‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1203 sur 1729 · PERCEPTION · texte numérisé non relu

PERCEPTION

dont une. la Péplide pourpière ou Pourpier sauvage, croit naturellement eu France.

PÉPLUM du {ir. T£-Ao;), espèce de surtout, d'un tissu léger et tin. que les femmes grecques mettaient par-<lessus leur tunique. Ce vêtement était sans manclies et retenu sur les épaules par des agrafes. Il descendait jusqu'à la ceinture, en formant deux pointes sur le devant. — Un donnait aussi ce nom au voile broché d'or dont on parait les statues de certaines divinités, notaimncnt de Vénus et de Minerve.

PÉPONIDE (du lat. pepo), fruit des Cucurbitacécs. Il provient d'un ovaire infère ; son caractère essentiel est de diminuer de dureté de la circonférence au centre, où se produit même un vide, les loges primitives ont disparu ; les graines, bien que la placentation soit axile, se trouvent éloignées de l'axe parce que chaque placenta s'est prolongé dans la loge primitive et dédoublé en deux lames. A la maturité, les fausses cloisons ainsi produites subsistent seules.

PÉPONS, Pepones, section du genre Courge, comprend des espèces de formes diverses, à fleurs jaunes, à corolle presque infundibuliforme ; à fruits recouverts d'une peau dure, crustacée, souvent couverte de verrucosités ; à graines ovales, de couleur blanche. La pulpe des fruits, ou péponides, est jaune, d'une odeur légèrement aromatique, d'une saveur généralement douce et sucrée. Tantôt ils sont énormes [Citrouille, Potiron), tantôt ils ne sont pas plus gros qu'une orange (Coloqiiinelle). Voy. courge.

PEPSINE (du gr. rs-^/t;, digestion;, substance spéciale sécrétée par l'estomac et tenue en dissolution dans le suc gastrique, qui lui doit ses propriétés digestives. On peut l'extraire soit du suc gastrique, soit de l'infusion aqueuse et froiile de la membrane de l'estomac; on la précipite en général par l'alcool : desséchée, elle se présente sous la forme de lamelles transparentes et jaunâtres, de nature friable. Sa composition est très complexe; elle contient des matières minérales en quantité notable. Le suc gastrique humain contient de '2 à 6 p. 1 000 de pepsine sèche. — L'action de la pepsine ne s'exerce que dans des liqueurs faiblement acides : dans le suc gastrique, c'est l'acide chlorhydrique (Voy. digestion). Sous cette influence, les matières albuminoïdes se transforment en diverses substances, les unes insolubles, les autres solubles, dilîusibles et dialysables [peptones), qui sont absorlx-es ensuite à traversées parois de l'intestin.

La pepsine a été découverte, en 1859, jwr Th. Schwann; elle a été étudiée par Deschamps et Paycn, qui ont voulu lui donner les noms de chymosine et de gastérase. L. Cor\-isart a conseillé de l'employer pour opérer une digestion artificielle, dans les maladies où l'estomac ne peut plus exercer sou action.

PEPTONES, substances solubles et dialysables, résultant de l'action du suc gastrique sur les matières albuminoïdes. Elles ne se produisent que sous l'influence de la pepsine [Voy. ci-<lessus) ; on en admet trois, un peu différentes de propriétés. On ne sait si elles sont identiques, quelle que soit d'ailleurs la matière albuminoïde d'où elles proviennent.

PER..., augmentatif latin par lequel commencent beaucoup de tenues de Chimie, tels que peroxyde, perchlortire, persulfure, et qui indique des combinaisons renfermant la proportion la plus élevée d'oxygène, de chlore, de soufre, etc. Voy. oxtde, ciilorcre, sclfcre, etc.

PERAGUT. plante. Voy. clerodendron.

PÉRAIMÈLE (du gr. TT.pa, poche, et du lat. mêles, blaireau). Perameles, genre de Marsupiaux australiens, qui se rapprochent des Kangourous par leurs membres postérieurs et -des Sarigues par la dentition. L'espèce tj-pe est le P. à museau pointu P. nasuta], ainsi nommé à cause de s<3n museau eflilé et de son nez, qui se prolonge au delà de la mâchoire. Il est de la taille d'un lapin de garenne.

PÉRARAYS du gr. •r^ipa, poche, et de tiûî, rat),'Hemiunis, genre de Marsupiaux, propres à l'Amérique du Sud : ils sont de fort petite taille.

PÉRAT. charlwn aggloméré. Voy. ciiardos.

PERCALE (du persan parkala, toile superfine), toile de coton, à fil rond et d'un tissu très ras et très serré. La percale, qui e;»t de lieaucoup supérieure au calicot, sert à laire des chemises, des robes, des mouchoirs communs, des rideaux, des couvertures de lit, etc. — On fait aussi des percales bi-ochées ou imprimées destinées à l'ameuble-

ment. — Les premières pièces de percale furent apportées en France des Indes orientales au xvii" siècle. L'Angleterre paraît avoir fabriqué ce tissu dès 1670; la France n'eut des fabriques de percale qu'en 1780.

