‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 122 sur 1729 · ASSOCIATION · texte numérisé non relu

ASSOCIATION

tine valeur mfcrioure à celle du numéraire. Les émissions successives, cl toujours plus considérables, imposées au couvcrnemenl par les besoins de l'Etal, en augmentèrent de plus en plus la déuréciation. En septembre 1792, il avait été fabriqué pour 2 milliards 7t)0 millions d'assifrnats ; en août 1793, la somme des émissions était do 5 milliards. L'assignat ipii, au commencement <le 1795, valait encore le tiers do sa valeur nominale, ne valut plus que le si.viomc au mois d'août de la même année. En 1796, dos émissions nouvelles et exorbitantes avaient porté la somme des assignats à 45 milliards 578 millions, ils ne conservaient plus alors qu'un demi-centième de la valeur nominale : les objets les plus vulgaires se vendaient à dos prix fabuleux. Le louis de 24 livres valait alors 8 000 livres en assignats, c.-à-d. 330 capitaux pour un. Lorsqu'enfin on brisa la planche aux assignats, on offrit on dédommagement, aux détenteurs, des mandats territoriaux, qui ne lardèrent pas eux-mêmes à se déprécier, et tous ceux qui avaient eu confiance dans ce papier furent ruinés. Voy. pa-

PIER-MOXXAIE.

ASSIMILATION [A' assimiler) , un des actes de la nutrition (Voy. ce mol); c'est le phénomène physiologique |jar lequel une espèce de corps qui a pénétré moléculairement dans l'organisme par une voie qiiolconque s'unit et devient semblable à la substance de celui-ci et participe aux actes qu'elle accomplit (Hobin). Certains principes minéraux ne changent pas de nature en s'incorporant aux tissus vivants ; ils ne font partie de la matière organisée qu'à titre de mélange ou de dissolution : tels sont, entre autres, l'oxy-

Î;ène, l'eau, le sol marin, les carljonatos et les phosphates. )'aulres exigent une élaboration spéciale accomplie par la digestion, à la suite de laquelle ils changent de nature chimique et constituent de nouvelles substances organiques identiques à celles qu'ils vont remplacer; enfin une 3» classe de substances (albumine, fibrine, caséine, musculino, etc.], sans varier chimiquement, éprouvent des changements de propriétés qui leur permettent de devenir ostéine, biliverdinc, élasticine, etc., et do s'incorporer aux tissus correspondants. — A l'assimilation se rattache le phénomène corrélatif de la Désassimilation, par lequel une espèce de composé qui fait partie constituante de la substance de l'organisme s'en sépare et cesse de participer aux actes qu'elle accomplit. Cette séparation fait du produit enlevé quelque chose de plus ou moins distinct de ce qu'il était auparavant et elle est de même nature que 1 assimilation d'où il provenait.

ASSiMU.ATios ciiLOROPHïLLiExxE, sc (Ht, OU Botanique, du travail chimique accompli, sous l'inlluence de la lumière, dans les tissus verts ou chlorophylliens [Voy. chlokophylle). Ce travail chimique est très complexe et aboutit en somme à la fixation de carbone pris à l'acide carbonique de l'air, d'où le nom d'assimilation du carbone donne parfois à ce phénomène.

ASSIMINIER. Voy. asimimer.

ASSISES (d'assis, participe d'asseoir). On nommait ainsi autrefois en France des assemblées extraordinaires qui se tenaient tous les ans à certains jours pour fendre la justice, juger les appels et surveiller les juridictions inférieures; on y lisait aussi, en présence des officiers publics, les lois et ordonnances du souverain. On distinguait les petites assises, dites aussi plaids ordinaires, où étaient jugées toutes sortes d'alTaires, et les grandes assises ou plaids extraordinaires, assemblées sofennclles qui ne siégeaient que dans des cas spéciaux, déterminés par la nature de la cause et la qualité des personnes : c'est dans une assemblée de ce genre que furent lus en 4099, à Jérusalem, les lois et statuts rédigés par Godefroy de Bouillon pour le royaume de Jérusalem nouvellement établi [Voy. assises de Jérusalem au Dict. d'Hist. et de Géogr.). Lors de la formation des parlements, les attributions des grandes assises passèrent aux nouveaux corps judiciaires : les assises ordinaires furent seules maintenues. — Auj. le nom d'assises ne s'applique plus qu'aux cours d'assises, tribunaux institués pour juger les alfairos criminelles, avec le secours d'un jury. }oy. cour.

