‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1228 sur 1729 · LARYNGITE · texte numérisé non relu

LARYNGITE

Phtisie tnésentérique. Voy. carreau.

Phtisie pulmonaire. Voy. ci-dessus phtisie.

PHTORE 'du gp. oOopà, destruction", nom donné primitivement au Fluor, parce que cet élément détruit tous les vases dans lesquels on cherche à le conserver. Voy.

FLCOR.

PHYCITE. Voy. ÉRïTnitiTE.

PHYCOCYANINE, suletancc colorante bleue qui. additionnée à la chloiophylle, donne aux Algues bleues leur colcralion Nostoc, Oscillaires, etc.}.

PHYCOÉRYTHRINE, substance colorante des Algues rouges ou Floridées (Hbodymenia, l'olysiphonia, Porpliyra. elc. .

PHYCOLOGIE (du gr. oûxo;, algue, et AÔ-fOç, discours), partie de la Botanique qui traite des Algues.

PHYCOPHÉINE, substance colorante des Algues brunes (Fucus, l.aininuire, etc.).

PHYLIQUE (du gr. 'j-jaîxt^), Phylica, genre de la famille des Rhamnées, tvpe de la tribu des Phylicées, se compose de plantes originaires du cap de lionne-Espérance. Ce sont de petits arbustes rameux, fonnant souvent des iiuissons très épais, ayant le port des bruyères; des feuilles allernes. assez souvent velues et blanchâtres à leur face inférieure; des Heure blanches, odorantes, fort petites, remues en capitule. On cultive dans les jardins la Bruyère du Cap p. ericàides], petit arbuste de 0 m. 50; la P. plumeuse{P. plumosa], aux poils longs et soyeux, etc.

PHYLLADE (du gr. œuAAa;, àoo;, lit de feuilles), roche feuilletée, en apparence homogène, princi|)alemcnt composée de dé|xHs de matières sériciteuses. de feldspath et de quartz ; elle ne contient pas d'argile, comme on l'avait cru longtemps. liC Phyllade est généralement tendre; néanmoins il devient dur par son passage aux roches quartzeuses. Il est souvent terne et quelquefois luisant ; il est grisâtre, brunâtre, rougeàtrc, etc. On nomme P. paillette celui qui renferme des paillettes de mica. Quand le l'hyllade se présente en feuilles minces, il constitue VArdoisc. Voy. ce mot et schiste.

PHYLLANTHE (du gr. sÛAAov, feuille, et àv6o;. fleur; parce que les rameaux portent à la fois des feuilles et des lleurs), Phyllanthus. genre de la famille des Euphorbiacées, type de la tribu des Phyllantkées, renferme des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes et à fleure axillaires, à cari)elles biovulés sans fausse cloison, qui croissent jxjur la plupart dans la zone équatoriale. Le P. du Brésil iP. virosa), dit aussi Conami ou Bois à enivrer, est un arbrisseau de 2 à 3 m., à branches couvertes d'une écorce rude et verdàtre et divisées en rameaux grêles, eflilés: à feuilles d'un vert pâle. On se sert de ses rameaux pour enivrer les poissons.

PHYLLE (du gr. çûaàov, feuille, svnonyme de sépale. est employé en Botanique pour désigner chacune des pièces dont se compose le calice d'une fleur : il entre à ce titre dans la composition de plusieure mots scientifiques : calice nionophylle, polyphyÛe, c.-à-d. à une seule pièce, à plusieui-s. elc.

PHYLLIDIE. Phyllidia, genre de .Mollusques gastéropodes, de l'ortlre des Nudibranches, renferme des animaux marins qui ont un pied très lai^e; un manteau épais et <X)riace. tantôt de couleur jaune, tantôt d'un noir de velour:;. Os animaux exhalent une odeur fétide ; ils rampent au fond de la mer ou sur les algues. Dans la classitication de Cuvier. ils forment, avec les Diphyllides, l'ordre des Inférobrauches.

PHYLLIE. Phyllium. genre d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères, famille des Coureure, tribu des Phasmiens : corps aplati et membraneux, élytres imitant des feuilles; tète allongt'C, yeux |)clits. antennes insérées devant les yeux. L'espèce type est la Phyltie feuille sèche, de Madagascar.

