ASPIC
ASSA FŒTIDA
sufTocation (occlusion de la bouche et du nez, inlroducUon de corps élrangers dans les voies aériennes, obstruction de ces voies par gonllement. tumeur, épanchement, paralysie, etc.); 2" lorsqu'on inspire soit un paz non rcspirabic (azote, liydrogÏMic), soit un gaz délétère [oxyde de carbone, chlore, ammoniaque, plomb des fosses d'aisances, etc.) : dans ce dernier cas il y a empoisonnement plutôt qu'asphyxie. Quant à l'asphyxie par la foudre et par le froid, elle se complique toujours d'accidents cérébraux. — Pour combattre l'asphyxie, il faut éloigner d'abord les causes du mal ; exposer le malade à l'air libre, le dépouiller de ses vêtements; réveiller l'action des poumons par des odeurs fortes, y insuffler de l'air; administrer (le l'eau vinaigrée, des lavements irritants; pratiquer des frictions sèches ou aromatiques, des aspersions froides, et, dans certains cas, une saignée; l'électricité et le galvanisme ont souvent réussi. Dans tous les cas, le succès dépend surtout de la prompte application du remède. — Asphyxie des nouveau-)! es : elle est caractérisée tantôt par la pâleur des tissus, tantôt par l'aspect bleuâtre qui indique de la congestion. Dans ce dernier cas, il est bon de laisser saigner le cordon ombilical de 5 à 10 minutes; autrement il suffit de relever la tète de l'enfant, de le mettre à l'air, et d'insuffler de l'air dans ses poumons, directement ou avec un tube; on peut aussi employer un bain très chaud, la flagellation, ou bien encore un lavement irritant avec un peu de gros sel.
ASPIC (du gr. àiTzi^i), nom qui, chez les anciens, désignai! plusieurs sortes de serpents, et, en particulier, la i'ipcic haje, ou Aspic de Cléopâtre, qui se trouve en Egypte. On sait que Cléopâtre, craignant de servir au triomphe d'Auguste après la bataille d'Actium, se fit apporter un aspic dans une corbeille de figues, et se lit piquer par lui. La morsure de ce serpent, quoique promptement mortelle, passait pour ne causer aucune douleur. Galien rapporte qu'à Alexandrie on se servait <le l'aspic pour abréger le supplice des criminels. On a cru aussi reconnaître l'Aspic de Cléopâtre dans le Naja Iripudians, vipère des Indes [Voy. naja). — Les modernes ont, comme les anciens, applique le nom d'aspic à des espèces fort «lilférentes : ainsi l'on a V Aspic de Lacépède ( Vipera ocellata], VAspis cérastes ou Céraste, et Y Aspic de Linné [Coluber aspts) ; ce dernier, qui n'est qu'une variété de la vipère commune, est brun ou roussâtre, et porte sur le dos une double rangée de taches noires transversales. On le trouve dans la forêt de Fontainebleau. Sa morsure passe pour plus dangereuse que celle de la vipère grise.
Voy. VIPÈRE.
ASi'ic OU spic, nom vulgaire d'une espèce de Lavande (Lavandula spica), avec les fleurs de laquelle on prépare l'huile d'aspic. Voy. lavande.
ASPIC, dans l'Art culinaire, est le nom d'une sorte d'entrée qui se compose de filets de volaille, de gibier ou de poisson, renfermés avec des truffes, des crêtes, des œufs, etc., dans une masse de gelée.
ASPICARPA (du gr. àa-û, écusson, et xapirôç, fruit), genre de la famille des Malpighiacées, curieux en ce qu'il porte deux sortes de fleurs : les unes normales, disposées par 4, en ombelles, sur de longs pédoncules : corolle à 5 pétales, 3 ovaires et un style ; les autres anormales, très petites, verdâtres, presque sessiles, situées à l'aisselle des feuilles : sans corolle, 2 ovaires sans style. Les fruits sont des carpelles indéhiscents. Les deux espèces que l'on connaît aujourd'hui sont des sous-arbrisseaux du Mexique ; on les cultive dans nos serres.
ASPIDIE (du gr. ddTcîî), Aspidium, genre de l'ordre des Fougères, famille des Polypodiacées, aujourd'hui réduit à un très petit nombre d'espèces, dont la principale est VA. trifoliatum. La Fougère femelle, employée autrefois comme vermifuge et qui en faisait partie, a été rangée dans le genre Athyrium; d'autres espèces ont été réunies aux Asplcniuni.
ASPIDISTRIE, Aspidistra, genre de plantes herbacées, de la famille des Liliacées-Asparaginées ; tige souterraine, feuilles engainantes et lancéolées; fleur hermaphrodite s'épanouissant dès qu'elle atteint la surface du sol. Ce sont des plantes de serre et d'appartement ; elles sont rustiques et ne craignent ni le soleil, ni la poussière, ni les variations de température. On les multiplie par boutures. On signale surtout 1'^. du Japon (.4. elatior).
