PAVAGE
article dos doux tarses antérieurs des Insectes, quand il se dislinjfue des autres par une plus grande largeur.
Jeu de Paîtnie. Ce jeu de halle, auquel prennent part deux ou plusieurs personnes, est mentionné par Homère [Odyssée, cli. vi et vin); llci-odote en rapporte l'invention aux l;jdieus. Les Grecs l'appelaient -pliaininde et les Uomains harpasle : c'était l'amusement favori de ces derniers au champ de Mars et dans les thermes. En France, ce jeu devint en grand honneur à partir du xv° siècle : c'est alors iju'on commença à se ganter: la raquette parut dans la première moitié du xv° siècle. La vogue en fut si grande que les dames de la cour de Catherine de Médicis arhorèrent la coilfure en raquette. A partir de Louis XIII, le jeu de paume commença à perdre une partie de sa vogue ; la courte paume conserva néanmoins une sorte de faveur, surtout à la cour, jusqu'à la fin du xvui° siècle : c'est dans une des salles construites pour cet exercice, au Jeu de Paume de Versailles, que les députes du tiers état se réunirent le 20 juin 1789, et firent le serment de ne point se séparer sans avoir donné une constitution à la France. Le jeu de paume est demeuré très populaire dans le pays hasque. — Dans l'origine, on se renvoyait la halle ou éteuf avec la paume de la main : de là l'origine du nom français de ce jeu; plus tard on se servit d'un gantelet, d'une raquette ou d'un battoir. On appelle : longue paume, celle qui se joue en plein air, dans un long espace de terrain disposé exprès; courte paume, celle à laquelle on joue dans un endroit fermé et couvert.
Paume, mesure de longueur. Voy. palme.
PAUMELLE (du lat. palmella, petite palme), variété d'Orge. Voy. orge.
PAUMELLE [de paume), morceau de cuir ou de lisière dont le cordier se garnit la main pour filer le chanvre ou faire de petits cordages. — Il est aussi synonyme de vianique. Voy. ce mot.
PAUMILLE, engin de chasse. Voy. moquette.
PAUPÉRISME (du lat. pauper, pauvre), degré de misère intérieur à la pauvreté et qui se distingue de celle-ci en ce qu'au lieu d'avoir un caractère accidentel, il est permanent et souvent irrémédiable. — On l'a défini : la misère héréditaire. De plus, la pauvreté frappe les individus : le paupérisme est l'état d'une classe. On a attribué ses progrès au xix" siècle, au développement de l'industrie, à l'agglomération des ouvriers dans les centres industriels et aux irrégularités de la fabrication, qui, d'un jour à l'autre, peuvent les priver de leur pain : mais, en réalité, il a existé de tout temps, notamment au moyen âge à l'époque des Jacques. Aui., en France, il y a un indigent sur 25 habitants. Mais c est en Angleterre surtout que cette plaie sociale présente de la gravité. — Consulter : Moreau-Christophe, le Problème de la misère; Cherbuliez, Etudes sur les causes de la misère. Voy. assistance, BIENFAISANCE, MENDICITÉ, PAUVRES, VAGABONDAGE.
PAUPIÈRES (du lat. palpebrse). On donne le nom de paupière à la membrane mobile qui sert à couvrir le globe de l'oeil, et qui est bordée de petits poils appelés cils. Doubles à chaque œil, les paupières sont distinguées en P. supérieure et P. inférieure : la supérieure, sensiblement plus grande, est séparée du front par le sourcil ; l'inférieure se confond avec la joue. Leurs extrémités forment par leur réunion ou commissure, à l'extérieur le petit angle de l'œil, à l'intérieur le grand angle ou angle interne, dont le milieu est occupé par la caroncule lacrymale {Voy. caroncule). La membrane clignotante est une 3° paupière, qu'on ne trouve plus ou moins développée que chez certains animaux, notamment chez les Oiseaux [Voy. œil). — Les Reptiles et les Poissons n'ont pas de paupières.
Les paupières sécrètent, par les glandes de Meibomius, un liquide muqucux qui sert à les lubrifier, et qui, lors- <ju il est en excès, prend le nom de chassie ; elles peuvent être chez l'homme le siège d'une inflammation rlite blépharite, d'engorgements appelés orgelets, de renversements incommodes, connus sous le nom à'ectropions, etc. Voy. ces mots.
PAUPIETTES, en Cuisine, petits filets de veau, lapin, volaille, etc., auxquels on donne la forme d'un petit
PAUSE (du lat. pausa). En Musique, c'est l'intervalle de temps pendant lequel un ou plusieurs musiciens demeurent sans chanter ou sans jouer. C'est le silence d une ronde ou, ce qui revient au même, d'une mesure
à quatre temps, mais elle indique aussi le silence d'une: mesure entière, quelle que soit cette mesure. La demipause n'est que le silence d'une blanche ou d'une demimesure à auatre temps. La pause et la demi-pause s'expriment par le même signe {-m- -»), avec la diifcrence que la première est comme suspendue sous la quatrième ligne de la portée, et la seconde repose sur la troisième ligne, à laquelle elle tient par le bas.