PHYLLIRHOÉ. genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Nudibranches, constitue à lui seul la famille des Phytliroïdées : corps gélatineux, transparent, aplati sur les côtés; tète armée de deux tentacules; nageoire caudale coupée transversalement. Leur transparence est si grande que quand ils nagent entre deux eaux, on ne dis-

I tinguc que leur tête et leurs branchies qui apparaissent ail ! travere du corps.

I PHYLLOOE (du gr. çj aXwÔti;) . nom donné, en Bota- ' nique, au pétiole lorsqu'il est assez élai^i |K)ur avoir j l'apparence d'une feuille, ce qui se remarque dans beau- I coup d'acacias. Le phyllode a une direction verticale, con- I trairement aux feuilles véritables qui sont horizontales par I rapport à la tige. C'est à la présence de ces phyllodes que ! les Eucalyptus doivent leur port spécial; ces arbres ne , donnent que très peu d'ombre.

PHYLLOPHORE (du gr. sÛAÀov, feuille, et oopô;, qui ! porte), genre de Chauves-Souris américaines, delà famille des Phvllostomidés ou Vampires.

PHyLlOPNEUSTA, nom lat. scientifique du Pouillot.

PHYLLOPODES du gr. -^ôaaov, feuille, et toj;, -oo(5;, pied), ordre de la classe des Crustacés branchiopodes, comprend des espèces à pattes foliacées. Voy. br.\xchio-

PODES.

PHYLLOSOME (du gr. oûXaov, feuille, et aiL^iz. corps), larve de la l.an;,'ouste, qu on a prise longtemps pour un animal particulier. Voy. langouste.

PHYLLOSTOME (dii gr. çûÀÀov, feuille, et <jz6<xz. bouche), Phyllostoma, genre de Mammifères, de l'ordi-e des Chauves-Souris et type de la famille des Phyllostoniidés, renferme des espèces d'Amérique, qui ont le nez chaîné dune crête en forme de feuille ou de fer de lance. Les Phyllustomes attaquent les animaux endormis poirr en sucer le sang, qu'ils font sortir de la peau en l'incisant avec les papilles cornées dont leur langue est munie. Principales espèces : la P. spectre ou Vampire (Voy. ce mot) ; la P. fer de lance, de la Guvane; la P. rayée, du Paraguay ; la P. fleur de lis, du Bresil ; la P. lunette, etc.

Voy. GLOSSOPHAGE.

PHYLLOTAXIE (du gr. çuXXov. feuille, et ri^ii, disposition), étude de la disposition des feuilles sur le végétal. Parmi les lois essentielles de la phyllotaxie, il faut remarquer les trois suivantes : \' les feuilles éparees ou alternes sont disposées sur l'axe de la tige suivant une ligne spirale continue; 2° le rapport de l'angle que forment entre elles deux feuilles successives [angle de divergence) est toujoure exprimé par une fraction rationnelle et simple de la cii*conlérence ; o' les feuilles opposées ou verticillées sont insérées suivant des spirales multiples dont cJiacuno part d'une des feuilles du verticille et qui montent parallèlement autour de la tige. — Voy. fecille.

PHYLLOXERA (du gr. oûaXov, feuille, et ÇTipôç, sec), genre d'Insectes, de la famille des Aphidiens, dont une espèce, la P. vastatrix, est depuis quelques années le fléau de nos vignes françaises. Ce petit puceron se présente sous deux formes, la forme sans ailes, qui s'attaque aux tiges et aux racines, et la forme ailée, qui s'attaque aux feuilles. Parmi les moyens employés pour combattre ce puceron, la vapeur de sulfure de carbone <'t la submersion des ceps paraissent avoir les meilleure résultats.

PHYLLURE (du gr. sôaaov, femlle, et oîpi, queue), Phyllurus. genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens et voisin des Geckos.

PHYLOGÉNIE {i]c phylum, race, et -ffr/ibi, engendrer), se dit de l'ensemble des êtres dérivant les uns des autres par filiation directe. Les partisans de la théorie transformiste [Voy. transformisme) admettent que dans le développement d'un être, depuis l'œuf jusf|u'à l'adulte, on retrouve plus ou moins elfacés tous les stades par lesquels ont passé ses ancêtres depuis les plus éloignés jusqu'aux plus récents. On énonce cette loi fondamentale en disant que « l'ontogénie est parallèle à la phylogénie ».

