‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1193 sur 1729 · PAVOT · texte numérisé non relu

PAVOT

Poux do granité ou porpliyro viennent de Bretag^ne.

Lt> pavaffe en bois, d'abord employé en Amérique, s'est inlroiluit, dans ces dernières années, dans les grandes villes d"Kur(>pe et réussit fort bien depuis qu'on emploie les prix-édés suivants : 1" forme en l)éton de ciment de l'orliand de 15 à 20 centim. d'épaisseur; 2" enduit de mortier lin de 2 centim. ; 5° pose de pavés en blocs de sapins impréjrnés d'huile lourde de goudron; 4" remplissage des |oinls avec du goudron; 5" sablage de la rue avec du fin çravicr. Avec ce procédé on obtient un excellent pavage i|ui dure 4 à 5 ans sans réparations.

L'établissement et l'entretien du pavage des rues formées par les grandes routes, dans la traversée des villes, bourgs et villages, est à la charge de l'Etat ; jwur les parlies de pavé qui sont à la cliarafe des villes et autres communes, si les revenus de la localité sont insuffisants, la dépense peut être mise à la charge des propriétaires riverains, en suivant les usages locaux (Lois ilu 25 juin 1841 et du 7 juin 1845; Décr. du 5 janvier 1853).

Les Carthaginois sont, dit-on, les premiers qui aient pavé leurs rues. Celles de Rome ne le furent que sous le consulat d'Appius Claudius (321 av. J.-C). Cordoue fut la première ville moderne qui reçut un pavage régulier (8oO). l'aris ne commença à être pavé qu'en 1185, sous Philippe Auguste.

II. Pour le pavage intérieur des étUfices et des appartements, VOy. CARREAL, DALLAGE, MOSAÏQUE, Clc.

PAVANE (de l'esp. pavana), ancienne danse d'un caractère grave et sérieux. Elle était réservée aux reines, aux dames de la cour et aux seigneurs qui iwuvaient figurer avec elles : aussi les dames la dansaient-elles en rolies longues et tramantes, chargées de broderies et de pierreries, la tête ornée d'un diadème ou d'une couronne; les princes l'exécutaient avec de grands et riches manteaux, et les simples genlilsliommes en cape et en épée. — Le nom espagnol pavana serait, selon les uns, une corruption fie padovana, pdouane, parce que cette danse viendrait de Padoiie [Padova) ; on avait, du reste, la pavane Milanaise, comme on avait celles des différentes capitales en Italie et en Espagne; selon d'autres, il dériverait de paon, parce une les figurants y faisaient une espèce de roue, à la manière (les paons.

PAVÉ. Voy. PAVAGE.

PAVESADE (de l'ital. pavesse, pavois), toile ou étoffe qu'on tendait en dehors autour des lx)rds d'une galère, le jour du combat, pour- dérolxîr aux ennemis la vue des dispositions que l'on y faisait. — On le disait aussi de l'ensemble des pavois ou écus qu'on plaçait aux deux côtés de la galère, pour couvrir et défendre (es rameurs. Voy. bastingage.

PAVETTE, plante. Voy. ixore.

PAVIE (de Pavie, d'où elle nous est venue), sorte de Pêche dont la chair est adhérente au noyau. On distingue la Pavie alberge, la P. de Pompone ou Gros Persèque,lai P. tardive, etc. Voy. pécher.

PAVIER, Pavia, Marronnier à fleurs roMoes, genre de la famille des Ilippocastanées, établi pour des arbres de l'Amérique du Sud, à racines traçantes, à tige peu élevée, à feuilles digitées et à fleurs irrégulières qui s'épanouissent au printemps; le fruit est dé|X)urvu d'épines. Les princi-

tiales espèces sont le P. à fleurs blanches, le P. rouge, e P. panaché, le /*. jaune.

PAVIINE (de Pavia, Pavier). Voy. esculixe.

PAVILLON (du lat. papilio, tente, papillon), s'est dit primitivement d'une espèce de logement portatif de forme ronde ou carrée, et terminé en pointe par en haut, qui servait jadis au campement des gens de guerre ; et, par extension, de tout petit bâtiment isolé, au moins aussi haut que large, en forme de tente ou autrement. Dans les châteaux modernes, depuis le milieu du xvi" siècle, les pavillons d'angle sont des constructions en saillie flanquant les extrémités du bâtiment principal ou de ses ailes; ils ont succédé aux tours du moyen âge.

