PÉDAGOGIE
çommes, pour coagiilei- la matière azotée oui s'y trouve, filtrant et ajoutant ilc l'alcool qui précipite la pectine. Par la dessiccation, cette matière se réduit eu fragments translucides, durs et cassants comme la gomme arabique. Les alcalis, de même que la jx-ctasc, la convertissent en acide pecliqiie, autre matière gélatineuse qu'on rencontre dans les navets, les carottes, les lx>tteraves, dans les tiges et les feuilles des plantes lierljacées, et dans les couches corticales des arbres : cet acide forme des sels, dits pectates. — La pectine constitue essentiellement les gelées de fruits. Bracoiuiot l'a obtenue pure |K>ur la première fois en 1851 ; «Ile a été depuis étudiée par Fremy.
PECTIWÉ (du lat. peclinatvs), qui a la forme d'un jieigne. — Muscle pectine, ou Muscle stts-piibio- fémoral, muscle de la partie interne de la cuisse.
PECTINIBRANCHES (du lat. jwcteu, peigne, et de hraiichies), 1" ordre de la classe des Mollusques gastéropodes. Le plus grand nombre de ces mollusques respirent dans l'eau à l'aide de braixliies pectinées, et possèdent un opercule ; leur coquille est é|)aisse, spirale, variable dans sa forme, mais jamais symétrique. Leurs habitudes sont le plus souvent marines. — Principales familles : Cyclostomiaées, Paltidiuidées, Litloriniaées, Pyramidellidécs, yaticidées, yéritidées, Trochidées. Haliotidées, Cypréadées, ■ûlividées, Conidées, Strovibidées, Fusidécs, Mtiricidées, Biiccinidées, Crépidulidées, etc.
PECTIQUE (acide). Voij. pecti.ne.
PECTIS, genre de la famille des Composées, tribu des Radiées, a été établi jx)ur des plantes heroacées de r.\mérique tropicale, annuelles ou rarement vivaces ; à feuilles glabres, cartilagineuses ; à capitules pluriflores, terminaux <A |)resque sessiles.
PECTOLITE, silicate de chaux et de soude [Xa*0.4CaO. <)SiO*-j- 11*0], clinorliombique et isomorphe de la Wollaslonite, d'un blanc grisâtre, se trouve d'ordinaire en jKxlules radiés. On l'a rencontrée au Monte Baido (près Vémnel, en Ecosse et à Dcrgen-Hill (New Jersey).
PECTORAL (du lat. pectoralis), ce qui concerne la poi- 1rine [Voy. ccirasse). — En Anatomie, on apfielle : cavité
fectorale, la cavité qui renfenne les poumons et le cœur Voy. TiioBAx) ; muscles pectoraux, deux muscles : le ^•aitd pectoral, placé à la partie antérieure de la poitrine, au-devant de l'aisselle, et qui est destiné à mouvoir Je bras, et le petit pectoral ou petit dentelé antérieur, placé au-dessous du précédent : il porte l'épaule en avant ■et en Ijas, élève les côtes et concourt à la dilatation de la jX)itrine.
Remèdes pectoratix. Dans l'ancienne médecine, on donnait ce nom aux remèdes employés contre les maladies des pounKNis et de la poitrine. On donne : le nom iV espèces pectorales ou de quatre fleurs ou de fleurs pectorales au mélange de lleurs de coquelicot, de mauve, de pied de chat, de tussilage; on v ajoute aussi des fleurs de guimauve, de violette et ae bouillon blanc; et le nom de quatre finiits pectoraux, au mélange de dattes, jujubes, ligues et raisins de (jorinthe.
En Zoologie, on appelle : mamelles pectorales celles qui ■ont leur siège à la poitrine, comme chez l'Homme, les Singes, les Makis, les Eléphants, les Lamantins, etc.; nageoires pectorales, les nageoires qui, chez les Poissons, dits jKctoraux ou thoraciques {Voy. ce mot), représentent les membres tlwraciques des autres vertébrés.
PECTORAL, ou liationul, pièce de broderie que le grand prêtre des Juifs portait sur la poitrine.
Croix pectorale, croix que les évèques portent sur la poitrine pour marque de leur dignité.
PECTORILOQUIE (du lat. pecttis, pectoris, poitrine, et lof/ui. parler', phénomène d'auscultation que présentent certains phtisiques, lorsque l'oreille, aidée ou non du stéthoscope {Voy. ce molj, entend retentir la voix comme si elle résonnait dans un espace creux, ou qu'elle sortît directement de la poitrine. Généralement la pectorilwjuie est l'indice d'une excavation pulmonaire : c'est ce qui lui a valu aussi le nom de voix caverneuse.
PECTOSE, matière neutre, non azotée, insoluble, qu'on supjx)sc être contenue dans les fruits verts, dans quelques racines et dans la gomme aïkagante. Pendant la maturation <les fruits ou par l'ébullition avec les acides étendus, elle se changerait en pectine soluble. Voy. pectine et pectase.
PECTUNCULUS, .Mollusque. Voy. pétoncle.
PÉCULAT (du lat. peculatus'j, vol de deniers publics commis par celui qui en a le maniement et l'administration.
