‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1243 sur 1729 · PISCICULTURE · texte numérisé non relu

PISCICULTURE

premier en caries arrive à 50 points, en jouant les cartes avant que le second on ait un. il compte 00 au lieu de 50 : c'est ce qui s appelle l'aii-c pic (d'où le nom du jeu".'); s'il arrive à 50 sans jouer et en comptant seulement les points qu'il a en main, il compte 90, et fait repic. — Outre le piquet ordinaire, il y a : le P. à écrire, qui ne diffère du précédent que par la manière dont on marque les points ; le P. à quatre ou P. voleur, et le P. à trois ou P. normand.

PIQUETTE (de piquer, avoïr un goùl piquant), Iwisson obtenue en jetant de l'eau sur le marc île raisin et laissant fermenter. Son titre alcoolique varie entre 4 et S p. 100. — On ne doit pas confondre la Piquette avec les vins de marcs, oldonus par fermentation d'eau sucrée ajoutée aux marcs. — On donne quelquefois le nom de piquette à une boisson alcoolique obtenue en faisant fermenter divers fruits (prunelles, sorbes, etc.) additionnés <l'eau. — Par extension, piquette se dit de toute mauvaise boisson.

PIQUEUR, nom que l'on donne à celui qui suit les cliiens à cbeval jwur diriger la chasse. — En Normandie on dit pi queux.

Dans la Construction, on ap|)clle piqueur le surveillant «les travaux, celui qui tient les rôles des maçons, tailleurs de pierre, ten-assiers, etc., qui marque [pique) les absences «t règle les comptes.

PIQÛRE, plaie étroite et profonde faite \av un instrument aigu, ujie aiguille, un clou, une épine; ou par certains insectes (aljcilles, guêj)es, cousins) et autres animaux venimeux. Ces dernières piqûres peuvent déterminer une <'nflure considérable. Des lotions d'eau fraîche, d'eau phéiiiquée sont utiles. Si l'aiguillon est resté dans la plaie, il faut l'extraire immédiatement {Voy. vexin) Les piqûres faites par des insectes ou des arachnides qui se sont posés sur des cadavres d'animaux morts du charijon |>euvent déterininer des accidents cliarlx)nneux [Voy. pustule maligne). Les pi«|ùres faites au lx)ut des doigts par quelque objet aigu occasionnent souvent des panaris [Voy. ce mot). Enfin, les piqûres faites avec le scal|)cl en disséquant [»<- ^ûres anatoniiques) sont des plus dangereuses : elles intixxluiscnt des éléments scptiques d'où résultent souvent des accidents mortels. Voy. putiiêfaction et aussi plaie.

PIRATE (du iat. pirata . On ap|K'llc ainsi, par op|)osilion à corsaire {[oy. ce mot), tout écuineur de mer, tout homme qui, en pleine paix ou sans être comnùssionné d'aucune puissance, court les mei-s pour voler et |X)ur piller. On dit aussi forban. — Dans l'antiquité, la Méditerranée fut de tout temps infestée par les pirates. César tut pris par eux sur les côtes de l'Asie Mineure. Pom|)ée réussit à en délivrer l'Italie; mais les pirates continuèrent de ravager les cotes de la Grèce, de l'Afrique et de l'Espagne. Au moyen âge, les côtes de la Baltique, de la mer du Nord et de l'Atlantique fuiTnt désolées, pendant trois ou quatre siècles, par les pirates danois, normands ou varègues. Après la prise de Constantinoplc par les Turcs, en 1455, la Méditerranée se trouva infestée par une foule de pirates, sortis pour la plupart des Etals barbaresques. Malgré les etforts des chevaliers de Rhodes et de Malte, les côtes de l'Italie, de la France et de l'Espagne eurent à souffrir horriblement de leurs incursions. Chérédin Barbeniusse et Dragut se firent un nom fameux jjarmi ces pirates. La prise de Tunis par Charles-Quint, les bombardements «l'Alger, en 1682. 85, 88 et même en 1816, ne purent faire cesser leurs brigandages. Il fallut l'occupation d'.\lger fwr les Français en 1850 pour y mettre un terme. Aujour- «l'Iiui on ne trouve plus guère de pirates en Europe que dans certains parages peu fréquentés de l'Archipel ou sur les côtes du Maroc, surtout dans la province du Riff. En Asie, les Malais se sont de tout temps livrés à la piraterie, et leurs llotlilles infestent encore les mers des îles de la Sonde. Le xvii® siècle vit surgir en Amérique une espèce de pirates toute nouvelle, les Flibustiers, <|ui épouvantèrent de leurs ravages la mer des Antilles et les colonies espagnoles. Voy. flibustiers au Dict. d'Uist. et de Géogr.

On nomme vulgairement : Pirate, l'oiseau appelé aussi Frégate; Pirate denier, le Fou de Caveniie.

