PÉCARI
classes rurales (1857); Darestc, Histoire des classes agricoles (1859); Em. Lcvasseur, Histoire des classes ouvrières (1868), etc.
PÉAGE (du b.-lat. pedatictim), droit établi pour un passage sur un chemin, une chaussée, un pont, un canal, etc. Les péages étaient très multipliés autrefois; ils étaient perçus au profit des seigneurs, et faisaient partie des droits seigneuriaux ; ce droit a été alwli comme tel par la loi du 15 mars 1790. Toutefois la loi du 14 floréal an x a laissé la faculté d'en établir de nouveaux : Najwléon I" en rétablit une partie. Auj. les péages no sont plus guère qu'un im|X)t tem]X)raire, dont la durée est limitée au temps nécessaire pour le recouvrement des sommes employées aux constructions ou aux réparations des passages fréquentés. Tout péage sur les |X)nts de Paris a été supprimé en 1848. En Angleterre et eu Allemagne, il y a encore beaucoup de péages sur les grandes routes. — Le Danemark a perçu longtemps un péage sur les vaisseaux qui traversent le Sund (ce droit a été racheté en 1857 par les puissaïKCs maritimes de l'Europe) ; le Hanovre en percevait un également sur ceux qui entrent dans l'Elbe.
PÉAN ou p.€AS (du gr. -naiiv), nom donné, chez les Grecs anciens, à divei-s chants adressés à Apollon ou à Artémis (iJiane), soit pour les prier d'écarter la guerre, la peste ou tout autre fléau, soit pour les remercier d'un vœu exaucé. Le i>éan était aussi un chant de victoire ; mais aloi-s il était adressé au dieu Ares piars) ; enfin on donnait même le nom de péan à tout chant joyeux ou reconnaissant adressé à une divmité quelconque, même aux divinités infernales. Le péan s'entonnait aussi au début de la bataille. Le refrain de ce chant était : lé Péan.
PEAU (du lat. pellis), membrane appliquée sur la surface du corps d'un grand nombre d'animaux. Chez l'Homme, elle est composée de deux couches : l'une superficielle et non vasculaire, l'épiderme; l'autre profonde, le derme, riche en vaisseaux et en nerfs IVoy. ces deux mots). La
Ïiartie de l'épiderme par laquelle se fait le contact avec e derme [couche pignientaire), est formée de cellules remplies de granulations différemment colorées, d'où résultent, chez les animaux comme chez l'homme, les différences de coloration de la {Xiau (Fow. pigment). — La peau s'épaissit considérablement chez les pachydermes {Voij. ce mot). Elle cesse d'être appliquée exactement sur le corps et forme un repli à la région du cou (fanon) chez certaines races de bœufs et de chèvres. Le prolongement de la peau entre les doigts constitue la jmlmure, qui s'observe chez quelques nègres, chez les chiens de Terre-Neuve, chez les mammifères aquatiques et chez les oiseaux palmi- }>èdes.
A la |)eau sont joints des oignes annexes qui étendent considérablement son rôle; ce sont : 1» l'appareil du tact [Voy. tact); 2" les glandes sébacées et les glomérules glandulaires par lesquelles s'accomplit l'excrétion cutanée ; 5° le système pileux avec toutes ses modifications (poils, ongles, saijots, cornes, piquants, plumes, etc.).
Maladies de la peau. La peau est sujette à un grand nombre de maladies [maladies cutanées, dermatoses), qui se présentent sous les formes les plus diverses et quelquefois les plus repoussantes : exanthème, érésipèle, eczéma, psoriasis, pityriasis, rougeole, scarlatine, gourmes, gale, variole, syphilis, jyellagre, lèpre, éléphantiasis, etc. [Voy. chacun de ces noms). Ces maladies, longtemps attribuées à un principe dartreux, se développent sous l'intluence des causes les plus diverses, notamment du contact ou de l'ingestion de substances acres, de la suppression brusc(ue de certaines évacuations habituelles, d'un état de débilité profonde de toute l'économie, de la présence de parasites animaux ou végétaux, ou par reffet de l'hérédité, de la contagion, etc., en un mot, de causes externes ayant une action directe sur la peau, et de causes internes, qui agissent sur la peau par l'intermédiaire de l'oi^anisme. Le traitement en est nécessairement varié comme les causes.