— A l'iome, le i>éculat fut puni d'alwrd d'une peine pécuniaire égale au quadruple de la somme soustraite, et plus tard de la déportation. Autrefois, en France, ce crime était puni de la confiscation, du l)annissemcnt, des galères et quelquefois de mort. .\uj. il est puni des peines portées aux art. 169-174 du Code pénal. Voy. concussion.
PÉCULE (du lat. peculium], nom que l'on donnait, à Rome, aux profils que pouvaient faire les esclaves lorsqu'ils n'étaient point occupés au service de leurs maîtres : ils pouvaient employer cet argent pour leurs besoins, mais le maître pouvait aussi le reprendre à sa volonté. — Ou appelait encore pécule ce qu'un fils de famille se procurait par son travail ou son industrie, ainsi que ce qui lui était donné à titre de libéralité. On distinguait : le pectiliuni rastrense, composé de ce que le fils acquérait dans le service militaire; le pecidium. adventicium, composé de ce qu'il acquérait autrement que par son père ; le peculium profecticium, comjwsé des biens qu'il recevait de son père pour les administrer par lui-même, etc.
PÉDAGOGIE (du gr. ■TratoaywYCa, éducation des enfants), art d'élever, d'instruire et de former la jeunesse, qui comprend l'éducation physique, intellectuelle et morale. On en trouve le germe dans les écrits de Platon, de Xénophon, de Cicéron, de Quinlilien et de Plutarque ; mais cet art a surtout été étudié j)ar les modernes. .-Eneas Sylvius, Erasme et Sadolet, aux xv et xvi« siècles, en jettent les premières bases. — En Allemagne les écrivains de la Réforme religieuse, Luther, Mélanchthon, Sturm, se préoccupent en divers ouvrages de déterminer la part qu'il convient de faire aux lettres anciennes et à la littérature moderne, aux sciences et à l'histoire, à la musique, anx exercices corporels, à la joie, à la Ijonne humeur et à l'admiration de la nature, ou encore à l'esprit de douceur et de persuasion. Le frèrc morave Coménius (1597-1671) inaugure les leçons de choses et les livres à images, déclarant qu'il faut commencer l'éducation de l'enfant par les choses concrètes, aller du connu à l'inconnu, et qu'apprendre le latin avant de savoir la langue maternelle, c'est vouloir mouler à cheval avant de savoir mareher; Francke de Lubeck (1663-1729) crée un enseignement nouveau, analogue à l'enseignement spécial ou moderne, qui est devenu la Realschme. Sous 1 influence de J.-J. Rousseau le xviii' siècle voit apparaître en Suisse l'école de Peslalozzi (1746-1827) avec sa méthode d'intuition, dont les applications, selon de lx)ns critiques, offraient un singulier mélange d'excellent, de médiocre et d'absurde; Basedow (1723-1790), le fondateur du philanthropinisme, dont la doctrine philosophique et religieuse se formulait ainsi : « L'objet de l'éducation est de former des citoyens du monde. Nous ne nous permettons, ni dans nos paroles ni dans nos actes, rien qui ne puisse être approuvé par tout adorateur de Dieu, qu'il soit chrétien, juif, musulman ou déiste. » Il donnait en outre une place considérable à l'éducation physique, réprouvait les châtiments scolaires et leur voulait substituer les moyens d'émulation et les récompenses : il fut enfin l'initiateur des méthodes abréviatives, prétendant qu'il pouvait enseigner le latin ou le français en 6 mois. A côté de lui, Frœbel (1782-1852) est célèbre par l'invention des Jardins d'enfants. Il résumait son système dans cette formule prétentieuse : « La loi du sphéricjue est la loi fondamentale de l'éducation », et fondait l'éducation sur la religion. Les jeux appliqués j)ar Frœbel dans ses jardins d'enfants étaient des charades en action, comme le jeu du petit lapin, le jeu du pigeonnier, celui du chat et de la souris, etc., en tout 4 groupes : 1" Jeux gymnastiques ; 2» Culture des jardinets, pour inspirer l'amour de la nature ; 3° Gvmnastique de la main, pour habituer à la dextérité; 4° (iiuseries, poésies, chants, pour l'éducation morale et religieuse. Avec Kant la j pédagogie devient philosophique ; l'éducation selon Kant a
Îuatre objets : 1° Discipliner les hommes et les dépouiller e leur nature animale ; 2° Les cultiver, et leur donner
I l'habileté ; 3° Apprendre la prudence ; 4° Les moraliser.
i Son continuateur Fichte se préoccupe surtout de l'éducation
I de la volonté, qu'on lui a reproché de mécaniser à l'excès. L'idéaliste Hegel absorbe l'individu dans l'Etat : « L'école,
i dit-il, a pour objet d'amener l'esprit à se dépouiller de ses particularités pour s'élever à la connaissance et au vouloir du général ; comme toute volonté, toute pensée doit commencer par l'obéissance » ; il est du reste un défenseur résolu des classiques anciens et compare les traductions qu'on en peut faire à des rosesartificiellcs. Ilerlwrt. philosophe moins systématique, se montre au contraire favorable à