PIRATERIE {Ac pirate). En France, la loi poursuit pour crime de piraterie non seulement tout équipge qui aurait commis des actes de dépré'dation ou de violence sur un navire français ou allié de la France, mais aussi tout individu faisant partie de l'équipage d'un bâtiment armé et

naviguant sans passeport, rôle d'équijKige ou commission; tout commandant de navire porteur ilc commissions délivrées par deux ou plusieurs puissances ; tout Français qui Prendrait une commission d'une puissance étrangère sans autorisation de son Gouvernement. Les peines encourues sont, suivant la gravité des circonstances, la réclusion, les travaux forcés ou la peine capitale (Loi du 10 avril 18"25). Voy. pirate.

PI RENE, coquille. Voy. ptrène.

PIRIFORIME, qui a la forme d'une poire. — Muscle piriforme : c'est le muscle pyramidal de l'abdomen.

PIRIGARA, Gustavia, dit aussi Bois puant, genre de la famille des Myrtacées, tribu des Lécytliidées, renferme huit espèces, dont sept croissent à la Guyane et à l'île de Java. Ce sont des arbres élevés, à feuilles grandes, alternes, dentées ou très entières, glabres; à fleurs blanches, en grappes terminales. Le P. à quatre pétales s'élève à environ 10 mètres; tronc mince, écorce grisâtre, bois blanc, souple et pliant ; il répand une oileur infecte.

PIROGUE (de l'espagn. piroga ; orig. caraïbe), barque longue et plate dont se servent les peuplades sauvages d'.\frique, d'Amérique et d'Océanie. Les pirogues sont faites le plus souvent d'un tronc d'arbre creusé et quelquefois décorées cousues.

Pirogue, nom marchand d'une belle espèce d'Huître, VOstrea virginica.

PI ROLE, espèce voisine de la Bruyère. Voy. pvroie.

PIROLLou PiROLLE, Ptilonorhynckus, genre d'Oiseaux, de l'orilre des Passereaux conirostres, famille des (Corvidés, détache du genre Rollier. renferme un petit nombre d'espèces propres aux îles de la mer des Indes et de l'Océanie. Le type du genre est le P. velouté (P. hôlosen'ceus), de la Nouvelle-Galles du Sud, Satin-bird (oiseau salin) des Anglais. Le mâle a le plumage d'un bleu noir irisé, les rémiges et les rectrices d'un noir mat, le Ijec et les pieds jaunes; la femelle a les parties supérieures d'un vert olive; les rémiges et les rectrices d'un brun roux ; le dessous du corps verdàtre, rayé de noirâtre, et la gorge blanchâtre.

PIROUETTE (orig. incert.; on a pro|K)sé le latin gyriis, le français pied ou pirot et roue). C'est proprement une sorte de jouet composé d'un |)ctit morceau de lx)is plat et rond, travei-sé dans le milieu par un petit pivot sur lequel on le fait tourner avec les doigts. Dans certains départements on désigne sous le nom de pirouette le jeu du bâtonnet [Voy. ce mot).

PIRULE, genre de Mollusques. Voy. ptrule.

PIS, mamelle ou tétine de la vache, de la chèvre, de la brebis, etc.

PIS, terme employé par les éleveurs et les marchands de chevaux |K)ur désigner le cheval monorchide.

PISCICULTURE (du Iat. piscis, [loisson, et de culture), art d'élever et de multiplier les jwissons. Vers 1758, le comte de Girolstein découvrit le moyen de féconder artificiellement les œufs de laissons en imitant ce qui se passe dans la nature : il remarqua qu'en pressant légèrement l'abdomen des femelles prêtes à pondre, on obtient tous leurs œufs, et qu'ensuite on peut, par une opération analogue, se procurer la laitance des mâles, qui, versée dans l'eau où l'on a déposé les œufs, les féconde plus sûrement que ne le feraient les animaux eux-mêmes. Mais celle découverte ne fut guère connue d'alxjrd que des savants, et c'est seulement de nos jours que l'on songea à convertir la fécondation artificielle en une véritable culture des espèces utiles. En 1842, Gehen et Rémy fondèrent au village de la Bresse (Vosges) un établissement [Xjur la multiplication des truites; en 1848, Quatrefages appela l'attention de l'Académie des sciences sur ce sujet important ; et en 1851, sur les rapjwrts de Coste et Milne Edwards, un établissement modèle fut fondé près d'IIuningue, aux frais de l'Etat, par Berlhot et Detzem : en moins de deux ans, il en est sorti 600000 saumons ou truites destinés à l'ensemencement du Rhône. Cet art a pris depuis une gi'ande extension.

Les œufs des jioissons qu'on se propose d'élever une fois obtenus, soit par la fécondation artificielle, soit au moyen de frayères dis|)osecs à cet elfet {Voy. frayère), on les

[ilace, suivant l'espèce, dans une eau courante ou dans un lassin, et mieux encore dans un appareil à éclosion. comme on peut en voir divers modèles à l'établissement d'IIuningue. au Collège de France ou à l'aquarium du Jardin daccliniatation. Dès qu'ils sont éclos, les jeunes poissons sont mis dans un milieu approprié [bassin ou

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