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pousses et ses feuilles se mangent en guise d'épinards. Le JUS <los baies sert à colorer les vins.
PHYTOPHAGES (du gr. wuxov, piaule, et tpiyw, manger;, nom (loniii; par Duméril à une l'amillc de Coléoptères, correspondant aux 5° et 6" familles des Coléoptères tétramères de I-atroille. Voy. ai.tise.
PHYTOTOME (du gr. ouiov, plante, et Top.yj, section), Phylolo?na, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, que l'on place tantôt à côté des Gros-Becs, tantôt parmi Ifis Grimpeurs, à côte des Musopliages, a été établi d'abord pour un oiseau du Chili, le Phytolome rare, de couleur grise, mêlée de noir et de roux-cannelle, et qui se nourrit de jeunes plantes, dont il coupe les racines. Depuis on a découvert, en Abyssinie, une autre espèce du même genre, le P. tridaclyle, dont le plumage est brun-vert mêlé de noir et de blanc, avec la tête rouge.
PHYTOZOAIRES (du gr. çuxôv, plante, et Çwâptov, animai), nom donné par Boi'v de St-Vincent à la 3° classe de ses Psyehodiaires, classe dans laquelle il rangeait la plupart des Zoophytes. Ce mot a été repris de nos jours, avec un sens légèrement différent, par M. E. Perrier.
PIAN (d'un mot indien qui signifie fraise), Frambœsia, alfcction chronique caractérisée par une éruption de pustules, qui affectent la forme de fraises ou de framlwises, et qui exsudent une matière iciioreuse : l'une d'elles, plus élevée que les autres, reçoit dos nègres d'Amérique, chez
Îjui cette affection est fréquente, le nom de mania jiian mère des pians) : l'éruption a pour siège les parties, l'anus, les aines, les aisselles, etc. Le pian est contagieux ; il peut durer in(iéfiniment en faisant dépérir le malade, ou guérir spontanément, mais en laissant des cicatrices indélébiles. On le traite tantôt par les mercuriaux, tantôt par les ferrugineux, les amers, et extérieurement par les caustiques. — L'Yaw de Guinée a de l'analogie avec le Pian d'Amérique.
PIANISSIMO, mot italien usité en Musiaue, signifie très doucement. Dans la musique écrite, on l'indique jMir les lettres PP.
PIANO, mot italien qui signifie doux, doucement, indique dans la Musique que le passage doit être adouci. Il se marque par l'abréviation P.
PIANO, dit aussi Piano-forte et Forle-piano, de deux mots italiens qui veulent dire doucement et fort, parce que cet instrument peut émettre des sons plus ou moins intenses au gré de celui qui en joue, contrairement aux autres instruments à clavier, le clavecin p. ex., qu'il a remplacé. Dans le piano, l'exécutant frappe sur des touches extérieures en ivoire et en ébène dont l'extrémité met en jeu un marteau en bois garni de peau qui frappe à son tour sur une corde métallique. Les cordes .sont fixées à l'aide de chevilles sur une forte pièce de bois dite table, dont les fibres sont disposées dans le sens de la vibration des cordes, et qui elle-même est souvent doublée d'une fausse table ayant l'avantage d'augiuenter le volume du son. Dans un bon piano, cliaque ton est fourni par trois cordes mises à l'unisson et frappées par un marteau unique ; on trouve cependant des pianos à deux cordes et même à une seule, dits ttnicordes. Enfin, à l'aide de pédales et à.' étouffoirs [Voy. ces mots), on peut à volonté augmenter ou dimirmer le volume du son. Tout le mécanisme est enfermé dans une caisse de forme et de dimension variables. On distingue : les P. carrés, dont la table est horizontale : la caisse eu est rectangulaire, et porte sur quatre pieds ; les P. à queue, dans lesquels les cordes sont aussi étendues horizontalement, mais dans le sens de leur longueur : la caisse, de forme irrégulière, est portée sur trois pieds; les P. droits, dont la table est verticale : ces derniers ont l'avantage d'occuper moins de place ; il en est de même des P. obliques, demi-obliques et en général de tous ceux dont la caisse est eu forme de buffet. L'étendue du piano, qui avait été d'alwrd de 4 octaves, a etc portée jusqu'à 7 : les plus répandus aujourd'hui ont o octaves et demie, et leur clavier a par conséquent
00 touches.
L'mvenlion du piano date du commencement du
xvui' siècle : on l'attribue au Padouan B. Cristofori, qui
i^t^p!' ™*8',"«c «iès MW, au facteur français Marins
î-ft ' ^V^^"*'""»'"'* Schrœter (1721) et God. Silbermanu
Il /ou .L Allemagne et l'Angleterre nous ont précédés dans
1 emploi de cet instrument, mais c'est en France qu'il a récuses plus grands perfectionnements, grâce à Sébastien Erard, créateur du double échappement, et à Ignace Pleyel.
