‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1196 sur 1729 · PECCANTES · texte numérisé non relu

PECCANTES

PECTINE

glanduleuse qui laisse suinter une humeur fétide, et que l'on a comparée à un second nombril (tl'oii le nom scientifique). Ces animaux habitent les forêts de l'Amérique méridionale. Le P. à collier [D. iorquatus), <lit aussi Coure, Pâtira, est de la grosseur d'un chien ordinaire et a tout l'aspect d'un jeune sanglier : son pelage est tiqueté noir et blanc, et il a un collier blanchâtre autour du cou; le P. tajassu [D. labiatus) est plus grand que le précédent et généralement noir, avec la mâchoire inférieure blanche.

PECCANTES (humeurs), du lat. peccarc, pécher; nom que dormaient les médecins humoristes aux humeurs qu'ils supposaient altérées et auxquelles ils attribuaient la cause des maladies.

PECHBLENDE. Voy. pechuraxe.

PÊCHE (du lat. piscari). Sous le rapport des procédés et des instruments qu'elle emploie, la pèche se divise en P. à la lif/ne ou à l'hameçon et en P. au filet ( Voy. LIGNE et Fn,Eï) ; pour quelques espèces on emploie le harpon, la flèche ou même des projectiles. Sous le rap|)ort des lieux où elle s'exécute, on distingue la P. maritime et la P. fluviale la première se subdivise en Grande et Petite Pèche : la Grande, comprenant la pêche de la baleine, celle de la morue, et autres de ce genre, dont l'exploitation exige un certain nombre de bâtiments et de grandes expéditions maritimes; la Petite, comprenant la P. côlière, qui exploite les parages avoisinant les côtes, soit librement, dans les mers communes, soit au profit des regnicoles, dans la zone des eaux territoriales ; et la P. à pied, qui s'exerce le long du littoral, de plain-pied sur le rivage, où elle dispose ses engins destinés à prendre le poisson ou à retenir celui que la marée y amène. — Pour chaque espèce de pêciie, voy. baleine, morde, hare.ng, etc. Pêche maritime. Elle est de la plus haute importance, et pour la valeur de ses produits, et pour les revenus qu'elle assure à l'Etat, qui, en retour, accorde aux grandes pêches des primes d'encouragement considérables; en outre elle forme pour la Hotte d'excellents marins. En 1888, la grande pêche a occupé, en France, 160 bateaux et 6 937 nommes; la pêche côtière, 21156 bateaux et 78 379 hommes. L'exercice en est réglé par l'ordonnance de 1681, les lois des 22 avril 1852, 25 jum 1841, 23 juin 1846, 7 août 1850, 22 août 1851, 9 janvier 1852 et le règlement du 4 juillet 1853. Voy. prime.

Pêche fluviale. Le droit de pêche est exercé au profil de l'Etat dans les fleuves et rivières navigables et flottables (sauf la pêche à la ligne, qui est libre) ; dans tous les autres cours d'eau, ainsi que dans les étangs, il est réservé aux propriétaires riverains. Les lois des 15 avril 1829, 31 mai 1865 et le décret du 25 janv. 1868 déterminent la forme et la dimension des instruments à employer, les lieux et les temps où la pêche est prohibée dans l'intérêt de la conservation et de la reprocluction du poisson, ainsi que la pénalité attachée aux délits et contraventions, etc. D'après le décret du 7 sept. 1870, la transaction •est admise comme |)our les délits forestiers.

Les anciens avaient poussé l'art de la pêche à un très haut point de perfection. Les notions les plus intéressantes sur cet art dans l'antiquité nous ont été transmises par Elien et surtout par Oppicn dans son poème des Halieutiques (c.-à-d. sur la pêche]. — Les plus anciens titres <\m fassent mention de la pêche du hareng datent de l'an 709; ceux qui se rapportent à la pêche de la morue, sont de la fin du ix° siècle. — Consulter : Duhamel, Traité des pêches (1769); Pesson-Maisonneuve, Traité général de toutes les pêches; Lambert, le Pêcheur praticien; Guillemard, la Pêche à la ligne et au filet (1857); Walton, le Parfait Pêcheur à la ligne. On doit à La Morinière l'Histoire générale des pêches ; à Baudrillard, A. Karr, La Blanchère, des Dictionnaires de la pêche. PÉCHE, Malum persicum, fruit du Pêcher. Voy. pêcher. PÉCHÉ (du Jat. peccatum), transgression de la loi divine. Les Théologiens distinguent le péché originel et le péché actuel. Le péché originel est celui qui vient de la desobéissance d'Adam, et que nous apportons en naissant. Le péché actuel est celui que l'on commet par un acte de sa propre volonté : on peut le commettre par pensée, par parole, par action, par omission. Le péché actuel peut être mortel on véniel. Lq péché mortel Aonm la mort à notre ame en lui otant la vie de la grâce et nous rend dignes des peines de l enfer, ce qui a lien quand on désoliéit à Dieu en matière grave et avec plein consentement. On

appelle péchés capitaux sept genres de pi'chés mortels qui sont la source ou le résumé de tous les autres ; c(î sont l'orgueil, la colère, V envie, la luxure, la gourmandise, Vavarice et la paresse. Le péché véniel alVaiblit en nous la vie de la grâce et nous rend dignes di;

[leines temporelles en cette vie ou en l'autre, ce qui a ieu quand on désobéit à Dieu en chose légère, ou mênic! en chose grave, mais sans un plein consentement ou sans un entier discernement. Voy. pénitence.