En Architecture, on nomme ainsi chaque rangée horizontale de pierres dont est composé le mur d'un édifice. Pour plus de solidité, toutes les assises doivent être d'une égale hauteur, et les pierres reposer sur leur lit, c.-à-d. sur la même base que celle sur laquelle elles gisaient dans la carrière.

En Géologie, on désigne sous le nom d'assises, ou aussi

do strates ou de couches, les bancs superposés demasses minérales qui ont été déposées par les eaux à des époques successives; ces bancs sont presque toujours séparés par des plans de stratification. Voy. couches et .stratificatio.n.

assise génératrice, en Botanique, se dit d'un ensemble de cellules en voie de multiplication. On observe deux assises génératrices dans la lige et la racine des Dicotylédones et des Gymnospermes : une assise dans l'écorcc, produisant du lîègc, et une assise plus profonde, placée dans le cylindre central, et produisant du bois et du liber.

ASSISE pilifère, so dit de l'ensemble des cellules superficielles de la racine qui produisent les poils radicaux.

ASSISTANCE publique [d'assister). Sous ce nom on réunit auj. tous les moyens par lesquels la société vient ai secours do quelqu'un do ses membres : ce n'est guère qu'une autre dénomination de ce que la religion avait appelé charité, et la philosophie philanthropie, bienfaisance. La Constitution de 1848 taisait à l'Etat un devoirdo X'assistance : « La République, y est-il dit [Préamb., art. viii), doit, par une assistance fraternelle, assurer l'existence des citoyens nécessiteux, soit on leur procurant du travail dans les limites do ses ressources, soit on donnant, à défaut de la famille, des secours à ceux qui sont hors d'état de travailler. » A l'assistance se rapportent les Crèches, les Salles d'asile, les Ecoles gratuites, les- Caisses d'épargne, les Hôpitaux, Hospices ol Asiles de vieillards et d'infirmes do tout genre, aveugles, sourdsmuets, etc., les Bureaiix de bienfaisance; tous établissements créés bien avant 1848 pour aider et soulager l'homme à tous les âges et dans toutes les positions; il y a été ajouté depuis 1848 plusieurs institutions utiles : la Caisse de retraite pour la Vieillesse (loi du 18 juin- 1850), l'organisation légale des Sociétés de Secours mutuels (15 juillet 1850) et do V Apprentissage (22 février 1851), V Assistance judiciaire (22 janvier 1851). En 1891, le ministre de l'intérieur a soumis aux Chambres françaises un projet organisant une caisse de retraites pour la vieillesse. — En Allemagne et en Autriche fonctionnent des caisses nationales de secours contre la maladie, les accidents et la vieillesse; en Angleterre existent dos Worhhouses [Voy. ce mot). — On doit à M. A. Monnier l'Histoire de l'Assistance publique (1856).

L'Assistance judiciaire, organisée par la loi du 30 janv. 1851, consiste dans l'immunité des frais de justice accordée aux indigents par un bureau d'assistance judiciaire constitué auprès de chaque juridiction. On désigne d'office un avocat, un avoué et un huissier qui doivent faire gratuitement les actes de leur ministère, et les frais de justice sont recouvrés sur l'adversaire de l'assisté s'il succomljc dans son procès. Voy. Dorignv, de l'Assistance judiciaire- (Paris, 1852).

ASSOCIATION {d'associer). Ce mot est le plus souvent synonyme do société ou même de compagnie : ainsi on< dit association politique, religieuse, commerciale, etc. [Voy. SOCIÉTÉ, COMPAGNIE, CONGRÉGATION'). — Los mombros de l'association ou do la société sont dits associés. — Les particuliers ont en principe le droit de s'associer pour la poursuite d'intérêts communs, économiques, moraux, scientifiques, etc., à condition, bien entendu, que leur association n'ait pas pour but d'entraver la liberté d'autrui. Certaines associations sont déclarées par la loi illicites ; le Code pénal (art. 291) défend en principe les associations de plus de 20 persojines : mais depuis, la loi du 10 avril 1834, le décret du 25 mars 1852, la loi du 10 juin 1868 et la loi de 1884 sur les Syndicats i)rofcssionnols ont diversement réglementé le droit d'association et de réunion [Voy. rél-xiox). — Les A. de malfaiteurs sont punies des travaux forcés (C. pén., art. 265).

