PÉTITION
ginairement produite par un pmjwisonnement miasmatique, provenant lui-même (le l'accumulation de matières inl'ecles
3ui a lieu dans les pays chauds, où l'on ne prend aucune es précautions que prescrit riivftièue. Constamment elle a sévi dans les contrées où régnait la Iwrbarie, tandis qu'elle s'est affaiblie et a lini par disparaître partout où la civilisation a fait des progrès. Presque permanente en Orient dans les temps modernes, elle n'y existait pas du temps de la ciTilisation égyptienne, grecque cl romaine, tandis qu'elle dévastait continuellement l'Europe occidentale, alors plongée dans la barbarie. — Consulter ['Histoire médicale de l'armée d'Orient de Desgenetles, les écrits de Pariset, et surtout le remarquable Rapport sur la peste, rédigé
Far le I)"^ Prus, au nom d'une commission nommée par Académie de médecine Paris, 1846;.
PET-o'âne, plante. Voy. onopokde.
PET-DC-DiABLE, plante. Voy. sablier.
PÉTALE (du gr. -ÉTaXov, feuille), nom donné, en Botanique, aux pièces dont se comjjose la corolle des fleurs ; le pétale n'est qu'une feuille modifiée. La corolle est gamopétale ou monopétale lorsqu'elle est formée d'une seule pièce, et dialy pétale ou polypétale lorsciu'elle est formée de plusieurs. Le pétale est dit onguiculé lorsqu'il est muni d'un onglet à sa partie inférieure, et sessile loi-squ'il en est dépourvu. Les pétales soudés seulement à leur base forment une corolle parlite. Lorsqu'ils sont soudés presque jusqu'au sommet, ils forment une corolle dentée.
PÉTALISIME, espèce d'ostracisme à Syracuse. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.
PÉTALITE, minéral nui est un silicate double d'aluminium et do lithium (ÔLi^O. UIHP. 30SiO^] ; ou le trouve en cristaux clinorliombiques imparfaits, ou en masses laminaires blanches. Il est facilement clivable. Les cristaux se trouvent a l'île d Elbe et on les avait regardés comme une espèce particulière sous le nom de Castor. Le Pétalite proprement dit se trouve en gi-os blocs à l'île d'Utô (en Suède) et dans un calcaire saccharo'ide à Bolton (Massachusetts). — C'est en analysant ce minéral que Berzelius a découvert le Lithium.
PÉTARD (à cause du bruit qu'il fait), charge de poudre ou de tout autre explosif destinée à provoquer la rupture d'un obstacle .porte, muraille, grille, etc.]. On le composait autrefois d'une boîte en b<»is ou en métal remplie de poudre et d'un bourrage quelconaue qu'on appliquait, souvent en le clouant, contre l'obstacle à ronvei-ser. — Auj. la dynamite, la mélinite facilitent beaucoup la confection des* \>étards, car. à la différence de la poudre, ces sulistances produisent leur effet sans bourrage. — On nomme pétard de cavalerie une petite chaire de dynamite ou mélinite, «nfermée dans un étui métallique, que portent certains hom'.nes dans la cavalerie pour être en mesure de détruire rapidement les rails, poteaux télégraphiques, etc., de l'ennemi. — On donne encore le nom de pétard à une pièce d'artilice dont ou se sert par jeu : c'est un petit cyluidre de papier chargé de poudre qui éclate loi-stju'on met le feu à la mèche.
PÉTASE (du lat. petasus. du gr. tîtiso;), coiffure de voyage à larges bords, en usage cliez les Grecs et plus tard chez les Romains [Voy. coiffure). Le pétase aihi est la coiffure de Mercure.
PÉTASITE, plante. Voy. tussilage.
PETAURUS. PETACRisTA. Voy. piialanger.
PÉTÉCHIES (en ital. petecchie; du b.-lat. pestichise; de pcstis, peste), taches rouges ou pourprées, semblables à celles que laisse une morsure de puce, qui se manifestent souvent sur la peau durant le cours de certaines maladies aiguës: elles sont dues à un petit épanchement sanguin. — On a tloiiné le nom de fièvre pétéchiale au typhus d'Em-ope.
PÉTIOLE du laf. petiolus, petit pied), nom donné, en Botanique, à la queue de la feuille, .\natomiquement le pétiole présente un certain nombre de faisceaux libéroligneux disposés symétriquement par rapport à un plan. (Voy. fecille). Le pétiole s'attache à la branche, tantôt par un point très rétréci, tantôt par une base élargie qui embrasse une grande portion ou même la totahté de la circoniérence du rameau. Le pétiole peut être ailé, articulé, etc. — Voy. piiïllode.