PÉCHER, Amygdalus persica, espèce du genre Amandier, famille des Rosacées, tribu des Amygdalées, renferme des arbres de moyenne taille, à feuilles alternes étroites, pointues et finement dentées; à fleui-s roses, sessiles, solitaires et à 5 pétales. Tout le monde connaît leurs excellents fruits, les pêches : c'est un drupe sphérique, marqué, sur l'un des côtés, d'un sillon profond et renfermant un noyau assez gros, à surface rugueuse et profondément incisée en tous sens. On dislingue toutes les variétés de pêches en deux grandes sections, celles qui ont la peau recouverte de duvet (^1. pubescens), et celles qui ont la peau lisse [A. Isevis^ Parmi les premières, on remarque les pêches propr. dites, qui ont la chair fondante cl se détachant facilement du noyau [avant-pêches, madeleines, vineuses, chevreuses, pêches à fleurs doubles, etc.), et celles dont la chair adhère au noyau : ces dernières sont appelées pavies, alberges, persèques. Parmi les secondes, on distingue la pêche violette, dont la chair est adhérente au noyau, et le brugnon, qui s'en détache facilement : ce dernier mûrit plus tard que les pèches ordinaires; on estime la variété dite B. violet musqué. Les pêches sont en France l'objet d'une culture importante ; on estime surtout aux environs de Paris les pêches de Montreuil.

liCs Heurs et les feuilles du pêcher, ainsi que les amandes des noyaux, ont une saveur très amère, due à l'acide prussique qu'elles renferment. On prépare avec les fleurs un sirop légèrement purgatif; Veau de noyau de pêches est stomachique et carminative ; la gomme des pêchers est astringente. On prépare avec les noyaux un très beau noir dont on se sert en peinture ; enfin le Ixiis, surtout celui des pêchers en plein vent, est employé, à cause de sa dureté, pour les ouvrages d'ébénisterie et de marqueterie.

Le pêcher est originaire de la Perse. Cet arbre aime les sols légers, profonds, de bonne qualité; on le cultive soit en espalier, soit en plein vent. On le grelfe en écusson sur prunier et sur amandier.

PÊCHERIES, lieux où l'on a coutume de pêcher, comme le banc de Terre-Neuve pour la morue.

PÉCHETTE, petit filet rond qui sert à prendre les écrevisses, les sangsues, etc.

PÊCHEUR. Voy. pèche.

Anneau du pêcheur. Voy. a^toeau.

Pêcheur du Roi, oiseau. Voy. martin-pêcheur.

Pechurin. Fruit aromatique de l'Amérique mérid. qui semble appartenir à une espèce du genre Laurier, VOcotea cymbarum.

PECHSTEIN (de l'allem. Pech, poix, et Stein, pierre), roche éruplive composée presque exclusivement d'une masse vitreuse acide et hydratée, de couleur brune ou vert-olive, d'éclat résineux, d'où le nom de rétinite qu'on leur a souvent donné. Les pcchsteins sont toujours associés aux (wrphyres pétrosiliceux, dont ils constituent une variété extrême dépourvue à peu près entièrement de gros cristaux. Ils sont très développés en Provence, dans le Tyrol, en Saxe, etc.

PECH UR ANE ou pechblen-de, oxyde d'uranium (U'O*), en masses mamelonnées, d'un noir de poix, qu'on a rencontré en Bohême, en Saxe, en Cornouailles.

PECQUET (réservoir ou citerne de). Voy. thoraciqub (canal).

PECTASE , ferment trouvé par Fremy dans divers fruits ou racines : il a la propriété de transformer la pectose, que contiennent ces mêmes végétaux et qui est insoluble à la façon de l'amidon dont elle a la composition, en pectine [Voy. ce mot), substance neutre soluble, et en acides pectosique cl pectique insolubles.

PECTEN, genre de Mollusques acéphales. Voy peigne.

PECTINE (du gr. TrrjvtTtç, coagidum), ou Gelée végétale, principe immédiat neutre, non azoté, qui a quelque analogie avec la gomme, cl qui existe dans tous les fruits. On l'isole, sous la forme d'une masse transparente et gélatineuse, en faisant bouillir pendant quelque temps du jus de

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