ASSOCIATION- des IDÉES, liou quc Contractent entre elles deux ou plusieurs idées, soit lorsqu'elles sont entrées dans l'esprit au môme moment, soit lorsqu'il existe entre elles dos analogies ou des relations logiques (relations de principe à conséquence, de signe à chose signifiée, etc.). Ce lien fait que, lorsoue l'esprit évoque une des idées associées, celle-ci éveille à sa suite toutes celles (|ui ont été une fois associées avec elle. Par là s'explique la reviviscence des souvenirs, c.-à-d. la mémoire. A cette reproduction fidèle des idées dans l'ordre de leurs associations primitives, s'oppose la reproduction plus libre qu'en fout-

ASSOCIATIONISME

ASTERIE

l'imagrinalion. le jugement et le raisonnement, lesquels introiiuisert entre les idées des liaisons nouvelles.

ASSOCIATIONISME, doctrine professée par nombre de philosophes anglais (Stuart Mill, etc.), lesquels prétendent faire dériver les principes les plus généraux que suit l'esprit dans l'organisation de ses connaissances (principes d'identité, de causalité, etc.), de simples associations contractées entre les idées, et fortifiées ultérieurement par la répétition et par l'hérédité. On réfute généralement cette théorie en disant que les principes, loin de résulter des associations, ont été nécessaires à la formation des associations elles-mêmes. — Voy. E. Rabier, Leçons de Psychologie.

ASSOLEMENT, sj'stème de culture qui consiste à diviser le terrain d'une exploitation rurale en diverses soles, ou parties successivement affectées à la culture de certaines récoltes, de manière qu'au bout d'un certain nombre d'années la même plante, tour à tour reçue sur les différentes soles, revienne sur la première. — Certaines plantes, comme les pois, le trèfle, le lin, ne réussissent dans le même sol qu'après quelques années; il y en a même, les céréales par exemple, dont la culture continue dans le même terrain va jusqu'à épuiser le sol. On a remaroué, d'un autre côté, qu'un terrain qui se refuse à la production d'une certaine espèce ne cesse pas pour cela d'être fertile pour d'autres. Ces expériences réunies ont conduit à la pratique de Valternat ou rotation des récoltes, au moyen de laquelle on a essavé de remplacer le système des jachères [Voy. ce mot). — Il existe une foule d'assolements, suivant la nature des terrains; le plus vanté est celui de quatre ans, dit du Norfolk, disposé dans l'ordre suivant : \" année, racines fumées et bien labourées, navets ou pommes de terre ; 2" année, céréales d'hiver (orge, seigle ou froment) ; au printemps, dans la céréale, trèfle qu'on coupe après la moisson; 3° année, trèfle dont on obtient deux coupes, après quoi on l'enterre, on laboure et l'on sème une céréale; 4° année, céréales. — Dans un système d'assolement bien entendu, on fait alterner les plantes dans un ordre tel que la première n'enlève pas au sol les substances nécessaires à la seconde, ni celle-ci les substances indispensables à la troisième, et ainsi de suite; de telle façon qu'à la reprise de la rotation, la première plante retrouve, ainsi que chacune des suivantes, une nouvelle affluence des substances minérales qui lui conviennent ; la possibilité de ce résultat tient à l emploi des Légumineuses, qui sont des plantes améliorantes Voy. légumineuses).

ASSONANCE, ressemblance approximative de son dans les finales de deux ou plusieure mots : tombe, 07tde, feindre, peintre, etc. Elle diffère de la rime en ce que l'homophonie est produite par la voyelle accentuée, sans tenir compte des consonnes qui la suivent, mais en distinguant les finales mascuUnes des féminines [Voy. l'article rime). L'assonance figure dans notre poésie primitive (cantilènes. chanson de geste). Dans la Chanson de Roland,

[lar exemple, les vers d'un couplet, ou laisse, présenteront es finales suivantes : olive, firent, riches, mie, tindrent; dans un autre : tassais, cheval, apelat, part, carn. M. Léon Gautier Ues Epopées françaises, t. I, p. 355) compte environ 30 chansons assonancées, et 15 où l'assonance est employée concurremment avec la rime. L'assonance a été conservée dans la versification espagnole, où l'on accouple les finales tengo, contento, dios, dolor, etc. Elle apparaît aussi, mais plus rarement, dans la poésie allemande, anglaise, italienne. Le peuple se contente souvent de l'assonance dans les chansons, les proverbes : dans une vieille ronde du Gàtinais, nous rencontrons les finales Parthenay. avait, fille, dise. Consulter : Raynouard, Des formes primitives de la Versification des Trouvères (Journal des Savants, 1833); Becq de Fouquières, Traité de Versification française; L. Quicherat, id.

