‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1226 sur 1729 · PHRYGIEN · texte numérisé non relu

PHRYGIEN

avec un négatif et es|xj*ée à la lumière acquiert les pro- {»ri»''té> lilliograpliiques, c.-à-d. que les parties insolces (ieviennenl insolubles et prennent l'encre, tandis que les parties qui n'ont pas reçu une action lumineuse suflisaute la lefusent. L'impression se fait à peu près comme la litiiotrrapliie. i oy. aussi photogr.\phie.

PHRAGMOCÈRE. syn. de Campulite {Voy. ce mot).

PHRASE [du ^r. opi~ii), assemblage de mots exprimant une idée quelconque et formant un sens complet. La phrase la plus simple se compose dun sujet, d'un verl)e et d'un attribut [Voy. proposition). La phrase est : comjwsée quand elle a plusieurs sujets et plusieui-s attributs ; complejce, (|uand le sujet ou l'attribut sont modiliés par de petites phrases incidentes, introduites daas le corps de la phrase princiiHile, à l'aide d'un participe, d'un pronom relatif ou d'une conjomtion. Voy. période.

I.a plaaséoloyie est la construction de pluTises particulières à une langue ou propre à un écrivain. — On emploie aussi ce mot pour style.

En Musicjue, on appelle phrase une suite non interront. pue de notes ou une ixn'iode présentant un sens achevé. Phrnser, c'est dans resécution conduire avec art une plirase, de son délxit à sa coïKlusioii.

PHRÉNÉSIE, piiKÉNtTiQiE. Voy. fréxésie, etc.

PHRÉNIQUE (du grec çot,v. diaphragme), se dit de tout eu (jui a rapport au diaphragme : artères phréniques, nerf phréniqiie . centre phrénique, etc.

PHRÉNOLOGIE (du gr. »ot,v, esprit, et Xrfyo;, discours), nom donné par Spurzheim, disciple et collaborateur du D' Gall. à la doctrine physiologique créée \i&v ce dernier, au commencement du xix" siècle, sous les noms de craniolooie et de cranioscopie. La phrénologie a pour but, selon les profi-es termes de l'uiventcur, a de déterminer les foiKtions du cerveau en général et de ses divei^ses parties en partR-uIier, et de reconnaître les diflérentes dispositions et inclinations par les protubéraiKes et les dépressions qui se trouvent sur le crâne ». Partant de cette sup|,ositK)n tout à fait fausse que le crâne est exactement moulé sur la masse cérébrale et que cliaqiic portion de s» surface présente des dimensions plus ou mouie grandes, im déveloj)peinent plus ou moins ««isidcrable, suivant que la portion correspondante du ceneau est elle-même pliLs ou moins développée ; croyant en outre avoir remarqué que les individus chez lesfjuels telle ou telle portion du crâne est laidement développée et forme une protubérance nommé-e vulgairement Iwsse, se faisaient tous remaitpier par une même faculté. }»ar un même talent, une même vertu ou un même vice, Ijall en avait conclu que la portion du cerveau corresjxïndant à cette partie du crâne était le sit-ge de cette faculté, de ce talent, de cette vertu ou de ce vice, qu'elle en était Vorgane spécial. Il avait subdivist' la surface du crâne en 26, puis en 27 sulxli^isions, susceptibles d'occuper une surface plus ou moins large, de faire plus ou moins saillie. Les 27 facultés foiMlamentalcs corresjxïndant a ces sulxlivisiotis étaient : 1° l'instinct de la reproduction ; 2" l'amour de la pixjgéniture ; 3" l'attachement; 4" le com-age; 5° le |)enchant à la destruction et au meurtre : 6° la ruse ; 7° l'instiiK't de la propriété et le penchant au vol ; 8° l'orgueil ; 9° la vanité : 10° la circonspection; 11° la mémoire des choses; 12^ le sens des localités; 13° la mémoire des pei"sonnes; 14° la nK»moire verbale; 15° le sens du langage; l(j° le sens des rapjwrts des cfxileurs et le talent de la peinture : 1 7° le sens des rapports musicaux ou le talent de la musique ; 18° le sens des rapports des iwmbres ou le talent mathématique; 19" le sens de la mécanique et le talent de l'architecture ; 20° la sagacité comparative; 21° l'esprit métapliysique ; 22° l'esprit caustique ou de saillie; 23° le talent poétique; 24° la bienveillance et le sentiment du juste ; 25° la mimique ; 20° le sentiment religieux ; 27» la fermeté (Gall et Spurzheim, Anatoniie du cei-vean, 1809-1820). Celte doctrine, complétée, modifiée, transformt-e à diverses reprises, n'a jamais pu arriver à aucune précision. Cependant la plupart des plirénologisles reconnaissent 37 organes cories|K»iulant à autant de dispositions primitives de 1 âme. Us en forment trois divisions, d'après Spurzheim {Essai sur la nature intellectuelle et morale de l'homme, 1820) : 1° penchants, alimentivité, amativité, philogéniture, liabitativité ou concenfi-ativilé, affectionivité, combatlivilé, destructivité, sc-crétivité, acquisivité, constructivité; 2° sentiments, estime de soi, approbativité, circonspection, bienveillance, vénération, fennetc.conscienciosilé.

espérance, mcrveillosité. idéalité, gaîlé, imitation; 5° /"flcultés intellectuelles ou perceptives, individualité, configuration, étendue, pesanteur et résistaïK-e. lactilité, coloris, localité, calcul, ordre, éventualité, tons, langage, comparaison, causalité ou esprit métaphysique. — Les plirénologisles s'accordent à placer : dans' la portion antérieure du cerveau, les organes des facultés intellectuelles; dans la portion jxistérieure, les orçanes des facultés animales ; tlans la portion intei-médiaire, au-dessus de l'oreille, ceux des facultés morales.

