‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1225 sur 1729 · PHOTOGRAPHIE · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE

fer rouge ; avec l'eau, l'anliydnde forme Yhydraie [PO*H*], • acide phosphoriqiic ordinaire ou acide orthopliospho- ' rique : il est cristallisé, très soluble dans l'eau et déliquescent. On l'obtient en cliautrant du j)liosphore avec de j 1 acide nitrique et en évajwrant la solution ou, industriel- , lement, en enlevant tout le calcium du phosphate trical- ! cique naturel par une quantité convenable «l'acide sulfu- ' rique, étendu qui forme du sulfate de calcium insoluble. Lacide ortliopliospborique est un acide tribasigue.

Les chimistes distinguent, outre l'acide ortliophosphoriquc, V acide pyropkosphortqtie, dont la formule est P-O'H* et qui est tclral^asique, et l'acide métapliosphorique, dont la formule PO'H répond à un acide monobasique.

piiospiioniQCE (acide IITPO-). L'acide hyiwpliosphorique ou ccide pijrophosp/ioreiu- phosplioriqiir [P-O'^H*] se lonne, en même lemjis que les acides orthopliospiiorique et phos-

fjhoreux lorsque le nhospborc s'oxyde lentement à l'air uimide. Il est tétrabasique comme l'acide pyrophosphorique.

PHOSPHORITE, var. A'Apatile à structure concrélioniu'c, (pion trouve dans le Lot, dans le Nassau, et est reclierriice pr l'agriculture [Voy. apatite).

PHOSPHOROSCOPE (de phosphore et du gr. cTxorso). examiner), appareil de Physimie imaginé par Becquerel pour observer un corps dans l'obscurité, un instant après qu'il a été exjwsé à la lumière. Ce corps est dit phosphorescent s'il parait lumineux, et la durée de cette phosphorescence peut être mesurée exactement. La phosphorescence présente une teinte qui dépend de la naliu-e de la sul>stance phosphorescente, et ne jieut être produite que )ïar des rayons plus réfrangibles que la teinte de la sidjstance.

PHÔSPHURES, conq^sés formés de la combinaison du phosphore avec l'hydrogène ou avec un métal. 11 existe trois ])hospht(rcs d'hydrogène ou hydrogènes phosphores : l'un est gazeux [PH^], l'autre lifiuide [P-Il*]. le troisième solide [P*!!]. Le phosphure liijuide a la propriété de s'enflammer spontanément à l'air, et de rendre inflammable au même degré le phospbure gazeux auquel il se trouve mélangé à l'état de vapeur, même en petite quantité. On obtient im phospbure gazeux, spontanément inllammable et très fétide, en faisant Iiouillir du phosphore avec du lait de chaux ou avec une lessive de potasse ; si l'on recueille le gaz sous l'eau ou sous le mercure, chaque Lulle, en arrivant à l'air, produit une lame de feu. Les matières animales en décomj)osition donnent des phosphures d'hydrogène et l'on a attribué à la formation de ces compos«''s les feux follets des cimetières et la phosphorescence des ]X)issons morts. — Gingembre découvrit en 1785 le phospbure d'hydrogène gazeux.

PHOTIZITE. altération de la lîhodinile, qui y est mélangée (le ()uarlz et de carlwnate de manganèse (clu llarz).

PHOTOCHROIMIE (du gr. çwî, 'jojtô;, lumière, «ît yp(Tj;xa, couleur), art d'obtenir des épreuves polychromes par des moyens purement photographiques. Les "premiers essais satisfaisants sont dus à Ed. Becquerel, qui roussit à oblcuir sur une couche de chlorure d argent la reproduction des couleurs du spectre et même d'images colorées, mais n'arriva pas à fixer ces épreuves. En 1891, M. G. Lippmann est parvenu à des résultats plus complets. En recevant des rayons de lumière sur un miroir métallique, il se produit en avant du miroir, par l'hiterférence des rayons directs et réfléchis, une série de maximum et de mminmm éciuidistants. Si ces maximum se produisent dans ré|)aisseur dune lame sensible, elle se divise en un grand nombre de lames réfléchissantes qui, par suite du phénomène des anneaux colorés, redoinicnt par réflexion la couleur même qui leur a donné naissance. Ces lames impressionnées se fixent par les procédés oi-dinaires de la photographie.

Un autre procédé très différent, dont le principe est dû à Ch. Gros (1865-69), consiste à obtenir des épreuves monochromes d'un objet en recouvrant l'objectif phol<^aphique d'un verre coloré et en tirant avec une encre de même teinte par les procédés de la phototypie; jwr la superposition de ces épreuves on a une reproduction de l'objet coloré.

PHOTOCOLLOGRAPHIE, svn. de piiotottpie (Voy. ce mot).