Les maladies de la peau ont été observées dès la plus haute antiquité : Hippocrate, Celse, Galien en décrivent pliisicui-s; mais pendant bien longtemps la science médicale fut impuissante à les traiter. Quelques-unes de ces affections, objet d'horreur et dépouvante, n'étaient coml)aflues que par des prescriptions religieuses ou légales (Voy. lèpre). C'est seulement au xvi' siècle que les médecins commencèrent à distinguer entre elles avec quelque rigueur les diverses affections cutanées cl à y appliquer un traite-
ment rationnel. Il a fallu néanmoins tous les progrès de la civilisation moderne et les découvertes de la science pour dissiper les préjugés dont quelques-unes de ces maladies étaient l'objet et pour en assurer la guérison. Les savants qui ont le plus contribué à ces résultats sont : au xvi* siècle Mercurialis ; au win" siècle, Plenck, en Autriche ; Turner, Willan, en Angleterre; Ix)rry, en France; au xix» siècle, Alibcrt, qui par le charme de son style popularisa presque une étude si |)eu attrayante; Bictl, qui régénéra cette partie de fa science par une classification plus rigoureuse, par des observations plus exactes et une pratique plus énergique ; et, plus récemment : Rayer, qui donna un Traité estimé des maladies de la peau (1835) ; Cazcnave, disciple de Bictt, à qui l'on doit un Abrégé pratique des maladies de la peau (1828-33, avec Scheclel), des leçons cliniques sur les maladies de la peau (1843-45), et les Annales des înaladies de la peau; Dcvergie, auteur d'un Traité pratique (1854) de toutes ces maladies; enfin M. Bazin, par son Traité des malculies parasitaires, et M. Hardy, par celui des Maladies cutanées.
PEACx. Ces dépouilles des animaux ont divers emplois dans l'industrie. Les unes, à cause de la beauté de leurs poils, sont destinées à la fourrure (Voy. ce mot et pelleterie) ; les autres, débarrassées de leurs poils, sont employées aux usages les plus variés : les j)eaux de bœuf, de veau, de vache, de buffle, de bison, etc., après avoir subi la préparation du tannage et celle du corroyage, constituent les diverses espèces de cuh-s (Voy. ce mot); les peaux, d'agneau, de clievreau, de daim, de chamois, sont passées en mégie ou chamoisées, et employées à la fabrication des gants, des culottes de peau, etc. ; les peaux de brebis, de mouton, de bélier, de veau, d'âne et de mulet servent à la fabrication du maroquin, du parchemin et du chagrin; ou bien elles sont préjKirées pour la reliure, pour la gainerie, etc.
PEAUCIER ou PEAUSSIER (de peau), artisan qui prépare les peaux \,Voy. peaux, corroyeur, mégissier). La corporation des ])eaussiers avait des statuts dès 1357 ; son patron était St Jean-Baptiste. Elle fut réunie en 1776 aux tanneurs honffroyeurs, corroyeurs, mégissiere et parclieminicrs.
Muscle peaussier ou thoraco- facial, muscle très large, situé immédiatement sous la peau, à la partie inférieure et latérale du cou, s'étend depuis le milieu de la poitrine jusqu'à la partie inférieure de la symphvse du menton et à la ligne oblique externe de l'os maxillaire ; il se prolonge aussi sur la face.
PÉBRINE (du mot languedocien pebrat, poi\Té), maladie des vers à soie, due au développement, dans les tissus de l'animal , de corpuscules ovoïdes , que l'on rapproche, des Protozoaires . groupe des Psorospcrmies , section des Microsporidées (Balbiani). M. Pasteur a démontré que celte maladie est contagieuse par inoculation, et par ingestion dans le tube digestif: les déjections des vers pébrinés, qui contiennent beaucoup de corpuscules et qui souillent les feuilles, communiquent la maladie aux autres. L'incubation de la pébrine est d'un mois environ : un ver qui échappe pendant la première semaine à la contagion peut donc arriver jusqu'au cocon et donner sa part de récolte ; mais, s'il est malade au moment où il s'enferme, comme il reste 15 à 20 jours dans le cocon, les corpuscules ont le temps d'envahir tous les tissus de la chrysalide, en particulier ceux des ovaires et les œufs euxmêmes. Là ils restent inertes pendant une année ; à l'éclosion des graines, ils se dévelopi)cnt et font périr les vers sans leur laisser le temps de former leurs cocons. La maladie est donc contagieuse et héréditaire. M. Pasteur a constaté de plus que, d'une année à l'autre, tous les corpuscules contenus dans les jioussières sont détruits : ce sont donc les corpuscules hérédilaires seuls qui permettent à la maladie de reprendre chaque année son caractère contagieux. De là résulte un procédé de grainage préventif imaginé par M. Pasteur ( ^oy. grainage) et qui consiste à élever des graines absolument pures de corpuscules dans des locaux purifiés et isolés.
PEC, nom vulgaire du Hareng en caque fraîchement salé, ainsi que de VEpinoche. Voy. ces mots.
PÉCARI, Dicotyles, genre de Mammifères, de l'ordre des Bisulques, sous-ordre des Porcins, comprend deux petites espèces qui n'ont souvent que 3 doigts aux pieds de derrière et 4 à ceux de devant ; des canines qui ne sortent |)oint de la bouche, ce qui dislingue ces animaux des Cochons prop. dits, cl enfin sur les loinLes une ouverture