PHYMATE, Phymata. genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Géocorises, tribu de» Membraneuses : antennes grêles et terminées par un renflement i^-J^iTi] en forme de bouton.

PHYSALE. Voy. phïsalie.

PHYSALIDE du gr. çuaaXUy, Physalts, genre de la famille des tsolanées, comprend des plantes herbacées et des arbrisseaux tous exotiques, à l'exceittion de VAlkékenge ou Coqueret officinal 'Voy. alkékexge\ Parmi les principales espèces, on remarque la P. de Campéche, la P. des Barbades, la P. pubescente, Aoni les fruits ont ime saveur agréable, etc.

PHYSALIE ou phtsale (du gr. oûva, vessie), genre de Cœlentérés de la classe des Disco|»hores, comprend des animaux marins nommés vulg. Vessies de mer et qui ressemblent en elfet à une vessie oblongue ayant en dessus

PHYSCIE

I»1IYSI0^0TYPE

une cr^'te saillante, en dessous un grand nombre de produc-lions charnues. Les marins les nomment (ialcres ou Frégates, à cause de la manière élégante dont ils voguent à la surface de la mer. Ces animaux sont urticants.

PHYSCIE, Physcia, genre de Cryptogames de la famille des Lichens.

PHYSE (du gr. tpOaa), Phym, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pulmonés, famille des Limnéidées : coquille spirale, mince, ovale ou allongée, enroulée à gauche; bouche entière, ovale, étroite en arrière, dépourvue de péristomc et présentant une columelle un pou renflée. Les Physes se trouvent à létat fossile dans les terrains d'eau douce de la formation tertiaire. Elles vivent auj. dans les étangs et les fontaines.

PHYSETER (du gr. cpjTfiT'^ip, souflleur), nom latin scicntili(|ue du Cachalol. Voy. ce mot.

PHYSHARIVIONICA, instrument de Musique. Voy. harmonica.

PHYSICO-MATHÉIMATIQUES (sciences), sciences qui ont rapport en même temjjs h la physique et aux mathématiques, et dans lesquelles on ap|)liqu(î le calcul aux phénomènes de la nature découverts par l'observation et 1 expérience. La Mécanique, l'Hydraulique, l'Optique géométrique, etc., sont des sciences physico-matiiématiques.

PHYSIOCRATES (du gi'. cpjat;, nature, et -/.^à-zo^, puissance), nom donné aune école d'économistes du xvni' siècle, qui regardaient la Nature en général, et spécialement

I Agi'iculture. comme la seule source de toutes richesses : Quesnay est le chef de cette école [Voy. économie politique). Les Physiocrates s'appelaient eux-mêmes économistes : le nom de physiocrates leur a été imposé, par allusion à la Physiocratie, titre donné par Dupont de Nemours au recueil des œuvres de Quesnay, qu'il publia en 17G5.

PHYSIOGNOmONIE (du gi'. çuaiov'^w[Aovîa), art de connaître les hommes d'après \oAirphi/siononne,c.-k-d. d'ajirès les traits du visage et l'attitude tlu corps. — De tout temps la physionomie a été regardée comme le miroir de l'âme; mais Aristote est le premier qui ait exprimé quelques vues systématiques sur l'art d'interpréter les traits de la figure.