PHOTOGLYPTIE. Dans la phologlyptie, l'impression se fait au moyen de moules creux obtenus par la compression t'une gélatine en relief. La gélatine bichromalée.insolée et

traitée par Peau chaude qui dissout tes parties n ayant pas reçu l'action lumineuse, fournit une image en relief que l'on incruste par pression dans un moule de plomb, de façon à donner un cliché creux avec lequel se fait l'impression. L'encre employée est une encre gélatineuse colorée. On la durcit dans un bain d'alun. Ce procédé n'est du reste plus guère employé.

PHOTOGRAPHIE (du gr. cpwî, -^t^VK, lumière, et Ypà3(j>, écrire, tracer). I^a photographie est l'art qui consiste à repi-oduire l'image des objets sur des plaques de métal, de verre ou de papier, en se servant pour les faire naître de la lumière du soleil. Dès 1799, Walt paraît avoir tenté de fixer les images lumineuses. En 1802, Wedgsvood et llumphry Davy en Angleterre et Charles en France parvenaient à obtenir des silhouettes de corps opaques ou des images de la chambre obscure, au moyen de papiers imprégnés d'azotate d'argent, mais le papier devenait uniformément noir sous l'action de la lumière. De 1815 à 1829, ?iicéphoreNiepce arriva à rendre l'image inaltérable : il obtenait les images sur des plaques d'argent revêtues d'une mince couche de bitume de Judée, et les rendait permanentes en lavant la plaque avec de l'essence de lavande qui dissolvait le bitume partout où il n'avait pas été impressionné; il fallait de 10 à 12 heures pour que l'action fût complète. En 1826, Niepce joignit ses eflbrts à ceux de Daguerre, qui s'occupait de recheivhcs semblables ; c'est à ce dernier seul qu'il faut rapporter la découverte de la sensibilité rapide de l'iodure d'ai^ent et par suite de la photographie sur plaque, qui fut appelée de son nom daguerréotypie : cette découverte ne fut publiée qu'en 18o9.

Dagtten-éotypie. Le procédé de Daguerre est aujourd'hui peu employé; car, s'il donne des images (lune finesse et d'une précision extrêmes, il manque de sensibilité et produit des tableaux miroitants que l'on ne peut bien voir que sous certaines incidences. — Pour obtenir les images daguerriennes, on recouvre une plaque de cuivre argentée d'iodure ou mieux de bromure d'argent en l'exposant aux vapeurs de ces corps; ainsi sensibilisée, la platiue est placée au foyer dune chambre obscure. Après l'action (le la lumière, si l'on expose cette plaque, dans l'obscurité, à l'action des vapeurs mercurielles, cellesci s'attachent aux parties altérées j)ar la lumière et y forment un amalgame d'un blanc mat: en lavant alors la plaque à l'hyposuKite de soude, on enlève la couche sensible d'iodure ou de bromure d'argent dans les parties que la lumière n'a point frappées et (lui laissent apparaît r(; un fond bruni. L'image se trouve ainsi fixée et 1 on peut la recou\Tir d'un vernis. Avec ri(xle seul il faut 15 minutes d'exposition: avec un mélange d'iode et de brome, indiqué en 1841 par Claudet, le temps de |K)sc fut réduit à moins d'une minute. Fizeau donna à la même époque le moyen de rendre l'épreuve plus solide en déjiosant à la surlace un vernis d'or mélalliquc.

Photographie sur papier. Avant la publication de la méthode daguerrienne française, Fox Talbot en Angleterre avait résolu, quoique très imparfaitement, le problème de la photographie sur papier : ses premières expériences sont antérieures à 1854. 11 employait un papier recouvert de chlorure d'argent, obtenait ainsi un négatif, c.-à-d. une épreuve où les noirs de l'image représentent les blancs de l'objet, et récipiwjuement. et s'en servait ensuite pour obtenir, en l'appliquant sur du papier sensible, un nombre indéfini d'épreuves positives. En 1847. Niepce de Saint-Victor, neveu du premier inventeur, employait pour les négatifs le verre albuminé et sensibilisé, et en 1851 Archer remplaçait l'albumine par le collodion. Le coUodion photogi'apbique est du fulmi-coton dissous dans un mélange d'alcool et d'éther. (H additionné d'iodure et de bromure de potassium, et d'un peu d'icxlure de cadmium. Ce liquide est étendu sur une pla(nie de verre, et celle-ci est plongée dans un bain d'azotate d'argent; on obtient ainsi une couche opaline sensible que l'on doit conserver à l'abri de la lumière. Après une exposition de quelques secondes dans la chambre obscure, la plaque, où rien n'apparaît, est développée par un liquide réducteur, l'acide pyrogallique ou le sulfate de fer, qui rend insoluble dans l'hyposulfite de soude les parties altérées par la lumière. Depuis quelques années on a réduit le temps de pose à une fraction de seconde en emplovant le gélatino-bromure d'argent. C'est un précipité de bromure d ai-gent produit au sein d'une dissolution de gélatine que l'on applique sur des plaques

PHOTOGRAVURE

PHOTOTYPIE

de vorm ; ces plaques se trouvent toutes préparées dans le eomnicrcc. On fabrique aussi des papiers sensibles d'après le même procédé.

