLINIE (du liotan. danois Sim. Paulli), Paullinia, genre de la famille des Sapindacées, renferme des arbrisseaux de l'Amérique tropicale, grimpants et flexibles (lianes), à feuilles composées, à fleurs ord. verdàtres, peu apparentes; le fruit est une capsule piriforme, triloculaire, polysperme. La Paullinia sorbilis donne une graine que les Brésiliens réduisent en poudre, et dont ils font des pastilles connues sous le nom de guarana ; en les mêlant avec de l'eau et du sucre, ils obtiennent une Iwisson rafraîchissante et fébrifuge. La poudre de ces graines est employée avec succès dans certains cas de migraine ; elle doit son action à un alcaloïde particulier, la guaranine, voisin de la caféine. La P. à feuilles pennées [P. pinnata) est vénéneuse : les indigènes s'en servent pour empoisonner leurs flèches. La P. dorée ou Kœlreutérie, de Chine, à fleurs jaunes en larges panicules, fait un bel effet dans les bosquets.

PAULO-POST-FUTUR, synonyme de futur antérieur. Voy. futur.

PAULOWNIA (dédié à la princesse A. Paulowna, fille de Paul 1='), genre de la famdle des Scrofularinécs, établi pour un arbre du Japon, le Paulownia imperialis, qui a le port du catalpa et peut atteindre 25 m. : feuilles opposées, ovales, cordiformes; fleurs en grappes, d'un beau bleu, exhalant une odeur de vanille. Cet arore a été introduit en France en 1835.

PAUME (du lat. palma], le creux ou le dedans de la main. Pour les Anatomistes, c'est la partie large de la main jusqu'aux doigts, comprenant le jwignet et le nu'tacai-pc. — En Entomologie, ou nomme paume le premier

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