PERCALINE, toile de colon à fil plat, et à tissu clair et peu serré. On lui donne ordinairement un certain lustre, et on s'en sert pour doubler les robes et autres vêlements, et surtout pour couvrir les livres.

PERCE, perçoir (de percer], outil avec lequel on fait un trou dans une planche, dans une futaille, etc. Les Luthiers nomment perce-bourdon un outil dont ils se servent pour perforer les instriuuents de musique. — - Dans la Métallurgie, l'opération de percer un trou dans une ' plaque de fer, de cuivre, etc., se fait soit à Veniporle-pièce I (Foy. ce mot), soit par des outils tournants à jiointe fortc- I ment trempée, vrille, tarière, vilebrequin, etc.. soit au moven de machines à percer mues par la vapeur.

On nomme vuig. : 1° en Ornithologie. Perce-pot, la Sittelle; — 2" en Ichtvologie, Perce, la Loche d'étang; P.-picrre, la Biennie taveuse ; P.-rat, deux espèces de Raie [Raia pastinaca et /{. aquila] ; — 3' en Entomologie, Perce-bois, les Térédiles; /*.-orej//e, les Forficulcs ; — 4° en Botanique, Perce-bosse, la Lysimachie commune ; P. -feuille, les Buplèvres ; P.-mousse, le Polythric commun; P.-muraille, la Pariétaire officinale; P.-neige, la Nivéole (Leucoium) et la Galanthine [Voy. ci-après); P.-pierre, la Bacilc et des Saxifrages ; P.-terre, le Sostoc commun, etc. Voy. ces mois.

PERCEMENT. Voy. forage, perçoir, compresseur hydraulique, etc.

PERCE-NEIGE, dit aussi Galanlhe, Galanthine [Galan- \ thus , genre de la famille dos Narcissées, est formé d'une 1 seule espèce, qui épanouit sa jolie fleur au mois de février, loi-squc souvent la neige couvre encore le sol. De son bulbe ovoïde, allongé, naissent deux feuilles réunies à leur base dans une espèce de gaine, et du centre de celles-ci s'élève une ham|>e de Om.15 surmontée d'une ou deux fleurs blanches. On trouve cette plante dans les prés et les Ijois ; on la cultive dans les jardins.

perce-neige, Leucoium. Voy. mvéole.

PERCENTAGE, ou mieux pourcentage (du lat. per centum, par cent), terme de Banque, désigne l'énoncé des intérêts que rapporte une somme placée à tant pour cent.

PERCE-OREILLE, perce-pierre. Voy. perce.

PERCEPTA c.-à-tl. choses pei-çues), se dit, en Hygiène, de tous les agents qui agissent sur les sens. Voy. hygiène.

PERCEPTEUR. Voy. perception.

PERCEPTION, perception externe (du lat. pei'ceptio). En Psychologie, c'est la faculté et l'opération par laquelle lame connaît l'existence et les qualités des objets extérieurs [Voy. matière). Chaque perception suppose quatre conditions préalables : 1° excitation venue du dehors; 2° impression faite sur un des organes des sens par un objet extérieur; 5° transmission de cette impression au cerveau par les nerfs, à la manière d'un courant électrimie; 4° sensation éprouvée et remarquée par l'esprit. A la suite de la sensation a lieu la perception propr. dite : c.-à-d. l'acte j)ar lequel l'esprit projette hors de lui la sensation par lui perçue et conçoit par elle l'objet extérieur qu'elle représente.

Par suite des conditions qu'elle implique, l'étude de la perception exige le concours de la Physiologie et de la Psychologie. La Physiologie décrit la structure des oi^anes des sens ; elle détermine les fonctions que remplissent leurs dillérentos parties; elle fait voir que l'impression ne dépend pas seulement de la naliu-e et de rt-fction de l'objet extérieur, mais encore de la nature et de la réaction de l'organe, en sorte que la même cause \w\it amener des impressions différentes dans les divers centres nerveux, et des causes différentes une même impression dans chaque catégorie de nerfs : p. ex. l'électricité, mise en contact avec les divers organes des sens, produit dans les nerfs tactiles des picotements, dans l'œil des phénomènes lumineux, dans l'oreille des sons, sur la langue des saveurs ; réciproquement, la sensation lumineuse est pr3duite dans rœil })ar les vibrations de l'éther. par des actions mécaniques, par l'électricité et par des actions chimiques. La Psychologie, à son tour, aidée de la Physiologie, distingue la setisation, qui appartient à l'esprit, de Vimpression, qui appartient au corps; puis, isolant la sensation de tout ce

3UI l'accompagne, elle montre que c'est un simple signe, ont l'intelligence ne lire une connaissance qu'eu l'exami-

PEUCEPTIOxN

1<3ig

Page 1