Pour ohlcnir des épreuves positives à l'aide d'une épreuve négative, on presse celle-ci entre deux plaques de verre contre une feuille de papier sensibilisé : la lumière ne passant pas à travers les noirs, les parties correspondantes restent blanches; il faut alors fixer l'épreuve positive eu dissolvant par l'iiyposulfite de soude le sel d'argent inaltéré, et procéder au virage, en l'immergeant dans une dissolution étendue «le chlorure d'or, qui remplace le ton rougeàtre de l'argent réduit par un ton violacé plus agréable. — On a imaginé divers procédés pour obtenir des épreuves photographiques sans l'emploi des sels d'argent. I^e plus remarcpiablc de ces procédés est la photographie au charbon. \,c principe consiste en ce que la gélatine imprégnée de bicinomate de ptasse <levient insoluble dans l'eau chaude après exposition à la lumière; si on l'a préalablement mélangée de noir de fumée, les parties plus ou moins altérées par la lumière restent plus ou moins noires.

Gravure el Lithographie photographique. Dans le premier procédé de Nicéphorc INicpce avec le bitume de Juilée, il suffit, quand on a enlevé le bitume non altéré par la lumière, de reprendre la plaque par l'eau-forte pour qui! toutes les parties où le bitume est altéré soient maltaquéCo et restent en bosse, tandis que toutes les autres se dessinent en creux. On aura ainsi une plaque jwur gravure sur cuivre. — Dans le procédé de photographie â la gélatine bichromatée décrit ci-dessus, si on applique sur l'épreuve de l'encre grasse, elle n'est retenue que par les parties impressionnées, et si l'épreuve a été faite sur une pierre lithographique, on peut s'en servir comme pour la lithographie ordinaire. On ne reproduit bien ainsi que des photographies sans demi-teintes. Comme la gélatine devient très dure au Ijout de quelque temps : en comprimant l'épreuve contre une plaque de plomb, entre deux plaques d'acier, ou obtient, moyennant des précautions convenables, un moulage où les noii's sont représentés par des creux. En versant à la surface de ce moule de la gélatine colorée et en y appliquant une feuille de papier, on enlève avec celte feuille une couche plus ou moins épaisse de gélatine qui reproduit l'épreuve primitive; c'est ce qu'on appelle, du nom de l'inventeur, la Woodbtirylypie.

Les applications de la photographie se sont multipliées à mesure que ses procédi's se perfectionnaient. Bornée d'abord à la fabrication des portraits et à la reproduction des monuments publics où des points de vue plus ou moins curieux, la photographie est devenue l'auxiliaire de la gravure: elle permet de reproduire des dessins, ou des manuscrits; on l'applique très heureusement aux études faites à l'aide du microscope. Elle a rendu de très grands services à l'astronomie, en permettant d'étudier à loisir des phénomènes transitoires, comme le passage de Vénus sur le disque du soleil, et en rendra de plus grands encore par l'exécution commencée de la carte du ciel étoile. En physique et en histoire naturelle, la sensibilité très grande des plaques actuellement employées permet d'inscrire des raouvenieiils même extrêmement rapides.

Photographie des couleurs. Voy . ci-dessus photo-

CHROMIE.

PHOTOGRAVURE, terme général désignant tous les procédés de gravure où l'image est obtenue jiar la photogi-aphie. Il s'applique plus spécialement à la gravure chimique en relief. Le bitume de Judée étendu sur une plaque tle métal (zinc principalement) et soumis à l'action de la lumière au travers d'un cliché photographique devient insoluble dans les parties insolées ot inattaquable à l'acide nitrique étendu. En lavant la plaque avec de l'essence de térébenthine, qui enlève toutes les parties protégées par les parties opaques du cliché, on obtient une image, véritable pœitif tracé avec du bitume de Judée. Pour la mettre eu relief il suffit de plonger le tout dans un bain d'eau acidulée qui opère une ])remière morsure autour de l'image ; on protège alors celle-ci par encrage contre l'action' de l acule, que l'on emploie plus concentré par degrés successifs, de façon a obtenir un creux suffisant à l'impression typograplnque. Il va sans dire que l'on ne peut obtenir par ce proceile que des images au trait. Divers procédés ont été imagmes pour traduire les teintes soit par un treillis de lignes croisées, soit par des points, ils portent le nom de Similigravwe. Ou i)eut remplacer le bitume de Judée par

l'albumine ou la gélatine biehromatées. Voy. aussi piioto-

CIIAPIflE.