— Le piano est aujourd'hui l'instrument le plus universellement cultivé : il doit ce succès à l'avantage qu'il a de former une harmonie complète, et de permettre à un seul exécutant de réduire toutes les parties d'un orchestre.
Citons parmi les plus célèbres pianistes de notre époque : Moschelès, Czemy, Ilummol, Liszt, Thalberg, Chopin, Kalkbrenner, Zimmermann, Rubinslein.
Il a été écrit un grand nombre de Méthodes de piano. Une des meilleures et des plus anciennes est colle de Ch.- Ph.-Em. Bach (1753); on cite, depuis, celles de Harpurg, Dussek, Clementi, Steibelt, Cramer, Hummel, Czerny, Adam, Lemoine, Zimmermann, Rieger, Kalkbrenner, etc.
Il serait difficile d'énumércr toutes les inventions plus ou moins ingénieuses auxquelles le piano a donné naissance. Nous citerons : le piano à cordes de veri-e de l'Allemand Beyer (1780); le piano de Goermans (1781), qui avait 21 touches par octave ; le piano trémolophone , attribué à Philippe de Girard; les pianos octaviants de Boisselot et de Blondel, qui donnaient au moyen de la pédale l'octave de la note que l'on touchait; le piano scandé de Lenz et Iloudard ; le piano Iranspositeur de Roller. — Parmi les inventions curieuses nous mentionnerons : le célestino de Walcker, sorte de piano à sons soutenus qu'on obtenait au moyen d'un cordonnet de soie courant au-dessous des cordes et de roulettes en cuivre qui l'approchaient des cordes ; <»insi que les pianos mélographes, destinés aux compositeurs, et dans lesquels les notes sont imprimées par l'action des touches : on peut rattacher à ces derniers les pianos compositeurs proposés pour faciliter la composition ty}K)grapliique.
Piano colique, instrument analogue à X Eolharmonica.
Voy. HARMONICA.
PIARISTES, congrégation. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
PIASTRE (mot espagnol], monnaie d'argent qui a cours dans divers pays, mais dont la valeur a varié.
La piastre d'Espagne, frapiMÎe en 1722, no valait guère que 5 fr. 05; depuis 1772, elle valut 5 fr. 43, ce qui l'a fait appeler piastre forte ou douro [peso dtiro). Elle équivaut à 10 réaux de plate. Cette monnaie a coui-s au Maroc, à Malte, dans le Levant, et l'Amérique du Sud.
La piastre de Toscane valait 5 fr. 61.
La liiastre de Turquie, eu 1780, valait 2 fr., mais le titre en a été tellement altéré qu'elle ne vaut plus que 0 fr. 25; cette piastre se décomiwsc en 40 paras ou 120 aspres; 500 piastres font une bourse d'argent; 30000, une bourse d'or. — La P. d'Egypte de 1826 vaut 1 fr. 63; la P. de Tunis, 1 fr. 39.
PI BLE (du V. franc, pible, peuplier). En termes de Marine, mûlure à j)ible se dit des mâts qui sont d'ui> seul brin, qui fonnent un tout continu. Dans une mâture à pible, il n'y a ni hune, ni barre do perroipiel, mais seulement des noix carrées, pour arrêter le capelage des haubans.
PIC, Picus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs et type de la famille des Picidés : bec long, droit, anguleux, et propre à fendre l'ocorce des arbres ; langue longue, grêle, extensible, armée à sa pointe d'épines recourbées en arrière, et constamment imiybée d'une salive gluante dans laquelle se prennent les larves des insectes, leur principale nourriture; queue comjxisée de dix grandes pennes raides. Ces oiseaux montent perpendiculairement ou décrivent une spirale le long du tronc cl des grosses branches des arbres. Leur vol est lourd et saccadé. Us sont craintifs, rusés, et vivent solitaires dans les forêts; la nuit, ils se retirent dans des trous d'arbres. Les Pics sont répandus par tout le globe, mais surtout dans les forêts humides de l'Amérique. L'Europe on possède 6 ou 7 es|)èces, dont les principales sont : le Pic vert ou Pivert [P. viridis), qui a le dessus de la lèto rouge, les côtés jioirâtres, le dessus du cou, le dos et les couverture: supérieures de la queue d'un vert olive, jaune sur le croupion ; la gorge d'un blanc jaunâtre, le devant du cou et la poitrine d'un vert pâle," — le Grand Pic noir [P. martius), entièrement noir, avec une calotte rouge chez le mâle; il est prescpie de la grosseur d'une corneille: — YEpeiche ou Grand Pic varié [P. major), noir et blanc, de la taille d'une grive; — Y Epeichette [P. niinor), qui n'est pas plus gros qu'un moineau. M. A. Malherbe a donné une monographie des Picidés.
Pic-Grimpereau Voy. picdccle.