ASSOUPISSEMENT. Voy. somnolence et coma.

ASSURANCE [A' assurer), contrat aléatoire par lequel une personne qu'on nomme assureur s'engage envers une autre, qu'on nomme assuré, moyennant un prix dit prime d'assurance, à le couvrir de certains risques, à réparer les accidents ou pertes qu'il peut éprouver : cette convention s'établit par un écrit dit police d'assurance {Voy. police). Outre ces .-1. à primes, il existe un autre mode d'assurance, dit .4. mutuelle, consistant dans une association de p(!rsonnes qui conviennent de se garantir réciproquement contre certains risques. L'assurance s'applique à

une foule d'objets : on s'assure contre les risques de mer, l'incendie, la grêle, les accidents de tout genre, les chances de mort, les faillites, etc. ; on peut, par le même moyen, parer à toutes sortes d'éventualités, préparer une dot pour ses enfants, se créer un revenu pour sa vieillesse, etc. Il existe en France et à l'étranger une foule d'institutions formées pour ce but : les principales à Paris sont : pour les risques de mer, la Compagnie d'assurance maritime, fondée en 1818, la Sécurité (1736), l'Union des ports, le Lloyd français; — contre l'incendie, la Société mutuelle, qui date de 1816, le Soleil, le Phénix, la Compagnie nationale (ci-devant royale), créée en 1820, la Providence (1838), la Fraternelle, la Salamandre; contre la grêle, la Cérès, V Etoile, l'Lhiion générale; — contre la mortalité, la Compagnie nationale, la Compagnie d'assurances générales, la Concorde, etc. Voy. ACTUAIRE. — Le Code de commerce (art. 332-396), reproduisant la plupart des dispositions des ordonnances de 1681 et de 1779, a réglé tout ce qui regarde les assurances, spécialement les assurances maritimes. — Pour favoriser plus largement encore le développement des assurances, une loi du 24 juillet 1867 a décidé que toutes les sociétés d'assurances autres que celles sur la vie pourraient se former sans autorisation préalable. Néanmoins les incertitudes de la jurisprudence, notamment en tout ce qui concerne les cas de résiliation et les indemnités, sont encore auj. la source de fréquents procès, et le besoin d'une loi spéciale sur les diverses sortes d'assurances est donc à désirer. Voy. à cet égard l'excellent Traité des assurances sur la vie publié en 1884 par M. Em. Couteau. — L'origine des assurances est toute moderne : l'idée en paraît due aux Italiens; c'est aux risques de mer qu'elles s'appliquèrent d'abord. On en trouve la trace au moyen âge, dans les règlements des grandes villes nautiques, Oleron, Rouen, Barcelone, Anvers, Amsterdam. Ce n'est que beaucoup plus tard que les assurances furent appliquées aux propriétés terrestres : la première société d'assurances des maisons fut créée à Londres en 1684; en France, des essais du même genre avaient été faits en 1754 et 1786; mais ce n'est que de 1816 que date vraiment chez nous l'établissement du système des assurances. — C'est aussi à l'Angleterre que sont dues les assurances sur la vie : la première société de ce genre date de 1706. Longtemps repoussées en France par d'absurdes préjugés, les assurances sur la vie, tentées sans succès en 1787, ne s'établirent qu'en 1819, époque de la fondation de la Compagnie d'assurances générales sur la vie des hommes.

ASTACUS, nom latin de I'écrevisse.

ASTARTÉ (nom mythologique), genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques inlégropalléales, et tvpe de la famille des Astartidées : coquille équivalve. épaisse et comprimée, à crochets peu saillants, sous lesquels on observe une lunule prononcée; ligament externe, cliarnière à deux dents cardinales. On en trouve quelques espèces vivantes dans les mers du Nord et dans la Méditerranée, et beaucoup d'espèces fossiles dans presque tous les terrains tertiaires et secondaires.

