‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1205 sur 1729 · PÈRE · texte numérisé non relu

PÈRE

En Vénerie, on appelle Perche la lifjc qui supporte tous les cors ou andouillers du cerf, du chevreuil.

PERCHERONNE (race), nom donné par les éleveurs à une superl)e race de chevaux de gros trait caractérisés par un ensemble de formes très liannonique, et par une robe généralement grise. Les plus beaux représentants viennent du Perche, d'où ils tirent leur nom.

PERCIOE, Perds, genre de la famille des Percoïdes, renferme des poissons de l'océan Indien, fort semblables aux Vives, dont ils ne diftèrent que par leur corps plus rond et plus allonge, leur museau obtus, leur mâchoire allongée, garnie de plusieurs dents en crochet, etc. Les principales espèces sont : le Percide ou Scicne cylindrique [P. cyliiidrica], des Moluqucs; le P. nébuleux (P. nebulosa], le P. tacheté, le P. ponctué, le P. pointillé, etc.

PERCLUS (du lat. perclusus), privé en tout ou en partie du mouvement. Voy. rhumatisme, paralysie.

PERCNOPTÈRE, Percnoptenis (du gr. rspxvô;, noirâtre, €t ^XEpûv, aile;, espèce du genre Vautour [Voy. ce mot) : ce sont des oiseaux qui ont la tête nue par devant, le cou plumeux et le bec assez grêle. Le P. d'Egypte [Vautour fauve de Buffon), commun enEgjpte, en Turquie, en Es- ^>agne, en Suisse, se nourrit de cadavres et d'immondices ; il attaque aussi, mais rarement, les animaux vivants. Son plumage est blanc, varié de brun et de roussâtre, avec les grandes pennes alaires noires ; l'iris et les pieds sont jaunes ; la peau nue de la tète est d'un jaune clair. Longueur totale, 0 m. 70 environ.

PERCOÏDES, famille de Poissons acanthoplérygiens, de l'ordre des Squamodermes. comprend un grand nombre de genres, dont voici les principaux : Perça (Perche), Variole, Enoplose, Diploprion, Bar, Centropome, Apron, Apogon, Etélis, Sandre, Mésoprion, Grémille. Trichodon, Priacanthe, Doule, Holocentre, Vive, Perds, etc.

PERÇOIR. Voy. perce.

PERCUSSION (du lat. percussio). En Médecine, c'est une méthode d'exploration, à l'aide de laquelle, en frap- |)ant sur les parois d'une cavité du corps, comme le thorax ou l'abdomen, on peut reconnaître les lésions des parties contenues dans cette cavité. La percussion est immédiate, quand elle se pratique directement soit avec l'extrémité des doigts, soit avec le plat de la main : ce mode de pei-cussion ne donne que des résultats peu satisfaisants, et il est quelquefois très douloureux pour le malade: aussi l'emploie-t-on rarement. Elle est médiate, <]uand on interpose entre la main qui percute et la partie explorée, soit un ou plusieurs doigts de la main qui ne percute pas [P. médiate digitale], soit un instrument destiné à cet usage et dit plessimètre. La percussion a permis dapjiorter une gi*amle précision dans le diagnostic des affections organiques : par ce moyen, la moindre altération dans la densité des poumons, tout changement survenu dans le volume ou la forme du cœur, du foie, de la rate, des reins, un épanchement de sérosité dans les plèvres, le péricarde ou l'abdomen, sont révélés au médecin avec exactitude. — Avenbrugger, de Vienne, avait, dès 1761, indiqué cette méthode d'exploration ; mais elle était tombée dans l'oubli : Corvisarl et Laënncc la tirent revivre en la perfectionnant, et elle fut complétée par la méthode d'auscultation [Voy. ce mot). Piorry imagina en 1828 la percussion médiate à l'aide du plessimètre.

En Musique, on appelle instruments de percussion ceux dont on joue en les frappant, tels que les cymbales, les timbales, les tamlx)urs et tambourins, la grosse caisse, le triangle. Voy. instruments.

Armes à percussion. Voy. fusil.

PERCUTEUR À DÉTENTE, instrument de Chirurgie. Voy.

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