II croyait que les physionomies qui offrent quelque rapport avec les traits de certains animaux annonçaient des nich nations analogues à celles de ces animaux. Ce sujet a été traité par Adamanlius, médecin du iv" siècle [Physiognomica), par P. d'Abano, Cardan, M. Lescot, Lachambrc, J.-B. Porta [De humana physiognomica, 1586), enfin par Camper, qui mesurait le degré de l'intelligence par l'ouverture de Vaugle facial. I^e peintre IjCbrun a donné une série d'esquisses qui montrent le rapjwrt de la figure humaine avec celle de divers animaux. Ce genre de rechenhcs a été surtout popularisé, à la lin du xvm" siècle, par Lavater [Essais j)hysiognomoniques,\'nb-l%] : comme Aristote, il compare les diverses physionomies de l'homme à celles des animaux dont les habitudes sont le mieux connues, et il en lire, relativement au caractère, des conséquences de similitude un peu trop conjecturales. — L'étude de la physiognomonie offre un vif intérêt, et peut même avoir une utilité réelle ; mais elle expose ceux nui y donnent une foi entière à concevoir les préventions les plus fausses et les plus injustes ; en outre on devra toujours tenir compte des ciiangemenls que l'éducation et la volonté peuvent api)orler dans h- caractère, ainsi que des eft'els trompeurs de la dissimulation. — Consulter Polti et Gory, Théorie des tempéraments; Deleslre, De la Physiognomonie.

PHYSIOLOGIE (du gr. tpuutoXoyta), science qui traite de la vie et des fonctions ou actions organiques par lesquelles la vie se manifeste. Elle diffère essentiellement de l'Anatoniie, qui ne traite que de la structure des organes, al> straction faite du jeu de l'organisme. On distingue la P. animale et la P. végétale, selon qu'on étudie seulement la vie dans les animaux oii dans les végétaux. On a appelé : P. comparée la science qui étudie la vie dans toute la série des êtres vivants: P. général'-, celle qui, sans s'occuper exclusivement de tel' on tel ordre d'êtres vivants, traite d'une manière philosophique et abstraite des phénomènes de la vie: P. spéciale, celle qui, prenant iwur sujet d étude un ordre distinct, décrit le mécanisme de la vie dans les êtres de cet ordre ; P. humaine, celle qui s occupe spécialement de la vie dans l'homme. — La Physiologie, soit animale, soit végétale, se divise en autant de parties qu il y a de fonctions à étudier dans les êtres vivants :

ainsi, dans les animaux, elle traite des fonctions de relation, des fonctions de nutrition et des fondions génératrices; dans les végétaux, elle se borne à la nutrition ci à la génération. Voy. chacun de ces mots.

On trouve dans Hippocrate, dans Aristote, et surtout dans Galien {De vsu partium), de premières données sur les fonctions de la vie. Chez les mixiernes, Vésale, Fallopo et la plupart des premiers anatomistes traitèrent de celte partie de la science, en même temps que des organes qu'ils décrivaient; Harvcy découvrit la circulation du sang: Haller fit des recherches sur la respiration, lirrilabilité, etc. : il lut le premier qui employa le nom de physiologie. Depuis, la science a été constituée délinitivement par les travaux de Lavoisier, de Bichat et de Magendie. Lavoisior. en créant la chimie moderne, expliqua du même coup les pliénoinènes chinii(jues qui se passent dans les êtres vivants : il fit voir que les animaux qui respirent al)sorljent l'oxygène de l'air comme les métaux que l'on calcine; il prouva avec Laplace que la chaleur vitale est engendrée par une véritable combustion. Bichat, en fondant l'analomie g(''nél'ale, fit voir que chaque phénomène doit être rattaché directement et rigoureusement aux propriétés spéciales d'un tissu vivant. Enfin Magendie enseigna à faire des expériences sur les organismes vivants et démontra, en même temps que Ch. Bell, une vérité déjà indiquée par Galien, la distinction des nerfs sensitifs et des nerfs moteurs. Cl. Bernard, son élève, a multiplié et fécondé les applications de la méthode expérimentale. Enfin les découvertes de M. Pasteur ont ouvert à la Physiologie une voie nouvelle. Elles ont conduit à étiniier les manifeslutions vitales les plus diverses chez des êtres aussi simples que possible [Voy. fermentation, microbes, bactéries, etc ).

Les théories des physiologistes se rattachent plus ou moins étroitement à trois systèmes, qui sont Y Animisme, VOrganicisme et le Vitalismc. Voy. ces mots

Consulter, sur la Physiologie animale : les Elementa physiologise de Haller (Lausanne, 1757), \cs Institutiones physiologiœ dtt Blumenbach, les Eléments de physiologie de Bicherand, le Précis élémentaire de physiologie de Magendie, les ouvrages des physiologistes fi'ançais Bérard, Longet, Béclard, Robin et Beraud, Colin, Flourens, Cl. Bernard. Dastre, etc., et à l'étranger, ceux de liedcmann, Burdach, J. Mullcr, Helmholtz, W. Wundt, C. Vogt, Budge, etc. — Voir aussi Cl Bernard, liapports sur les progrès et la marche de la physiologie générale en France (1867) et les Leçons du même (au Muséum d'histoire naturelle) recueillies par la Revue scientifique.

