PLAN
lion par des lavages anliseptiquos, cl un pansement pro- Uicleur, conslituenl le Iraitement général des jdaies d'armes à lou ; — 4° plaies par arrachement : elles sont le résnllat d'une traction considérable exercée sur les parties molles ; il peut même y avoir avulsion de l'organe ou du membre; le traitement consiste dans la régularisation de la plaie, l'amputation le plus souvent, sauf aux mains, où la règle est de ne rien enlever ; — 5" plaies par morsure (non venimeuse) : le traitement est celui des plaies contuses ( Voy. morsure) ; — 6° plaies envenimées, produites soil par la piqûre de l'abeille, de la guêpe, du frelon, du Ijourdon, soit par l'atteinte du scorpion, de la vipère, du serpent à sonnettes, etc. : pour les premières, il suffit d'extran-c l'aiguillon, et de faire des applications de liquides antiseptiques (acide phénique, permanganate de potasse) ; les autres, qui sont beaucoup plus dangereuses, réclament le lavage immédiat de la plaie, l'application de ventouses, la cautérisation et la compression cu'culaire, si la plaie siège sur un membre ; — 1' plaies virulentes, produites par le virus de la rage, celui de la morve, celui du charbon, etc. {Voy. rage, biokve et charbon); — 8" plaies empoisonnées, telles que la piqûre anatomique provenant du scalpel imprégné de sanie : lavage immédiat, pression des parties pour faire couler le sang, lavage avec un liquide antiseptique et application de collodion.
Le pansement des plaies est une des préoccupations principales de la chirurgie moderne. Pour prévenir l'apparition des germes dans les plaies et éviter aussi les complications redoutables qui emportaient autrefois tant de blessés et d'opérés (septicémie, pyohémie, érysipèle, etc.), on a recours aux précautions antiseptiques {Voy. antisepsie).
Plaies d'Egypte, fléaux dont Dieu, par l'entremise de Moïse, punit 1 endurcissement du Pharaon d'Egypte. Ce sont : 1» les eaux changées en sang ; 2" les grenouilles ; 3' les petits insectes piquants ; 4" les mouches ; 5° la peste; 6^ les ulcères et pustules; 7° la grêle; 8° les ténèbres; 9" les sauterelles; 10° la mort des premiers-nés. PLAIN -CHANT (de plain, uni, et de enant, c.-à-d. chant simple, dans lequel toutes les voix chantent à l'unisson, sur un même ton), nom que l'on donne au chant ecclésiastique dans l'Eglise romaine : on n'y emploie que la mesure à deux temps et des notes de valeur égale. La portée sur laquelle on écrit le plain-chant n'a que quatre lignes, et l'on ne se sert que des clefs d'ut et de fa. 11 n'y a que deux figures de notes, la longue ou carrée, à laquelle on ajoute quelquefois une queue, et la brève, faite en forme de losange. Toute ])ièce de plain-chant doit être renfermée dans l'étendue d'une octave ou tout au plus d'une neuvième. Si la finale occupe le plus bas degré de celle octave, le ton est authentique ; si elle en occuiic le milieu, le ton est plagal ou collatéral. On compte dans le plain-chant huit tons réguliers, marchant deux à deux, un authentique avec un plagal ayant la même finale que lui : les tons authentiques portent les numéros impairs, et les plagaux les numéros pairs. Outre ces tons réguliers, il en est d'irréguliers, dont l'usage est peu fréquent.
Le plain-chant est un reste de l'ancienne musique grectjuc. On en attribue l'invention à St Athanase, qui en introduisit l'usage dans l'église d'Alexandrie. St Ambroise, archevêque de Milan, en formula les règles et inventa les quatre tons dits authentiques ; le pape St Grégoire le perfectionna en 259 en y ajoutant les quatre tons plagaux, et lui donna la forme qu'il conserve encore aujourd'hui : il a pris de lui le nom de chant grégorien. C'est Gharlemagne qui introduisit en France le chant grégorien. — Consulter : dom Jumilhac, La science et la pratique du plain-chant (1672) ; Poisson, Traité théorique et pratique de plain-chant (1750); F. Clément, Méthode de plain-chant (1854); Jos. d'Orligue, Dictionnaire du plain-chant et de la musique d'église (1854). Vou.
CHAST d'église. i^ \ i a
PLAINE (du ht. planus, imi), grande étendue de terram, dont la surface est unie et sensiblement horizontale. (Juclques pays ne sont composés que de plaines, et prennent de la leur nom; tels sont : en Italie, la Campagne de Home, \a Cainpanie; en France, la Champagne; en ueigique, a Lampme, noms qui tous sont formés de campus plaine. Los plaines d'une étendue considérable prennent, selon les lieux ou selon leur caractère particulier, les noms de steppes, pampas, llanos, savants, ma-
remmes, etc. {Voy. ces mots). La plupart de ces grandes plaines sont arides et inhabitables [Voy. dksert). — On appelle /)/a<eaMj; de vastes plaines dont le niveau est de beaucoup au-dessus de celui de la mer. Voy. plateau.