ASTARTIEN. Voy. séquanien.

ASTATIQUE. Voy. aiguille aimantée.

ASTÉISME. l'oy. ironie.

ASTER (du gr. àdTfip, étoile), genre de la famille des Composées, tribu des Astéroîdées, sous-tribu des Astérinées, renferme des herbes vivaces presque toutes originaires de l'Amérique du Nord : ce sont des piaules robustes à rhizomes rampants, à tiges souvent rameuses, se couvrant à l'automne de fleurs étoilées, nombreuses et de couleurs variées. Elles conviennent à l'ornement des parterres, mais épuisent beaucoup la terre. On les multiplie par la division de leurs touffes. Parmi les nombreuses espèces de ce çenre, nous citerons : Y A. des Alpes [A. alpinus), qui donne en été de grandes fleurs à rayons violets; VA. œil du Christ [A. amellus), à fleurs bleues; r.4. rose, VA. de la Nouvelle-Angleterre, VA. à grandes fleurs, VA. horizontal, VA. soyeux du Mississipi, VA. en gazon, VA. de Revers, propre aux bordures, etc. — Quant à VA. sinensis ou Reine-Marguerite, il fait maintenant partie du genre Callistèphe. Voy. ce mot.

ASTÉRIE (du gr. àaT^ip) , ou Etoile de mer, genre d'Echinodermes, type de l'ordre des Astéroïdécs et de la famille des Asténdces. Les Astéries habitent toutes les eaux marines. Elles vivent de mollusques, et sont très

ASTÉHIDKES

ASTRANCE

voraccs. Elles abondent assez sur les côtes de la Manche

four qu'on les emploie à fumer les terres. L'A. rouge et A. à aigretlrs sont les espèces les plus communes sur nos côtes.

ASTKniE, en Minéralogie. Voy. astérisme:.

ASTER IDÉES, astkrinées. }oy. astéroïdées.

ASTÉRISME (ilu pr. à(TTepiff|ji(>î), en Astronomie, synonjnu' de Constellation. Voy. ce mot.

En Minéralogie, on nomme Astérismes ou Astéries ces étoiles brillantes qu'on aperçoit dans certains cristaux naturels, tels que le grenat, le saphir, quand ils rélléchissent une nvc lumière, ou quand on regarde la lumière d'une bougie à travers ces substances. Cet effet est dû aux stries qui se trouvent dans ces cristaux.

ASTÉRISQUE (du gr. àuTeptcnco;), en termes de Typographie, petit signe en forme d'étoile (*) que l'on met dans le texte pour marquer un renvoi. On l'emploie aussi comme sigiie conventionnel.

ASTÉROÏDE (du gr. àatfjp, étoile, et elSoî, forme), nom donné par les astronomes aux petites planètes lélescopiques ( Voy. planètes] . — On a aussi donne ce nom à ces corpuscules qui circulent dans l'espace et qui sont la cause probable des Etoiles filantes et des Aérolithes. [Voy. ces mots) .

ASTÉROÏDÉES [lY Astérie, g.-type), classe d'animaux, de l'embranchement des Echinodermes : corps stelliforme, déprimé, pourvu de 5 bras creux, qui ne sont que la continuation du corps et servent à renfermer les viscères; bouches qui parfois sert en même temps d'anus; pédicules respiratoires rétractiles; charpente testacée extérieure, composée de plaques en nombre variable, qui portent des épines testacées. Les Astéroïdées se tiennent la bouche en bas, et rampent sur le sol. — Les principales familles sont les Astériaées et les Crénastéridées.

ASTÉuoiDÉES [d'Aster, g.-type), tribu de la famille des Composées : fleurs hermaphrodites en capitules, le plus souvent radiées ; ovaire comprimé des deux côtés, à aigrette irrégulière, branches du style arquées en dedans, convergentes, et poilues intérieurement, à leur sommet. Cette tribu forme 4 sous-tribus : Astérinées, Tarchonantliées, Inulées, Buphtalmées.

ASTÉROPE, SSô"* petite planète, trouvée le H mai 1883 par BuricIIy à Marseille. Voy. planètes

ASTÉROPE, A' des Pléiades, étoile de grandeur 7,8. Voy.

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