Pour la Physiologie végétale, on a les traités classiques de De (iindoîle et de Richard, le Traité de Botanique de M. Van Ticghem, les ménroires de Dutrochet, Boussingault, Gaudichaud, etc. Consulter aussi Duclaux, Chimie biologique. On trouvera tles mémoires originaux dans les périodiques : Annales des Sciences naturelles. Annales de l'Institut Pasteur, Revue générale de botanique, etc. Voy. aussi, pour la physiologie de la feuille, les mots FEUILLE et CHLOROPHYLLE, "et pouT celic de la fleur le mot fécondation.

Dans l'Histoire de la iiliilosophie gi-ecque, le nom de Physiologie était employé comme synonyme de Physique pour désigner l'étude de la nature entière [Voy. i'iivsiqi'e). — De nos jours, le mot Physiologie est devenu synonyme de Traité analytique : c'est dans ce sens qu'il a été pris par Alibert {^Physiologie des passions), par Brillai-Savarin [Physiologie du goût), par Balzac [Physiologie du main âge), etc.

•PHYSIOLOGIQUE (doctrine), système médical de Broussais. Voy. médecine.

PHYSIONOMIE. Voy. physiognomonie.

PHYSIONOTRACE (c.-à-d. qui trace la physionomie), instrument destiné à dessiner mécaniquement des ijortrails, au moyen d'une espèce de pantographe [ Voy. ce mot). — - Le physionotrace a été inventé à Paris, vers 1820. par un nommé Chrétien ou Boucbardy, et a eu un moment de vogue.

PHYSJONOTYPE (de physionomie et Ivpe), mstrumerit au moyen duquel ou prend l'empreinte ou visage, et qui, une fois cette empreinte obtenue, sert de moule pour y couler en plâtre ou autre matière des bustes d'une ressemblance parfaite. C'est une plaque ovale, percée de petits trous très rapprocliés et traversés })ar des liges métalliques mol)iles et à pointe mousse. En appliquant celle plaque sur le visage, les tiges, cédant à la pression de ses diverses

PHYSI(}IE

PHYTOLAQUE

parties, s'enfoncenl plus ou moins et il ne reste plus qu'à les fixer. — Le physionolype a été inventé à Paris en 1855, par un nommé Sauvage.

PHYSIQUE ^liu gr. 5ut:xôî), science qui s'occupe des agents ou forces qui sollicitent tous les corps de la nature, et qui ont pour ell'et d y déterminer des changements d'état, de forme, d'aspect, etc. Elle se distingue de la <]|iimie en ce qu'elle ne considère que les propriétés ou les actions extérieures des corps, sans tenir compte de leur ■constitution intérieure ou de leur composition. l,a Physique se divise en plusieurs hranches qui sont presque autant de sciences indépendantes : après avoir cx|)osé les propriétés gcn«'-rales des corps, elle traite successivement : de la Mécanique 'statique et dynamique, ou équilibre et mouvcraenl des solides: jiosanleur, chute des corps, pendule; hvdrostatique et hydrodynamique, ou équilibre et mouvement des liquides et des gaz ; thermo<lynamique ; etc.) ; de la Chaleur (dilatation, changement d'état, cnalcur rayonnante, calorimctrie, chaleur spécifique, chaleur latente) ; de l'Optique [caloptrique ou réflexion de la lumière, dioptrique ou réfraction de la lumière, achromatisme, vision, interférences, diffraction, lumière |)olarisée) : de l'Acoustique (production et transmission du son, vibrations des corps, instruments de musique) ; de l'Electricité (électricité par frottement, galvanisme ou électricité développée par le contact, courants, piles, etc.); du Magnélismc (aimants, Ixiussole, électro-magnétisme, diamagnétisme. etc.) ; des Actions molécttlaires (capillarité, structure des corps, élasticité). Voy. ces mots.