Sous la Convention, on donnait le nom de plaine à la partie de l'assemblée qui siégeait en bas, au-dessous de la montagne, qui en occupait le haut.
PLAINE, t. de Blason, pièce héraldique; c'est la partie inférieure de l'écu ou Champagne et séparée de la partie supérieure par une ligne horizontale. Elle est |ieinte tl'uii autre émail, et c'est quelquefois une marque de bâtardise.
PLAINTE {âc plaindre, du lai. plangere), déclaration que l'on fait en justice du sujet qu'on a de se plaindre. Toute personne qui se j)rétend lésée par un crime ou i)ar un délit peut en porter plainte devant le juge d'instruction, soit du lieu où le crime ou le délit a été commis, soit du lieu de la résidence du prévenu. Le Code d'instruction criminelle (art. 63-70) détermine la forme et les cH'els de la plainte, et l'instruction dont elle doit être suivie.
PLAISIR (substantif formé de l'anc. infinitif ^j/aie»-, du lat. placere, plaire), sentiment ou sensation agréable. On oppose le plaisir, qui n'est qu'une jouissance passagère, au bonheur, qui est un contentement durable. On divise les plaisirs, comme les passions auxquelles ils donnent naissance, en Plaisirs des sens, P. de l'esprit, P. die cœur. En les comparant, on trouve que les uns sont vulgaires ou méprisables, les autres nobles et généreux; les uns fugitifs, les autres durables et continus ; les uns vifs, mais dangereux par leurs conséquences, tandis que les autres sont paisibles, mais n'amènent jamais de regret. Il faut donc consulter la raison, et ne pas rechercher les plaisirs sans discernement si l'on veut arriver au bonheur {Voy. ce mot). C'est ce que Bentliam a voulu indiquer en dressant une table de la valeur relative des divers plaisire, — Consulter J. Bentham, Déontologie, et Fr. Bouillier, Du plaisir et de la douleur. Il a été publié sur diverses sortes de plaisirs des poèmes estimés : Plaisirs dé l'Imagination, d'Akensidc; Plaisirs de la Mémoire, de Wagons, d'Albert de Montémout; Plaisirs de l'Espérance, de Mason, etc.
Dans la Pâtisserie, on appelle plaisir une espèce d'oublié légère, roulée en cornet.
PLAISIRS (menus). Voy. MENUS PLAISIRS.
PLAN (du lat. planus). 1° En Géométrie, c'est une surface sur laquelle une ligne droite est contenue tout entière dès qu'elle y a deux de ses points. Le plan est indéfini comme la ligne droite. Un plan est complètement déterminé par la condition de passer par trois points donnés et non situés en ligne droite, ou, si l'on veut, par une droite et un point non situé sur cette droite. Un plan peut être engendré par le mouvement d'une ligne droite de plusieurs manières : 1° par une droite qui se déplace parallèlement à elle-même en rencontrant constamment une droite fixe ; 2° par une hgne droite qui tourne autour d'un point fixe en rencontrant constamment une droite fixe; 3° par une droite qui tourne autour d'une droite fixe en lui restant constamment perpendiculaire en un même point. La géométrie plane a pour objet l'élude des figures contenues tout entières dans un seul et même plan. — Une droite est perpendiculaire à un plan quand elle est perpendiculaire à toutes les droites qu'on peut mener par son pied dans ce plan : pour cela, il suffit que la droite soit perpendiculaire à deux droites passant par son pied dans le plan. Dans le même cas le plan est perpendiculaire à la droite. Une droite et un plan sont parallèles quand ils ne se rencontrent jamais, à quelque distance qu'on les prolonge; ils sont partout équidistanls. Deux plans sont parallèles quand ils ne se rencontrent jamais, quelque loin qu'on les prolonge. Deux plans sont dits perpendiculaires entre eux quand l'un fait avec l'autre deux angles dièdres adjacents égaux, c.-à-d. droits.
Angle plan, angle compris entre deux consécutives des arêtes d'un angle solide. — On a donné aussi le nom d'angle plan à l'angle rectiligne d'un angle dièdre.
Voy. ANGLE.
2° Dans les Sciences appliquées, on appelle plati la représentation sur le papier de la configur.ition d'un terrain. Si le terrain présente des parties situées à des hauteurs différentes, on suppose les différents points du terrain projetés sur un même plan horizontal, et la représentation sur le papier de la figure formée par ces différentes projections s'appelle le plan géométral du terrain.