PHTISIE
sipif^ antique il'airranfliisscmoiit. figura dans les rcvohilions de llollaiicie ot d'Amérique. ïoinl en rouge, il lut adopté ])ar les révolulionnaires Iraneais, soil à cause des souvenirs (|u'il rappelait, soit parce que les Suisses de Cliàteauvieux, revenus du bagne le 15 avril 179'2, en étaient coillés. l.a même année, le 20 juin ITil'i. Louis XVI le porta, contraint par l'émeute. Enfin, le 15 août, l'Assemblée législative décréta que le sceau de l'Élat porterait la figure de la Liberté, armée d'une pique et surmontée du bonnet phrygien.
PHUYGIEN (more). VoiJ. MODE.
PHRYNÉ, Phryiuis, gem-e d'Arachnides, intermédiaire entre les Scorpions et les Araignées, et dont on lait qucl- (|U(>lois un ordre à part, celui des Phrynéides : céphalothorax large, en l'orme de croissant : 8 yeux ; bras et palpes très grands et très épineux, terminés par une ou deux pointes on un crochet ; pattes antérieures longues, filiformes et sans crochets, les antres courtes, à deux crochets; abdomen ovale. Ces Arachnides sont propres aux contrées chaudes de l'Amérique et de l'Asie. Les nègres les craignent bcincoup, mais on doute que leur morsure soit réellement dangereuse.
PHRYNOSOiME (c.-à-d. corjJS de crapaud), genre de Sauriens. Voy. tapaye.
PHTALÉINES, nom donné par Bœyer à des matières colorantes résultant de l'union de l'anhydride phtalique et des phénols avec élimination d'eau. La combmaison s'effectue en chauffant directement ces corps. La phtaléine du phénol est une matière colorante qui devient rouge par les alcalis et incolore par les acides; on l'emploie comme indication dans les analyses par liqueurs titrées, mais l'acide carbonique de l'air peut faire disparaître la coloration rouge. La fluorescéine [Voy. ce mot) est la phtaléine de la résorcine.
PHTALIQUES (acides), acides bibasiques qui sont des dérivés bisubstitués de la benzine, et par con-éqnent sont au nombre de trois (Foj/. denzine). L'acide le plus employé est l'acide orthophialique, que l'on obtient en oxydant le tétrachlorure de naphtaline par l'acide nitrique. Ce corps, découvert par Laurent, a pour formule C^H*(CO'^H)^. Chauffé, il donne de l'anhydride phtalique. et ce dernier, en s'unissant aux phénols, donne des phtaléines [Voy. ce mot).
PHTANITE, roche compacte formée de quartz uni à un peu de talc : elle prend tantôt une couleur brune, tantôt rougeàtre, verdàtre ou noirâtre, grâce au mélange avec de l'oxyde de fer ou avec des matières charbonneuses; elle est très dure et in fusible au chalumeau. Le Pbtanite a l'aspect du jaspe : il est souvent rubané, ce qui l'a fait confondre avec le pétrosilex jaspoide. Les variétés noires sont quelquefois employées comme pierres de touche.
PHTHIA, 189<= petite planète, trouvée le 9 sept. 1878 par C. 11. F. Pelers, à Clinton, (Etats-Unis). Voy. planètes.
PHTIRIASE (du gr. '.pestpîaci;), vulg. Maladie pédicnlaire, maladie qui consiste dans la production incessante et rapide d'un nombre considérable de poux sur une région du corps ou sur toute sa surface. La multiplication de ces jtarasites est quelquefois si grande, surtout chez les vieillards et chez les malades épuisés par une longue maladie et privés de tous soins de propreté, qu'elle peut amener le marasme et même la mort : on sait que c'est à !a maladie pcdiculaire qu'a été attribuée la mort de Sylla, dllérodc et de Philippe II. 11 est rare toutefois que cette alTection entraîne des conséquences aussi graves. Quand elle se borne à certaines parties du corps, comme la poitrine ou les aisselles, elle cède promptement à quelques liains tièdes et à des soins de propreté. Quand elle s'étend à toutes les parties du corps, on a recours aux bains sulfureux, alcalins et mercuriels, aux fumigations, aux frictions et aux lotions de même nature. Voy. pou.
La phliiiase est une affection fréquente chez le chien et les animaux de l'espèce bovine. On la combat avec les lotions sulfureuses, les mélanges d'huile et de benzine, ou de benzine et de pétrole.
• .''"''^',?0''''YIES (du gr. çMa, pou, et uuta, mouche), tribu d Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Pupipares : corps privé d'ailes : tète très aplatie, comme celle du pou, et sous la forme d'un tubercule capsulaire implante sur le thorax; yeux composés de petits grains. Cette tribu ne comprend que les genres Phiiridmm et Ayctenbie.