Un a accusé la Phrénologie d'être favorable au matérialisme et au fatalisme, de compromettre l'unité du principe pensant et la liljertc de l'àine; mais ces objections ne paraissent pas fondées : le docteur Castle, dans son livre sur la Phrénologie spiritualisle, a montré qu'on peut coïKilier avec le plus pur spiritualisme la dwtriiie de son é-cole, souvent compromise, il est vrai, par les imprudentes exagératioiis des adeptes. Cependant on peut dire que cette doctrine a tout à fait succombé sur le terrain des faits et de l'expérience. On a démontré que la psycliologie de Gall, faite sans l'observation de la conscience, est insuflisante et hypothétifjuc. D'autre |)art, l'organologie céré- Ijrale des plirénologistcs. n'étant jws fondée sur une connaissaïKC suflisaute de l'anatomie com|)arée, est arbitraire et chiméric|uc : le crâne en ell'et se moule sur les cireonvolutions des hémisphères cérébraux par sa face interne et non par sa face externe, et dans ces circonvolutions il n'y a pas de délimitation précise qui permette de distinguer un oi^ne d'i'.n autre. La seule chose qui paraisse établie sur ce sujet, c'est que l'encéphale est un organe complexe, dont les diverses parties ont chacune son rôle, quoique rien ne soit plus diflicile à déterminer par l'expérierKC [Voy. E^•cÉPHALE, cerveau, cervelet). Ce qui reste auj. de cette science est la thé-oric dite des localisations cérébrales. Sans s'inquiéter tles bosses plus ou moins apiMirentes à l'extérieur, on cherehe à établir que telle fonction spéciale est exereée surtout par l'activité d'une région déterminée du cer\eau. On distingue 2 catégories de centres : les C. psycho-sensitifs et les C- psuchonioteitrs. ()uelques-uns de ces derniers ont pu être détermiiK's : par ex., la 5° circonvolution frontale gauche serait le cenli-e des mouvements nécessaires pour le langage articulé; la 2* circonvolution contiendrait le centre des mouvements de la face, etc. Une lésion en l'un de ces points entraine un trouble ou une suppression des mouvements correspondants et fait disparaître l'expression d'une faculté pychique. — Consulter pour rex|)osition de la phrénologie, outre les ouvrages cités ci-dessus de Gall et de Spurzheim : VinxMit, Traité de phrénologie (1835) ; Broussais, Cours de phrénologie (1836); F. Combe, Systètne de phrénologie (1856): Demangeon, Développement du système de Gall (1843) ; Fossati, Manuel pratique de phrénologie liS^) ; H. Bruyères, la Phrénologie (1847). et pour la critique : Flourens. Examen de la phrénologie (186.3); Lélut. Hejet de l'organologie (\Sù6' ; A. Garnier, la Psychologie el la Phrénologie comixuées ;i859'i, etc. — Voy. aussi les ouvrages cités à l'article .iME sur les rapports de l'âme et du cerveau.

PHRYGANE ou friga.ne (du gr. z>oû-fOL-/w, bois sec), Phi-yganea. genre d'Insectes, de l'ordre des Névroptères. familfe des l'Iicipennes, et tvpe de la tribu des Phry-

Smniens : ailes pliées loiigitudinalement, membraneuses, es antérieures poilues, offrant des nervures branchues. sans réiiculations transversales. Les Phryganes se tiennent, pendant le jour, posées sur des joncs ou des feuilles d'arbre; ce n'est que le soir et la nuit qu'elles volent; elles sont alors d'une rivacité extrême dans leurs mouvements. Leurs larves et leurs nymphes sont aquatiques; elles vivent dans des fourreaux ayant l'aspect d'un petit fagot de bob sec, qu'elles construisent en agglutinant avec du mucus de petits débris llottants. L'espèce type est la Grande Phi-ygane [P. grandis), commune aux' environs de Paris.

PHRYGIEN (doxn-et]. Proprement le bonnet phrygien. |K)rté aussi par les Amazones, était un bonnet de laine qui couvrait complètement la tête et dont l'extrémité légèrement renflée faisait saillie sur le haut. Cette coiflure, apjRdée aussi Mitre d'Asie, était primitivement attachée par des ruiniis sous le menton. Le bonnet que portaient les i>sclaves alTrancliis. le pileus, se rapprochait du bonnet plirvgien sans être identique. Dans les temps inotlernes. on les a confondus. Le bonnet plirygien, considéré comme

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