Chez les Grecs, la Physique fut d'abord une partie de la Philosophie : elle étudiait la nature entière, en y comprenant même Dieu, qui en est le principe. Tiialès et les autres philosophes de l'Ecole d'Ionie tentèrent d'expliquer la formation du monde à l'aide des quatre éléments, l'eau, l'air, la terre et le feu. Pylhagore, le premier, comprit que le monde est un tout plein d'harmonie (en gr. xésaoî, ordre), c.-à-tl. soumis à des lois que l'on peut représenter par des rapports numériques déterminés : il en chercha la hase dans les intervalles musicaux [Voy. uakmome). Démocrilc inventa l' Atoini&me (Voy. ce mot). Platon réunit les connaissances de son époque dans le Timée. Aristotc sépara la Physique de la Métaphysique, mais il n'y appliqua pas le même talent d'observation que dans l'Histoire naturelle : il en fit un système de s|)éculalions abstraites sur la matière et la forme, les qualités et les éléments [Voy. ces mots). — La Physique, considérée comme science positive, lut créée |)ar l'Ecole d'Alexandrie, qui eut une longue suite d'hommes émincnts; elle y suivit les progrès des Mathématiques et de l'Aslronomie. Arehimède. qui se rattache à cette école par Conon, fonda l'hydrostatique et la catoptriquc ; il inventa la vis qui jwrte son nom, etc. ( Voy. mécanique). Ctésibius et Héron imaginèrent diverees machines (Voy. iiydiiauliqce). Ptolémée écrivit un Traité d'optique où l'on voit qu'il avait fait des expériences sur la réfraction de la lumière. Les Romains se bonièrent à ra|iporter des observations, comme Sénèque (Questions naturelles] et Pline l'Ancien [Histoire naturelle). liCS .Vral)es héritèrent de la science des Grecs : Alhazen s'occupa de la réfraction et Ebn loimis songea à employer le pendule comme mesure du temps. Les chrétiens leur emprunlèrenl leui-s connaissances et l'usage de la boussole; Gcrbert et Roger Racon se distinguèrent entre tous sous ce rapport. On comjwsa alors des encyclopédies, comme le Miroir de la nature de Vincent de Deauvais. qui propagèrent le goût de la Physique et apprirent à la distmguer de la Magie. La découverte de l'Amérique et les progrès de l'Astiionomie stimulèrent les esprits. Séliastien Cal)ot observa la déclinaison de l'aiguille aimantée. Porta et Maurolico de Messine s'occupèrent de l'optique. Gilbert de ■Cochester publia un traité sur le magnétisme. Ce fut surtout au xvn' siècle que la Physique fit le plus de progrès. Fr. Racon recommanda la méthode expérimentale, que Galilée pratiqua avec succès. Descartes opéra une révolution en établissant que tous les phénomènes de la nature ■doivent être expliqués mécaniquement, c.-à-d. par des <igures et des mouvements, à l'exclusion des qualités occultes et des formes substantielles de la Scolastique [Voy. mécasisme) : il donna l'exemple en expliquant les princi|)ales lois du mouvement, la réfraction simple et l 'arc-en-ciel. Galilée reconnut les propriétés du pendule, imagina la balance hydrostatique et perfectionna le télescope ; Pascal exposa les principes de l'hydrostatique ; Torricelli inventa