PETIT, petite (d'un radical latin pit qui signifierait pointu, étroit'. Cet adjectif se joint à un très grand nombre de substantifs pour désigner diverses espèces de ])lautes et d'animaux. Ainsi, on appelle :
En Botanimic, Petit baume, le Croton porte-baume; Petit cèdre, le tîonévTier oxvcèdre: Petit cerisier d'Itivcr, la Morelle faux piment ; Petit chêne, la Germandrée che-
I nette ; Petit cyprès, l'Aurone et la Santoline : Petit houx, le Fragon; Petit muguet, l'Aspérule odorante: — Petite
; centaurée, la Gentiane centaurée ; Petite consoude, le Piidd'alouelte consouilc ; Petite digitale, la Gratiole officinale :
I Petite joubarbe, l'Orpin brûlant; Petite orge, la Céva-
' dille ; Petite oseille, 1 Oxalide oseille ;
I En Ornithologie, Petit azur. Petit coq. plusieurs Gol;e-
I mouches ; Petit bœuf. Petit doré, le Roitelet ; Petit deuil,
I Petit moine, deux Mésanges ; Petit hibou, la Chevêche ; Petit mouchet, la Fauvette d'hiver; Petit paon sauvage, le Vanneau commun ; Petit prêtre, le Rossignol de muraille ; Petit sourd, la Grive de vigne : Petite charbonnière. Petite cendrille bleue, deux Mésanges : Petite miaule, la Mowettc cendrée ; Petite pie des Indes, la Piegrièchc noire; Petite vie, la Sittelle à huppe noire, etc.; En Entomologie, Petit deuil, la Teigne du fusain: Petil-
Îiris, une espèce de Phalène grise; Petit Mars, un papilon du genre >'ymphale, etc. ;
En Conchyliologie, Petit âne, une Porcelaine ; Petit plomb d'or, le Strombe poule; Petit soleit, le Sabot molette ; Petite oreille de Slidas, mie Auricule.
petit, en Mathématiques. Voy. infini.
PETIT-BOUSCHET, cépage obtenu par hybridation d'un Aramon avec un Teinturier mâle : Voy. ces noms de cépages). C'est l'origine de tous les hybrides-Bouschet, qui ont pris une si grande place dans la viticulture française. Le Petit-Bouschet mûrit tôt et donne une récolte aixHidante.
PETITES-MAISONS. Voy. maisons ^petites-).
PETITE VÉROLE. Voy. variole.
PETIT- FILS, petite-fille. Voy. descesdants.
PETIT-FOUR, pâtisserie légère. Voy. p.âtisserte.
PETIT-GRAIN, parfum tiré des feuilles de l'Oranger.
Voy. ORA.NGER.
PETIT-GRIS, variété de l'Ecureuil commun, qui se trouve dans le nord de l'Europe. Sa fourrure, dite aussi petitgris, est sur le dessus du corps d'un joli gris légèrement nuancé de jaunâtre, et par-dessous d'un blanc pur. Les poils de la queue sont annelés de brun; les oreilles ont un pinceau de poils. Le petit-gris a les mêmes formes et les mêmes dimensions que l'écureuil commun. Le petit-giis est une fourrure à la fois chaude et légère et fort douce au toucher. Autrefois les personnes nobles avaient seules le droit de la i^rter. Voy. vair et mexc vair.
Bulfon avait doimé ce nom à VÉcureuil gris, qui habite les Etats-Unis.
On appelle encore petit-gris un duvet que l'on trouve sous les ailes de l'Autruche.
PÉTITION (du lat. petitio, demande), demande par écrit aiircssée soit au souverain et à ses représentants, tels que ministres, préfets, etc., soit aux chambres législatives. Avant 1789, on se servait plutôt des mots placet et supplique. Depuis la Révolution, le droit de pétition aux Chambres a toujours été reconnu en principe en France ; mais il a souvent donné lieu à des abus et â des désordres graves : de là, la défense d'apporter aucune demande de ce genre, en personne et à la barre. De 1852 à 1870. Ip Sénat seul eut le droit de recevoir les pétitions des citoyens. Le droit de pétition, recoimu par la constitution, u'a jamais en réalité produit d'effet bien utile. — En Angleterre, le droit de pétition est un des plus anciens et des plus rcsjiectés : les nombreuses pétitions présentées à la Chambre des communes en 1817 pour la réforme parlementaire, en 1859 par les chartistes, n'ont donné lieu à aucune répression. — On appelle pétition des droits un bill coniirmatif des lilicrtés nationales que les Communes d'Angleterre arrachèrent au roi Charles I" en 1628. Voy. le D'ict. d'Hist. et de Géogr.
Pétition d'hérédité, se dit, en Droit, de l'action judiciaire jwr laquelle l'héritier légitime ou le léplaire univei-sel demande contre celui qui détient l'héritage le délaissement total ou partiel de la succession.
Pétition de principe [Petitio principii). En Logique, c'est un sophisme qui consiste à supposer vrai ce <|ui fait l'objet même de la question, ou à prouver une chose incertaine par une autre qui est aussi incertaine. Galilée reproche à Arislotc d'avoir conunis une erreur de ce genre dans le raisonnement suivant : a La nature des chosi's pesantes est de tendre au centre du monde et celle des choses légères
1»ETIT-LAÏT
PÉTUNLA
(le s'oii éloigaer; or l'cxpcriencc nous fait voir que les ciioses nosautos tendent au centre de la terre et que les choses légères s'en éloignent : donc le contre de la terre est le même (|ue le centre du monde. » La majeure de ce syllogisme est évidemment une pétition de principe. Voy.