Dans la Marine, on appelle pavillon un étendard oui s'arbore au mât de l'arrière jx)ur indiquer la nation à laijuelle appartient le vaisseau, ou à d'autres mâts |)Our iniliquer le rang de l'officier qui commande ou pour servir de signal. Chaque nation a son pavillon, qui le plus souvent reproduit les couleurs nationales [Voy. couleurs). Les pavillons qui servent simplement de signaux sont de couli'urs variées. — Hisser ou arborer pavillon, c'est défier rcnnemi au coml«l; baisser ou amener pavillon, c'est

se rendre; mettre le pavillon en berne, c'est le plier dans sa hauteur, de manière qu'il ne fasse qu'un faisceau, pour rappeler ceux de l'équipage qui sont à terre, ou pour demander du secours. — En cas de guerre, les nation» belligérantes peuvent continuer à commercer au moyen des navires des nations neutres : on dit alors que le pavillon couvre la marchandise. Voy. neutres (droit des). — Le pavillon de beaupré annonce la jjrésencc du capitaine à lx)rd ; un pavillon carré au mât d'artimon annonce celle d'un contre-amiral ; quand il est au mât de misaine, celle d'un vice-amiral.

Pavillon, t. de Blason, ornement extérieur de l'écu. C'était une sorte de dôme qui surmontait le manteau ; mais réunis on les comprenait tous deux sous le nom de pavillon. Le pavillon de la maison de France était bleu; les autres souverains le portent pourpre.

pavillon. i)artie extérieure de l'oreille externe chez l'Homme et les Mammifères. Voy. oreille.

En Botanique, ce mot désigne cette partie d'une fleur papilionacéc, qu'on nomme aussi étendard.

En Coiichvliologie, on nomme : Pavillon de Hollande, l'Achatine ; l*. du prince, un Bulime ; P. d'Orange, une Volute.

En Musique, on apiwlle pavillon la partie évasée en forme d'entonnoir qui termine certains instruments à vent, tels que cor, trompette, trombone, etc. On donne le même nom à l'extrémité évasée d'un porte-voix. — Le jmvillon chinois est le même instrument que le bonnet chinois. Voy. ce nom.

PAVO, nom latin du genre Paon. Voy. ce mot.

PAVOIS (de l'ital. pavese), sorte de grand Iwuclier demi-cylindrique. Quand les Franks avaient un nouveau roi, ils relevaient sur un pavois, puis, le portant ainsi, ils lui faisaient faire trois fois le tour du camp, exposé à la vue de toute l'armée. Voy. bouclier. ; Dans la Marine, on apj)elle j)avois les décorations dont un vaisseau s'entoure les jours de fêle : les uns sont de simple toile, goudronnée ou non; les autres de drap bleu, bordé de drap rouge ou jaune. On les met autour des l)astingages pour les cacher, et quelquefois autour des hunes pour cacher les gabiers. On dit qu'un vaisseau est pavoisé lorsqu'il est orné de pavillons, de flammes. On distingue le grand et \e petit pavois, employés chacun suivant l'importance de la fête que l'on célèore. — Par extension, pavoiser les maisons ou les édifices publics, c'est les décorer de drapeaux et d'ornements divers en signe de réjouissances patriotiqiies.

pavois, synonyme de Parmophore. Voy. ce mot.

PAVONIË (du lat. pavo, paon), Pavonia, genre de la famille des Malvacées, établi pour des arbrisseaux ot des sous-arbrisseaux de l'Asie tropicale et de l'Amérique, à feuilles alternes, entières, dentées, couvertes, comme la

?|ueue du jiaon, de petits points ronds et transparents en orme à' yeux; à fleurs en corymbes ou en panicules; le fruit est une capsule à 5 coques monospermes.

pavonie, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papillonidcs, détaché du genre Morpho pour des espèces qui se distinguent par un corps moins grêle, des antennes plus fortes, des palpes

tlus longs et les ailes ayant leur cellule discoïdale ouverte, 'espèce type, la P. de la casse [P. cassiœ], se trouve au Brésil.

Genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes

Voy. SATURXIE.

PAVOT, Papaver, genre type de la famille des Papavéracécs, renferme des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, à feuilles alternes et à fleurs terminales, qui sont penchées avant leur éi^nouissement, et qui se relèvent ensuite : le fruit est une capsule globuleuse, uniloculaire, à fausses cloisons, |)olysperme. Le suc du pavot ressemble à du lait; mais il change de couleur en se coagulant. Les jMivots cuUivés sont presque tous annuels, et la couleur de leurs fleurs est très variée. Les deux esjMJces les plus communes sont le P. coquelicot {P. rhœas], qui croît parmi les blés (Voy. coquelicot), et le P. somnifère [P. somniferum] Ou P. des jardins, que l'on cultive non seulement comme fleur d'ornement, mais aussi pour en extraire l'huile connue sous le nom d'huile d'œillette : sa tige est élevée; ses feuilles sont larges, embrassantes, d'un vert glauque; ses fleurs grandes, de couleur purpurine, marquées d'une tache noirâtre à leur base. Les caj> ; suies sont grosses, lisses, glabres, globuleuses; les semencci

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