PHOTOLITHOGRAPHIE (du gr. oôx;, owtÔî, lumière, et de lithographie). Dans la photolitliograpliie, l'image jxisitive est obtenue sur pierre lithographique ou sur zinc. La pierre est recouverte d'une solution de bichromate et d'albumine et exposée (sous le négatif à reproduire) à l'action de la lumière : la couche sensible devient insoluble sous les parties transparentes du négatif. Un simple lavage suffit jiour enlever les parties non insolées, et il n'y a plus qu'à préparer le jxisitif ainsi obtenu sur pierre par les moyens lithographiques ordinaires. On peut aussi employer une solution de liitume de Judée, mais il faut alors développer l'image à l'essence de térébenthine. Voy. aussi

PlIOTOGHAPlIIi:.

PHOTOIWÉTRIE (du gr. cptôi;, çwtôç, lumière, et [xézpo'/, mesure), partie de la Physique qui enseigne à mesurer l'intensité de la lumière. — On appelle photomètres les instruments qui servent à mesurer cette intensité; les plus employés auj. sont le P. de Foucault, perfectionnement du photomètre Bouguer, et le P. de Bunsen. Le photomètre de Bouguer-Foucault repose sur ce fait que l'éclairement d'une surface par une source lumineuse donnée varie en raison inverse du carré de la distance, et que par suite les intensités de deux sources (|ui produisent le même éclairement sur deux surfaces conliguës sont pro|wrtionneHes aux carrés de leurs distances. — Le P. de Bunsen comprend une feuille de papier portant une tache d'huile : la tache disparait lorsque les éclairements sur les deux faces sont égaux. — Ces appareils ne conviennent que pour «les lumières de même teinte : on a construit divers spectrophotomètres qui permettent de comparer les intensités de deux radiations de même couleur pour deux sources différentes. On évalue généralement l intensité d'une source lumineuse en carccls, l'unité étant une lamjKî Carcel qui brûle 42 gr. d'huile à l'heure. D'après une convention récente, on prend comme unité la quantité de lumière émise normalement par un centimètre carré de platine à la température de fusion; d'après M. Vielle, cette unité vaut 2,8 carcels.

PHOTOPHOBIE (du gr. cpwç, cpwToç, lumière, et ^66oi,. crainte). On apj>elle ainsi, en Médecine, ta difficulté qu'éprouvent certaines {icrsoiines à supjiorter la lumière : quelquefois l'œil est blessé par le plus faible rayon lumineux.

PHOTOPHONE, appareil inventé en 1880 par M. Graham Bell et au moyen ditquel la parole semble transmise par la lumière. Cet appareil repose sur les propriétés électriques du sélénium. Quand ce corps reçoit un rayon de lumière, sa conductibilité électrique augmente, et s'il est placé dans le circuit d'un téléphone à pile {Voy. ce mot), ces variations de conductibilité se traduiront par des sons. Comme transmetteur, on emploie une lame mince, recevant le rayon d'un puissant foyer lumineux, derrière laquelle on parle comme derrière la lame d'un téléphone ; les variations de courbure de la lame pro<luisent des variations correspondantes dans l'intensité du faisceau réfléchi. — M. Mcrcadicr a montré cpie, pour les rayons calorifiques obscui-s, une lame de mica recouverte de noir de fumée pouvait remplacer le sélénium, qui présenterait seul la jiropriété d'être sensible aux rayons lumineux; l'appareil ainsi construit a été appelé par lui thermophone.

PHOTOSCULPTURE, combinaison de la photographie et (lu pantographe [Voy. ce mot), ajipliquée au modelage des bustes et des statuettes, a été imaginée par M. Willème et de Marnhyac. La personne étant placée au centre rl'une enceinte circulaire, son image photogi'apliique est prise eu même temps par 24 appareils également distants l'un de l'autre : on obtient ainsi 24 profils dilTérents, à l'aide des- (juels le pantographe élMiuche une statuette dans une maquette de terre glaise. Voy. sculpture mécanique.

PHOTOSPHÈRE (du gr. çwç, çwtôç, lumière, et de sphère), atmosphère extér-ieure et lumineuse du Soleil. Voy. soi.Eii,.

PHOTOTACTISME, se dit des phénomènes de mouvement produits, chez les animaux ou les végétaux (zoospores, etc.), sous l'action de la lumière.

PHOTOTYPIE ou piioTocoLLOGRAPiiiE, procédé d'impressions aux encres grasses liasé sur les propriétés de la gélatine bichromatée. L'invention en est due à Poitevin. Lne fouche de gélatine bichromatée étendue sur un support (une glace est généralement employée) mise en contact

PHRAGMOCKRE

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