ASPjOOPHORE (du gr. izrM et tpopôî, porteur), genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamo-
dermes, famille des Joues-cuirassées, se compose d'espèces qui se trouvent dans les mers du Nord et qui ont les joues et tout le corps cuirassés. VA. d'Europe [Cottus calaphractus) s'avance jusque dans la Manche, où il est assez abondant.
ASPIRAN (nom de village), désigne, en Viticulture, un cépage abondant dans l'Hérault, l'Aude et le Gar<l. L'.4. noir est très estimé pour la table, et fournit un vin assez délicat.
ASPIRANT DE MARINE, iiom donné, au commencement de la Révolution, à un officier placé immédiatement au-dessous de l'enseigne; on le nommait auparavant Garde-marine. Le titre A' Aspirant fut remplacé sous l'Empire par celui de Sous-lieutenant de marine, et sous la Restauration par celui A' Elève de marine; il a été depuis rétabli : on distingue aujourd'hui des aspirants de 1" et de 2° classe : ces derniers sortent de l'Ecole navale de Brest ; les autres sont nommés parmi les aspirants de 2" classe et les élèves sortants de l'Ecole polytechnique.
ASPIRATEUR, appareil servant à produire un courant d'air à travers un espace limité. Le plus employé est un réservoir rempli d'eau présentant un robinet à la partie inférieure et communiquant avec l'espace en question; l'eau qui s'écoule est remplacée par l'air aspiré. On utilise fréquemment ce genre d'appareils en Physique et en Chimie. — On construit des aspirateurs qui permettent de faire passer de grandes quantités d'air à travers un espace donné, sans qu'on ait besoin d'un très grand volume d'eau. Ces aspirateurs se composent de deux réservoirs ; l'eau s'écoule du réservoir supérieur dans le réservoir inférieur; puis, quand l'écoulement est terminé, on renverse l'appareil. Le réservoir plein d'eau se trouve de nouveau au-dessus de l'autre, et l'écoulement recommence. Le renversement s'opère autour d'une sorte de robinet, qui établit la communication du réservoir supérieur avec l'espace que doit traverser l'air, nuel que soit celui des deux réservoirs qui soit au-dessus de l'autre. — On peut aussi déterminer l'aspiration par un courant d'eau, d'air ou de vapeur qui passe rapidement dans un tuyau sur lequel vient s'em- Lraiicher un tube communiquant avec l'espace que l'air doit traverser.
ASPIRATION, en Grammaire. Voy. esprit.
ASPLÉNIACÉES [A'Asplenium, g.-type), sous-tribu de l'ordre des Fougères, famille des Poljpodiacées, caractérisée par ses groupes de capsules linéaires, situées le long des nervures secondaires, et par le tégument qui les recouvre, inséré aux nervures d'un côté et libre de l'autre. Genres : Asplenium, Blechnum, Scolopendrivm.
ASPLENIUM (du gr. aaT:);Tivov), vulg. Doradille, genre de l'ordre des Fougères, famille des Polypodiacées, renferme un grand nombre d'espèces à frondes découpées et d'aspect varié, et qu'on emploie encore comme pectorales et astringentes. Tels sont le Capillaire noir iA. adianlitm nigrum), la Doradille des murailles [A. ruta mitraria), etc.
ASPORINA, 246° petite planète, trouvée le 6 mars 1885 par Borrelly à Marseille. Voy. planètes.
ASPRE, monnaie de compte de Turquie, dont 80, 100 ou 120 font, selon les temps et les pays, 40 paras ou une piastre de 2 francs. L'aspre de Turquie et de Tunis ne vaut que 2 cent. 1/2; l'aspre d'Alger vaut moins d'un centime.
ASPRÈDE, Aspredo, genre de Poissons, de la famille des Siluridés, se distinguant par l'aplatissement de la tète, qui est énorme en proportion du corps. On les trouve surtout dans les fleuves de l'Inde.
ASPRO, nom latin du genre apron.
ASQUE, organe reproducteur des Champignons Ascomvcètcs (Morille, llelvelle, TrufTe), formé d'une grande cellule ordinairement allongée contenant le plus souvent huit spores; d'ordinaire, à la maturité, ces spores sont projetées hors de l'asque, grâce à la chute d'un opercule se produisant à la partie supérieure et extérieure.
ASSA FŒTIDA, Ste7cus diaboli , gomme-résine qui découle de plusieurs espèces de Férula, propres à la Perse et à l'Inde : elle a une saveur et une odeur fétides, dues à une huile essentielle sulfurée qu'elle renferme. Cette gomme est expédiée en Europe sous forme de masses rougeâtres irrégulières formées de larmes agglutinées ensemble, emballées dans des nattes, en barils ou en caisses. Elle s'emploie en médecine, comme antispasmodique et comme excitant. Certains Asiatiques aiment son odeur et sa saveur et s'en servent comme assaisonnement.