le baromètre et donna les lois du mouvement des fluides: Huygens appliqua le pendule aux horloges, calcula la fonte centrifuge, inventa le micromètre et formula la théorie des ondulations de la lumière; Salomon de Caus imagina l'emploi de la vapeur comme force motrice : Papin inventa la première machine à vapeur fonctionnant avec un piston ; Otto de Guericke découvrit la machine pneumatique et fit de nombreuses expériences sur l'électricité et le magnétisme : Mariotte détermina la loi de la dilatation et de la compression de l'air; enfin Newton démontra les lois de la gravitation et décomposa la lumière par le prisme. Au xviii* siècle, après les essais de Dufay, Duliamel. Franklin, l'électricité fut fondée |)ar les découvertes de Galvaui et dcYolta et les exjK-riences de Coulomb: Watt perfectionna la machine à vapeur; Fahrenheit, Réaumur, surtout Rumford jetèrent les premières Iwses de la théorie de la chaleur; llalley, llawkesbee, Euler, Rochon, Herschel firent d'excellents travaux en optique ; Taylor. Sauveur, RemouUi rendirent de grands services à l'acoustique. Depuis le commencement du xix* siècle, l'élude des propriétés générales des corps a été l'objet de nouvelles recherches : les lois en sont, mieux connues et les théories sont établies sur des bases plus solides. Poncelet et Pioliert ont fait de nombreuses expériences sur la mécanique; l'acoustique a été perfectionnée par Chladni, Savart, Helmholtz. Lissajous: l'optique. a fait d'immenses progrès, grâce aux recherches de Voung, Fresnel, Malus, Wollaston, Rrewster, Riot, Arago, de MM. KirchofT et Runsen, etc.; la théorie de la chaleur a été enrichie par les travaux de Fourier, Dulong, Petit, Regnault, de la Provostaye et Desains,- G.-A. llirn, R. Clausius, etc.; enfin on doit à Œrsled, Ampère, Faraday, sir W. Thomson, etc., des découvertes fondamentales dans le domaine de réleclricité et du magnétisme. — Les traités généraux de physique sont nombreux: parmi les plus récents on [)eul citer, en dehors des ouvrages élémentaires, celui de Jamin et Bouty, et celui de M. Violle.

PHYSIQUES (sciences), scicnccs dont l'objet est l'étude des phénomènes qui tombent sous les sens : telles sont l'Astronomie, la Physique, la Chimie, la Physiologie, l'Ic. ; elles se distinguent des Sciences mathématiques en ce que l'observation et, s'il est jwssible, l'expérimentation y jouent un rôle essentiel.

PHYSOPHORE (du gi". çO^a, vessie, et çopôç, qui porte), Physopkora. genre de Cœlentérés, de la classe des Discophores : corps mou, gélatineux, flottant, terminé par une vessie aérifère, et muni de tentacules rameux, terminés eux-mêmes par des vésicules allongées. La P. hydrostatique se trouve dans la Méditerranée.

PHYTÉLÉPHAS (du gi'. sj-rôv, plante, et iXÉsa;, ivoire), genre de la famille des Palmiers, dont quelques botanistes font le type d'une famille spéciale. L'espèce principale est le P. niacrocarpa : feuilles longues, pennées, rassemblées au sommet de la lige; fleurs hermaphrodites, portées sui* mie spadice simple, en massue et enveloppées par une spathe monophylle. Le fruit est ime agglomération de drupes; les graines, de la grosseur d'un œuf de pigeon, ofl'rent un albumen qui en se concrétant devient osseux et donne l'ivoire végétal. Voy. ce mot.

PHYTEUMA, nom lat. botaniq. du genre Raiponce.

PHYTI BRANCHES (du gr. ^vtov, plante, et de branchies), nom donné par Latreille à des Crustacés isopodes, caractérisés par des branchies semblables à des tiges ramifiées.

PHYTIPHAGES (du gr. ouxôv. plante, et çiyw, manger), nom donné, dans la classification de Lamarck, à deô Mollusques qui ne se nourrissent que de matières végétales.

PHYTOGRAPHIE (du gr. ïuxôv. plante), [jartie de la Rotaniquc spécialement consacrée à la description des plantes.

PHYTOLAQUE (du gr. çuTÔv, plante, et de laque: à cause de ses fruits rouges], Phytolacca, genre type de la famille des Phytolaccées, renferme une dizaine d'espèces qui croissent dans les contrées chaudes des deux hémisphères. Ce sont des hérites dressées ou rarement volubiles, à racine fusiforme, épaisse; à feuilles alternes, pétiolées, penninerves, très entières; à fleurs en grappes ou en épis : le fruit est une baie striée, d'un pourpre violet, à 10 ou 12 loges monospermes. Le P. à dix étamines (P. decandra), vulg. Jiaisin d'Atnérique, Epinard de Virginie, etc., vicul fort bien eu Europe Ses jeunes

PHYTOPHAGES

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