PHTISIE (du gr. 96;î-.<;),dite aussi Phtisie pulmonaire,
Tuberculose pidmotiairc, vulg. Maladi' de poitrine, maladie déterminée })ar le développenienl dans les |)oumoiis d'un produit appelé tubercule ( ]'oy. ce mot). Phtisie et Tuberculose puhnonaiic ne sont pas synonvmes : la phtisie désigne plus spécialement la période de déchéance organique et de consomption des dernières phases de la tuberculose pulmonaire.
Les deux grandes causes de la tuberculose pulmonaire sont l'hérédité et la conlag ion-hérédité. Tantôt les parents sont des phtisiques avérés, ou bien ils sont en apparence guéris de lésions tuberculeuses externes, adénites, ostéites, ou de manifestations légères de bronchite tuberculeuse. Il est démontré auj. nue non seulement les enfants héritent de leurs parents (a prédisposition à contracter la tuberculose, c.-à-d. le terrain , ma\'i cncoro la tuberculose elle-même, c.-à-d. la (jraine.
La contagion, démontrée par Villemin, est acce|)tée auj. par tous. Les faits de contagion sont malheureusement trop fréquents entre mari et femme, entre élèves d'un même collège, entre soldats du même régiment. Le véhicule de la contagion est le plus souvent le crachat desséche du phtisique, qui, sous forme de poussière, pénètre dans les bronches. Les aliments d'origine animale (viande et lait de vaches tul)erculeuses) peuvent aussi inoculer la tuberculose, mais il faut un terrain préparé, soit j)ar certaines maladies (rougeole, grippe, coqueluche), soit par des conditions hygiéniques mauvaises (air confiné, alimentation vicieuse, excès de tout genre).
Très fréquente chez les enfants du premier âge et dans la jeunesse de 20 à 50 ans, la tuberculose pulmonaire se montre aussi chez les vieillards.
On distingue généralement. deux |)criodes dans le cours de cette maladie, l'une antérieure, f'autre postérieure au ramollissement des tubercules. — 1'° période. La phtisie débute le plus souvent par une petite toux sèche, qu'accompagnent bientôt un amaigrissement sensible et des sueurs nocturnes; quelquefois, et plutôt chez la femme que chez l'homme, elle éclate subitement par un crachement de sang imprévu. A ces premiers symi)tômes \ iennent se joindre l'essoufflement , des douleui-s sourdes dans le dos ou entre les épaules, une respiration rude et saccadée, ou bien différents bruits appelés râles. Quoique l'appétit persiste, il survient des diarrhées, sans cause apparente, et, vers le soir, un léger mouvement fi'brile. — 2° période. La toux devient fréquente et amène des crachats verdâtres, opaques, sanguinolents ; l'opjH'cssion et les douleurs de côte sont de plus en plus marquées: l'auscultalion et la percussion indiquent dans les ])ounions la présence de cavernes; l'oreille appliquée au niveau d'une caverne entend la voix comme sortant directement de la poitrine : il y a j)eçtoriloquie. L'amaigrissement général fait des progrès : les joués sont caves, les pommettes saillantes et colorées; la poitrine se rétrécit. La fièvre devient continuelle et redouble vers le soir, les forces diminuent et le malade finit par succomber.
La marche de la phtisie est ordinairement lente et présente des moments de rémission ou d'arrêt complet ; quelquefois ceixindant elle suit une marche aiguë (P. galopante) et emporte le malade en quelques mois. Rare avant la première dentition, elle est ensuite assez commune, reste stationnaire vers la puberté, devient surtout meurtrière depuis 20 jusqu'à oO ans et perd ensuite de son intensité.
La phtisie n'est point une maladie incurable : les autopsies faites chez les vieillards constatent de nombreux cas de guérison; mais la plupart de ces guérisons sont dues urincipalcment à des soins hygiéniques. Une foule de remèaes ont été employés, presque tous sans succès. Cependant l'huile de foie de morue à haute dose, l'arsenic, la créosote, la glycérine jouissent d'une réputation méritée. Il faut y joindre une hygiène appropriée et, si cela est possible, la résidence à la campagne, dans un endroit bien aéré, dans des stations à altitude élevée ou dans les stations maritimes de Cannes, Kice, Madère, Alger, suivant les formes de la phtisie.
On devra mettre tout en œuvre pour prévenir la contagion ; isoler dans une chambre spéciale le tuberculeux ; recueillir les crachats dans un vase renfermant de l'eau ou mieux un liquide antiseptique, et qui sera vidé et lave souvent dans la journée; soumettre, après la mort du phtisique, là chambre et tout ce qu'elle renferme à une désinfection puissante. Les cas sont malheureusement trop
PHTORE