PAUVRES (du lat. pauperes). Le pauvre ne doit pas être confondu avec 1 indigent : à proprement parler, l'homme pauvre est celui qui n'a que strictement le nécessaire, qui n'a que ses bras pour vivre, et dont l'existence précaii'e dépend uniquement de sa santé et da travail qu'il trouve : telle est, dans les sociétés modernes, la condition de ceux qu'on appelle prolétaires (Voy. ce mot) ; l'indigent est celui qui n'a rien et qui, se trouvant dans l'impossibilité de subsister par lui-même, est forcé de recourir à la charité et à l'assistance publique. Cependant, dans l'usage, on confond pauvreté et indigence.
Voy. PAUPÉRISME, MENDICITÉ, ASSISTANCE.
Droit des pauvi-es. On nomme ainsi un droit prélevéen France, en faveur des hôpitaux, sur les recettes des spectacles, concerts, bals et autres amusements publics. — Ce droit n'était originairement qu'une aumône volontaire : Louis XIY, en 1699, le rendit obligatoire, et le fixa au sixième en sus des recettes. Abandonné pendant les premières années de la Révolution, ce droit fut rétabli par la loi du 7 frimaire an v, qui ordonna la perception d'uiv décime par franc en sus du prix de chaque billet d'entrée. Le droit des pauvres n'avait d'abord été établi qu'à titre provisoire et pour six mois; mais il fut successivement prorogé jusquau 5 décembre 1809 : à cette date, on décida que la perception en serait indéfinie. Il a même été depuis 1847 compris chaque année dans le budget d& l'Etat. L'équité et l'utilité de cet impôt ont été vivement critiquées, en tant surtout qu'il se prélève sur la recette brute au lieu de se prendre sur le bénéfice net.
Taxe des pauvres, impôt établi en Angleterre en faveur des pauvres. C'est en 1602, sous le règne d'Elisabeth, qu'elle fut définitivement établie. Cette taxe, créée dans les intentions les plus louables, paraît avoir augmenté progressivement le nombre des pauvres, ainsi que les charges de la nation.
PAUVRE HOMME, Crustacé du genre Pagure. Voy. berna rdl'ermite.
herbe à pauvre homme. voy. gratiole.
PAUXI, Ourax, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, très voisin des Hoccos, renferme des oiseaux d'Amérique (Guyane) : bec fort, comprimé, convexe; joues emplumées; ailes amples, concaves; queue moyenne, arrondie; tarses robustes, scutellés. Les Pauxis s'habituent aisément à la domesticité ; leur démarche est fière et pesante comme celle des Dindons : ils se nourrissent de fruits et de gi*aines. Les deux espèces principales sont le Pauxi-Pierre et le Hoccan ou Mttu.
PAVAGE, PAVÉ (du lat. pavimentum). I. Le pavage des rues et celui des routes se font ordinairement avec des pavés de grès. On emploie aussi la pierre calcaire, le basalte, la lave, la meulière; on se sert de dalles, de briques, de galets, de bois, etc. Dans certaines villes où les pavages reviennent très cher, on a essayé d'y substituer le macadam, [Voy. macadamisage) ; on y a généralement renoncé, à cause de la poussière qu'il donne en été et de la boue en hiver. On a essayé également, avec succès, Vasphalte comprimé, qui a le tort de donner une surface très glissante pour les pieds des chevaux. — Les pavés en grès sont des cubes de 0 m. 20 à 0 m. 25, qu'on pose généralement sans liaison sur un terrain nivelé, recouvert de sable, en remplissant leurs interstices de la même matière : on se sert, pour les mettre en place, d'un marteau fort lourd, présentant à l'un de ses bouts une houe large et allongée, et à l'autre une tête ; pour égaliser leur superficie, on laisse tomber dessus une hie ou demoiselle, sorte de pilon à deux anses en bois garni de fer et pesant 30 kil. On appelle : pavés bruts, les pavés tels qu'ils sortent de la carrière ; pavés semillés, ceux dont on a ôté les plus fortes aspérités; pavés piqués, ceux qui sont tout à fait taillés et dressés. On nomme : bordures ou boutisses, les pavés plus longs que larges qui servent à border les chaussées des routes; caniveaux, les pavés creusés pour le passage des ruisseaux. Les pavés de grès employés à Paris se tirent de Fontainebleau, d'Orsav , des coteaux de la Marne, etc. ;